mercredi 21 décembre 2011

Bilbo the Hobbit : le premier trailer est arrivé !


Ca y est... Tout beau tout chaud... Le trailer de Bilbo the Hobbit, un voyage inattendu est sur la Toile depuis quelques heures... Bon présage pour la sortie, mettant fin aux déboires rencontrés ces dernières années. On y retrouve quelques têtes connues vues dans la trilogie du Seigneur des anneaux, tel le Bilbo vieillissant, rôle repris par Ian Holm pour assurer la transition avec Martin Freeman, jouant Bilbo le fringuant. Et on fait surtout connaissance avec la tribu des nains guerriers. Un seul regret :  Viggo Mortensen (actuellement à l'affiche de A Dangerous Method), interprète d'Aragorn, nous manquera. L'acteur a déclaré qu'il ne sera pas de retour sur la Terre du Milieu...

Comme la date de sortie est plus que lointaine (12 décembre 2012), voici quelques lignes qui vous rafraîchiront la mémoire ... Bilbo the Hobbit, un voyage inattendu suit les aventures de Bilbo Sacquet (Martin Freeman), un Hobbit qui n’aspire qu’à une vie tranquille dans la Comté, jusqu’au jour où le magicien Gandalf le Gris (Ian McKellen) l'aborde à l'improviste et lui demande d'œuvrer en sa faveur. Sa (re)quête ? Reprendre le Royaume perdu des nains d’Erebor, conquis longtemps auparavant par le dragon Smaug. Bilbo intègre alors une compagnie de 13 nains menée par Thorin Ecu-de-Chêne, un guerrier légendaire. Ce voyage les emmènera au Pays sauvage, à travers des territoires dangereux peuplés de gobelins  comme ceux des Monts brumeux et d’affreux orques, de wargs assassins et des énormes araignées de la forêt de Mirkwood, de changeurs de peau et de sorciers. Bilbo rencontrera aussi un certain Gollum (Andy Serkis) au cours d’un concours d’énigmes, juste après avoir découvert un certain anneau d’or détenteur d’un grand pouvoir...

Peter Jackson semble avoir conservé la formule magique qu'il avait concoctée pour le Seigneur des Anneaux. Pourvu qu'il la conserve jusqu'au bout ! Car le réalisateur a fait le choix de diviser le roman en deux films, qui seront projetés en 3D. Après Bilbo le Hobbit, Un voyage inattendu, suivra Histoire d’un aller et retour, qui sortira le 11 décembre 2013.

Voilà qui met l'eau à la bouche... ou plutôt le sabre hors du fourreau !

mardi 20 décembre 2011

Critique : A Dangerous Method : du corps ou de l'esprit, qui peut gagner ? (21/11/11)

A DANGEROUS METHOD 
De David Cronenberg
Avec Michael Fassbender, Viggo Mortensen, Keira Knightley...

Le Canadien David Cronenberg (A History of Violence, Existenz, La Mouche) n'est pas le genre de cinéaste à faire dans le léger et le fleur bleue. Il aime les écorchés vifs, sonder les phobies, les pulsions refoulées et les névroses de l’âme humaine et de la société contemporaine.... Alors le voir s'attaquer à la naissance de la psychanalyse, c'était comme une évidence. Il adapte ainsi la pièce de Cristopher Hampton, The Talking Cure. Ainsi il retrace le conflit d’idées et d’intelligence qui a opposé les éminents praticiens de l'âme de l'époque : l’autrichien d’origine juive Sigmund Freud et le suisse alémanique Carl Gustav Jung. Et au milieu une patiente russe d’origine juive, qui devint par la suite une praticienne éminente. Un ménage à trois intellectuel et (violemment) sensuel.


Zurich, 1904. Carl Jung (Michael Fassbender) est un jeune psychiatre au début de sa carrière. Il partage sa vie avec sa femme, Emma, enceinte de leur premier enfant. S’inspirant des travaux de l'un de ses confrères dénommé Sigmund Freud (Viggo Mortensen), Jung s'essaie à un nouveau traitement expérimental connu sous le nom de psychanalyse. Il pense avoir trouvé la patiente idéale en Sabina Spielrein (Keira Knightley), 18 ans, qui pique des crises d'hystérie la faisant atrocement grimacer rien qu'à l'évocation de son père. Lors de ses séances avec Jung, elle expose une jeunesse gâchée par les humiliations et une un réel penchant pour les pratiques sexuelles masochistes. Grâce à leur correspondance et un patient commun (joué par Vincent Cassel), Jung parvient à établir  une grande complicité intellectuelle avec Freud, et finit par entrer dans une certaine compétition intellectuelle avec lui. "Le maître" ouvre les yeux de Jung et son esprit : et pourquoi ne pas céder à la tentation de la chair plutôt que trouver tous les prétextes pour ne pas y succomber, lui dit-il. Toute cette "masturbation intellectuelle" pour une histoire de fesses ?

Un trio classique et volubile

Cronenberg est celui qui a toujours déconstruit les narrations en explorant les tréfonds de l’esprit. Mais sa Dangerous Method reste ici étrangement sage, voire même conventionnelle et classique dans sa mise en scène. Si les décors sont élégants, les costumes délicats et la photographie soignée et imprégnée de cette période créatrice d’avant-garde, les dialogues ne sont qu'une joute verbale sans réel fond. Une bataille d'égos mâtinés de pulsions et déviances sexuelles (un peu mécaniques, il faut bien l'avouer) pourtant bien menée, mais trop didactique, où la psyché des intéressés n'est pas assez creusée. Plutôt paradoxal pour un film sur la psychanalyse ! On perd au fil des minutes l'empathie un tant soit peu développée pour les personnages, malgré le jeu impeccable du duo Fassbender / Mortensen. Sans oublier Keira Knightley, qui livre une sacrée performance à la fois physique (ses contractions maxillaires répétées pourront en énerver plus d'un...) et mentale, avec une force de caractère et d’intelligence de ce rôle à plusieurs facettes. Quant à notre Frenchie international, Vincent Cassel, son jeu est efficace dans sa perdition et perversion assumée (malgré un temps de présence à l'écran limité).

En résumé :  Une petite prise de tête perverse qui ne fait pas de nœud au cerveau. Conventionnel et élégant. Mais... une conclusion s'impose : "tout ça pour ça ?!"

Misfits 4 : deux acteurs sur le départ...

Nous étions heureux d'annoncer il y a quelques jours le retour des Misfits l'année prochaine. Mais aujourd'hui le cœur des fans de la première heure va se briser en apprenant que deux acteurs ne seront plus au générique pour la 4e saison.

Selon Digital Spy, Iwan Rheon (qui joue Simon) et Antonia Thomas (interprète d'Alisha) ont attendu la fin de la saison 3 pour annoncer qu'ils ne seront plus obligés de porter leur combinaison orange. (ATTENTION SPOILER) Adieu donc les yeux bleu lagon et le regard de chiot perdu du couple le plus tendre des Misfits. Dans le dernier épisode, Alisha est attaquée à coup de cutter et ne s'en sort pas, et Simon ne peut pas remonter le temps pour la sauver (enfin, pas dans cette vie-là...)

La série à succès va donc devoir se remettre d'un deuxième (et double) départ après celui de Robert Sheehan à la fin de la saison 2, et accueillir de nouveaux acteurs. Si le personnage de Rudy (remplaçant de Nathan) a réussi son entrée dans le "gang" et conquis les téléspectateurs, il sera sûrement plus difficile de remplacer deux personnages d'un coup. La tâche va s'avérer ardue !

samedi 17 décembre 2011

Interview : Andrew Okpeaha MacLean : "Le plus compliqué : faire avec les ours et que personne ne se fasse manger !"

© Memento Films
Premier long métrage d'Andrew Okpeaha MacLean, On the Ice (critique ici)  (sortie le 14 décembre) est une réelle découverte, un long-métrage qui fait du bien au cinéma actuel qui bégaie. On voit à travers ses personnages vrais l'intrusion de la vie réelle avec un fait divers universel sur un territoire hors du temps et singulier, dans une grâce retenue et un dénouement poignant et noble.
Rencontre avec le réalisateur de cet ovni glacé et plein d'émotions.






Pourquoi avoir préféré tourner avec des adolescents plutôt que des adultes ?
J'ai choisi de parler de la jeunesse habitant en Alsaka, de sa culture entre modernité et tradition car je trouve fascinant son évolution actuelle fascinante. Les jeunes forgent leur identité à partir de deux sources : la tradition plusieurs fois centenaires, et en même temps, ils sont connectés à la modernité, la culture urbaine avec le hip-hop et tout ce qui se passe sur Internet. Ils prennent le tout et le mélange avec leur histoire, et ils s'en servent pour exprimer ce qu'ils sont. Il y a beaucoup de fierté chez les gamins d'Alaska, dans leur façon d'être des gens qui habitent dans un milieu extrême. En même temps, ils veulent être connectés au reste du monde.

© Memento Films
Cette histoire vous touche particulièrement...
Je jure que je n'ai tué personne ! (rires) Ca m'est personnel à cause du monde dans lequel l'histoire se passe. J'y ai mes origines. Les personnages sont basés sur des gens que je connais. C'était important pour moi que tout soit "vrai", que cela reflète la réalité, la vraie vie en Antarctique telle que je la perçois. L'histoire n'est pas fondée sur un seul événement en particulier mais sur plusieurs (comme des meurtres et des situations du genre) qui sont arrivées à des gens que j'ai côtoyés. Ils ne se sont pas toujours déroulés comme ça mais... Par exemple, au lycée, il y avait un garçon qui a fini par tuer quelqu'un alors qu'on n'aurait jamais imaginé qu'il puisse être capable de le faire. Accompagné d'un deuxième, il a caché le corps pendant plus d'un an et cela l'a rongé de l'intérieur. Et cette lutte intérieure, je voulais la retranscrire sur une durée beaucoup plus courte. Qalli, qui se retrouve dans cette situation dans le film est face à ce dilemme. Et pourtant, il a tout fait pour que cette violence n'éclate pas. Et il va faire une succession de mauvais choix alors que son but est de protéger son entourage et d'arranger les choses du mieux qu'il peut. Et en fait de vouloir bien faire, il blesse ses proches. Et finalement, tout repose sur la prise de responsabilités et ses conséquences : laisser quelqu'un déjà abîmé par la vie s'accuser à sa place alors qu'on a un avenir brillant tout tracé, ou assumer entièrement et pouvoir se regarder dans une glace.


Comment se sont passés les castings ?
© Memento Films
Tous les acteurs présents dans le film n'avait jamais tourné. J'ai eu envie de cela, et en même temps, je n'ai pas eu d'autre choix. Car il n'y a pas d'acteurs de cet âge en Alaska. Je ne dis pas que je n'aime pas travailler avec des acteurs confirmés, mais il était important d'avoir des gens de ce monde qui comprendraient le sujet. Le producteur et moi avons voyagé dans tout l'Antarctique, le Canada pour voir un maximum de jeunes. On a vu des centaines de gens. Et on en a trouvé dans la rue, dans les supermarchés... C'était un processus long et difficile mais gratifiant. Finalement tous les acteurs viennent d'Alaska, sauf un qui vient du Canada.


Et Josiah Patkotak et Frank Qutuq Irelan se sont tout de suite imposés...
© Memento Films
Ils jouent les personnages principaux. Je les connais depuis longtemps. Josiah je le connais depuis qu'il a 6 ans. Il est tout à fait différent de son personnage : il est très bavard et très drôle ! Il est toujours en train de nous mettre en boite. Une fois lancé, on a du mal à l'arrêter. Donc ça a été un vrai travail pour lui de se concentrer pendant les scènes. Quant à Franck, c'est un super sculpteur sur ivoire. Je suis parti à la chasse avec lui et son capitaine un jour.


Comment travaille-t-on avec des débutants ?
Travailler avec eux a été un véritable challenge, mais c'était le plus intéressant et le meilleur souvenir. Ils sont venus faire des lectures, puis une fois choisis, on a répété durant un mois avant de commencer à tourner, cela a été la clé pour qu'ils soient à l'aise devant les caméras et qu'ils pouvaient raconter l'histoire eux-même.


© Memento Films

© Memento Films
L'Antarctique, un environnement très hostile pour un tournage. Comment était-ce ?
On a eu beaucoup de choses à gérer durant le tournage. Le froid était l'une d'entre elles : il faisait entre -25°C et -30°C. Mais on était plutôt bien équipé pour résister. Le plus dur a été de tourner les scènes sur l'océan gelé. Il fallait vérifier les conditions météo en permanence, comme le vent car les glaces pouvaient bouger à n'importe quel moment et nous embarquer vers la Russie. Cela pouvait être dangereux. Alors il fallait prévoir les jours de tournage au coup par coup. De même que la lumière est difficile à gérer car le Soleil ne se couche jamais à la période où on a tourné. Il fallait tout de même créer des ambiances différentes pour chaque période de la journée. Mais le plus compliqué a été de faire avec les ours qui étaient dans les environs et qui étaient attiré par l'odeur de la nourriture. On avait quelqu'un sur le tournage en permanence qui veillait, fusil à la main, à ce que personne ne se fasse manger. Heureusement, ça n'est jamais arrivé ! (rires)


Propos recueillis par Marie, à Paris.



Misfits 4 : ils sont re-signés... ça va ch... !


Ce week-end, nous dirons au revoir Rudy, Kelly, Curtis, Alisha, Simon et Seth car la saison 3 Misfits se termine au Royaume-Uni. Mais ce n'est qu'un au revoir car les plus malchanceux (et fabuleux) délinquants reviendront l’an prochain. Digital Spy a en effet révélé que la sérié a été renouvelée pour une saison 4.

Les doutes étaient permis mais le départ de l’acteur Robert Sheehan, interprète du haut en couleurs Nathan, n’aura pas heureusement eu de conséquences sur le succès de la série. Sheehan a été remplacé par Joseph Gilgun, l'interprète de Rudy, un ado tout aussi déjanté (et agaçant) que pouvait l’être NathanMatthew McNulty, est lui aussi devenu récurrent dans la saison 3, dans le rôle de Seth (dealer de pouvoirs et, accessoirement, nouveau petit ami de Kelly).

Après avoir appris à gérer leurs nouveaux pouvoirs, les cinq ados en ont vu de toutes les couleurs au fil des saisons : leurs agents de probations tués les uns après les autres, un retour dans le passé où Hitler gagnait la 2e Guerre mondiale, l'affrontement de zombies tueurs... On peut dire qu'ils n'ont pas chômé ! On peut juste regretter de ne pas avoir vu plus souvent le Simon du futur dans ses oeuvres, et une Alisha plutôt mise à l'écart. Mais tout porte à croire que la saison 4 ne sera pas de tout repos non plus !

En France, Misfits est diffusée sur Orange Cinéchoc depuis 2010 et bientôt sur TF6.

vendredi 16 décembre 2011

The Artist : en pole position dans la course aux Oscars


C'est avec pas moins de 6 nominations que The Artist trace sa route vers la prestigieuse cérémonie des Golden Globes, une étape essentielle dans la course aux Oscars (elle est organisée par l'association de la presse étrangère à Hollywood). Des nominations qui placent le film en tête des nominations devant ses concurrents ! Derrière lui, The Descendants avec George Clooney (sortie en France prévue en janvier), et La Couleur des sentiments récoltent cinq nominations. Hugo Cabret, Les marches du pouvoir et Le Stratège font ensuite jeu égal avec quatre nominations.

Le film hommage au cinéma muet hollywoodien de Michel Hazanavicius, est nommé dans la catégorie Meilleure Comédie. L'acteur principal Jean Dujardin est sélectionné pour le Golden Globe du Meilleur acteur dans une comédie face à Ryan Gosling... aïe !), sa partenaire à l'écran Bérénice Bejo pour le Meilleur second rôle féminin et Michel Hazanavicius pour le prix du Meilleur réalisateur (aux côtés de monstres tels que 
Woody Allen (Minuit à Paris), George Clooney (Les marches du pouvoir), Alexander Payne (The Descendants) et Martin Scorsese (Hugo Cabret).


Pour remporter le trophée de la meilleure comédie, The Artist devra triompher le 15 janvier prochain de 50/50, le succès surprise de l'été, Mes meilleures amiesMy week with Marylin (biographie sur Marilyn Monroe, bientôt ici), Minuit à Paris de Woody Allen et Carnage de Roman Polanski. Enfin, le film est également en lice pour le prix du meilleur scénario et celui de la meilleure musique originale.  

La popularité de The Artist aux Golden Globes n'est pas une surprise. Le film de Michel Hazanavicius fait figure de favori de la saison 2012 des prix à Hollywood. Depuis un mois, la comédie française en noir et blanc amasse un nombre impressionnant de récompenses et nominations outre-Atlantique : trophée du meilleur film et réalisateur au New York Film Critics Circle, titre du meilleur film de l'année pour le prestigieux hebdomadaire Time, cinq nominations aux Spirit awards, qui récompensent les films indépendants, onze (sic) nominations aux Critics choice awards, et dernièrement trois citations aux SAG awards, prix du syndicat des acteurs américains. Il faut dire que The Artist a sa barre un distributeur de  choc : Harvey Weinstein. L'ancien patron de Miramax, a l'habitude des campagnes de promotion agressives et souvent victorieuses (Shakespeare in Love, Le discours d'un Roi). 

Alors on souhaite bonne chance à l'un de nos chouchous ! Et rendez-vous le 15 janvier !



mercredi 14 décembre 2011

Critique : Killing Fields : un scénario noyé dans le bayou texan (28 décembre)

Ce n'est peut-être pas juste de réduire le travail d'un artiste à son arbre généalogique. Mais quand on s'appelle Ami Canaan Mann, et qu'on est la fille de Michael Mann (Public Enemies, Collatéral, Heat, Le Dernier des Mohicans...), il est difficile de faire abstraction de sa filiation.
En adaptant un fait divers sordide pour faire Killing Fields, elle s'attaque à un matériau brut enveloppé dans une atmosphère lourde et poisseuse de crimes cradingues, souvent associée au travail de son père. Résultat ? Elle marche sur les plates-bandes de son père sans jamais créer sa propre signature. Et fait de Killing Fields un film technicien sans âme.


De quoi ça parle ?

Le scénario se base sur des faits réels. Entre 1983 et 1991, quatre corps de jeunes femmes ont été retrouvés dans une zone marécageuses de Houston. Les tueurs n'ont jamais été arrêtés. Killing Fields se passe à Texas City, où deux flics tentent de résoudre une affaire de disparition, celle d'une prostituée. Puis deux meurtres s'enchaînent dans cette zone glauque infestée de moustiques. Et si un serial killer sévissait dans le bayou texan depuis les années 60 ? C'est ce que cherchent à découvrir Mike Souder (Sam Worthington) et Brian Heigh (Jeffrey Dean Morgan), deux flics radicalement opposés de caractères et dans leurs méthodes.

Tu frappes, je parle

N’ayant réalisé jusqu’ici que quelques épisodes de séries télé (dont New York Police Blues, Friday Nights Lights) et faisant partie d'une des équipes de tournage de Heat, la demoiselle avait de quoi nous laisser sceptiques sur un long. La présence au générique de Don Ferrarone (ancien agent des stup' reconverti en scénariste, notamment conseiller technique sur de grosses productions comme Ennemi d’État, Spy Game, Man on Fire) était de bonne augure. On avait quasi l'assurance d'un script bien ficelé. Apparemment, l'ancien flic s'est perdu dans le bayou ! Ferrarone s'appuie (et s'étend) sur ses connaissances techniques en matière d'investigation policière, donnant tous les détails avec un soin chirurgical censés accroître la crédibilité des faits. Soit. Mais le manque d'originalité des personnages fait de Brian et Mike deux flics ennuyeux, alors que leurs fêlures apparentes auraient pu leur donner une épaisseur et favoriser une certaine empathie de la part du spectateur.

Quant au thème du tueur en série, il est tout simplement passé à la trappe. Habitués de Dexter, vous serez très déçus ! Ce méchant (qu'on devine assez facilement et trop rapidement) n'a pas une once d'intensité et d'imagination pour éveiller l'intérêt : il ne fait que narguer ses poursuivants, s'en prendre à la petite protégée (Chloë Grace Moretz) d'un des deux flics. Le résultat a un rythme poussif qui lassera ceux qui s'accrochaient déjà depuis une bonne demi heure. La fameuse noirceur annoncée dans le synopsis fait place à des scènes sans envergure, aux accents de caricature (que dire de l'accent texan grossier et inaudible !). La réalisatrice tente un semblant de lyrisme dans la campagne perdue au milieu de nulle part avec des images léchées, tentant de tenir éveillées nos rétines impatientes de voir le générique arriver. Sans succès.  

Alors on compte sur le casting, plutôt lourd. Mais la direction d'acteurs étant démissionnaire, on s'appuie sur le charisme naturel (parfois chancelant) de Jeffrey Dean Morgan, la grossièreté du beau salaud interprété par Sam Worthington, la nonchalance habituelle de la jeune Chloë Grace Moretz et le crochet du droit dévastateur de la femme flic burnée incarnée par Jessica Chastain (pour une fois dans un rôle à contre-emploi...). Reste aussi la belle course-poursuite qui rappelle les œuvres paternelles, avec crissement de pneu dans la poussière et gros flingue fumant. Enfin un peu d'action !

En résumé : Dommage que l'ensemble passe à côté d'un synopsis prometteur, porté par deux belles gueules de ciné, et qui finalement s'enlise dans un scénario alambiqué avec un final prévisible et un happy end incongru.

lundi 12 décembre 2011

Madagascar 3 : des nouvelles d'Alex, Marty, Gloria et Melman

Jamais deux sans trois ! Le premier volet Madagascar a vu le jour en 2005, puis sa suite en 2008. Alex le lion, Marty le zèbre, Gloria l'hippopotame et Melman la girafe, sont de retour dans Madagascar 3, bons baisers d'Europe. Un voyage, qui a toujours pour capitaine Eric Darnell, se prépare dans les studios DreamWorks et dont le départ est prévu le 6 juin prochain. 

Masques et tubas sur la tête, en pleine mer, nos animaux loufoques et chantant, cherchent à retourner chez eux, au zoo de New York. Ils débarquent en réalité à Monte-Carlo, où ils vont se cacher dans un cirque itinérant. On les voit se faire courser par la police, rencontrer un tigre peu amical...  En résumé, de nouvelles aventures croustillantes en perspective, toujours en compagnie de leurs acolytes : le roi Julien, Maurice et des pingouins. 



Prévu juste avant la sortie du film d'animation L'Age de glace 4 et de Rebelle (le prochain long-métrage de Pixar), Madagascar 3 a une bonne chance de cartonner cet été. En attendant, découvrez sa première bande-annonce.


Game of Thrones : un petit aperçu de la saison 2


La chaîne HBO a livré de quoi faire patienter les fans de la série Game of Thrones jusqu'à son retour en avril 2012 (aux États-Unis). Le network a publié un premier teaser de la saison 2, basé sur le premier épisode intitulé « The Cold Winds Are Rising ». En attendant de le voir à nouveau sur Orange Cinéma Séries, on ne sait quand...
Il ne dévoile pas grand chose de ce qu'il y a à venir. On y voit une succession de visages, ceux des personnages principaux comme une piqûre de rappel (Michelle Fairley, Lena Headey, Kit Harrington, Peter Dinklage, Emilia Clarke, Jack Gleeson, Maisie Williams...). Tous pris dans la tourmente des évènements de fin de saison 1. La voix-off, celle de Stephen Dillane (Stannis Baratheon), nous rappelle les forces en présence ("The winter is coming") et que la guerre est sur le point d'éclater ("They will bend the knee or I will destroy them"). Bouuhhhh... préparez vos moufles et vos épées !

Vampire Diaries : des petits nouveaux débarquent...


(c) CW - Joseph Morgan
La famille des crocs affûtées s'agrandit dans la 3e saison de Vampire Diaries. Et qui pourrait bien venir jouer les trouble-fête ? (Ni)Klaus (Joseph Morgan, récemment vu dans Les Immortels) a plus d'un tour dans son sac lorsqu'il s'agit d'empêcher de tourner en rond les deux frères Salvatore. Il va donc faire appel à d'autres vampires originels, qui ne sont autres que ses deux frères, pour que s'accomplisse sa destinée d'hybride.

(c) CW - Nathaniel Buzolic
Les scénaristes ont décidé de multiplier les membres de la famille des originels, comptant déjà Elijah (Daniel Gillies) également frère de Klaus, vu dans la saison 2, Rebekah (Claire Holt) et et Mikael (Sebastien Roché), respectivement soeur et beau-père de Klaus.
(c) CW - Casper Zafer
Selon le site TvGuide, les deux nouvelles recrues aux dents pointues sont de quasi inconnus du grand public : Casper Zafer, qui s'est illustré pour le petit écran dans La Femme mousquetaire et Le Chien des Baskerville, et Nathaniel Buzolic, qui a fait quelques épisodes de Out of the blue. En ce qui concerne Vampire Diaries, le premier incarnera Finn et le second Kol. Pour mémoire, Klaus les a tous les deux occis après leur transformation par leur père, et les a conserver des siècles durant dans des cercueils, baladés d'un bout du pays à l'autre. Voilà qui risque de les mettre en pétard après Klaus à leur réveil !

(c) CW - Claire Holt
(c) CW - Sebastian Roché

(c) CW 



dimanche 11 décembre 2011

Castle, saison 4 : Et un de plus !

La saison 4 de Castle est à l'arrêt jusqu'au 9 janvier 2012. Mais pour faire patienter ses fans, la chaîne ABC vient d'annoncer qu'elle a commandé un épisode supplémentaire. Au lieu des 22 initialement prévus, la 4e saison sera donc plus riche d'un épisode. Mais le contenu est resté bien évidemment secret !

 

En attendant, le tournage des épisodes prévus en décembre comptera un membre glamour de plus parmi les acteurs puisque Hillarie Burton (alias Peyton dans Les Frères Scott) a signé pour faire une apparition lors d'un épisode. Elle incarnera Kay Cappuccio, une star de télé-réalité inspirée de la starlette Kim Kardashian. A ses côtés, d'anciennes stars de teen-séries, dont Justin Hartley (héros de Smallville, qui incarnait Oliver / Green Arrow). Un joli coup de maître qui attirera sans aucun doute les innombrables fans de la jolie blonde dans une série qui se porte très bien, et qui n'a pas fini de faire évoluer son intrigue. Il se dit qu'une romance sera presque possible, entre les deux personnages principaux. Depuis le temps que ça leur pend au nez...

jeudi 8 décembre 2011

Critique : Oh my God ! : un grand plaisir non dis-simulé (14/12/11)



OH MY GOD
De Tanya Wexler
Avec Hugh Dancy, Jonathan Pryce, Rupert Everett, Maggie Gyllenhaal


Avec un titre pareil, on pouvait s'attendre au pire... Loin de là ! Le film troisième (en 13 ans) de la réalisatrice Tanya Wexler est une comédie romantique pétillante qui ne manque pas de charme, mais beaucoup plus sage qu'elle ne laisse penser. Raconter l'invention du premier sex toy dans l'Angleterre victorienne aurait pu tourner au grotesque graveleux. Mais tout le flegme et la retenue britannique en font un film élégant et subtilement drôle.


© Haut et CourtOh My God ! ne se base pas sur le gimmick de Janet dans Friends... mais sur des faits réels. Il raconte l'histoire du jeune docteur Mortimer Granville (Hugh Dancy), féroce défenseur de la médecine moderne. Son avant-gardisme refroidissait les hôpitaux et les grands cabinets encore habitués aux saignées barbares (avec des petites bêtes gluantes) et aux méthodes arriérées (l'hygiène n'était pas la priorité à l'époque). Se faisant régulièrement viré de ses emplois pour ses idées novatrices, il trouve un travail en tant qu'assistant du docteur Darlymple (Jonathan Pryce), spécialiste de l'hystérie féminine. Ce mal (imaginaire, car il ne s'agit que de frustration sexuelle) semblait affecter la moitié des femmes de Londres à cette époque, selon les "experts". Et pour cause ! La gent masculine n'avait que faire du plaisir féminin et ne considérait que l'orgasme vaginal rendu possible grâce à leur intervention. Le remède miracle ? Un massage intime dont le plaisir (non coupable) procuré effaçait les troubles du comportement de ces dames. Alors qu'une crampe à la main l'empêche de continuer son devoir médical, le jeune docteur met au point avec l'aide de son meilleur ami fortuné (Rupert Everett), inventeur féru d'électricité : le premier vibromasseur. 

© Haut et Court

"Trois paroxysmes en cinq minutes vous dites ?"

© Haut et CourtBigre ! Le sujet aurait pu tourner en eau (nœud?) de boudin grossier. Mais le scénario de Stephen Dyer et Jonah Liser Dyer en fait une comédie légère qui ne manque pas d'humour, mélangeant avec drôlerie le plaisir simple de l'orgasme qui fait rougir les femmes bourgeoises de cette époque et de réels revendications historiques. Car tout ceci n'est pas que faribole ! La quête de l'égalité des sexes par la reconnaissances du plaisir est le thème principal de ce long-métrage. A l'époque, toute la gente masculine de son temps refusait aux ladies le droit à l’orgasme clitoridien. D'où les nombreux cas d'hystérie, c'est-à-dire sautes d'humeur et autres symptômes dus à la frustration, considérée comme une maladie jusqu'en... 1952 ! Oui, mesdames ! La place de la femme dans la société et les luttes qu'elles ont du entreprendre pour arriver à un semblant de parité est un sujet qui tient visiblement au cœur de la réalisatrice au vu de l'écriture du personnage de Maggie Gyllenhaal. 

© Haut et CourtCette méconnaissance de la femme va être bouleversé par la fille même du Docteur Darlymple, une révoltée au cœur fougueux qui n'aspire qu'à la parité, au vote des femmes et à aider les gens dans le besoin. Un rôle au poil pour Maggie Gyllenhaal, rayonnante en jeune femme de bonne famille défendant des convictions féministes avant-gardistes et dont la verve déconcerte son entourage. Les autres acteurs ne sont pas en reste. Hugh Dancy est un jeune premier convaincant, drôle et touchant (et au charme suranné ravageur). Il peut sans aucun doute reprendre le flambeau du séducteur quelque peu laissé par Hugh Grant. Et Rupert Everet, qu'on n'avait pas vu depuis quelques temps, accuse les années mais est toujours aussi bigrement brillant lors de ses (trop) courtes apparitions.

© Haut et CourtMalgré un budget plus que serré, la reconstitution du Londres des années 1880 est bluffante. Seul petit regret : un manque de provocation et d'impertinence pour un sujet qui demandait un peu d'audace et de piquant. Les personnages de Felicity Jones (la soeur de Maggie Gyllenhaall) et Jonathan Pryce sont légèrement sous-exploités et semblent effacés par rapport aux autres plus colorés. Mais pour autant, cela ne compromet en rien cet excellent moment de cinéma... éducatif s'il en est au vu de son générique, qui étoffera votre culture en matière de jouets coquins à travers le temps.

En résumé : Petite comédie fort sympathique qui vous fera glousser de plaisir (jusqu'à l'orgasme ?) de ses ondes éphémères, sans laisser de traces indélébiles.


mardi 6 décembre 2011

Camelot : la série médiévale débarque sur nos écrans

Après un départ fulgurant sur la chaîne américaine Starz, Camelot n’a pas tardé à séduire Canal +, qui a fait l’acquisition des droits de diffusion. L’adaptation "ultramoderne" de la légende du roi Arthur arrive donc sur nos écrans le 9 janvier.
Pourquoi plaît-elle tant ? Un casting de "stars" du ciné Eva Green (Casino Royale), Joseph Fiennes (FlashForward) et Jamie Campbell Bower (Twilight) et coécrit par Michael Hirst, le créateur des Tudors. Si vous voulez en savoir plus...

Camelot,  série historique à gros budget, a fait pour sa première américaine un record d’audience pour la chaîne Starz. Avec 1 125 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous pour le pilote le 1 avril dernier.  La série pensait donc avoir trouvé son public. Mais la petite chaîne a décidé de l'arrêter à la fin de la première saison car son coût était bien supérieur aux retours d'audience et la concurrence a eu la couronne du roi. Dommage !

lundi 5 décembre 2011

The Raven : Des images, entre faits réels et fiction

 

En début d'année prochaine sortira l'intriguant The Raven, dirigé par James McTeigue (V pour Vendetta, Ninja Assassin), que nous aurons le plaisir de voir arriver sur nos écrans le 21 mars prochain, si tout va bien. Un film aux allures prometteuses au vu de son casting (dont l’excellent John Cusack) et de son histoire. 
Petit pitch. The Raven relatera les cinq derniers jours de la vie d'Edgar Allan Poe, romancier terriblement troublant et troublé, et la traque d'un serial killer qui s'inspire des livres de Poe pour commettre des meurtres. Et c'est l'écrivain lui-même qui se met en tête de l'arrêter, puisque sur chaque cadavre se trouve un indice le liant à l'affaire... Un film qui s'annonce mystérieux, entre faits réels et fiction, où les questionnements sont nombreux. 
Grâce au magazine Total Film, The Raven se dévoile un peu plus aujourd'hui grâce à une deuxième bande-annonce. On y découvre d'ailleurs de véritables éléments de la vie d'Edgar Allan Poe. Au côté de John Cusack (2012, Les Ailes de l'enfer) dans le rôle de l'écrivain, le fougueux Luke Evans et sa voix rauque (Tamara Drewe, Les Trois mousquetaires, Les Immortels) et la jolie Alice Eve (qu'on verra aussi dans Men in Black 3). On retrouvera également Brendan Gleeson (Gangs of New York, Harry Potter, Bons Baisers de Bruges) et Oliver Jackson-Cohen (Sex List).

Le trailer nous met tout de suite dans l’ambiance, entre Sleepy Hollow et From Hell, avec nombre de plans sombres à souhait faisant sursauter les plus sensibles d'entre nous, et un sonore prenant aux tripes. Selon James McTeigue, The Raven se veut être un Seven au XIXème siècle. Voilà qui nous intrigue encore plus...

 

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