mercredi 30 mars 2011

Harry, c'est fini !

© Warner Bros
"Voilà... c'est finiiii"... Un air qui va sûrement trotter dans nos têtes le 13 avril prochain (pour les plus vieux d'entre les spectateurs du héros à lunettes...) Et la machine est en marche pour mettre un point final à la saga cinémagique qui a fait rêver des millions d'enfants durant plus de 10 ans.
La nouvelle affiche du film Harry Potter et les reliques de la mort, part 2 ne fait aucun mystère : "Tout se termine ici". Voilà qui est on ne peut plus limpide ! Finie la plaisanterie ! Pas de suppositions possibles d'un éventuel retour, malgré les tergiversations intellectuelles de sa créatrice, J. K Rowling, faisant enrager les plus accro, et les coups de baguette magiques réparateurs depuis l'apparition du premier roman en 1997.

Et pour enfoncer le clou, outre cette phrase choc, tel un Avada Kedavra fatal, l'affiche met en présence les deux personnages principaux de l'histoire, rivaux de toujours : Harry face à Voldemort. Les visages graves, sont marqués par une haine décennale. Le sang gicle déjà (ça promet !) et les deux hommes sont séparés par une baguette magique qu'on imagine dévastatrice (ils vont s'en mettre plein la tête !). En résumé : après une première partie au goût d'inachevé, ce poster promet de l'action...Que les fans se consolent... En plus de tous les produits marketing, la Royal Mail mettra sa royale poste aux services du magicien en éditant pour ses royaux sujets une série de six timbres à l'effigie des héros de Poudlard. Même Voldemort et Dumbledore auront leur petit carré cranté collant ! Une bataille postale s'annonce à l'horizon !

© Warner Bros
Les studios se sont aussi fendus d'une nouvelle image tirée du film. Et bien déprimante pour promouvoir la fin d’Harry Potter ! Et qui n'est même pas retouchée ! Le chef des effets spéciaux aurait-il décidé de marquer sa tristesse en ne masquant pas le bout de mur du studio ?
Un cliché morbide (Harry marchant au milieu de cadavres au sein de Poudlard, il y a plus glamour...) pour une scène tournée en studio, qui se situe à la toute fin du film. On le savait déjà depuis un bout de temps : Harry Potter, ce n’est plus du tout pour les enfants !

Heny Cavill ou la revanche de « L’homme le plus malchanceux d’Hollywood »

© Showtime
Cela n'est plus un secret : Superman a un nouveau visage, celui de l'acteur britannique Henry Cavill. Cet Apollon ténébreux de 27 ans a été choisi pour incarner le rôle très convoité du super héros en collants bleus. Le film, réalisé par Zack Snyder (300, Watchmen, et récemment Sucker Punch), devrait sortir fin 2012. Révélé dans la série historique The Tudors, où il incarne le duc du Suffolk et beau frère du roi Henri VIII, Henry Cavill reprend un costume de taille pour son premier grand rôle au cinéma.


Le magazine britannique Empire avait auréolé le jeune acteur du titre d'« homme le plus malchanceux d’Hollywood » au vu de son palmarès de ratés en tout genre. Harry Potter et la coupe de feu, Twilight, Batman Begins ou encore Casino Royale auraient pu être les films de sa vie.
Retour sur ces rendez-vous manqués.


Au début des années 2000, il est repéré et engagé par le réalisateur McG pour incarner le nouveau Superman de l'époque, mais le projet s'effondre lorsque celui qui l'a choisi quitte le navire. Son remplaçant, Bryan Singer, ne le rappellera jamais.
En 2005, il est face à Robert Pattinson pour incarner Cédric Diggory dans le quatrième opus des aventures d’Harry Potter. Mais la Coupe de feu lui échappe au profit de celui qui deviendra le vampire fleur bleue Edward Cullen de Twilight. Lorsque Stephenie Meyer, l’auteur de la saga Twilight commence l’écriture de l’adaptation pour le grand écran, elle avoue publiquement qu’Henry Cavill est son favori pour jouer Edward Cullen. Mais il a 24 ans quand le film se tourne enfin et est jugé trop vieux pour incarner un vampire de 17 ans.

© Warner
2005 n'est décidément pas son année. Il rate deux personnages mythiques. Quand Christopher Nolan prépare Batman Begins, la rumeur veut que Cavill ait raté les auditions et fasse partie des derniers choix du réalisateur. Et Christian Bale lui est finalement préféré. Il est ensuite un des trois acteurs à rester à la toute fin du casting pour incarner James Bond, avec Sam Worthington et Daniel Craig. Cavill jugé trop jeune par les producteurs, c’est Daniel Craig qui sera choisi pour incarner l’agent 007 dans Casino Royale, alors que Cavill avait la préférence du réalisateur, Martin Campbell.
Avec le rôle de Clark Kent dans Superman: The man of Steel, Henry Cavill tient là une belle revanche.





Bio express

Né en 1983, il grandit sur l’île de Jersey, entre l’Angleterre et la France. Quatrième enfant d’une fratrie de cinq garçons, c’est au pensionnat qu’il se prend de passion pour la comédie. « J’ai vraiment appris à aimer la scène. Quand vous sortez des coulisses pour arriver sous les projecteurs, il y a cette incroyable montée d’adrénaline, de peur et d’anticipation… C’est vraiment quelque chose. » Après quelques participations secondaires dans des films, c’est en 2007, à 24 ans, qu’il obtient le rôle qui le fait connaître. Dans la série historique The Tudors, il incarne Sir Charles Brandon, duc de Suffolk, fin stratège et meilleur ami du roi Henri VIII. La série s'est achevée après la quatrième saison, en 2010.

 
© Showtime

Dark Shadows signe le retour de Tim Burton

Le maître du macabre sort de l'ombre ! Tim Burton sera de retour derrière la caméra en avril pour signer une adaptation d'une série à succès de la fin des années 60, Dark Shadows. Son acteur fétiche Johnny Depp est déjà prévu au casting dans un rôle plus gothique que jamais : celui du vampire Barnabas Collins. Pour l'accompagner, la belle Eva Green, qui reprend les habits de sorcières laissés dans La boussole d'or : à la croisée des mondes. Puis on retrouve le facétieux Jackie Earle Haley (Shutter Island, le remake de Freedy - Les griffes de la nuit, Watchmen). La jolie Bella Heathcote (Acolytes, Now) et Thomas McDonnell (Le Royaume interdit, Twelve) qui va jouer Johnny Depp plus jeune, seront la touche glamour et la caution jeunesse du film. Tim Burton va retrouver Michelle Pfeiffer après qu'il lui a concédé une apparition dans Batman returns. Et bien évidemment sans oublier sa chère et tendre... Helena Bonham Carter (Le discours d'un roi, Alice au pays des merveilles). Il se murmure que Michael Sheen (The Queen, Frox/Nixon, Underworld : Rise of the Licans) serait en négociations pour rejoindre le casting. On a hâte de voir le résultat !

Ce que vous ne savez peut être pas...
Dark Shadows, inédit en France, est un feuilleton diffusé entre 1966 et 1971 sur la chaîne américaine ABC. Il débute par le rêve de son créateur Dan Curtis : le voyage d'une jeune fille dans un train la menant vers la sinistre et immense demeure des Collins, dont l'un des principaux membres est le terrible vampire Barnabas. D'abord diffusé en noir et blanc, il prend des couleurs 6 mois après ses débuts.


L'histoire va prendre un tournant radical après le 70e épisode, beaucoup plus surnaturel avec l'apparition de loups-garous, de sorcières, de monstres créés par l'homme et de fantômes, et inviter les téléspectateurs à voyager dans le temps. Le succès tient à ses références prises dans la littérature fantastique et gothique, telles que Dracula, Frankenstein, Dr Jekyll et Mr Hyde, Le portrait de Dorian Gray ou Les hauts de Hurlevent. La série adapte librement ces classiques, donnant aux épisodes des retournements de situation inhabituels. Et tous les auteurs du "roman noir" ont leurs citations (Poe, Wilde, Hawthorne, James, Lovecraft...). Pas étonnant que Tim Burton soit un grand fan ! Il en va de même pour l'interprète de Sweeney Todd, qui enfant rêvait d'être le ténébreux vampire.

La série avait été reprise au début des années 1990 avec des moyens conséquents et un casting prestigieux, annonçant un beau succès. Mais la priorité donnée aux nombreux flashs d'info en direct aux débuts de la première guerre d'Irak a eu raison de la série. La diffusion ayant été repoussée tellement de fois qu'elle a fini par être supprimée de l'antenne après seulement 12 épisodes. Malgré tout, la série fait partie des feuilletons cultes aux Etats-Unis et a le droit à des rétrospectives lors de conventions.

dimanche 27 mars 2011

Les Warblers à plein tubes !

Il y a de la compétition dans l'air... La réalité rejoint la fiction : non contente d'affronter sur scène les “New Directions” du Glee Club, la chorale des Warblers de la Dalton Academy a décidé d'agrandir la famille des albums de la franchise Glee.
Blaine (Darren Criss), Kurt (Chris Colfer) et leurs camarades du groupe les Warblers vont prochainement sortir un album. De quoi concurrencer le Glee Club qui a de son côté, déjà sorti 5 opus depuis le début de la série.


Avec leur single, reprise du titre “Teenage Dream” de Katy Perry, les Warblers avaient été en tête du classement musical Hot 100 pendant une semaine et avaient vendu 1,3 million d’exemplaires de leur CD en moins de 6 mois.
L’album, intitulé “Glee : The Music Presents The Warblers” est donc très attendu des fans. Il sera dans les bacs le 19 avril aux États-Unis et comportera 13 titres dont 3 inédits :

1. "Teenage Dream" (Katy Perry)
2. "Hey Soul Sister"
3. "Bills, Bills, Bills"(Destiny's Child)
4. "Silly Love Songs" (Paul Mc Cartney)
5. "When I Get You Alone"
6. "Animal"
7. "Misery" (Maroon 5)
8. "Blackbird"
9. "Candles"
10. "Raise Your Glass" (Pink)
11. "Somewhere Only We Know"
12. "Do Ya Think I'm Sexy?" (Rod Stewart)

Mais le Glee Club n'a pas trop de soucis à se faire. Cette semaine a été celle des records : les chansons "originales" de l'épisode 16 ont été téléchargées 722 998 fois en 7 jours, ce qui n'est jamais arrivé auparavant. Tous titres confondus, les tubes de Glee ont été vendus à plus de 964 000 exemplaire cette semaine.

samedi 26 mars 2011

Une ballerine vole dans les plumes de Natalie Portman

Dans Black Swan, Natalie Portman est hantée par son double maléfique alors qu'elle s'apprête à interpréter le rôle du cygne noir du célèbre ballet Le Lac des Cygnes. Et si la réalité rejoignait la fiction ? Sarah Lane, l'une des doublures de Natalie Portman, s'est insurgée cette semaine après une interview de Benjamin Millepied, le chorégraphe du film et conjoint de Natalie Portman, dans Los Angeles Times.



Le danseur a déclaré que Sarah avait fait les pas les plus difficiles mais qu'elle n'avait fait "que les jeux de jambes, les fouettés et une diagonale dans le studio" et qu' "honnêtement, 85% de ce qui est réalisé dans le film est fait par Natalie". Et le danseur d'ajouter qu'il avait créé les pas les moins compliqués possibles pour les rendre les plus fluides à la caméra et pour faciliter le rendu des effets spéciaux.

Mais le ballerine de l'American Ballet Theatre n'en démords pas ! Elle regrette la façon dont l'actrice a profité de son talent sans la mentionner et sur le travail des producteurs pour l'effacer du tableau des récompenses.  "Les plans où on ne voit que son visage et ses bras, c'est clairement Natalie", explique-t-elle ainsi à Entertainment Weekly. "Mais ça ne montre pas la danse en soi. De tous les plans complets sur son corps, je dirais que 5% sont dansés par Natalie". La danseuse avoue qu'on ne lui a jamais promis un titre onorifique au générique, mais elle regrette le comportement de l'actrice et des dirigeants de Fox Searchlight qui ont produit le film. Elle aurait aimé que l'interprète du cygne la cite au moins lors de son discours aux Oscars...


Sarah Lane insiste sur le fait qu'elle ne dénigre pas le travail d'actrice, mais qu'elle aurait préféré de ne pas finir aux oubliettes. Elle leur en veut car les producteurs lui ont expressément demandé de ne pas s’exprimer ou communiquer sur son apport au film afin de ne pas ternir l’aura d’excellence de Natalie avant les Oscars. "Ils voulaient créer cette image de Natalie comme étant une sorte de prodige, ou quelqu'un de si douée en danse qu'elle avait réussi à se transformer en ballerine en un an et demi pour ce film", dit encore Sarah Lane. "C'est dégradant pour la profession et pas juste pour moi. Je danse depuis 22 ans... Est-ce qu'on peut devenir un pianiste professionnel en un an et demi, même si on est une star de cinéma?" et les producteurs ont carrément sucré les bonus du DVD montrant les scènes travaillées avec des effets spéciaux.
Voilà un crêpage de chignon en règle ! Qu'il est beau le monde de Hollywood...


Un nouveau héros en chair (et en muscles) chez Marvel !

Captain America rejoint la longue liste des super héros de Marvel adaptés sur grand écran. Avec Captain America : the first avenger, en salle le 17 août en France, Joe Johnston (Jurassik Park 3, Wolfman) remet au goût du jour les aventures de Steve Rogers, déjà éculées en 1944 et 1990.
Celui qui enfilera la combinaison (bye-bye les bottes rouges !), c'est Chris Evans (vu récemment dans le rôle de la Torche dans Les 4 Fantastiques (2005) et Les 4 Fantastiques et le surfeur d'argent (2006)). Et les fans auront du mal à le reconnaître ! L'acteur à la plastique parfaite incarne un jeune homme plutôt frêle, qui veut s'engager dans l'armée et faire son devoir de citoyen. Refusé à cause de sa santé fragile, il accepte de participer à une expérience pour devenir un super soldat.
 

L'acteur américain natif de Boston, Massachusetts,  s'est offert le luxe de décliner l'offre de Marvel à trois reprises avant d'accepter le rôle. "J'ai du mal à croire que j'ai presque été trop froussard pour jouer Captain America ! Car c'est le genre de rôle qui peut changer une vie, que je le veuille ou non. Et dans ce changement, on ne peut pas mettre tout sur "pause" quand on veut. Je ne peux plus faire marche arrière maintenant. Alors je vais transformer tout ce qu'il y a de négatif en positif et profiter de l'opportunité", a-t-il expliqué au magazine Entertainment Weekly.

Comme tout film de super-héros qui se respecte, les effets spéciaux sont un personnage à part entière. Découvrez la bande annonce de Steve Rogers avant sa prise de muscles incroyable. Tout simplement bluffant ! La tête du bel Apollon collée sur un corps frêle, on y croirait (presque).

Léonardo Di Caprio et Kate Winslet forment toujours un couple très en vogue...

Kate Winslet et Léonardo Di Caprio ont depuis Titanic (1997) tourné respectivement 20 films et 13 films. Et pourtant, l'histoire du paquebot qui a coulé reste dans tous les esprits : le duo vient d'être sacré "couple le plus glamour de tous les temps". Le sondage, mené par la chaîne américaine ABC et le magazine People, a été effectué auprès de 500 000 personnes.


Le couple de Titanic et des Noces rebelles (2008) vole donc la première place à Clark Gable et Vivien Leigh, les deux héros d'Autant en emporte le vent (1939), qui retombent en deuxième position. La médaille de bronze revient quant à elle à Richard Gere et Julia Roberts, pour leur romance dans Pretty Woman (1990).
Un sacre de plus donc pour Titanic, le film de James Cameron, qui avait quand même déjà raflé 10 Oscars à sa sortie et attiré 20,76 millions d'entrées en France. Un record encore non battu.

vendredi 25 mars 2011

Critique : Titeuf ramène sa houpette sur grand écran

Le 6 avril, le gamin le plus célèbre des cours de récré va s'installer dans les cinémas francophones... en 3D. 

C'est "pô juste" !
© Zep
Titeuf est dans tous ses états ! Nadia fête son anniversaire et il n’est pas invité ! Mais pourquoi ?! Comment a-t-elle pu l’oublier alors qu’il soigne son attitude de lover (complètement à côté de la plaque...) à chaque fois qu’il la croise ? Mais un bouleversement encore plus important encore va secouer sa vie et la faire basculer dans le chaos : la pause réflexion de sa mère, partie chez Mémé, qui veut prendre du recul face à ses soucis de couple. Décidément les adultes, une fois de plus, sont vraiment trop nuls. Ils font tout pour compliquer la vie de Titeuf.
Celui-ci va être trimballé entre la campagne chez sa mémé, les séances de psy, et les rendez-vous entre copains dans la cour d’école. Son imagination et ses rêves l’emmèneront aussi de la préhistoire au Far West, où il fera la rencontre d’un vieux cow-boy qui ressemble étrangement à Johnny Hallyday, sans oublier au passage l’univers du Grand Mugul, son héros de dessin-animé… Titeuf va tenter de comprendre ce qui lui arrive et va multiplier les stratagèmes désastreux pour réparer sa vie…

"Je suis trop-matisé, trop-matisé"
Ce malicieux gamin au crâne rond et à la drôle de mèche blonde est plus que jamais en proie à des interrogations existentielles et dans un laborieux apprentissage de la vie. La trame plutôt réaliste et bien sentie nous (re)plonge dans ce qui fait le succès transgénérationnel de Titeuf depuis près de 20 ans déjà. Comme à son habitude, la luxuriance des idées, des dialogues à la mitraillette et les scènes de fantasmagorie jubilatoires montrent que le crayon de Zep n’a pas tremblé.

© Zep
Les moments potaches et "dégueu" préférés des enfants (les concours de rots, les percements de boutons qui giclent sur la glace, les lancer de matières gluantes...) se font finalement assez discrets face aux moments d'émotions purs, traités avec un mélange d'humour fin et de naïveté enfantine. "Maman est partie réfléchir chez mémé. Mais pourquoi ? Elle a besoin de prendre du recul. Mais elle va reculer où ?"
Et pour souligner toute cette joyeuse pagaille, Zep a fait appel à une bande originale (de musiciens aussi) très sympa, qui souligne les émotions à la perfection. De James Blunt à un quartet de "vieux" (Souchon, Bénabar, Goldman et Cabrel) en passant par Alex Hepburn et Toufo, les gamins préfèreront chanter "Lâche-moi la grappe, lâche-moi le slip" à tue-tête en sortant de la salle.
Petit bémol tout de même à cette joyeuse pagaille organisée, l'inutilité de la 3D qui, à part séparer les décors du premier plan et donner un peu de profondeur, n'a pas grand intérêt. Et si le choix des paroles et de la musique s'intègrent parfaitement à l'histoire, il n'en est pas de même pour le caméo de Johnny Hallyday en baroudeur du Far West. Un peu placé là comme un cheveu sur la soupe, il n'apporte pas grand chose au déroulement du scénario. Zep aurait-il voulu se faire plaisir ?

Partie plein d'a priori, je me suis souvent surprise à sourire. Un moment culte : lorsque Titeuf se déshabille pour mettre son pyjama et entame un solo de guitare avec les élastiques de son slip... Tout un programme ! En résumé, Titeuf le film recèle des trésors d’humour surtout lorsqu’il s’agit de jouer sur les mots... et on en redemande. Il n'a pas fini de faire parler dans les cours de récré !

jeudi 24 mars 2011

Des bulles à la bobine avec Zep, papa de Titeuf

Titeuf, le sale gosse à la mèche blonde de la bande dessinée éponyme, débarque dans les salles obscures le 6 avril. Zep, son créateur, présente son long-métrage, qu'il a réalisé de bout en bout durant 2 ans, ne voulant laisser son "bébé" dans les mains de personne. Finalement, c'est à près de 700 personnes qui auront participé au projet...


Comment vous est venu le goût du dessin ?
Dès l’âge de 4 ans, j’ai su que je voulais en faire mon métier. J’étais impressionné par ceux qui faisaient les bandes dessinées. Pour m’occuper, ma mère me donnait des feuilles et je passais des heures à recopier mes BD préférées. Et puis je suis devenu le dessinateur de l’école car tout le monde me demandait de dessiner.

Comment étiez-vous quand vous étiez enfant ?
J’étais plongé dans un monde imaginaire et j’étais très timide. J’avais envie d’être grand très vite, de choisir ma vie et de ne plus aller à l’école (rires). J’aurais aimé être plus comme Titeuf. Il se pose beaucoup de questions, comme de savoir si cela fait du bruit quand on appuie sur les seins d’une fille (rires). Contrairement à moi, il teste tout ce qui lui passe par la tête, même si ça tourne souvent à la catastrophe.

Comment est né le personnage de Titeuf ?
Un peu par hasard. Titeuf est mon lien à l’enfance. C’était un personnage qui traînait dans ma tête quand j’ai écrit mes souvenirs d’école. J’ai dessiné mes copains... Et quand il a fallu me représenter, j’ai repensé à ce petit bonhomme avec une mèche qui ressemblait à un œuf. Je pensais n’en faire que 2 pages... (rires).

Qu’est ce qui fait le succès de Titeuf, selon vous ?
Je ne sais pas vraiment. Le premier album était atypique. Le bouche-à-oreille a fait tout le travail. Toutes les prévisions que les éditeurs avaient faites se sont avérées fausses. Donc on me laisse écrire comme je veux. Dans Titeuf, il n’y a pas de tabou car, comme dans la «vraie vie», les enfants parlent de tout, même de sexualité. Et il n’y a rien de pire que de dire à un enfant «Tu ne dois pas t’inquiéter» car c’est là qu’il s’inquiète le plus si on ne lui explique pas la situation.

Quel est le point de départ du film ?
J’avais envie d’une comédie, d’une histoire autour du quotidien de Titeuf, très réaliste. Et de faire un film pour tout le monde, et pas que pour les lecteurs de Titeuf. Et je voulais garder ce lien entre l’enfance et le monde adultes qu’il y a dans la BD. Les blagues potaches (comme les concours de rots) et les problèmes d’enfant côtoient les difficultés que traversent les parents.

En quelques mots, que raconte le film ?
Titeuf a un gros problème : il n’est pas invité à l’anniversaire de Nadia, celle qu’il aime. Mais quand il se tourne vers ses parents pour demander de l’aide, il s’aperçoit qu’eux aussi sont dépassés par leurs ennuis de couple, au bord de la rupture. Finalement, on s’aperçoit que les adultes ne comprennent pas mieux la vie que les enfants. Qu’ils se débarrassent des questions gênantes en disant «Tu comprendras quand tu seras plus grand» car ils ne connaissent pas la réponse et qu’ils sont toujours en train de la chercher.


C’est votre premier film, comment s’est passée la réalisation ?
C’est un projet qui a duré 2 ans. Au début, j’ai travaillé tout seul pour écrire l’histoire, les dialogues et le story board. Puis viennent les différentes équipes : les story boarders (car je ne peux pas faire tous les dessins tout seul), les coloristes, les animateurs... On a été jusqu’à 700 personnes à travailler sur le film. Et ça n’est pas facile de gérer tant de monde !

Et le doublage ?
Les comédiens n’ont pas pu enregistrer leur voix sur le film, comme d’habitude, car il n'existait pas encore. Il n'avait que quelques lignes de scénario. Et j'ai dû leur expliquer l’histoire scène par scène. Et quand ils ont posé leur voix, je les ai filmés afin de pouvoir recopier leurs expressions dans les dessins. avec des acteurs de cinéma, cela a été une opération compliquée car ils bougent tout le temps et se baladent, contrairement aux comédiens qui ont l'habitude de faire de la post-synchronisation.

Qu’avez-vous retiré de cette expérience ?
Je n’avais aucune notion technique, je suis parti de rien. Donc je me suis documenté. J'ai regardé des comédies de genres différents. Mais le vrai plaisir du cinéma, c’est de pouvoir ajouter des tas de détails impossibles à dessiner : jouer avec le son, jusqu’au bruit des pas des personnages, avec la musique qui montrent les différentes émotions de chacun. Et j’avais enfin plus de place que des bulles pour faire parler Titeuf, qui est très bavard ! (rires).

Propos recueillis par Marie

dimanche 20 mars 2011

Harry Potter : de nouvelles images... intenses !

© Warner Bros
La chaîne américaine ABC Family s'est lancée dans un marathon Harry Potter ce week-end, et a dévoilé de nouvelles images du dernier opus de la saga, Harry Potter and the Deathly Hallows (part II). Des images impressionnantes inédites, entrecoupées de mini-interviews des acteurs principaux Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson.


Avec l'incendie qui ravage Poudlard, la lutte entre nos trois jeunes sorciers et Drago (Tom Felton) et ses acolytes dans la Salle sur demande, les plans machiavéliques du professeur Rogue (Alan Rickman) qui sont menacés, un lord Voldemort (Ralph Fiennes) désormais bien plus puissant et une visite dans les recoins de la célèbre banque Gringotts, voilà de quoi alléchés les plus férus des passionnés des aventures du sorcier à lunettes. Ce dernier volet semble avoir mis le paquet pour servir aux aficionados la plus intense et la plus riche en émotions des fins d'une saga épique !
Rendez-vous le 13 juillet dans les salles pour le vérifier...

Le phénomène Glee débarque (enfin) en France !

Voilà des mois que M6 mijote ce nouveau plat épicé venu de l’autre côté de l’Atlantique. Après de multiples tergiversations, on retrouvera la série Glee sur la 6e chaîne le 29 mars pour les premiers épisodes, puis elle basculera sur la TNT (W9). Ne lui ferait-on pas confiance ? Et pourtant, elle réunit en moyenne plus de 10 millions de téléspectateurs à chaque épisode, Chris Colfer vient d’obtenir un Golden Globe, Amber Riley a été invitée à la Maison Blanche pour les fêtes de Pâques… Excusez du peu ! Revue en détails de cette série musicale hors norme.

De quoi s’agit-il ?
Un nouveau prof d’espagnol du lycée McKinley décide de reprendre le flambeau de la chorale, le Glee Club, qui avait eu tant de succès 20 ans auparavant. Quelques lycéens, les laissés pour compte, s’inscrivent et revisitent les plus grands tubes de la pop de ces dernières années, de Madonna à Lady Gaga, de Bon Jovi à Britney Spears. Même quelques pom-pom girls et un quaterback sacrifient leur sacro-sainte popularité pour en faire partie, sans en subir les conséquences : tous sont les « Losers » de l’école, arrosés de granits colorés à chaque occasion. Un autre ennemi de taille leur fait des misères : le capitaine des cheerleaders, qui met tout en œuvre pour détruire cette chorale qui lui fait tant d’ombre.

Pourquoi on aime...
Malgré un synopsis des plus bateaux, des thèmes abordés classiques et une mise en scène conventionnelle, on développe une addiction certaine pour cette série. Les détracteurs diront que c’est une nouvelle version de High Shool Musical, où la mèche de Zac Efron a été remplacée par les courtes jupettes des Cheerleaders. Mais cela va plus loin que cela. Les personnages sont des plus attachants, chacun avec leurs failles, leur caractère et leur talent. La « Ryan Murphy Touch » a encore frappé ! Celui à qui on doit de Nip/Tuck a laissé scalpels, sexe et abus en tout genre pour donner la touche d’excentricité (même si on en attendait plus encore venant de lui) à Glee, qui définitivement, n’est pas une série comme les autres.
Malgré les stéréotypes incarnés par les élèves du Glee Club, le créateur de la série n’a pas hésité à ajouter des traits de personnalité à l’opposé de ce qu’on pourrait attendre dans ce genre de show. Ainsi on y retrouve une pom-pom girl catho et prônant l’abstinence (et qui tombera enceinte), un directeur d’école corrompu, une prof qui deale pour boucler ses fins de mois, un quaterback populaire qui préfère chanter dans une chorale de nazes et se faire la plus insupportable pipelette égocentrique du lycée… En résumé, un vrai désordre jubilatoire.
Pour relever des scénarios parfois un peu faciles, les dialogues sont d’une finesse rare et nous plongent dans une critique de la société américaine assez savoureuse. Et qui de mieux pour représenter l’excentricité et la langue de vipère acerbe que la magistrale Jane Lynch (récemment vu dans The L world). Son personnage de coach des pom-pom girls prête à tout pour faire tomber le Glee Club est tout simplement délicieux : désinvolte, cassante, sans retenue, machiavélique voire démoniaque, rajoute une sacrée dose de piments dans cette salade printanière. On aime qu’elle soit sadique !

 
© ABC family

Côté musique, l’éventail du choix des chansons est très large, passant du top 10 des tubes en vogue aux grands classiques, en passant par des comédies musicales. Il en faut pour tous les goûts. Sans oublier que cette série est une série familiale, donc regardée par des enfants (d’où l’édulcoration des paroles du  Rocky Harror Picture Show, très décrié à l’époque de sa sortie). Dans la saison 2, un épisode est même consacré à des titres originaux (plus ou moins tous réussis). Les voix des comédiens, toutes dans un registre différent, donne une belle harmonie, même si finalement, on entend souvent les mêmes. Et c’est avec fébrilité que je donne une mention spéciale à Chris Colfer qui m’a scotchée bien des fois avec sa voix cristalline (comme sur « Defying gravity ») (lire l'interview). J’ajouterais tout de même une critique : la série gagnerait en crédibilité et en intensité si les chansons étaient chantées en live.


© ABC family

Pour résumer
Certains diront que les chansons sont d’un commercial sirupeux, d’autres que les comédiens n’ont pas de talent. L’essentiel est cette série est un vrai spectacle de 45 min, vivant, frais, rythmé et que tout est fait pour divertir, nous faire sourire (voire rire). Glee envoie un message (peut être un peu naïf) aux jeunes générations : exit les populaires, les "Losers" prennent le pouvoir et deviennent cool et branchés.

Glee : des personnalités attachantes

Amber Riley, 25 ans, et Chris Colfer, 20 ans, font partie des stars de Glee, la série qui cartonne outre-Atlantique. Ils incarnent Mercedes et Kurt, deux membres du Glee club, la chorale du lycée McKinley. Les membres de la chorale endure les moqueries des autres élèves, qui les considèrent comme des « Losers ». Impopulaires dans un monde où seules les apparences comptent, ils font face avec leur talent. Glee débarque sur M6 le 29 mars puis le lendemain sur W9. Rencontre avec mes deux chouchous.



Comment vous est venue la passion pour le chant et la comédie ?
Amber : Je viens d’une famille où la musique fait partie de la vie. Je chantais déjà dans le ventre de ma mère et elle a su que j‘allais devenir chanteuse en m’entendant crier la première fois! (rires) J’ai tenté de rentrer dans ce monde en passant les auditions de American Idol (une émission de télé crochet populaire aux USA, ndlr) avec une chanson du film Dreamgirl. Mais ça n’a pas plu…
Chris : Je n’ai jamais rêvé de devenir chanteur. J’adore la scène et les comédies musicales. Être comédien, c’est le rêve de ma vie. Je crois qu’avant ma naissance, je tenais le cordon ombilical comme un micro pour répéter le discours que je prononcerai aux Oscars. (rires)

Qu’est-ce que cela fait d’être embauché pour sa « différence » ?
Amber : Je suis ronde et je l’accepte. Mercedes est une diva auto-proclamée et qui voudrait être la nouvelle Beyonce. Mais elle apprend peu à peu à  jouer collectif et à se sentir acceptée telle qu’elle est. Si ce rôle peut décomplexer certaines filles en surpoids, je suis ravie d’être un exemple.
Chris : Au départ, j’ai auditionné pour le rôle d’Artie (un handicapé en fauteuil roulant, ndlr). Mais ma prestation a tellement impressionné les producteurs qu’ils ont créé un rôle sur mesure pour moi : celui d’un gay, que je suis en réalité. J’ai tellement souffert des moqueries des autres à cause de ma voix aiguë que je suis heureux de pouvoir jouer un personnage digne, à fort caractère, qui ne se laisse pas faire, et de montrer qu’on peut tout surmonter. Et Kurt a en plus une relation fabuleuse avec son père, qui l’accepte tel qu’il est.

Est-ce que vous vous sentez le porte-drapeau d’une cause à défendre ?
Chris : Je n’ai aucune envie qu’on me mette sur un piédestal et de supporter une quelconque pression quant à la défense des droits des gays. Mon personnage fait vraiment des préoccupations du moment et du monde adolescent. On a commencé à tourner peu après un drame impliquant des ado qui se sont suicidés à cause du harcèlement quotidien qu’ils subissaient parce qu’ils étaient gays. Donc si de près ou de loin je peux, à mon petit niveau, faire évoluer les mentalités et faire accepter la différence, je ferai mon possible (Chris a enregistré un spot pour The Trevor Project qui aident les personnes gays, lesbiennes et transgenres, ndlr)

En quoi la série Glee révolutionne t-elle le genre ?
Amber : la série parodie les clichés de notre société. Elle a quelque chose de politiquement incorrecte sous ses airs de comédie musicale pour ado. (On n’aurait pu s’attendre à plus crash car le créateur de la série n’est autre que celui de Nip/Tuck, ndlr). L'objectif est de divertir. Ryan Murphy (le créateur, ndlr) et tous les scénaristes écoutent ce que les fans disent, et je trouve qu'ils abordent des sujets choisis de manière assez responsable. On s’identifie facilement aux personnages car ce sont des vrais gens avec de vrais problèmes de société. S’il y a un message : c’est à chacun de trouver sa voie, ses limites et de se construire.
Chris : Les ado sont en ébullition et font face à leurs hormones, il y a beaucoup à dire ! Mais la série serait moins agréable si quelqu'un faisait son coming out à chaque épisode ou avait un problème d'anorexie. Je pense que Glee a besoin de d'épisodes légers et un peu déconnectés de l'intrigue et qui ne sont là que pour divertir le public, comme les hommages à Madonna ou Britney Spears.

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Comment s’organise le tournage ?
Amber : Tout dépend de l’épisode qui est tourné. Nos journées varient entre 10 et 16 heures de travail par jour. Dans la même journée, on peut tourner une scène, puis aller au studio pour enregistrer un titre, puis avoir une répétition d'une chorégraphie, ou encore des essayages de costumes... On n’a pas de coach vocal. C’est souvent qu’on nous donne une chanson la veille du tournage et sans entraînement, on soit la savoir et l’enchaîner le lendemain. Pour l’épisode du Superbowl (le championnat national de football américain) où nous étions déguisés en zombies (car ils reprennent Thriller de M. Jackson, ndlr), il a fallu patienter 4h rien que pour le maquillage. Il n'y a pas d'emploi du temps type et c’est plutôt une bonne chose, d'ailleurs.
Chris : Chaque épisode nous prend huit jours. Enfin, dans l'idéal ! Parfois ça dure deux ou quatre jours de plus, tout dépend de l'épisode. Celui consacré à Madonna a été tourné 14 ou 15 jours. Il y avait énormément de choses à faire : des chorégraphies, des costumes de fous...

Comment sont choisies les chansons ? Avez-vous votre mot à dire ?
Amber : On n’interfère pas dans le choix des chansons. On ne ferait sûrement pas mieux qu’eux. On respecte le choix des scénaristes, même si parfois on déteste certaines chansons. Mais c’est notre boulot de les chanter, alors on met notre ego de côté.
Chris : Les quelques petites idées que j’ai émises parfois se sont retrouvées mille fois améliorées par les scénaristes alors… On nous a demandé de choisir notre chanson préférée une seule fois. J‘ai choisi « Defying gravity » (tirée de la comédie musicale Wicked, ndlr). C’est une chanson qui me tient à cœur parce qu’on n’a jamais voulu que je la chante en cours de théâtre car elle n’est chanté que de par des filles. J’ai pris ma revanche avec Glee (rires).

Il a été annoncé que le casting allait changé ici 2012. Avez-vous peur pour votre rôle ?
Chris : Je pense qu'on ne doit pas trop s'en faire, d'abord parce qu'Amber et moi on a l'air d'avoir douze ans ! (Rires) Mais s'ils le font, ça ne fera que donner plus de légitimité et de crédibilité à la série, parce qu'effectivement, on ne peut pas passer dix ans au lycée. Et puis à terme, j’aimerais jouer un rôle noir, quelque un d’horrible à l’intérieur, un genre un tueur en série à la Dexter.
Amber : Mais c'est vrai que Chris commence à avoir de la barbe... Et moi aussi ! (Rires) Non, je plaisante. Mais qui veut avoir 40 ans et toujours être au lycée ? Ca n'a pas de sens. On verra bien ce qui se passe mais Mercedes peut très bien aller à l'université... On a signé pour 7 saisons alors… on verra bien au jour le jour.

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Entretien réalisé par Marie, chez M6.


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