Les sorties ciné du 30/12/15

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dimanche 28 avril 2013

[Critique] The Iceman : un regard plus froid, tu meurs (05/06/13)

THE ICEMAN

De Ariel Vromen
Avec Michael Shannon, James Franco, Chris Evans, Ray Liotta, David Schwimmer, Stephen Dorff…

Sortie le 5 juin 2013

Tiré de faits réels, voici l’histoire de Richard Kuklinski, surnommé "The Iceman", un tueur à gages qui fut condamné pour une centaine de meurtres commandités par différentes organisations criminelles new-yorkaises. Menant une double vie pendant plus de vingt ans, ce pur modèle du rêve américain vivait auprès de sa superbe femme, Deborah Pellicotti, et de leurs enfants, tout en étant secrètement un redoutable tueur professionnel. 
Lorsqu’il fut finalement arrêté par les fédéraux en 1986, ni sa femme, ni ses filles, ni ses proches ne s’étaient douté un seul instant qu’il était un assassin. Pourquoi l’est-il devenu, et comment a-t-il réussi à continuer pendant si longtemps ?


Si le scénario est plutôt basique et didactique -- les difficultés à concilier vie de famille et vie professionnelle, même si le personnage sous ses airs de common man est dans les extrêmes permanents -- j'ai été bluffée par la performance ambigüe de Michael Shannon. D'une froideur polaire et d'un charisme à toute épreuve, il en impose tout de suite de par sa stature imposante et son regard de fou furieux. Le réalisateur dessine une silhouette sans âme, allant jusqu'à évoquer sa peur des sentiments. À part celui de Richard Kuklinski, il n’y a pas d’autres personnages. Ceux-ci n’existent pas, ou peu (comme la femme de Kulinski jouée par Winona Ryder), à peine en qualité d'électrons qui gravitent autour de lui justifiant la fin (sacrément gratinée) et les moyens. Car il faut bien l'avouer, la présence de James Franco (5 min chrono), de Chris Evans (alias Captain America, méconnaissable) ou encore de David Schwimmer (peu crédible en ganster badass) n'est due qu' au besoin d'argent pour financer le projet, Shannon n'étant pas encore assez connu. Malgré tout l'acteur à la mine patibulaire est le seul à disposer d’un espace qu'il occupe avec les immenses qualités qu'on lui connaît, avec une petite tendance à se singer lui-même – mais avec talent. 

Petite déception côté réalisation. On sent que le réalisateur répond à un cahier des charges précis, sans jamais y déroger. Il s'y est attelé avec autant de docilité que le pire des grosses productions. The Iceman ne dégage pas la moindre singularité malgré l'effort de retrouver l'esthétique et le bagou du cinema des seventies. La plupart des scènes sont tournées de nuit ou dans une semi-obscurité, donnant de jolis plans. Mais l'ensemble est plutôt assommant et tape-à l'oeil. 

The Iceman ne raconte pas autre chose que cette existence binaire d'un homme qui vit son "American Way of life" couplée à son existence de tueur à gage à fond et sans concession, avec un entêtement qui forcerait presque l'admiration. Ce grand écart ne tombe pas pour autant dans un étau qui se referme sur le personnage. Une certaine inventivité l'en empêche. On regrette seulement que ce destin si particulier ne soit pas davantage questionné...

En résumé  : A voir pour la performance de Michael Shannon...

mardi 24 avril 2012

Lisa Kudrow en psy 2.0

On l'avait perdue de vue ! Lisa Kudrow, alias Phoebe la blonde déjantée de Friends, revient enfin sur nos écrans le 15 mai avec Web Therapy (4 ans après sa création, voilà qui commençait à faire long...). C'est sur Teva dès 22h30 que va officier l'actrice qui incarne Fiona Wallice, une psy qui n'a pas une once de patience. Agacée par ses patients, la praticienne décide de passer par les nouvelles technologies afin de mettre au point une nouvelle forme de consultation. Plutôt que d'écouter leurs plaintes et leurs petits tracas dans son cabinet pendant des heures, elle les invite à se livrer devant une webcam en 3 minutes. Parmi tous ses rendez-vous, certains ont lieu avec des personnes bien connues qui jouent parfaitement leurs rôles de sujets psychologiquement désorientés à l'image de Victor Garber (Alias), Jane Lynch (Glee), Alan Cumming (X-Men, The Good Wife), Meryl Streep (La Dame de Fer) et ses anciens partenaires de Friends Courteney Cox ("recyclée" depuis dans Cougar Town) et David Schwimmer (devenu réalisateur pour Trust).
 


L'ingéniosité du concept résidait avant tout dans son format. Conçu initialement pour Internet, chaque épisode est une pastille de 3 à 10 minutes. Mais au vu de son succès sur la Toile, Showtime l’a transformée en épisodes de 30 minutes. Un succès tel qu'aux Etats-Unis une seconde saison devrait arriver. Enfin une reconnaissance individuelle pour Lisa Kudrow, dont la précédente série The Comeback en 2004, n’avait tenu qu’une saison.


samedi 10 septembre 2011

Critique : Trust : Ne faites confiance à personne (18 janvier)


Trust. L'acteur de Friends signe tout en émotion et retenue son second long-métrage, un drame policier présenté en compétition au festival.
Il est impossible de résumer David Schwimmer uniquement à Friends. Et au personnage du Dr Ross, le paléontologue fou amoureux d’une amie d’adolescence de la série-culte américaine, qui a fait les beaux jours du petit écran de 1994 à 2004. Au delà de la douceur, de la sympathie immédiate, de la simplicité qu'il dégage, on est très vite touché par l'homme. A 44 ans, le tout récent papa est mû par une sensibilité réfléchie et une profondeur dans son sujet. Après avoir fait ses premières armes de réalisateur en 2007 avec Cours toujours Dennis (comédie romantique interprétée par Simon Pegg, connu pour son « zombiesque » Shawn of the Dead), il s'attaque à un drame de société (lire interview).


De quoi ça parle ?

Une famille, des parents aimants, des adolescents qui s’épanouissent. Quand on les voit, Will et Lynn Cameron se sentent en sécurité dans leur banlieue tranquille. Chez eux, la nuit, ils dorment avec le sentiment que leurs trois enfants n‘ont rien à craindre. Lorsque Annie, 14 ans, rencontre virtuellement Charlie, un garçon de seize ans, sur forum de discussion, ses parents ne s'inquiètent pas. Ils se disent que c’est normal à son âge d’échanger grâce aux nouvelles technologies. Après plusieurs semaines de discussion en ligne, Annie se sent de plus en plus connectée, attirée et fascinée par Charlie, le seul être à la comprendre. Mais elle va réaliser peu à peu qu'il n'est pas ce qu'il prétend être…
Avec Trust l’apprenti réalisateur (comme il se définit) navigue à vue dans des eaux infestées de prédateurs. Un sujet casse-gueule tant le fond est encore tabou dont il tire des propos éclairés et non moralisateurs. Voilà qui nous
change !
 

Peut-on avoir foi et confiance en l'homme ?

L'analyse psychologique des personnages du film est d'une grande justesse. Et le résultat final est intelligemment filé, sans voyeurisme, ni pathos (tellement faciles dans ce genre de sujet…). Le prédateur sexuel (Chris Henry Coffey) qui séduit via internet une fillette de 14 ans (Liana Liberato, qui a l'âge du rôle) est manipulateur sans être lourdingue, faisant monter la pression petit à petit, tel le désir de celle qui le lit et l’écoute avec la plus grande attention. Il ment sur son âge, instaure un climat de confiance, de confidence, d'amitié. Il lui donne rendez-vous et… la viole. Tout en retenue, des images suggérées bien plus puissantes que si elles avaient été montrées. L’innocence perdue, l’adolescente continue à le défendre croyant encore à l’amour réciproque de son prince charmant.
Résultat : l’explosion d'une famille unie (Clive Owen en père empli de rage et Caterine Keener, mère compatissante). Et descente aux enfers d'une adolescente, qui oscille entre incompréhension, renfermement, rage, désespoir, dépression, déni de viol, acceptation et enfin résilience.

Un sujet que le réalisateur connaît bien étant membre du conseil d’administration de la Rape Center Treatment, une fondation qui aide les victimes de viol.
Touchant par son traitement émotionnel, révoltant parfois comme par exemple, lorsque l’un des amis du père d'Annie dit : « mais elle n’a pas été violée, elle le connaissait ». Et faisant parfois froid dans le dos lorsqu’on se rend compte à quel point Internet est insidieux et dangereux. Il instille un message de prévention, pour autant, le film ne fait pas l’apologie moralisatrice du monde sans nouvelles technologies. En espérant que ce témoignage, qui vaut ce qu’il vaut avec son enrobage fictionnel sauce grand public, fasse prendre conscience aux plus jeunes des dangers possibles des tchats sur Internet. Il est regrettable que le film soit interdit aux moins de 17 ans non accompagnés aux États-Unis...

Trust : D. Schwimmer, un réalisateur impliqué et concerné


C'est en homme averti et impliqué, mais aussi en papa concerné, que David Schwimmer, l'ex-Dr Ross Geller de la série Friends, s'est confié à TvCinephage au sujet de son second-long métrage Trust, présenté au Festival de Deauville.


(c) Marie Serre

Avez-vous senti qu'il était urgent de faire ce film au vu du danger croissant que représente Internet pour les enfants ?
J’ai voulu faire ce film pour que les parents prennent le temps de discuter avec leurs enfants, de les connaître davantage, afin qu’ils soient plus impliqués dans ce à quoi ils passent de plus en plus de temps : les écrans. Aujourd’hui, il ne suffit plus de regarder de loin ce qu’ils font sur un ordinateur. Même si les enfants savent, ou en tout cas, sont censés savoir, qu’il ne faut pas donner son adresse ou mettre des photos d’eux sur Internet, il ne faut pas se contenter de dire "je n’y comprends rien à cette technologie, je ne sais pas ce qu’est Facebook". Il faut engager la conversation pour savoir avec qui ils discutent…


Est-ce que parler de ce genre de sujet est plus facile aujourd'hui ?
Ce film a été très difficile à monter car le sujet est encore tabou. Le viol ou les attaques de prédateurs sexuels n’attirent pas les investisseurs comme le ferait un film d’action. Si le personnage du père avait tué le violeur à la fin, cela aurait plus facile (rires). On sait que le marché est plus porteur quand il s’agit de thriller ou de films avec des cascades ou des explosions. Car le public veut ce genre de film. Il n’est pas trop tourné vers les petits films dramatiques. Mais tout s'est débloqué lorsque Clive Owen a accepté le rôle.


Vous avez déclaré que vous vouliez surtout "parler" aux pères...

Effectivement. J’ai rencontré beaucoup de pères lors du processus de création. Je suis impliqué dans une fondation qui s’occupe de victimes de viol depuis 14 ans. Les hommes en général sont moins sensibles à ce sujet jusqu'à ce que cela arrive à l'un de leurs enfants. Ils ne veulent pas en parler. Les femmes y sont plus concernées et sensibles. Donc je voulais montrer aux hommes qu'un homme comme Clive Owen est un bon moyen pour eux de s’identifier à son personnage et qu'ils comprennent mieux la situation.


Comment avez-vous convaincu Clive Owen de faire le film ?
Il a lu le scénario et il s'est senti concerné par le sujet car lui même à deux filles du même âge. Et de leur possible danger sur Internet. Il a aimé le voyage intérieur du personnage, l'évolution introspective de son personnage qui se bat pour que sa fille. Il a aussi vu que je ne prenais pas parti et que ce sujet pouvait faire une bonne histoire. Mais il a aussi senti que je ne le prenais pas à la légère car j'étais impliqué dans cette fondation qui s’occupe de victimes de viol. Cela l'a convaincu du fait qu'il fallait qu'il prenne le risque. Car c'est un risque de travailler avec moi qui ne suis pas un réalisateur confirmé, et de parler d'un sujet qui peut être provocateur.


Comment vous êtes-vous impliqué dans cette fondation ? Après Friends, comment en êtes-vous venu à réaliser un drame...
Ils sont venus me voir au début pour qu'en tant qu'homme je parle de ce sujet aux hommes. Ils ont pensé qu'avec ma célébrité je pouvais faire passer le message. Et puis j'ai été tellement inspiré par les gens qui travaillaient là-bas, que j'ai voulu faire ce que je pouvais pour les aider. J'ai effectivement pensé à ce que les gens pouvaient ressentir sur le fait que je réalise un tel film. J'ai même pensé à changer de nom pour le réaliser de façon incognito, pour éviter que les gens ne viennent le voir juste par curiosité parce que je suis le réalisateur. Mais maintenant, je réalise que ce n'est pas possible. Si j'avais su je l'aurais fait...


Quelle relation aimeriez-vous créer avec votre fille (née en mai, ndlr) ?
Celle que tout père rêverait d'avoir. Je veux être présent, proche, l'encourager à être courageuse, sûre d'elle-même. Quand je pense au sujet du film, c'est ce que je veux pour elle. Et quand elle sera en âge d'aller sur Internet, tout aura changé à nouveau car les nouvelles technologies auront évolué. Mon propos est surtout de montrer à quel point les ado sont rivés à leurs écrans pendant des heures. Ils y passent tellement de temps ! Quand j'étais enfant, je m'occupais à lire, à jouer dehors, à peindre, à construire des choses. C'est important de dire qu'il n'y a pas que les écrans dans la vie. Et pour ça, je serai intraitable avec ma fille (rires).


Comment s'est passé le travail avec la jeune Liana ?
Nous avons passé beaucoup de temps ensemble, j'ai appris à la connaître et nous sommes devenus amis avant le tournage. Donc quand on a commencé à tourner, on avait une réelle complicité dans le travail. Et c'est un talent pur, elle n'a pas eu besoin que je la dirige vraiment. Mon rôle était de lui rappeler ce qu'il se passait juste avant la scène qu'on allait tourner, où on en était dans l'histoire. Et parfois, il a fallu que je la pousse un peu pour qu'elle soit plus en colère. C'est ce qu'elle a eu du mal à faire car c'est une jeune fille adorable au naturel, totalement inexpérimentée sur le plan sentimental -- elle n'a jamais embrassé un garçon. Mais sinon, tout est naturel chez elle.


Comment avez-vous tourné la scène du viol ?
Je n'ai pas eu envie d'en montrer plus. Et j'avais une ado de 14 ans devant moi donc je ne voulais pas que le film soit coupable de ce que j'étais en train de critiquer, à savoir les affiches publicitaires et le marketing sexualisé (dans lequel le personnage de Clive Owen travaille, ndlr). Je ne voulais pas tomber dans ce travers. Je voulais être respectueux car j'avais une mineur qui allait jouer cette scène. Comme je viens du théâtre, je pense que ce qu'on imagine est plus terrifiant que ce qu'on voit. L'imagination est souvent plus puissante que de tout voir.


Il y a une phrase terrible dans le film qui dit "mais... elle n'a pas été "violée", elle connaissait le type (grâce à Internet)". Est-ce une phrase que vous avez entendu souvent de la part des victimes à la fondation ?
Je suis toujours effaré par les gens qui ne comprennent pas que le viol soit un crime et qui croient que c'est un geste sans importance. N'importe quelle fille de 14 ans qui est agressée par un adulte, ne peut pas être totalement tenue pour responsable de ce qui lui arrive à cause de son âge, car elle n'est pas responsable de ses actes. C'est pourquoi nous avons des lois. Nous devons marquer une limite, choisir un âge responsable à un moment donné. Cela devient plus complexe quand un garçon et une fille de 17 et 18 ans se voient, sortent ensemble depuis un moment, et que la jeune fille tombe enceinte alors qu'elle est mineure. Et que les parents poursuivent le garçon de 18 ans pour viol. J'ai dû couper la scène, mais c'est ce qui arrive au père que Clive Owen tabasse lors du match de volley. Ils pensent que ce père qui est marqué comme "sex-offender" à vie alors qu'il est marié, qu'il a eu deux enfants depuis, est responsable comme n'importe quel autre violeur.


Est-ce que vous avez eu des témoignages directs après la sortie du film ?
Oui, après des avant-premières dans certaines villes. Quelques jeunes sont venus m'en parler alors qu'ils n'en avaient rien à dit à leurs propres parents. J'ai essayé de leur donner quelques conseils, mais c'est aux centres locaux de s'en occuper. Je ne connais pas les statistiques en France, mais une fille sur quatre et un garçon sur six sont victimes d'abus sexuels avant l'âge de 18 ans aux Etats-Unis. C'est aussi pour eux que j'ai fait le film. Ces chiffres sont tellement alarmants et finalement, il y a peu de choses de faites pour y remédier que cela m'énerve. Les gens ne sont pas à l'aise face à ce sujet. C'est pour ça que j'en ai fait un film.

Propos recueillis par Marie, à la Villa Cartier.

jeudi 25 août 2011

TvCinephages... en route pour Deauville !

TvCinephages fait ses bagages... Au revoir maillot et lunettes de soleil et bonjour pop-corn et mouchoirs en papier. La rédaction sera bientôt sur les planches du Festival du film américain de Deauville. Entre deux pâtés de sable et quelques couchers de soleil sur la mer (tout de même !), les films vont se succéder en espérant trouver la pépite qui va faire chavirer le coeur du jury (présidé cette année par Olivier Assayas).


Pour cette 37e édition, les stars ont décidé de revenir respirer l'air normand. Boudé l'année dernière, le festival voit cette année d'autres noms que les « Mignions » de Moi, moche et méchant sur les cartons d'invitation. Les organisateurs annoncent la venue de l'immense Francis Ford Coppola, de la grande Sharley McLaine, sans oublier David Schwimmer l'ex-Friend qui vient présenter son film Trust (et que j'aurais la chance d'interviewer...).

Également au programme, la venue de la belle Jessica Chastain (découverte dans Tree of life, palme d'or à Cannes 2011, et héroïne de L'affaire Rachel Singer) ou Ryan Gosling, lui aussi révélé en mai dernier dans le Drive de Nicolas Winding Refn (sortie le 5 octobre). Un film qui va particulièrement attirer mon attention. Une récompense nouvellement créée, baptisée « Prix du Nouvel Hollywood » distinguera ces deux étoiles montantes et prometteuses du cinéma d'outre-Atlantique.

En compétition, quelques pépites du dernier festival de Sundance, souvent synonyme de grands films à petit budget qui nous font chavirer le coeur et les neurones. Le troublant Take Shelter de Jeff Nichols, emmené par un Michael Shannon parano, toujours aussi bluffant (interview à venir aussi, si tout va bien), Another Earth, récompensé par le Prix spécial du jury à Sundance avec la planète Terre en double, ou encore En secret de Maryam Keshavarz qui explore la vie de deux amies dans le Téhéran d'aujourd'hui.

Une compétition sous le signe de l'adolescence sous toutes ses formes. Boutons et appareils dentaires ? Amours tumultueux et contrariés et nian-nian? On est loin des séries B américaines qui font le bonheur des samedis après-midi du petit écran. Ce sera l'occasion de partager les vacances poétiques de Jess + Moss dans la campagne du Kentucky, et celles plus agitées de Glen dans le Mississippi de The Dynamiter. Plus sombres, Trust, deuxième long-métrage de David Schwimmer s'attaque aux dangers des rencontres sur Internet : une adolescente se retrouve piégée par un criminel sexuel sous les yeux impuissant de son père (Clive Owen), tandis que Yelling To The Sky dresse le portrait d'une ado en crise interprétée par Zoë Kravitz (vue dans X-Men: Le Commencement). L'école n'est jamais bien loin des préoccupations adolescentes : Detachment dresse un portrait noir et violent du système éducatif américain (et des élèves qui en sont les premières victimes) à travers le regard d'un professeur remplaçant incarné par Adrien Brody, et on découvrira le quotidien de Terri, un ado gauche et au physique ingrat, malmené par ses camarades de classe, qui reprend goût à la vie grâce à l'aide du proviseur de son lycée (John C. Reilly). Un film qui sent bon la comédie-dramatique touchante mais pas niaise. J'ai hâte d'en interviewer le cast ! Et le voyage sur pellicule passera même par des contrées glacées avec On the ice, où deux jeunes vont se trouver face au secret d'un meurtre qu'ils ont commis (évidemment, le réalisateur est sur ma liste d'interviews...).

Hors compétition s'ajoutent les présentations en avant-première de la comédie Crazy, Stupid, Love. dans laquelle Steve Carell suit les conseils de séduction avisés de Ryan Gosling, Dark Horse de Todd Solondz (en compétition officielle à la Mostra de Venise), Restless de Gus Van Sant, Too Big to Fail qui retrace les bouleversements de l'économie américaine et mondiale en 2008 avec au casting William Hurt, James Woods, Billy Crudup et bien d'autres. Sans oublier le remake Fright Night, dans lequel le séduisant Colin Farrell va pâlir sous les traits d'un vampire.

Reste maintenant à imaginer quels seront les grands gagnants de cette nouvelle édition. Certains doivent trépigner s’imaginant déjà lever dans leur main tremblante le précieux trophée.

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