jeudi 31 mars 2016

[Avis] Jem et les hologrammes : Quand youtube fait sa promo (13/04/16)

JEM ET LES HOLOGRAMMES

De Jon M. Chu

Avec Aubrey Peeples, Stefanie Scott, Aurora Perrineau, Hayley Kiyoko, Ryan Guzman, Molly Ringwald et Juliette Lewis.

Sortie le 13 avril 2016



Jerrica est une ado ayant atterri avec sa sœur chez sa tante après la mort de son père. Elle y a rejoint deux autres fillettes, orphelines comme elles. Secrète et réservée, perdue dans une toute petite ville, Jerrica (surnommée Jem par son paternel) couche sur papier ses émotions en écrivant des chansons. Elle devient du jour au lendemain un phénomène mondial malgré elle grâce à une vidéo en cachette postée sur le Net par sa sœur. Repérée par une directrice de maison de disque, elle va alors vivre une aventure unique, mais pas sans ses 3 sœurs. Ces quatre musiciennes en herbe vont appréhender leur nouvelle célébrité avec créativité, folie, et courage, mais aussi fêlures et disputes.

Hasbro a encore frappé ! Après l'adaptation sur grand écran de son jeu de bataille navale avec Battleship, le voilà de retour avec celle d'un dessin animé (un peu idiot) ayant bercé l'enfance des trentenaires/jeunes quadra lors des après-midi Dorothée. 
Les premières images nous montraient une histoire d'ados à la recherche d'une gloire sans l'avoir vraiment demandée, mais qui ruinait leur lien sous prétexte de jalousie et de prise de tête... On attendait le happy end après une période de turbulences conclu par un message rempli de valeurs universelles les faisant grandir... rien de bien nouveau en somme, me direz-vous !

Malgré de nombreux défauts scénaristiques, de réalisation et de grosses ficelles, Jem et les hologrammes a quelque chose de sympathique et de bon enfant. Ce n'est effectivement pas le film de l'année (il est resté environ 2 semaines sur les écrans américains) mais il est plein de bonnes intentions. Dommage qu'elles soient balancées sans précaution créant un joyeux bazar, faisant du film un fourre-tout un peu schizophrène sur les bords.

Le film est souvent victime de son créateur initial, Hasbro. Grâce aux moyens conséquents du studio Universal, le réalisateur se fait plaisir dans les scènes de concert en filmant un clip vidéo géant. Normal, l'homme est habitué aux films de danse et de musique (Justin Bieber's Believe, Justin Bieber : Never say Never, Sexy Dance 2 & 3) et à de gros budgets (G.I Joe : Conspiration, Insaisissables 2 à venir). Résultat, Jem et les hologrammes a ce côté produit marketing pré-fabriqué avec ses chansons entêtantes qui ne manqueront pas de finir sur iTunes ou autres plateformes virtuelles. Mais il ne relancera sûrement la mode des années 1980, si présente et subtilement modernisée dans le film... :) Les fans de guitares en forme d'étoile et de mini synthé portable, de paillettes et d'épaulettes, de maquillage à la Kiss seront ravis de faire un bon dans le temps !

Le réalisateur a pris le parti d'entrecouper les scènes de disputes, de tension ou de colère avec des vidéos de Youtubers montrant leurs différents talents ou leur gratitude à destination de leur idole, Jem. Pourquoi pas. Plutôt fun mais la technique répétitive finit par alourdir les scènes et devient inutile. Et que dire de l'apparition étonnante d'un robot (ressemblant au petit frère de BB-8 dans Star Wars 7) au milieu de l'histoire ? Arrivé comme un circuit dans le potage, il initie un jeu de piste lancé par le père défunt de Jem et donne au film un côté science-fiction / aventures plutôt bizarre. Etait-ce pour faire raccord avec le dessin animé dans lequel la machine appelée Synergie aide les chanteuses au quotidien ? Tout ça pour délivrer le message classique "sois toi-même, aies confiance et le courage de tes ambitions, utilise ton talent, blablabla..." Un peu tiré par les cheveux... Les plus jeunes s'y attacheront sans doute.

Outre le fait que le film ne respecte pas vraiment la série d'origine (ce qui n'est pas plus mal), il reste un teen movie avec tous les codes technologiques et sociologiques de leur génération : les stars éphémères passant de Youtube à la scène en un éclair, des fans hystériques et excessifs postant des vidéos pour remercier leur idole "d'avoir changé leur vie", l'invasion des réseaux sociaux... Et évidemment, le mauvais côté du succès rapide : les gens mal-intentionnés profitant de la poule aux œufs d'or naïve, la perte du libre-arbitre des artistes, voire de leurs identités... Un réveil des consciences qui n'aura sans doute aucun effet sur l'auditoire, biberonné à la télé-réalité et aux excès d'Internet.

Comme tout bon teen movie américain, on retrouve des personnages stéréotypés (la patronne du label harpie en chef juchée sur talons aiguilles et moulé dans un mini-short de cuir, le garde du corps idiot et bourrin, le beau-gosse aux ados d'acier / sans personnalité tombant dans les bras de l'héroïne, et pour les quotas américains, des "sœurs" de 3 origines ethniques différentes). Même si elle en fait des caisses, on a plaisir à voir Juliette Lewis dans la peau de la garce foldingue du label, loin de ses personnages froids et taiseux de séries telles que Wayward Pines et Secrets and lies. La jeune et jolie Audrey Peebles (actuellement dans la série musicale Nashville) a ce minois de la girl-next-door, ayant une légère ressemblance à Kristen Stewart, un beau brin de voix en plus. Elle forme avec ses consœurs de scène une belle équipe pleine d'énergie complice. Bonus : des caméos plutôt inattendus et souvent drôles...

En résumé : Jem et les hologrammes ne fait pas d'étincelles, mais à l'honnêteté de jouer la partition entamée dans la bande annonce : un film d'ados avec de bons sentiments. Si l'après pré-générique intronise les Misfits, rivales des Jem dans le dessin animé original, on peut douter de l'arrivée d'un second opus.

dimanche 20 mars 2016

[Bande annonce] Miss Peregrine et les enfants particuliers

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS


De Tim Burton
Avec Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson, Ella Purnell, Chris O'Dowd, Judi Dench, Rupert Everett...

Sortie le 5 octobre 2016


Tim Burton vient à ses fondamentaux après le très moyen Big Eyes. Le maître du macabre adapte Miss Peregrine et les enfants particuliers la saga littéraire de Ransom Riggs et retrouve ses délires fantastiques et ses freaks et laisser-pour-compte si chers à son cœur (Frankenweenie). 

Cette histoire tragique suit le jeune Jacob, 16 ans (Asa Butterfield, vu dernièrement dans La Stratégie Ender). L'adolescent est témoin de l'assassinat de son grand-père dans des circonstances des plus étranges. Il part alors avec son père au Pays de Galles dans un orphelinat, situé sur l'île où son papi a passé son enfance. Le seul indice qu'il a est une lettre signée de la main d'une certaine Pérégrine Faucon (Eva Green, déjà dans Dark Shadows). En arrivant là-bas, il s'aperçoit que l'endroit est peuplé d'enfants aux dons surnaturels et qu'il est le seul lieu où ils sont en sécurité à l'abri des regard et des peurs des "autres". Miss Peregrine, directrice des lieux, élève ces gentils monstres. Elle voit en Jacob leur protecteur alors que, lui, jure n'avoir aucun pouvoir. La menace ? Elle n'est qu'esquissée... On aperçoit un personnage inquiétant aux yeux blancs lumineux (non, ce n'est pas le père d'Alton, enfant alien de Midnight Special) et une bestiole affreuse rappelant celles de Guillermo del Toro, mélange entre Le Labyrinthe de Pan et la série The Strain).

« Leurs aptitudes ne conviennent pas au monde normal, c'est pour ça qu'ils vivent ici »


Le nouveau long trailer de Miss Peregrine et les enfants particuliers a le charme cinématographique de son réalisateur. On y retrouve son style sombre dans les décors, la photographie parfois inquiétante, une atmosphère légèrement mélancolique, des personnages totalement étranges et pourtant attachants (à première vue). Comme cette jeune fille aussi légère que l'air qui s'envole sans ses chaussures de plombs, ce jeune garçon dont le ventre est rempli d'abeilles, ou encore cette fillette aux boucles parfaites dont la bouche remplie de dents acérées se trouve en lieu et place de sa nuque. Du déjà-vu chez Burton ? Assurément. Mais il le fait bien. On y retrouve l'ado héros malgré lui (Charlie et la Chocolaterie), les gentils monstres mis au ban par la société qui les rejette (Edward aux mains d’argent, Frankenweenie). Il y ajoute un côté X-Men avec ce refuge où les enfants, tels les futures recrue du professeur Xavier, sont protégés d'un environnement hostile à leur différence. Et un autre lié à Harry Potter, ce jeune sorcier qui ne savait pas qu'il en était avant qu'on le lui montre. Alors commence sa découverte du monde sous un nouveau jour.

Si l'auteur de la saga a récemment révélé que Burton avait pris quelques libertés sur ses romans, on y retrouve la dualité du réalisateur entre couleurs éclatantes et noirceur effrayante, tout en conservant une poésie bien à lui, comme dans Edward aux mains d’argent, Charlie et la Chocolaterie et Alice au Pays des Merveilles. Le tout accompagné de scènes à couper le souffle (littéralement, comme celle sous l'eau...). Reste encore quelques mystères à éclaircir. "Juste à temps" souffle Misse Pérégrine à Jacob. Pour quoi ? Quelle est cet imminent danger ? Il prend la forme de Samuel L. Jackson, méconnaissable. Jacob sera t-il capable d'y faire face ? A t-il finalement des pouvoirs cachés ?

Réponse à ces questions dès le 5 octobre en salle.

             

samedi 12 mars 2016

[Avis] Midnight Special : Un drame SF ou la peur d'être parent (16/03/16)

MIDNIGHT SPECIAL


De Jeff Nichols
Avec Michael Shannon, Joel Edgerton, Kirsten Dunst, Jaeden Lieberher, Adam Driver...

Sortie : 16 mars 2016


Amber alert au Texas. La police est sur le coup. Deux hommes accompagnés d'un garçon de 8 ans dans un hôtel fuient "le Ranch". Ils deviennent les cibles d'une chasse à l'homme mobilisant même les plus hautes instances du gouvernement fédéral. Mais qui sont-ils ? Quels sont leurs liens ? Qui est cet enfant qu'ils essaient de protéger au péril de leur vie ? Leur mission : le sauver pour qu'il accomplisse son destin, qui pourrait bien changer celui du monde...

Midnight Special est définitivement un film à part, à la fois singulier et suite logique dans la carrière de son réalisateur, Jeff Nichols, après Take Shelter et Mud. Les premières minutes sont inquiétantes. Le film commence comme un polar avec son annonce d'enlèvement d'enfant diffusé à la télé; on découvre alors un homme, puis deux, et l'enfant en question, caché sous un drap, lunettes de plongée sur le nez et torche allumée dans la main, une BD de Superman sur les genoux. Il ne semble pas effrayé et pourtant, tout s'enchaîne : le départ en catimini de la chambre, le chemin parcouru sur la route tous feux éteints pour ne pas être repérés... Nichols nous met dans l'ambiance des les premières minutes et brouille les pistes. Les questions fusent dans la tête du spectateur, qui petit à petit remet les pièces du puzzle à leur place. Le thriller prend alors une nouvelle tournure plus fantastique : le père a enlevé son enfant prisonnier d'une communauté de fanatiques religieux, qui le prend pour son messie car il a des pouvoirs surnaturels.

Pour son premier film de studio, Nichols rend hommage, sans les copier, aux films du genre science-fiction des années 1980, style Spielberg en tête (E.T, Rencontres du Troisième Type) mais aussi John Carpenter (Le Village des Damnés). Il en reprend les techniques en bannissant le numérique et les effets spéciaux en post-production gigantesques à tout-va au profit de la pellicule et d'effets spéciaux mécaniques (notamment pour les lasers sortant des yeux du garçon, d'où le port des lunettes de piscine quasi-permanent). Résultat : une ambiance sombre, vintage et réaliste, et une atmosphère de malaise après la violence des apparitions brutales et rapides des éléments surnaturels, comme s'ils n'étaient qu'une illusion. Mais ces références ne vont pas jusqu'aux détails fétichistes de ses prédécesseurs. La force de la mise en scène, élégante et précise, sincère et émotionnelle, ne regarde pas vers le passé et la nostalgie. Elle embarque le spectateur du début à la fin dans un divertissement faits d'ambiguïtés et de merveilleux, comme Nichols sait si bien le faire. 

Le scénario est plus complexe qu'il n'y paraît. Comme dans Take Shelter, le spectateur passe son temps à se poser des questions, savoir si telle chose est du lard ou du cochon, si le héros n'est pas en plein délire parano. Le cinéaste adore jouer avec nos nerfs et nous laisser démêler le vrai du faux, et décider de ce qui l'est ou non. On ne peut qu'imaginer les liens historiques entres les personnages, le but réel de la secte, les raisons de la séparation des parents du gamin, pourquoi tout à coup, l'un des employés de la NSA les croient et les aident...

"J'aime me faire du souci pour toi. Je me ferai toujours du soucis pour toi. C'est comme ça!"


Malgré les effets d'optique et les clins d'œil cinéphiles, le réalisateur garde sa marque de fabrique. Il filme les corps au plus près et réalise une œuvre très personnelle. Dans Take Shelter, il mettait en scène un père parano ayant peur pour sa famille de l'arrivée la fin du monde. Le réalisateur étant devenu père entre temps, Midnight Spécial la continuité logique de ses peurs domestiques. Il traite l'impuissance d'un homme, dont la cellule familiale est menacée par des forces extérieures incontrôlables et qu'on ne peut pas vraiment fuir, face au destin tracé et inévitable de son enfant. Le réalisateur admet avoir réalisé que de quelque manière qu'il élèvera son enfant, quoiqu'il fasse pour le protéger, son gamin évoluera selon sa volonté propre. Dur dur d'être parent ! 

Les personnages sont également typiques du cinéma de Jeff Nichols : des  hommes criminels par nécessité mis au ban par une autorité, une mère éthérée qui ne prend toute sa place qu'en présence de son fils aux agissements étranges  un employé de la NSA fraîchement débarqué sur l'affaire reprenant le point de vue du spectateur (un peu perdu), un père sur-protecteur devenu l'extension cinématographique de son cinéaste. Et quel autre choix que de donner le rôle du père à Michael Shannon, acteur fétiche et père angoissé évident dans l'univers de Nichols ?! Son visage atypique et sa présence à l'écran n'ont pas besoin d'artifices pour exister. L'acteur, souvent retenu pour jouer des méchants de par son regard troublant, a ici un faciès inexpressif à dessin, donnant à son rôle une puissance surnaturelle supplémentaire (surtout lors du dernier plan... à ne pas manquer !). Le jeune Jayden Lieberher est tout aussi singulier et étonnant. Son rôle d'enfant "unique" ayant grandi plus vite malgré lui et sa façon de parler très mature lui confère une place d'adulte parmi les adultes. Nichols rendrait-il hommage à Spielberg traumatisé par sa solitude et sa singularité, et désireux d'imposer sa particularité ? Ou en réalisateur prodige (37 ans seulement), parlerait-il de lui comme celui qui pourrait faire avancer le monde, à défaut de le changer 

En résumé : Midnight Special est intense et captivant. Il fait régner la poésie et le mystère de son titre, inspiré d'une chanson rock de Creedence Clearwater Revival. Une oeuvre déchirante et ambitieuse se lisant sur plusieurs niveaux dont on ressort avec une foultitude de questions, mais dont nous seuls avons les réponses.

mardi 8 mars 2016

L'histoire de la magie en Amérique du Nord : J. K. Rowling dévoile 4 nouveaux écrits

Amis magiciens, J. K. Rowling a renouveau agité sa plume ensorcelée ! En attendant la sortie du film Les animaux fantastiques le 16 novembre prochain, l'auteure a écrit un recueil de quatre textes intitulés L'histoire de la magie en Amérique du Nord. Elle y décrit un univers de sorcellerie inexploré,  , avec le parcours de sorciers et sorcières et leurs tours de magie, les procès de certains d'entre eux, les "skin walkers", etc.

"Tout ce que vous pensez connaître sur la magie est sur le point de changer"


Le premier volet est disponible sur le site Pottermore.com (en anglais) ainsi qu'une vidéo servant de prologue à ces écrits. Attention, les textes ne seront publiés pendant quatre jours de suite à partir du 8 mars et la video sera bientôt disponible exclusivement sur ce portail.



Dans la vidéo, les pages se tournent et des illustrations et gravures prennent vie, et une voix grave nous invite à découvrir ce "monde secret, parallèle au nôtre, où la magie est réelle". On découvre une caravelle en prise avec un océan tourmenté encerclée par des sortilèges, puis un homme plongeant dans le vide se transformant en aigle, jusqu'au sceau gravé du Congrès magique des Etats-Unis d'Amérique...

Dans ses écrits précédents J.K. Rowling laissait deviner que le monde entier était concerné par la magie à travers le Tournoi des Trois sorciers, avec la venue des nombreuses écoles de magie comme celle de Durmstrang pour l'Europe de l'Est et l'Académie Beaubâtons en France, ainsi que la Coupe du monde de Quidditch. Nous voilà prévenus !

samedi 5 mars 2016

[Avis] Triple 9 : Triple dose de polar noir (16/03/16)

TRIPLE 9


De John Hillcoat
Avec Chiwetel Ejiofor, Casey Affleck, Kate Winslet, Anthony Mackie, Aaron Paul, Clifton Collins Jr, Woody Harrelson, Norman Reedus, Teresa Palmer, Michael K. Williams...

Sortie le 16 mars 2016


Trois fois 9 n'est pas le signe du diable caché à l'envers (quoique...) mais le code utilisé par la police lorsqu'un policier est à terre ou abattu en service. À ce moment-là, toutes les unités sont mobilisées pour retrouver le coupable. Une bande de criminels, barbouzes et policiers corrompus l'utilisent pour faire diversion et commettre un casse pour la mafia russe. Mais Ils n'avaient pas prévu de se heurter au flair et à l'opiniâtreté d'un flic un peu trop perspicace et intègre...

Triple 9 pourrait être un nième film de casse au vu de sa scène d'exposition (cependant très réussie). Mais John Hillcoat en fait un polar noir à l'intensité permanente sans temps ou presque. On sent le réalisateur de clip derrière (celui de Dépêche Mode, entre autre). Après avoir fait ses armes sur des types de films très codés (le survival avec La Route, le western avec The Proposition, le film de gangsters d'époque avec Les Hommes sans loi),  il revient avec un film de casse pas si classique qu'il en a l'air. Évidemment, il joue sur le taux de testostérone de ses acteurs, galerie de personnages hauts en couleurs. Au menu : courses poursuites, règlements de compte et confrontations dans les bas-fonds avec les membres des gangs. De quoi faire fleurir le langage !

Hillocoat fonce dans le tas avec une mise en scène intense (montage cut pour plus de dynamisme, focales prononcées pour plus d'immersion dans l'action...). Une approche frontale et viscérale hyper efficace, qui contourne les moments les plus délicats par des ellipses, parfois déroutantes. Le film n'en oublie pas de compliquer l'affaire lorsque les flics sont en proie à des prises de conscience contrariant leur code moral. Pas si facile d'être des deux côtés de la barrière. Mais pas de quoi en faire des sacs de nœuds pour psychanalystes non plus. Ce parti pris est survolé et rapidement balayé. Peut-être à tort car les événements s'enchaînent pour ne pas laisser le spectateur respirer, mais au détriment des personnages auxquels finalement, on n'a pas le temps de s'attacher alors qu'au final, il s'agit d'un drame humain avant tout (non, je ne spoile rien en disant cela...).

On retrouve un casting impeccable avec un Casey Affleck qui, depuis Gone Baby Gone (The Killer inside me, Les Amants du Texas, Les brasiers de la colère, The Finest Hours) s'est fait un prénom de choix à Hollywood. pour notre plus grand plaisir car s'il est souvent attiré par des rôles sombres et torturés, il montre qu'il peut tout jouer avec tout autant de conviction, d'aplomb et de savoir-faire. Dommage que Woody Harrelson fasse du Woody Harrelson, toujours alcoolisé et un peu borderline. La faute à son rôle aux contours bien plus flous que ceux qu'il défendait par exemple dans la série True Détective  ou bien encore moins déglingué que dans Rampart. Un coup de chapeau à Aron Paul en camé plein de remous, et à Kate Winslet, à qui les rôles de chef machiavélique vont vraiment bien (Divergente). Elle est ici méconnaissable (maquillée comme un camion volé) en chef mafieuse.

En résumé : Un polar noir un peu inégal mais à l'atmosphère poisseuse, au rythme nerveux et percutant, à la mise en scène efficace et à l'intensité continue.



jeudi 3 mars 2016

[Bande annonce] Ghostbusters 3

GHOSTBUSTERS 3



L'année dernière, le réalisateur Paul Feig avait créé la polémique auprès des fans de la première heure en dévoilant un casting 100% féminin pour le reboot de Ghostbusters, film culte des années 80. Il avait même promis sur Twitter qu'il "essaierait de ne pas ruiner leur enfance". Grosse pression donc pour celui qui a fait les belles heures du box-office américain avec les comédies Mes meilleures amies, Les Flingueuses et dernièrement Spy

La bande annonce vient d'être dévoilée, et pas sûre qu'elle rassure les inconditionnels de la saga. Les chasseurs de fantômes d'origine ont donc été remplacés par Melissa McCarthy, Kristen Wiig, Kate McKinnon and Leslie Jones (nous aurons tout de même droit à une apparition de Dan Akroyd et Bill Murray, semble-t-il). Comme il y a plus de 30 ans, trois scientifiques passionnées par le paranormal vont unir leurs forces (et leurs méninges) pour venir à bout d'une ribambelles de spectres dégobilleurs ayant envahi New York.

On retrouve les fantômes aux allures d'ectoplasmes verts transparents, tout comme dans les films originaux, dont certains sont de vrais clins d'oeil (les plus attentifs reconnaîtront l'ondes habitants de Hôtel Transylvanie). Mais l'humour poilant promis n'est pas vraiment au rendez-vous... A moins que pour une fois la bande-annonce ne révèle pas les meilleurs gags avant l'heure ! "Je veux que notre film fasse plus peur que l'original. Nous voulons faire une comédie horrifiques et nous n'allons pas nous en priver", avait-il confié à Empire Magazine en janvier 2015. Pour le moment, ce n'est pas gagné !

La chasse commencera cet été dans les salles.

Petit jeu : il y a une URL cachée dans cette vidéo qui vous mènera à quelques indiscrétions de tournage. À vous de la trouver ! Un indice ? Soyez attentifs en observant le tableau de calculs...






Réponse au jeu : http://www.paranormalstudieslab.com/#/

mercredi 2 mars 2016

[Bande annonce] Le Monde de Dory

LE MONDE DE DORY

Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent dans une grande aventure à la recherche du passé de Dory en suivant la grande migration des raies. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines.

Andrew Stanton, le réalisateur chevronné des studios Pixar, entraîne à nouveau les spectateurs dans l’extraordinaire monde sous-marin coloré et drôle créé pour le film original, sorti en 2003. Il confie : « Dory a conquis le cœur de millions de spectateurs. En songeant à elle, nous n’arrêtions pas de nous demander pourquoi elle était toute seule dans l’océan le jour où elle a rencontré Marin. Dans Le Monde de Dory, elle va retrouver ceux qu’elle aime et découvrir tout ce qui donne son sens au mot famille. » C'est beeaauuu... comme du Disney !

Au casting des voix originales : Ellen DeGeneres, Albert Brooks, Ed O'Neill, Kaitlin Olson, Ty Burrell, Eugene Levy et Diane Keaton. 

Plongée dans le grand bain prévue le France le 22 juin.




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