Les sorties ciné du 30/12/15

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samedi 12 mars 2016

[Avis] Midnight Special : Un drame SF ou la peur d'être parent (16/03/16)

MIDNIGHT SPECIAL


De Jeff Nichols
Avec Michael Shannon, Joel Edgerton, Kirsten Dunst, Jaeden Lieberher, Adam Driver...

Sortie : 16 mars 2016


Amber alert au Texas. La police est sur le coup. Deux hommes accompagnés d'un garçon de 8 ans dans un hôtel fuient "le Ranch". Ils deviennent les cibles d'une chasse à l'homme mobilisant même les plus hautes instances du gouvernement fédéral. Mais qui sont-ils ? Quels sont leurs liens ? Qui est cet enfant qu'ils essaient de protéger au péril de leur vie ? Leur mission : le sauver pour qu'il accomplisse son destin, qui pourrait bien changer celui du monde...

Midnight Special est définitivement un film à part, à la fois singulier et suite logique dans la carrière de son réalisateur, Jeff Nichols, après Take Shelter et Mud. Les premières minutes sont inquiétantes. Le film commence comme un polar avec son annonce d'enlèvement d'enfant diffusé à la télé; on découvre alors un homme, puis deux, et l'enfant en question, caché sous un drap, lunettes de plongée sur le nez et torche allumée dans la main, une BD de Superman sur les genoux. Il ne semble pas effrayé et pourtant, tout s'enchaîne : le départ en catimini de la chambre, le chemin parcouru sur la route tous feux éteints pour ne pas être repérés... Nichols nous met dans l'ambiance des les premières minutes et brouille les pistes. Les questions fusent dans la tête du spectateur, qui petit à petit remet les pièces du puzzle à leur place. Le thriller prend alors une nouvelle tournure plus fantastique : le père a enlevé son enfant prisonnier d'une communauté de fanatiques religieux, qui le prend pour son messie car il a des pouvoirs surnaturels.

Pour son premier film de studio, Nichols rend hommage, sans les copier, aux films du genre science-fiction des années 1980, style Spielberg en tête (E.T, Rencontres du Troisième Type) mais aussi John Carpenter (Le Village des Damnés). Il en reprend les techniques en bannissant le numérique et les effets spéciaux en post-production gigantesques à tout-va au profit de la pellicule et d'effets spéciaux mécaniques (notamment pour les lasers sortant des yeux du garçon, d'où le port des lunettes de piscine quasi-permanent). Résultat : une ambiance sombre, vintage et réaliste, et une atmosphère de malaise après la violence des apparitions brutales et rapides des éléments surnaturels, comme s'ils n'étaient qu'une illusion. Mais ces références ne vont pas jusqu'aux détails fétichistes de ses prédécesseurs. La force de la mise en scène, élégante et précise, sincère et émotionnelle, ne regarde pas vers le passé et la nostalgie. Elle embarque le spectateur du début à la fin dans un divertissement faits d'ambiguïtés et de merveilleux, comme Nichols sait si bien le faire. 

Le scénario est plus complexe qu'il n'y paraît. Comme dans Take Shelter, le spectateur passe son temps à se poser des questions, savoir si telle chose est du lard ou du cochon, si le héros n'est pas en plein délire parano. Le cinéaste adore jouer avec nos nerfs et nous laisser démêler le vrai du faux, et décider de ce qui l'est ou non. On ne peut qu'imaginer les liens historiques entres les personnages, le but réel de la secte, les raisons de la séparation des parents du gamin, pourquoi tout à coup, l'un des employés de la NSA les croient et les aident...

"J'aime me faire du souci pour toi. Je me ferai toujours du soucis pour toi. C'est comme ça!"


Malgré les effets d'optique et les clins d'œil cinéphiles, le réalisateur garde sa marque de fabrique. Il filme les corps au plus près et réalise une œuvre très personnelle. Dans Take Shelter, il mettait en scène un père parano ayant peur pour sa famille de l'arrivée la fin du monde. Le réalisateur étant devenu père entre temps, Midnight Spécial la continuité logique de ses peurs domestiques. Il traite l'impuissance d'un homme, dont la cellule familiale est menacée par des forces extérieures incontrôlables et qu'on ne peut pas vraiment fuir, face au destin tracé et inévitable de son enfant. Le réalisateur admet avoir réalisé que de quelque manière qu'il élèvera son enfant, quoiqu'il fasse pour le protéger, son gamin évoluera selon sa volonté propre. Dur dur d'être parent ! 

Les personnages sont également typiques du cinéma de Jeff Nichols : des  hommes criminels par nécessité mis au ban par une autorité, une mère éthérée qui ne prend toute sa place qu'en présence de son fils aux agissements étranges  un employé de la NSA fraîchement débarqué sur l'affaire reprenant le point de vue du spectateur (un peu perdu), un père sur-protecteur devenu l'extension cinématographique de son cinéaste. Et quel autre choix que de donner le rôle du père à Michael Shannon, acteur fétiche et père angoissé évident dans l'univers de Nichols ?! Son visage atypique et sa présence à l'écran n'ont pas besoin d'artifices pour exister. L'acteur, souvent retenu pour jouer des méchants de par son regard troublant, a ici un faciès inexpressif à dessin, donnant à son rôle une puissance surnaturelle supplémentaire (surtout lors du dernier plan... à ne pas manquer !). Le jeune Jayden Lieberher est tout aussi singulier et étonnant. Son rôle d'enfant "unique" ayant grandi plus vite malgré lui et sa façon de parler très mature lui confère une place d'adulte parmi les adultes. Nichols rendrait-il hommage à Spielberg traumatisé par sa solitude et sa singularité, et désireux d'imposer sa particularité ? Ou en réalisateur prodige (37 ans seulement), parlerait-il de lui comme celui qui pourrait faire avancer le monde, à défaut de le changer ? 

En résumé : Midnight Special est intense et captivant. Il fait régner la poésie et le mystère de son titre, inspiré d'une chanson rock de Creedence Clearwater Revival. Une oeuvre déchirante et ambitieuse se lisant sur plusieurs niveaux dont on ressort avec une foultitude de questions, mais dont nous seuls avons les réponses.

mardi 30 avril 2013

Sorties 01/05/13 : Qu'y a-t-il en salles aujourd'hui ?

Mud - Sur les rives du Mississippi de Jeff Nichols (USA, 2H10) avec Matthew McConaughey, Tye Sheridan, Jacob Lofland (CRITIQUE ICI)
Attendu sur les écrans depuis le dernier festival de Cannes, Mud filme l'amour déraisonnable dans les bras du Mississippi, capté au ras des mangroves dans le sillage de Mark Twain. Né en Arkansas, ancien étudiant de Caroline du Nord aujourd'hui installé à Austin, Texas, Jeff Nichols est un vrai gars du Sud, attaché à cette région des Etats-Unis qui engendra tant d'écrivains et de musiciens. Deux garçons de 14 ans, Ellis et Neckbone, copains de pêche, de virée et d'apprentissage du monde, en vadrouille dans les bras du Mississippi, découvrent un vagabond sur un îlot, au pied d'un bateau accroché aux branches. L'homme, un fugitif superstitieux appelé Mud (boue en anglais), porte un serpent tatoué sur un bras et une chemise porte-bonheur pour tout viatique en attendant sa blonde.

Stoker de Park Chan-wook (USA/Grande-Bretagne, 1H40) avec Nicole Kidman, Mia Wasikowska, Matthew Goode, David Alford (CRITIQUE ICI)
Avec Stoker, thriller implacable au puissant lyrisme visuel, le cinéaste coréen Park Chan-Wook réalise son premier long métrage américain, avec Nicole Kidman, mêlant une esthétique et une violence éclatantes à une très forte tension émotionnelle. Le film est porté par ses acteurs qui forment un trio familial mystérieux, érotique, aussi désarmant que diabolique, les Stoker. Leurs liens, troubles, vont être révélés et éprouvés tout au long d'un espace-temps compressé dans lequel le réalisateur trompe sans cesse le spectateur, l'amenant dans la part la plus sombre de ses protagonistes, imprévisibles.

Le Coeur a ses raisons de Rama Burshtein (Israël, 1H30) avec Hadas Yaron, Yiftach Klein, Irit Sheleg 
Une chronique familiale dans le quotidien méconnu pour de nombreux Israéliens et occidentaux, des hommes et des femmes de la communauté harédi, ultra orthodoxe, de Tel Aviv. L'histoire est celle de Shira, 18 ans, qui rêve de mariage mais tout bascule quand Esther, sa soeur aînée meurt en couches. Yochay, son mari, ne peut rester seul avec le bébé.
La Fleur de l'âge de Nick Quinn (France, 1H23) avec Pierre Arditi, Jean-Pierre Marielle, Julie Ferrier 
Gaspard Dassonville a 63 ans. Producteur de télévision réputé, il accumule les compagnes trentenaires et s'obstine à ignorer tout signe de vieillissement. Mais le grand âge lui tombe dessus avec fracas : Gaspard est contraint d'accueillir chez lui son père Hubert, devenu dépendant.

I want your love de Travis Mathews (USA, 1H11, interdit aux -16 ans, avertissement publics sensibles) avec Jesse Metzger, Keith McDonald, Jorge Rodolfo
Après plusieurs années passées à profiter de la vie à San Francisco, Jesse, un jeune gay, s'apprête à retourner dans son Midwest natal. Lors de son dernier week-end en ville, ses amis, colocataires et ex-amants organisent une soirée de départ, qui l'entraine dans des sentiments doux-amers. Tiraillé entre ses ambitions artistiques et le besoin de gagner sa vie, il est forcé de concevoir différemment le fait d'être un artiste, un homosexuel et un adulte.

Denis de Lionel Bailliu (France, 1H25) avec Fabrice Eboué, Jean-Paul Rouve, Audrey Dana
Par deux fois, Vincent a cru rencontrer la femme de sa vie. Par deux fois, elles l'ont quitté pour le même homme...
Jurassic Park 3D de Steven Spielberg (USA, 2H02, nouvelle sortie en 3D) avec Sam Neill, Jeff Goldblum, Laura Dern
Le milliardaire John Hammond décide de se lancer dans le "clonage" de dinosaures dans le but de créer un parc zoologique. Mais c'était sans compter la cupidité et la malveillance de l'informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l'île.

Upside down de Juan Solanas (Canada/France, 1H45) avec Jim Sturgess, Kirsten Dunst, Timothy Spall
Dans un univers extraordinaire vit un jeune homme ordinaire, Adam, qui tente de joindre les deux bouts dans un monde détruit par la guerre. Tout en luttant, il est hanté par le souvenir d'une jeune fille venant d'un monde d'abondance : Eden.
Evil Dead de Fede Alvarez (USA, 1H20, épouvante/horreur, film interdit aux - 16 ans) avec Jane Levy, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci
Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions. Pour réussir à se sevrer, elle demande à son frère et des amis d'enfance de l'accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois.

Mohamed Dubois de Ernesto Ona (France, 1H32) avec Eric Judor, Sabrina Ouazani, Youssef Hajdi
Héritier de la banque Berthier, Arnaud Dubois a plutôt une tête à se prénommer ... Mohamed. Suite à une dispute avec son père, il décide de quitter le nid douillet du Vésinet.
Les Yeux Fermés de Jessica Palud (France, 1H27) avec Simon Buret, Linh-Dan Pham, Olivier Chenille
Après neuf ans d'absence, à la suite d'un grave accident, Pierre retourne dans la maison familiale, à l'âge de 26 ans. Avec l'aide de Claire, jeune infirmière avec qui il s'est lié d'amitié durant ces dernières années et grâce à des rencontres qui ont chacune leurs blessures et leurs joies, Pierre va réapprendre à vivre à travers ses yeux d'enfant.

Entrée du personnel de Manuela Fresil (France, 59 min, docu) avec Florence Muller, Emilie de Preissac 
"Le premier jour, c'est un choc. C'est la cadence de tuerie qui fait que c'est violent. C'est pan, pan pan, ça s'arrête pas, c'est une bête qui meurt toutes les minutes", raconte Serge dans Entrée du personnel, tourné dans des grands abattoirs industriels de  la côte ouest de la France. Le film a été réalisé à partir des récits de vie des salariés. En voix off, ils racontent l'intensification des tâches : trancher la viande, découper, désosser, ficeler, mettre en barquette ou étiqueter. Ils racontent la mort des bêtes et aussi la déshumanisation des usines.

The Lebanese Rocket Society de Joana Hadjithomas, Khalil Joreige (France/Liban/Qatar, 1H35, docu)
Au début des années 60, durant la guerre froide et au temps du panarabisme, un groupe d'étudiants et de chercheurs libanais se lance dans la course vers l'espace et crée la Lebanese Rocket Society pour la conquête de l'espace.

Orléans de Virgil Vernier (France, 58 minutes) avec Andréa Brusque, Julia Auchynnikava, Hélène Chevallier
Orléans, année 2011. Joane et Sylvia ont vingt ans, elles travaillent comme danseuses dans un club de strip-tease à la sortie de la ville. Dans le centre, c'est la période des célébrations de Jeanne d'Arc. Les deux filles vont se retrouver plongées au milieu de ces étranges festivités.
L'Intervallo de Leonardo Di Costanzo (Italie/Suisse, 1H30) avec Carmine Paternoster, Salvatore Ruocco, Antonio Buíl
Dans un immense bâtiment désaffecté d'un quartier populaire de Naples, Salvatore, un adolescent timide et mal dans sa peau, est contraint par des boss de la Camorra de surveiller Veronica, une jeune fille effrontée. Il ignore totalement les raisons de cette détention. Au cours de la journée, la relation entre les deux adolescents évolue.

Pari(s) d'exil de Zirek (France, 1H10) avec Zirek, Simon Cohen, Gurgun Argan
Zîrek est un kurde de Turquie. Apatride à Paris depuis plus d'un quart de siècle, il a fait la promesse à son père de lui envoyer son petit-fils sur sa terre natale où il ne peut plus aller. Ce voyage de cinq jours au Kurdistan va raviver ses souvenirs et ses angoisses. Par téléphone, il suivra mentalement les pas de son fils, partagé entre le bonheur de redécouvrir à travers lui son pays et ses coutumes, et l'inquiétude que constitue ce périple dans une région encore soumise au couvre feu.

Micmac Masters de Nalan Kumarasamy (Inde, 2H05) avec Vijay Sethupathi, Sanchita Shetty
L'argent, c'est tout ce qui compte, qu'on soit pauvre ou riche. D'ailleurs, Das, sa femme Shalu et ses amies veulent monter un coup et s'en sortir pour de bon.

(avec AFP)

lundi 15 octobre 2012

Critique : Bachelorette : Les filles se lâchent... (17/10/12)

BACHELORETTE
De Leslye Headland
Avec Kirsten Dunst, Lizzy Caplan, Rebel Wilson, Isla Fisher, Adam Scott, James Marsden...

Trois trentenaires amies depuis le lycée, à la réputation de fêtardes plutôt canons mais célibataires, se retrouvent à l'occasion du mariage de la quatrième de la bande... qu'elles prenaient régulièrement pour cible lorsqu'elles étaient plus jeunes à cause de son surpoids. Elles n'en reviennent toujours pas que celle qui était surnommée "la truie" se marie avant elles, avec en plus, le gendre idéal. Mais les voilà nommées demoiselles d'honneur. La veille de la cérémonie, après quelques verres et quelques grammes de poudre de trop, elles déchirent accidentellement la robe de la future mariée. Commence alors un compte à rebours pour réparer la-dite robe en quelques heures et recoller (tous) les morceaux d'une vie faite de frustrations.

La godiche, la coincée et la nympho


© Mars Distribution
Si la comparaison avec Mes meilleures amies de Paul Feig est inévitable de par le point de départ de l'histoire - le rassemblement de copines à l'occasion des noces de l'une d'entre elles - le résultat est tout de même bien moins drôle. Il est vrai que la caution Judd Apatow dans le premier a laissé des traces (scatho)... Si le film de Paul Feig fonçait tête baissée dans l'humour gras qui tache mais assumé, Bachelorette nous embarque dans une atmosphère particulière où malgré la comédie le mal être est palpable. Dommage que la psychologie des personnages, finalement assez communs, n'ait pas été davantage creusée. 

© Mars Distribution
Leslye Headland dresse le portrait d'une génération incapables de vivre une histoire d'amour, où les femmes sont vues comme le sexe faible, en plus d'être irresponsables, légères mais cruelles, irritables, inaptes à prendre une décision ferme et définitive. Regan (Kirsten Dunst) est devenue "une femme comme il faut" après des tas de sacrifices mais bégueule, engoncée dans une vie trop étriquée pour vivre des rêves. Gena (Lizzy Caplan) est une amoureuse déçue, abîmée par son passé et incapable de se projeter dans l'avenir. Et Katie (Isla Fischer) est une poupée écervelée sans aucun amour propre qui pense que coucher c'est aimer. Même entre elles, ce qu'elles appellent "amitié" a des relents d'hypocrisie et de jalousie mal dissimulée. S'il y en a une qui, par solidarité, consent à tenir les cheveux de la malade au-dessus du caniveau (et on compatit..), il en est d'autres qui ne se privent pas de casser du sucre sur le dos des autres.
© Mars Distribution
Le tableau n'est pas plus reluisant pour les hommes dépeints comme puérils, frivoles et futiles, qui usent et abusent de la gente féminine ou qui, au contraire, en espèrent beaucoup trop et finissent par se prendre les pieds dans le tapis... l'air benêt.


© Mars Distribution
Dans une ambiance hystérique des préparatifs de cérémonie, les scénaristes de Bachelorette ont davantage misé sur le côté provocation (qui avait plutôt bien fonctionner dans Mes meilleures amies), sortant l'artillerie lourdingue de la vulgarité à tout-va, des bons mots à tout prix et des gags de situation pas forcément drôles. Le résultat vogue entre feux d'artifice et gueule de bois. L'ensemble peut se voir comme un hommage à la cohésion féminine où des filles paumées, survivant en jouant les garces qui se démolissent toutes seules avant de démolir les autres, finissent par trouver à quoi tient le bonheur et essaient de s'en rapprocher de façon maladroite et grossière. 

© Mars Distribution
Si les grosses ficelles sont de sortie, il faut quand même souligner l'excellente prestation des actrices, en particulier celle de Lizzy Caplan. Cette trentenaire au succès discret malgré le ras de marée Cloverfield trace gentiment son chemin dans le monde de la comédie, surtout côté séries (Children Hospital, Party Down). En jouant la copine légèrement nympho dans Bachelorette, elle impose un style éclatant de fraîcheur, même en se lançant dans un monologue inspiré sur la fellation face à un inconnu dans un avion. Impassible mais rieuse, elle a ce charme piquant et craquant des actrices qui ont roulé leur bosse sans pour autant être blasée. Un plaisir de plus ? Voir Kirsten Dunst (surnommée "face de pute") se dévergonder à coup de vomi sur la robe et de petit coup vite fait dans l'ascenseur après le très sérieux et déroutant Melancholia.

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