dimanche 30 septembre 2012

L'odyssée de Pi : deux nouveaux trailles à couper le souffle

Les premières images de L'Odyssée de Pi (Life of Pi) nous avaient déjà scotchés cet été. Et les nouvelles laissent présager du meilleur pour cette adaptation plus que difficile du roman de Yann Martel. Mais Ang Lee sait s'y prendre et nous en met plein les yeux ! La mise en scène est osée, des essais plus ou moins transformés... en espérant que le visuel ne fasse pas tout le film et qu'un bon scénario l'accompagnera. Mais je ne me fais pas trop de soucis...
Ce nouveau trailer est plus narratif que les précédents : on y découvre Rate Spall (Prometheus, Anonymous), la version fictionnelle de Yann Martel qui interviewe un Indien, Pi Patel (Irrfan Khan, vu dans Slumdog Millionnaire et The Amazing Spider-Man). Ce dernier va lui conter l’extraordinaire aventure qu’il a vécue étant jeune. À savoir comment, alors qu’il voyageait sur un cargo avec sa famille en compagnie des animaux du zoo paternel, il a vu le navire couler. Puis comment il a survécu pendant plus de 200 jours seul en mer, sur un radeau de fortune avec… un tigre (et d'autres comparses de tous poils...). Les plus mélomanes d'entre vous auront sûrement reconnu Paradise de Coldplay et Saeglopu de Sigur Ros dans la BO, ce qui ne gâche rien.



De nouveaux teasers qui annoncent l'un des films les plus audacieux et attendus de cette fin d'année qui, au-delà de ravir les éternels cinéphiles de Noël, sera un sérieux concurrent dans la course à l'Oscar... qui sait ?



Cloud Atlas : de nouvelles images qui en dévoilent... trop

On a rarement vu un film susciter autant d'attente que Cloud Atlas, des Wachowski Starship (nouveau nom que se donnent les ex-frères Wachowski depuis le changement de sexe de Larry...). Et on commence à en savoir un peu plus (de trop ?) puisque la sortie américaine est prévu fin octobre, tandis que celle de l'Hexagone attendra 2013. De quoi nous laisser le temps d'en découvrir plus qu'on ne le souhaiterait... Dommage ?  Oui, car le trailer dévoilé cet été était magistral, hors norme et en montrait déjà beaucoup, et qu'au fil des vidéos qui circulent sur le Net, on commence à voir un tas de scènes inédites. Et un Wachowski est aussi rare qu'un Malick et doit se savourer d'un seul trait, surtout lorsqu'il est aussi prometteur (aussi bien dans le pire que dans le meilleur...).

Un énorme morceau de cinéma qui, s'il est fidèle au livre, découvrira l'essence même de la vie à travers des destins croisés, tout en concepts et personnages uniques et multiples à la fois. Six intrigues, donc six aventures différentes où les personnages se libèrent de leurs chaînes invisibles, six tranches de vie qui reviennent et façonnent les bases mêmes du cinéma : une expédition dans des contrées lointaines à bord d'un bateau au XIXe siècle, les misères d'un musicien fauché dans l'Angleterre victorienne, l'enquête journalistique d'une débutante dans le milieu nucléaire dans les années 1970, une rébellion d'esclaves robotisés dans l'Asie du futur... Le plus dur est d'imaginer tout cela collé en un seul morceau sans avoir la sensation que les comédiens changent juste de déguisements autant que d'époque à chaque plan, dans un montage parallèle bordélique. En résumé, regarder six films à la fois, tout en répondant aux nombreux questionnements sur l'humanité, sans oublier leurs poncifs. Vous n'avez pas encore décroché ? Bien.

N'ayant eu que quelques aperçus, je me garderais bien de porter un jugement trop hâtif. Cette nouvelle vidéo tombée il y a quelques jours est plus que révélatrice : elle nous apprend carrément la mort de l'un des personnages principaux ! Si l'on sait que tout n'est que recommencement et suite de destinées imbriquées, autour de questions autour de la vie, l'amour, la mort et sur ce qu'on veut laisser en héritage aux générations futures, l'extrait nous refroidit ! Il nous révèle la liaison entre les six différentes intrigues du roman, via un ensemble de transitions, que je vous laisserai comprendre tous seuls... La promotion risque d'être compliqué sur notre territoire, d'autant plus si nous ne voulons pas découvrir ce type de montage avant l'an prochain... Sinon, tout sera déjà dévoilé !

samedi 29 septembre 2012

Daniel Radcliffe, bientôt bossu et répugnant dans Frankenstein ?

Si Daniel Radcliffe a bien quitté sa robe de sorcier depuis un moment, il tient à rester dans un univers fantastique (voire fantasmagorique) et sombre. Après La Dame en noir, l'ancien apprenti en magie pressenti pour faire partie d'une nouvelle adaptation cinématographique Frankenstein, le livre de Mary Shelley. Un sujet à la mode semble-t-il puisqu'il qui fait écho à la ré-interprétation du mythe par Tim Burton dans Frankenweenie (critique ici sous peu).
Selon le site TheWrap, Daniel Radcliffe pourrait y incarner le rôle d'Igor, l'assistant qui aide le savant fou à recréer la vie. Un personnage disgracieux et atypique, puisqu'il apparaîtrait bossu, aux allures d'un « crasseux pathologique, vêtu de vieilles fringues de clown », rapporte le site.
Le film s'inspire de l'histoire d'origine, écrite par l'auteure britannique Mary Shelley, en 1818. Si les grandes lignes du roman sont respectées - celle où un savant donne la vie à une créature à partir de morceaux de cadavres - quelques libertés pourraient cependant être prises avec le scénario inital. Cette nouvelle version promet de trancher avec les précédentes adaptations ciné en intégrant quelques éléments de science-fiction. Aux commandes : le réalisateur, Paul McGuigan, qui a produit récemment la série Sherlock Holmes, adaptation très remarquée (et remarquable), ainsi que Max Landis (Chronicle) qui usera de sa plume pour le scénario.


Changement de registre pour Radcliffe en 2013. Il apparaîtra dans un tout autre registre, en incarnant cette fois Allen Ginsberg, un poète bisexuel et drogué dans Kill Your Darlings aux côtés de Jack Huston, Elizabeth Olsen et Dane DeHaan. Voilà de quoi l'éloigner encore un peu plus de Poudlard...

Nouveau poster pour The Hobbit: Un voyage inattendu

Le réalisateur Peter Jackson sait comment ménager ses fans et les faire languir sans trop s'impatienter. Il publie, au compte-gouttes, sur son profil Facebook, les affiches du très attendu The Hobbit: Un voyage inattenduAprès celles du magicien Gandalf et de la figure phare Bilbo, le réalisateur nous fait le plaisir de dévoiler celle avec les treize nains, menés par Thorin, surnommé Écu-de-Chêne, un guerrier légendaire. Depuis leurs présentation dans le premier trailer, elle confirme que ces petits êtres vont être loufoques, leur coiffe extravagante et leur regard expressif laissent présager que les aventures ne seront pas de tout repos pour nos zygomatiques.
Ces trois photographies complète l'arrivée de la bande annonce il y a quelques jours. Remplie d'action et plus épique que la première, celle-ci montre des créatures fantastiques et l'équipe au combat, avant que le jeune Bilbo, héros joué par Martin Freeman, se retrouve face à Gollum (Andy Serkis). Autre point fort de ce trailer : malgré les dangers, le ton reste léger, et ce jusqu'à la toute fin de la vidéo où l'un des Nains, sauvé par Gandalf, s'exclame : "Ca aurait pu être pire", avant que lui et ses confrères ne soient écrasés par un monstre.
Cinq séquences de fin de bande-annonce ont été sélectionnées par la Warner Bros, regroupées sur le site TheHobbit.com, bel et bien rattachées au reste de la bande-annonce. Pas de jaloux : tous les personnages importants sont à l'honneur dans ces différents montages : Bilbo est tout d'abord effrayé à l'idée de mourir brûlé par les flammes du dragon Smaug, puis Gandalf a sa séquence, ainsi que Elron, qui présente son arme et l'on finit par Gollum, qui connait déjà quelques troubles de la personnalité, bien avant Le Seigneur des Anneaux.
Petit rappel de l'histoire pour ceux qui ont râté le train des infos... Bilbo dans sa quête pour reprendre le Royaume perdu des nains d'Erebor, rencontrera sur sa route plusieurs personnages. Il sera d'abord abordé à l'improviste par le magicien Gandalf le Gris, puis se retrouvera à intégrer une compagnie de treize nains guerriers. Ce voyage emmènera la fine équipe au Pays sauvage, à travers des territoires dangereux et hostiles.

mercredi 26 septembre 2012

Quand Joseph Gordon-Levitt se prend pour Channing Tatum...

Joseph Gordon-Levitt a fait sensation le week-end dernier dans l'émission américaine Saturday Night Live. En pleine promo pour le thriller de science-fiction Looper, l’acteur de The Dark Knight Rises et Premium Rush n'a pas hésité a mouiller la chemise... et même à l'enlever ! Devant un public essentiellement féminin (c'est étonnant !), il a offert un impressionnant strip-tease en hommage au film Magic Mike et à son interprète tout en muscles, Channing Tatum.

La célèbre émission de la NBC connue pour ses facéties et ses parodies en tout genre (comme celle de Harry Potter avec Daniel Radcliffe himself...), avait invité Joseph Gordon-Levitt. Ne se prenant pas au sérieux pour un sou, celui-ci ne s'est pas privé de venir faire un tour sur le plateau. Mais on peut se demander ce qui lui est passé par la tête quand il s'est improvisé gogo-dancer en rendant un ondoyant honneur au film de Soderbergh, gros succès outre-Atlantique (merci la plastique quasi parfaites des acteurs...). 
D'ordinaire d'un naturel plutôt réservé et beaucoup moins exhubérant, l'acteur de Mysterious Skin a fait voler en éclat son image, peut-être un peu trop lisse... Un show haut en couleur introduit avec quelques boutades : "Dans mon prochain film Looper, je joue une version jeune de Bruce Willis. Donc je suppose que je joue Ashton Kutcher. J’ai aussi joué dans The Dark Knight Rises. Mais vous savez quel est mon film de super-héros préféré de l’été ? Magic Mike, avec mon ami Channing Tatum. Et vous savez quelle est ma scène préférée du film ? La voilà !"
Attention les yeux !





Plus sérieusement... quand vous vous serez remis de vos émotions, vous pourrez jeter un œil à l'interview de l'acteur faite par le magazine Rolling Stones

mardi 25 septembre 2012

Looper : le voyage dans le temps le plus flippant ?

C'est un des films de science-fiction les plus attendus de ces dernières années. Looper, déjà encensé par la critique après sa projection au Festival de Toronto, est réalisé par Rian Johnson (Une arnaque presque parfaite, Brick). 



Dans ce long-métage futuriste, Bruce Willis (qu'on espère plus convaincant que dans Lady Vegas) et Joseph Gordon-Levitt (glaçant, quasi méconnaissable et sans son vélo de Premium Rush) incarnent tous les deux le personnage de Joe, à vingt ans d'écar. Les acteurs prennent part à un film (pas si classique et plutôt intelligent) de voyage dans le temps. Cette prouesse technique est devenue illégale avec les années, et n'est utilisée par la mafia qui élimine automatiquement les témoins gênants avec l'aide des tueurs de sang-froid, surnommés les "loopers". Mais la machine s'enraie... Joe découvre qu'il doit s'éliminer lui-même, vingt ans plus tard... Le suicide programmé fait-il partie du système ? On le découvrira le 31 octobre prochain (avec un plaisir non dissimulé d'y retrouver aussi Paul Dano et dans une moindre mesure, Emily Blunt). 
En attendant, la production a mis en ligne une sublime bande-annonce animée mélangeant peintures et dessins. Je vous laisse découvrir...

dimanche 23 septembre 2012

Pretty Little Liars : la saison 1 en DVD !

Si les présentations ne sont pas faites, la série Pretty Little Liars est un phénomène outre-Atlantique et commence à avoir un certain succès en France grâce à Orange Ciné Séries. En attendant de voir Aria, Spencer, Hanna et Emilie et leurs secrets débarquer sur la TNT ou les chaînes traditionnelles (sait-on jamais...), retrouvez-les sur Internet dans Pretty Dirty Secrets (leur web-série d'inter-saison) et en DVD. Entrez dans la confidence : la saison 1 est sortie le 12 septembre dernier.

Un récap' ?

Alison est portée disparue voilà un an, et Aria, Spencer, Hanna et Emilie ont cessé d’être les meilleures amies du monde. Mais un jour, toutes reçoivent des sms et autres messages flippants de "-A", contenant des informations que seule Alison connaissait. "-A" révèle leurs secrets à ceux qui ne devraient rien savoir, surveille les allées et venues de chacune et profère des menaces particulièrement alarmantes. Les filles finissent par se retrouver pour découvrir qui est derrière tout ça : Alison est-elle de retour ? Ou bien quelqu’un d’autre se cache derrière "-A" ? 

Dans les BONUS...                                             
Chaque disque (sauf le dernier) dévoile des scènes coupées de certains épisodes. Vous avez le choix entre l'accès direct aux scènes coupées, les unes à la suite des autres, depuis le menu général ou à l'accès au moment du visionnage de chaque épisode concerné. Une bonne option pour des bonus qui permettent d'en apprendre entre autres davantage sur le relationnel des personnages. 


Tous sont en version originale avec sous-titres français disponibles. 

- Le making-of de Pretty Little Liars :
plutôt complet, ce supplément s'avère intéressant. On y découvre les bases de la série (si on ne les connaissait pas) avec interview de l'auteur des livres d'origine à l'appui mais aussi des producteurs exécutifs, des acteurs et de la costumière. On en apprend davantage sur le casting et on a le droit à quelques anecdotes qui nous rapprochent de tout ce petit monde.

- Petites confidences en direct du plateau :

Certaines des actrices principales nous font visiter, caméra/téléphone au poing, les plateaux, leur loge, le buffet, les loge maquillage et costumes. Elles en profitent pour nous dévoiler  quelques petits "secrets" à leur sujet ou au sujet d'autres acteurs. Plutôt sympa de voir le plateau en "live" mais rien de bien palpitant...

- Deux vérités et un mensonge :

Un supplément fun, original et tout à fait dans l'esprit de la série puisque les 4 actrices principales énoncent tour à tour trois affirmations à leur sujet dont une est fausse. À vous de trouver laquelle. Tout cela est illustré par des scènes de la série. Le résultat vaut le coup d'œil.


- Lucy Hale vous révèle un secret :
Le bonus ayant le moins d'intérêt (à part pour les plus grands fans de Lucy Hale peut être...). Il s'agit d'un petit aperçu musical du prochain film de la belle à sortir en DVD aux Etats-Unis "A Cinderella Story : Once Upon a Song" dans lequel elle joue, chante et danse. Sauf erreur de notre part, aucune sortie n'est apparemment prévue en France pour le moment (sic).

Un regret : pas de traditionnel bêtisier, quasi obligatoire pour toute édition proposant des suppléments et, quitte à exploiter le filon promotionnel, on aurait apprécié quelques bandes-annonces d'autres séries Warner.


Sont aussi à noter quelques coquilles dans les sous-titres mais disons que les fautes sont pardonnées puisque l'éditeur a conservé les bonus d'origine, ce qui est plutôt rare...

Un petit aperçu ?

mercredi 19 septembre 2012

Dexter, saison 6 : tout beau tout chaud en DVD !

En attendant la saison 7 qui démarre dans une dizaine de jours, reprenons contact avec le célèbre serial killer de la police de Miami. Pour vous rafraîchir la mémoire et vous glacer les sangs avec les récits apocalyptiques, retrouver dès aujourd'hui la saison 6 en DVD et Blu-ray

Pour les petites têtes et les mémoires en passoires... Le célèbre serial killer retrouve goût à la vie après la disparition de celle qu'il aimait... et à la mort (sinon ça ne serait pas drôle). Son "Dark Passenger" est bien vivant et Dexter continue à agir dans l’ombre, faire son travail de policier scientifique et jouer son rôle de père célibataire le jour et taquer les criminels la nuit. Mais sa vie se complique lorsqu’il découvre le rôle de la religion dans nos vies, absente ou omniprésente. Une série de meurtres atroces inspirés de l’Apocalypse s'enchaînent, et l’apparition du Tueur de l’Apocalypse lancent Dexter et la police de Miami à la recherche d’un nouveau monstre à la dimension biblique. Dexter parviendra-t-il à l’arrêter avant la fin du monde ? 

Vous retrouverez les bonus suivants :
• Interviews de Michael C. Hall, Jennifer Carpenter et Colin Hanks
• Invités Vedettes
• Le Cauchemar des R.H.
• Les Consultants
• Coup Tordu
• La Galerie d’Art du Tueur du Jugement Dernier : Entretien avec l’Artiste Dave Lebow
• Appairer les Photos 

Pour vous donner un aperçu, Michael C. Hall, Jennifer Carpenter et Colin Hanks reviennent pour vous sur les 5 saisons précédentes...




Critique : Taken 2 : Ca ne prend plus ! (03/10/12)

Taken 2
De Oliver Megaton
Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen...

Les membres de la mafia albanaise enterrent leurs morts, ayant passés l'arme à gauche sous les coups et les balles de l'ancien agent de la CIA, Bryan Mills. Il faut dire que ces méchants de l'Est avaient fait l'erreur d'enlever la fi-fille chérie de son papa... Mais le clan a décidé de se venger de cet affront, et Mills et sa famille deviennent leur cible prioritaire. Tous se retrouvent à Istanbul, où bien évidemment, l'ex-agent gouvernemental est bien décidé à ne pas se laisser faire.



"Je peux être un vrai cauchemar pour des gens comme vous..."

© EuropaCorp
Si en avril 2011 j'étais plutôt adepte du trio Besson/Kamen/Morel après le carton planétaire de Taken (et ses 226 millions de dollars de recettes), j'étais plus réservée quant à la recette cuisinée par le chef Mégaton. Mais les sirènes du profit ayant hurlé plus fort que celui de l'art, le bon Liam (Neeson) a remis le couvert, et relevé les manches. Mais comme souvent, les suites ne sont pas à la hauteur de leur prédécesseur. Et là, non seulement la sauce n'a pas pris mais le soufflé est retombé.

© EuropaCorp
Dès les premières minutes, on se dit que quelque chose ne colle pas. Si le scénario est creux et les dialogues sans saveur, rien n'est rattrapé par l'esthétique (franchement laide). On retrouve le côté clippeur du réalisateur avec un montage haché et hyper actif qui, finalement, n'apporte rien si ce n'est de faire illusion et une bande-son ronflante et permanente qui devient vite insupportable.
© EuropaCorp
Et ce qui avait fait le bonheur de tous les aficionados de films d'action pop-corn dans le premier volet, ne sont plus que des scènes de castagne, de cascades et de courses-poursuites qui n'ont rien d'innovant (et mille fois vues dans les films de Besson). L'ensemble donne un film lambda, faussement bourrin et vraiment bête, où les scènes plus invraisemblables les unes que les autres s'enchaînent. C'est du cinéma, d'accord. Mais autant dans Taken on pouvait se laisser entraîner dans les profondeurs glauques de la prostitution et de la traite des blanches, et voir l'agent Mills devenir une machine à tuer pour de véritables raisons, autant là, on n'observe aucune évolution, au point de sentir venir l'ennui. Surtout face à des adversaires aussi caricaturaux et peu développés.

© EuropaCorp
Ces tentatives visuelles pour cacher le manque d'ambition et la pauvreté du scénario ne sont même pas relevées par la performances des acteurs. Mais où sont donc passées la puissance émotionnelle d'Oskar Schindler, la conviction de Michael Collins, la sagesse de Qui-Gon Jinn ? L'acteur irlandais semble en mode pilotage automatique. S'il avait lu le bottin, cela aurait eu le même effet. Quant à ses cascades et autres moments virils assénant des coups de poings, on sent qu'il donne le minimum syndical. Pas convaincu par ce qu'il fait ? Assurément. Accuserait-il le poids de ses 60 printemps (la course finale dans Taken le montrait déjà limite...) ? Probablement. Mais n'allez pas lui dire... il pourrait débarquer chez vous !
© EuropaCorp
Pour ce qui est des rôles féminins, la belle Maggie Grace a un rôle plus conséquent que l'actrice qui l'a précédée dans le premier volet. Loin de l'ado qu'on a laissée dans Taken, elle fait illusion et donnera un mini frisson aux amateurs de bikini. Quant à Famke Janssen, elle est complètement passé à la trappe, jouant la femme soumise laissée couchée sur le sol, la larme au coin des yeux, attendant que son super héros de mari vienne la chercher. Pas digne d'une ancienne X-Men !

En résumé : Beaucoup de bruit pour rien et une vraie désillusion (s'il y en avait une...). On ne sait pas où va Besson, déjà peu défendable après le très moyen Lock-out, mais il ferait bien de trouver une baguette magique pour sa prochaine production.


mardi 18 septembre 2012

Girls : Ces filles ne vivent pas chez les Bisounours !

La série Girls fait parlé d'elle depuis longtemps, tant l'espoir des fans de Sex and the City voulant voir une version rajeunie était grand. Si cette dernière est citée dès le premier épisode, elle ne lui ressemble en rien, et joue même sur son opposition. Girls se penche sur une génération en général mal traitée par les séries américaines, qui se tournent plus facilement vers les adolescents pourris gâtés aux vies irréelles (90210 Nouvelle génération, Gossip Girl, Glee...), ou de jeunes trentenaires un peu paumés et délurés (2 Broke Girls, New Girl, Don't trust the B... in Apartment 2, etc.). La saison 1 démarre ce soir sur Orange Cinéma Séries. Elle est aussi disponible en VOD sur le site de la chaîne HBO.


Dans Girls, point de garde-robe dernier cri, de resto types, de voitures rutilantes, ou de boyfriend à tomber par terre... On suit les aventures d'Hannah (Lena Dunham), de sa colocataire et amie de longue date Marnie (Allison Williams) qui vit une relation amoureuse au long cours mais qui ne la rend pas heureuse, de Jessa (Jemina Kirke) une de leurs amies commune tête-à-claques hispter de retour dans leur vie, et de Shoshanna (Zosia Mamet), la cousine un peu naïve (voire à côté de la plaque, façon Brittany dans Glee, version névrosée). Elles en ont toutes fini avec la fac, et comme beaucoup de leurs pairs, elles se retrouvent coincées dans la vie, les fesses entre deux chaises : célibataires, mais pas tant que ça, en recherche d'un emploi mais ne trouvant que des stages dans lesquels on les exploite, donc dépendantes de leurs parents qui en ont marre de jouer les vaches à lait... D'ailleurs, tout commence lorsqu'Hannah se fait couper les vivres par ses parents alors qu'elle écrit ses "mémoires" (à 24 ans !) persuadée d'avoir du talent à revendre, alors qu'elle devrait chercher un boulot réglo... et payé ! La crise est passée par là...

« La voix de ma génération. Ou plutôt, une voix d’une génération. »
Si le nom de Judd Apatow (40 ans toujours puceau, Funny People)  est crédité au rayon production, la série ressemble surtout à son auteure, réalisatrice et productrice-exécutive : Lena Dunahm. Du haut de ses 26 printemps, la jeune femme réussit à dépeindre une génération sans fard ni paillette, avec des sentiments et des situations réelles, qui parlent à tout un chacun, quelque soit le sexe. Avec son côté cru et cul (voire TRES cru) dans le ton comme dans l'esthétisme - indé voir arty - (ici les filles ne sont pas des canons de beauté, les corps des acteurs souvent dénudés sont pris tels quels : les boutons et les bourrelets sont bien là, comme dans la vraie vie), l'univers de ces quatre filles tourne autour des préoccupations actuelles : le manque d'argent et de confiance en l'avenir, l'incapacité à faire des choix, la peur de ne pas pouvoir s'en sortir aussi bien professionnellement qu'amoureusement... 

Loin des running-gags épuisants et de l'humour gras et facile de certaines comédies de l'univers Apatow (ou récemment Paul Feig avec Mes meilleures amies), l'écriture de Lena Dunham est plutôt cynique et cruelle envers la société et ses habitants, pas tous roses. On rit jaune et on se sent parfois mal à l'aise face à des situations où les personnages sont mus par un égoïsme exacerbé ou des réactions psychotiques. Si les dialogues semblent parfois tout droit sortir de nos souvenirs adolescents les plus embarrassants, les situations sont souvent poussées à l'extrême, donnant aux relations hommes-femmes un reflet peu réaliste, voire un côté too much. Si l'écriture volubile, mordante et résolument mordante fait mouche, les personnages sont quand même un peu antipathiques. On n'a pas forcément envie de leur ressembler. Dommage !

En résumé : cette série-comédie douce amère renvoie l'image d'une jeunesse mal dans ses baskets, qui essaie de devenir ce qu'elle est malgré un contexte peu favorable mais qui, au lieu de vouloir vivre dans le monde des Bisounours, croit au moins en ses rêves. Pas convaincue au bout de 5 épisodes... Un changement d'avis peut arriver sur la suite.


dimanche 16 septembre 2012

Les 12 travaux des studios d'animation

Les studios d'animation de la 20th Century Fox et de DreamWorks vont devenir partenaires. Et pour mieux sceller leur association, ils produiront 12 nouveaux longs-métrages, et ce jusqu'en 2016. Voilà qui va demander aux producteurs de sortir leurs gros biscotos d'Hercules car ce qui les attend est un véritable tour de force ! À en croire les encyclo du ciné, il s'agit du planning le plus ambitieux de l'histoire du cinéma pour un studio d'animation qui a vraiment placé la barre très (trop ?) haut. Entre nouveautés et suites de franchise à succès, la société dirigée par Jeffrey Katzenberg est sur le point de jouer dans la cour des très grands.

Dans The Hollywood ReporterBill Damaschke, le responsable des créatifs, a annoncé que DreamWorks "aura trois films par an de manière continue. Chacun des films de notre liste, que ce soit une œuvre originale ou la suite d'une de nos sagas préférées, est créé grâce à la vision unique de nos réalisateurs", a-t-il affirmé. Voilà qui est dit ! 

Jusqu'à présent, la firme au pêcheur sur la Lune avait des projets plein les cartons, voire même en production. Mais elle se retenait de faire ce genre d'annonces ou même de dévoiler ses projets tant qu'elle ne connaissait pas le nouveau partenaire qui distribuera ses films (son contrat avec la Paramount se termine fin 2012). La signature avec la 20th Century Fox lui a permis d'y voir plus clair et de pouvoir présenter ses ambitions. 
A quoi doit-on s'attendre ? 
Dans l'ordre chronologique, le public américain sera inondé de de dessins animés. Faisons connaissance avec quelques-uns d'entre eux. 

- The Croods (22 mars 2013) : lorsque leur cave est détruite, la famille Crood est obligé de partir à la recherche d'un nouveau foyer, ce qui ne sera pas sans aventures délirantes dans un monde préhistorique où tout est danger. C'est grâce à Guy, un je-sais-tout effronté que la famille apprend à dominer ses peurs et à faire ce qu'il faut pour survivre, en comptant les uns sur les autres. Ecrit et réalisé par Chris Sanders, à la barre de Dragons. On y entendra les voix de Nicolas Cage, Ryan Reynolds, Emma Stone, Catherine Keener, Clark Duke et Cloris Leachman.


- Turbo (19 juillet 2013) : C'est l'histoire d'un escargot de jardin qui a un rêve impossible : de gagner LA course sur le circuit d'Indianapolis. Alors quand un événement étrange lui donne soudainement des pouvoirs, Turbo va tout faire pour que son rêve se réalise. Dans le rôle-titre, Ryan Reynold (qui a décidément un faible pour les dessins animés !), Paul Giamatti, Michael Pena, Luis Guzman, Bill Hader, Michelle Rodriguez, Ben Schwartz, Samuel L. Jackson.

- Mr. Peabody & Sherman (01 novembre 2013) : Basé sur le classique de la BD de Jay Ward. Mr Peabody est la personne la plus intelligente au monde. Il s'avère que... c'est un chien. Mais quand Sherman, son jeune maître, utilise sa machine à remonter le temps sans permission, des événements historiques vont se mélanger, devenir incontrôlables et donner un résultat... hilarant ! Du côté des voix, Ty Burrell, Max Charles, Stephen Colbert, Allison Janney, Ariel Winter et Stephen Tobolwsky. Et du côté du scénario, on retrouvera la plume de Craig Wright (des séries aux personnalités multiples : United States of Tara, et morbide : Six Feet Under). Ca promet !


Me and My Shadow (14 mars 2014) : Dan est l'ombre du héros désire ardemment vivre une vie intrépide. Mais il est coincé avec Daniel Grubb, un garçon timide qui n'a aucun penchant pour l'aventure. Quand leur deux vies sont mises en danger, Dan est obligé de prendre le contrôle de Daniel, lui faisait vivre des choses hallucinantes. Ils vont alors apprendre le sens de la véritable amitié... C'est beeaaauuuu ! Ce long-métrage utilisera un mélange entre dessins assistés par ordinateur et animation traditionnelle. Au casting vocal : Josh Gad, Bill Hader (again) et Kate Hudson (entre deux pas de danse dans la saison 4 de Glee).



- How to Train Your Dragon 2 (20 juin 2014) : toujours inspiré des livres de Cressida Cowell. Du côté des voix, Gerard Butler, Jay Baruchel, Craig Ferguson, America Ferrara (Ugly Betty), Jonah Hill (21 Jump Street), Christopher Mintz-Plasse (Fright Night), Kristen Wiig.


- Happy Smekday ! (26 novembre 2014) : Adapté du roman aclamé par la critique The true meaning of Smekday d'Adam Rex (sortie prévue en novembre 2014). Quand l'alien le plus désespérément optimiste se retrouve à fuir sa propre espèce, il est forcé de s'allier avec une ado férocement têtue. Tous deux deviennent les fugitifs invraisemblables capables de sauver la planète. Rien que ça ! On retrouvera Jim Parsons et Rihanna derrière les micros.

The Penguins of Madagascar (27 mars 2015) : Ils sont connus de tous les fans des premiers opus de Madagascar, plus besoin de les présenter. Ils vont donc avoir le droit à leur spin-off réalisé par Simon J. Smith (Bee Movie).

- Trolls (5 juin 2015) : Comme le nom l'indique, ce film est inspiré par ces personnages mythologiques des forêts. Mais on n'en sait pas plus pour le moment. Produit par l'équipe de la saga Shrek et des Chroniques de Narnia, il se verra doublé par Jason Scwartzman et Chloe Moretz.

- Mumbai Musical (19 décembre 2015) : le premier film d'animation façon Bollywood inspiré de l'histoire épique d'un grand Indien de la famille des Ramayana, mais racontée du point de vue des singes. Drôle d'idée ! Derrière ce long-métrage, le réalisateur de Tarzan et Il était une fois. Pour la musique, qui d'autres que A.R. Rahman déjà à l'œuvre pour Slumdog Millionnaire et Bombay Dreams.

- B.O.O : Bureau of Otherwordly Operations (6 novembre 2015) : DreamWorks nous promet de nous montrer des fantômes comme nous n'en avons jamais vus ! Boouuuuhhhh ! Sur une idée originale de et réalisé par Tony Leondis (Igor) et écrit par tom Wheeler (Le Chapeauté). Seth Rogen prêtera sa voix et son sens du délire.

À Kung Fu Panda 3 (18 mars 2016), il faudra également ajouter How to Train Your Dragon 3 (18 juin 2016).

De bonnes idées et d'autres à voir... 

Oliver Stone, Salma Hayek et John Travolta parlent de Savages

© Tvcinephages
Lorsque Salma Hayek, John Travolta et Oliver Stone se déplacent à Paris pour faire la promotion de Savages, ils ne passent pas inaperçus. Devant l'hôtel de luxe où se tenait la conférence, quelques fans, pochettes de photos et un stylo à la main, prêts à dégainer l'appareil photo. A l'intérieur, des journalistes regardant leur montre, attendant sagement les 25 minutes de retard qu'a le trio de stars.

A l'arrivée de ceux tant espérés, les uns sont détendus et souriants tandis qu'un autre plus fermé et résolument rompu à l'exercice, laisse souvent son regard planer dans le vide (quand ce n'est pas au sol). Trop dur la promo ! Mais la simplicité et l'élégance de Salma, le français quasi parfait d'Oliver Stone (et ses délicieux anglicismes) ont fait oublier le reste.




jeudi 13 septembre 2012

Les mondes de Ralph : les jeux vidéos s'invitent au cinéma


Si un geek sommeille en vous et si vous avez passé (ou passez) des heures devant les écrans des jeux d'arcade, Les Mondes de Ralph est sans aucun doute fait pour vous. Le dernier né des studios Disney remise au placard les princesses et les contes de fées (Rebelle, Raiponce ou encore La Princesse et la grenouille, n'ayant pas eu le succès escompté) pour envahir les écrans de briques qui explosent à coups de poing, de personnes qui clignotent quand ils meurent (pour de faux), de musiques synthétisées hyper aigües, de personnages hallucinants de toutes formes et de toutes couleurs. 





Les Mondes de Ralph est un film d'animation ayant pour héros un "bad guy" de jeu vidéo rejeté par tous, évoluant dans un jeu d'arcade stylé années 80. Mais Ralph en a marre d'être le méchant de service qui casse tout. Il veut être libre, faire ce qu'il veut quand il veut et surtout, aimé de tous. Dans sa quête de rédemption, il va rencontrer Vanellope Van Schweetz, la petite peste aux allures de Boo dans Monsters et Cie. Celle-ci déambule dans un jeu de course fabriqué à partir de sucreries. Son problème ? Elle s'avère être une "erreur de programme", ce qui l'empêche de participer aux courses et d'être le vilain petit canard pour les autres. Ces deux personnages n'auraient jamais du se croiser et finalement, Ralph va chambouler les règles et passer d'un monde à l'autre dans la salle d'arcade pour atteindre son rêve : montrer à tous qu'il peut être un héros... 

Les habitués des jeux retrouveront les univers de Pac-Man, Bowser, Mario Kart, Call of Duty (ou Halo), Starcraft ou encore le Dr Robotnik de Sonic. Que des jeux old-school qui rendra nostalgiques les trentenaires qui ont connu... Pong ! Une belle tranche de rigolade en perspective, sans se ruiner les pouces pendant 1h30...

Le film sera en salles dès le 5 décembre et en exclusivité au Grand Rex de Paris à partir du 21 Novembre.



Et la même en VO pour ceux qui aimeraient entendre la voix de John C. Reilly, Jane Lynch (encore dans le rôle d'une terreur au sale caractère comme dans Glee), Jack McBrayer et Sarah Silverman.


mardi 11 septembre 2012

Private Practice, saison finale : de nouvelles têtes !

Pour terminer la série sans laisser les fans à l'abandon (et finaliser le choix d'Addison concernant l'homme de sa vie : Sam ou Jake ?) la chaîne ABC offre au casting habituel de Private Practice de nouvelles têtes pour la saison 6, qui ne comptera que 13 épisodes, diffusés à partir du 25 septembre. Et pas n'importe lesquelles ! 



Alfre Woodard


Nous retrouverons donc (pour un épisode) Alfre Woodard qui, après avoir été une voisine inquiétante dans Wisteria Lane (Desperate Housewives) et la mère foldingue de Lafayette dans True Blood, va incarner la maman de Sam Bennett (Taye Diggs), chirurgien cardiologue du cabinet médical Oceanside Wellness clinic de Los Angeles.


Matt Long



Selon le site américain TV Line, Matt Long fera partie des prochaines aventures professionnelles et amoureuses des membres du cabinet, après avoir fait un tour du côté de Mad Men et The Newsroom. Mais la production de la série n’a pour l’instant pas révélé la nature du rôle de l'acteur. on sait seulement qu'il apparaitra dans plusieurs épisodes.






Dans les coulisses...

Once upon a time, saison 2 : un nouveau trailer inquiétant...


Once upon a time reviendra pour une seconde saison sur ABC le 30 septembre.  La chaîne vient de dévoiler une nouvelle bande-annonce qui s'avère très épique. Un Prince Charmant sur son fidèle destrier lancé au galop, une arme secrète prête à être lâchée dans la nature, une mystérieuse fumé d'un rose inquiétant envahit la ville...  
Qu'est-ce qui pourrait bien encore tomber sur la tête des habitants de Storybrooke, enfin libérés de la malédiction royale ? Maintenant qu'ils se souviennent de qui ils sont, ils vont probablement subir le courroux de Regina, alias la méchante Reine, décidée à se venger. Et pour y arriver, celle-ci va particulièrement apprécié le tour de Mr Gold, alias Rumplestiltskin, puisqu'elle a récupéré ses pouvoirs grâce à lui. Dans ce nouveau trailer, on aperçoit quelques nouveaux personnages qui viendront étoffer l’intrigue : Mulan (Jamie Chung) et la Princesse au bois dormant (Sarah Bolger). Même si nous ne voyons que son crochet, on sait désormais qui sera l'infâme Capitaine qui a horreur des sempiternels tic-tac des montres : c'est l'acteur irlandais Colin O’Donoghue qui incarnera cet homme bourru, qui ici sera un gentleman méticuleux, aux manières old school, prêt à se battre contre ses ennemis jusqu'à leur mort pour le pouvoir, l'argent et... les femmes.

En France, c’est M6 qui diffusera, très prochainement, la saison 1 de cette série fantastique.

lundi 10 septembre 2012

Critique : Les bêtes du sud sauvage : une belle histoire envoûtante (12/12/12)

Les bêtes du sud sauvage 
De Benh Zeitlin
Avec Quvenzhané Wallis, Dwight Henry, Jonshel Alexander 

L'action se déroule dans un bidonville, vivant en totale autarcie dans le Bayou louisianais, détruit par les tempêtes et les inondations successives. Les maisons éventrées, les débris éparpillés... Ce climat post-apocalyptique n'est pas sans évoquer l'ouragan Katrina qui a ravagé le sud des Etats-Unis en 2005.
© Cinereach
Dans cet environnement devenu hostile, Hushpuppy, une petite fille de 6 ans vit avec son père, un homme alcoolique, violent et perturbé depuis que sa femme est partie. Ce dernier veut faire de ce petit bout de bonne femme au caractère bien trempé un caïd qui ne doit pas se laisser submerger par la peur ou tout autre émotion. A cette partie quasi documentaire s'ajoute une dimension fantastique à ce conte philosophique, représentant littéralement le monde imaginaire de l'enfant, confondant mythologie et réalité, persuadée que les catastrophes ont été provoquées par la fonte des glaces dans les pôles (libérant du même coup des monstres préhistoriques jusqu’alors prisonniers des icebergs).



© Cinereach
"Je suis un petit morceau d'un immense univers"

© Cinereach
Les bêtes du sud sauvage est le premier long métrage de Benh Zeitlin (seulement 29 ans) a remporté à l'unanimité le Grand Prix du 38e Festival du cinéma américain de Deauville. Le projet est né de l'amour de Zeitlin pour la Louisiane, État américain qu'il a découvert il y a six ans, après la catastrophe (son interview ici sous peu) 





© Cinereach
Il y a découvert un peuple incroyable, d'une générosité inépuisable et un sens du partage à toute épreuve. Grâce à cette énergie contagieuse, à cette croyance sincère en ce qu'il raconte, à ce torrent d'impressions subjectives (l'euphorie, l'ivresse, l'hallucination ou le rêve) et de métaphores, Les bêtes du sud sauvage est un petit film parti de nulle part, tourné avec les moyens du bord avec des acteurs non-professionnels dans des conditions épouvantables, et qui, à l'arrivée, a tout d'un grand. 



© Cinereach
Malgré un contexte très dur filmé avec un réalisme poussé, sa poésie nous envoûte, ses personnages sont attachants, et cette petite fille est incroyablement juste et charismatique (ses yeux noirs nous pénètrent et nous scotchent sur place) pour son très jeune âge (en plus d'être à croquer). Mis en musique de façon sublime et photographié par un virtuose, il a ce grain particulier qu'on retrouve dans les films faits avec de vraies pellicules en 16 mm.

Après avoir séduit Cannes et Deauville, il pourrait bien faire un carton à la prochaine cérémonie des Oscars, et c'est tout ce qu'on lui souhaite !

En résumé : Un petit bijou simple et envoûtant. Chapeau l'artiste !


Messages les plus consultés