Les sorties ciné du 30/12/15

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dimanche 31 janvier 2016

[Avis] Brooklyn : Entre (eux) deux mon cœur balance (09/03/16)

BROOKLYN

De John Crowley (d'après le roman de Colm Toibin)
Avec Saoirse Ronan, Dohmnall Gleeson, Emory Cohen, Jim Broadbent, Julie Walters

Sortie le 9 mars 2016


Dans les années 1950. Eilis est une jeune femme irlandaise discrète, serviable, aimante et "comme il faut". Elle aime sa famille et son pays mais elle est attirée par une vie plus tumultueuse de l'autre côté de l'Atlantique. Grâce à une connaissance, elle finit par faire ses valises et faire la traversée. À New York, l'attendent travail, logement et... de nouvelles aventures ! Son mal du pays s'envole lorsqu'elle rencontre Tony, une jeune plombier italien qui n'a d'yeux que pour elle. Mais une mauvaise nouvelle vient troubler son bonheur. Ellis est obligée de retourner dans son Irlande natale. Là-bas, elle se retrouve tirailler entre sa nouvelle vie et son passé, écartelée entre deux pays, et deux soupirants.

Il est des films comme Brooklyn qui suspend le temps pour laisser place à une parenthèse amoureuse aux couleurs pastel, où les sentiments résonnent dans une narration douce, sans pour autant tomber dans la bluette sans intérêt. John Crowley (Boy A, Closed Circuit) étonne par son choix. Il signe ici une réalisation au classicisme délicat, très légèrement surannée mais qui ne sent pas la naphtaline. Une histoire d'amour où une femme partagée entre deux hommes et deux pays n'a pas la palme de l'originalité, mais le charme opère malgré tout. 
La mise en scène est sobre et minimaliste ce qui lui évite de tomber dans la facilité du tire-larme, son scénario d'une puissance romanesque évite les gros clichés bien lourdauds, et sa photographie nous embarque dans un univers rétro tout droit sorti des magazines féminins de l'époque.
Quant aux interprètes, ils sont mignons à croquer. Chacun dans leur style. Domhnall Gleeson et Emory Cohen ont tous deux un charme bien à eux et désarmants, transpirant la gentillesse et de sentiments bienveillants pour leur belle. Saoirse Ronan n'a pas volé sa nomination aux Oscars. Son interprétation toute en retenue la rend fragile et attachante sans pour autant la transformer en midinette en détresse des années 1950. Elle dose et dégage ce qu'il faut d'égarement, de confusion et d'impertinence pour faire d'Eilis une héroïne délicate passant de l'enfance à l'âge adulte.


En résumé : un joli film d'amour classique et délicieux, qui fera balancer les cœurs des spectateurs les plus tendres comme celui de son héroïne, sans pour autant tomber dans le sentimentalisme à deux sous.

 

jeudi 18 avril 2013

Byzantium : nouvelle bande annonce au sang frais

Après de premières images prometteuses, une nouvelle bande-annonce bien plus longue de Byzantium, le prochain long métrage de Neil Jordan (Entretien avec un vampire) vient d'être dévoilée. On y retrouve Gemma Arterton et Saoirse Ronan dans la peau de deux vampires.
Un petit rappel : ce film retrace l'histoire d'une mère et de sa fille qui vont se faire passer pour deux sœurs afin d'attirer les hommes dans leurs crocs.
Si la sortie du long métrage est prévue pour le 3 mai prochain en Grande-Bretagne, aucune date n'a été fixée pour la France.

dimanche 14 avril 2013

Critique : Les Âmes Vagabondes : Schizophrénie et amours contrariées au menu (17/04/13)



LES ÂMES VAGABONDES

De Andrew Niccol
Avec Saoirse Ronan, Max Irons, Jake Abel, Diane Kruger, William Hurt...


Une fois n'est pas coutume, la planète va devoir faire face à une invasion extra-terrestre (sic). Mais cette fois-ci, en plus de conquérir du terrain en envahissant les planètes les unes après les autres, les "méchants aliens" envahissent le corps des humains. Confortablement installés en tant que "nouvelle âme" chez leurs hôtes, ils prennent petit à petit le contrôle de toute l'humanité pour en faire un monde parfait et pacifique. Bien évidemment, une jeune fille refuse de se laisser faire. Répondant au doux nom de Melanie Stryder, elle fait partie du dernier bastion d'hommes 100% humains qui font tout pour ne pas se laisser "contaminer" et voir leur esprit "disparaître"au profit des âmes envahissantes. Sa méthode ? Elle se raccroche de toutes ses forces à l'image de l'homme qu'elle aime et de celle de son petit frère en poussant son âme parasite (plus tard appelée Gaby) à les rechercher. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu : les deux "jeunes femmes" vont être poursuivie par une "traqueuse" à la recherche d'informations sur le groupe d'hommes restants. Toutes deux fugitives, elles vont rejoindre le noyau dur de la résistance, se lier d'amitié mais... ne tomberont pas amoureuses du même homme. Un brin schizophrène, vous dites ? 


© Metropolitan FilmExportSi Stephenie Meyer (auteure du roman à l'origine de ce film) est connue pour avoir écrit la sirupeuse saga Twilight -- et ses fameux vampires qui brillent au Soleil -- elle récidive ici avec un roman plus adulte. Enfin, adulescent, dirons-nous. Il semble tout de même qu'elle n'est pas eu envie de se défaire d'une recette qui l'a rendue multi-millionnaire : un triangle amoureux inter-espèce (devenu "carré" dans cette nouvelle œuvre) dont les amours sont contrariées par un ennemi, qu'il va devoir affronter pour assurer sa survie. Rien de bien révolutionnaire en somme, si ce n'est l'invasion de l'esprit de l'héroïne, qui se transforme en bataille mentale permanente avec elle-même, façon Dr Jekyll et Mr Hyde. Bien trouvé, surtout quand il s'agit de décortiquer les émotions adolescentes souvent contradictoires. 
Là où Twilight pêchait dans les atermoiements sans fin de Bella, marqués par de longs regards langoureux échangés avec Edward, la voix "intérieure" de Mélanie (voix-off de l'actrice) permet d'entendre l'esprit rebelle se faire entendre alors qu'elle est coincé dans un corps qui n'est pas le sien. Belle image du mal-être adolescent... mais concrètement, Mélanie/Gaby est un être totalement schizo ! Et pour le retranscrire, on dit "merci" à la magie du son et de l'image. Car le cinéma permet de retranscrire avec fluidité, ce que sa version papier alourdit en devenant parfois incompréhensible, car on finit par ne plus savoir qui s'adresse à l'autre. 

"Est-ce que Mélanie est toujours à l'intérieur ?"

© Concorde Filmverleih GmbHLe réalisateur Andrew Niccol a pris le parti de rester fidèle au roman, tout en réadaptant certaines scènes (probablement pour des raisons techniques) et en en supprimant d'autres (pas facile de résumer 700 pages en 2h...). Sans vouloir faire une étude comparée minutieuse, il est évident que le cinéaste a allégé le contenu en terme de violence physique et morale pour être plus grand public. Car si page après page, l'héroïne est confrontée à un monde humain fait de violence crue (Gaby est insultée et se prend de méchantes baignes pendant les 400 premières pages, et est victime d'une tentative de meurtre terrible), où le mépris vire au dégoût (Gaby est détestée par les résistants, et même par l'homme qu'elle aime la majeure partie du livre), le film l'effleure et préfère se concentrer sur la romance vécue (physiquement) à quatre. Serait-ce une façon de partager des pulsions refoulées ou un fantasme à demi-inavoué de l'auteure, qui a confessé adorer la saga Fifty Shades of Grey ? Pardon pour la digression...

© Metropolitan FilmExport
On sent que Niccol a voulu se concentrer sur "l'humain" et ses émotions plutôt que sur l'aspect science fiction. Malheureusement, comme dans le livre, il ne se passe pas grand chose et les enjeux sont quasi-inexistants. Mis à part quelques scènes dites d'action pour meubler (le passage éclair à la pharmacie, le raid pour trouver de la nourriture transformé en course-poursuite avec la "traqueuse"...), on reste dans la grotte avec les résistants et on attend désespérément que ça passe. Et ce n'est pas les incursions répétées de la traqueuse (jouée par Diane Kruger) aux méthodes un tantinet bourrines (bravo le pacifisme défendu par les aliens ! Paie ta cohérence !) qui change vraiment la donne. N'apportant rien d'innovant par rapport au matériaux initial, Andrew Niccol aurait-il succomber aux sirènes des producteurs en jouant le yes-man de base ? Repose en paix cher réalisateur...

© Metropolitan FilmExportEsthétiquement, le film tient ses promesses. Les deux "mondes" sont bien délimités avec des paysages désertiques à couper le souffle, et des bureaux et autres constructions "alien"au style épuré (qui ne sont pas sans rappeler ceux de Bienvenue à Gattaca). Petit bémol pour les grottes, qui ne font pas plus illusion qu'un sapin de Noël en plastique. Mais on finit par l'accepter, comme les lentilles luminescentes des "âmes" et les grosses cylindrées chromées des traqueurs... un poil too much (à mon goût) !

© Metropolitan FilmExportMalgré une histoire incohérente au dénouement abracadabrantesque et une romance qui fait sourire (encore ces plans avec les amoureux au coucher du soleil, ou qui s'embrassent sous la pluie...), on finit par adhérer... mollement. Tout d'abord grâce au jeu de Saoirse Ronan (Hanna, Lovely Bones), irréprochable dans son rôle. Max Irons (découvert dans le navrant Chaperon Rouge) et Jake Abel (qu'on reverra sous peu dans Percy Jackson - la mer des monstres) en amoureux transis n'ont pas un charisme de folie et doivent compter sur leur (jolis ?) minois pour séduire.

En résumé : Qui contrôle l'esprit d'Andrew Niccol pour qu'il soit tombé bien bas ? Ces Âmes Vagabondes manquent de chaleur et d'enjeux, et finissent en histoire d'amour banale qui s'étire sur deux longues heures. J'avais espéré à l'annonce du réalisateur, me voilà déçue. Et dire qu'une suite est déjà en chantier !

samedi 2 février 2013

Byzantium : les premières images prometteuses (malgré les mauvaises critiques)

On croyait le règne des vampires terminé avec la fin de Twilight et l'arrivée de nombreux aspirants-remplaçants (Sublimes Créatures, Warm Bodies, La Cité des Ténèbres, Les Âmes vagabondes, Seventh Son), mais Byzantium renoue avec le genre grâce au maître du genre : Neil Jordan, qui avait signé l'incroyable Entretien avec un vampire (1994). Réalisateur de nombreuses pépites (Breakfast on Pluto, The Crying game, La compagnie des loups), Jordan a présenté Byzantium au dernier Festival de Toronto, et on est impatient d'en voir davantage, malgré les critiques mitigées des festivaliers (trouvant le scénario trop confus). 
Les raisons ? D'abord, le thème. Et qui de mieux placé que celui à l'origine du magnifique duo homo-érotique Cruise/Pitt pour mettre en valeur celui du non moins sexy Gemma Aterton/Saoirse Ronan ?
Les reste du casting n'est pas mal non plus : Caleb Landry Jones, Jonny Lee Miller et Sam Riley...

Ensuite, à voir les premières images, l'ambiance mortifère et les dialogues mordants ("Kiss me. Why ? To celebrate my wickedness") nous donne un aperçu de l'esthétique léchée du film. On y voit Clara (Gemma Arterton) une jeune femme de petite vertu et sa protégée, la timide Eleanor (Saoirse Ronan), hanter une ville côtière anglaise spectrale. Leur secret : elles sont toutes les deux des vampires bicentenaires, et sont traquées par la Fraternité des suceurs de sang. Clara est aussi la cible de visions lui dévoilant les secrets de son passé... Le genre est assez éculé depuis Blade, True Blood, Twilight. Et les distributeurs l'ont bien compris : aucune date de sortie n'est prévue en France pour le moment. Seuls les Britanniques découvriront Byzantium sur leurs écrans le 3 mai 2013. Mauvais présage ?



Eleanor et Clara, deux mystérieuses jeunes femmes, fuient la scène d’un crime violent. Fauchées, elles tentent de trouver de l’argent, tout en se réfugiant dans un complexe hôtelier du bord de mer. Clara, pragmatique, vend son corps. Elle rencontre bientôt le timide et solitaire Noel, qui lui offre un toit dans sa maison d’hôte nommée Byzantium. Clara transforme les lieux en bordel. 


Pendant ce temps, Eleanor rencontre Frank (Caleb Landry Jones), qui va la pousser à dire la vérité sur son identité et son existence. Elle lui raconte alors qu’elle est née en 1804 et que Clara est en fait sa mère. Elle lui explique ce paradoxe (elle n’a que 16 ans) en lui confessant que pour rester en vie, elle doit boire du sang humain, tout comme sa mère. Dans la petite ville, des gens se mettent à mourir. Le passé des deux jeunes femmes les rattrape alors, avec des conséquences ahurissantes. 

mardi 13 novembre 2012

Les âmes vagabondes : les premières images

Quand y'en a plus, y'en a encore ! Si la saga Twilight se termine demain avec la sortie du dernier volet au cinéma, les écrits de Stephenie Meyer reviennent sur grand écran au printemps prochain avec Les Âmes vagabondes (The Host, en VO). Une nouvelle bande annonce vient de faire son apparition sur la Toile qui nous en dit un peu plus, voire beaucoup !

Au menu, des images léchées (normal, c'est Andrew Niccol derrière la caméra, alias Monsieur Bienvenue à Gattaca et Time Out...), des personnages principaux mignons tout plein (Saoirse Ronan vue dans Hanna et Lovely Bones, et Max Irons, découvert dans Le Chaperon rouge) pour une histoire d'amour atypique (encore !), le tout monté sur la sublime musique du groupe Imagine Dragons, Radioactive. Sans oublier le reste du casting : Diane Kruger, Jake Abel, William Hurt. Que du bon... pour le moment.


De quoi ça parle ?
Une fois n'est pas coutume, la planète va devoir faire face à une invasion extra-terrestre (sic). Mais cette fois-ci, au lieu de conquérir du terrain, les méchants "hommes verts" envahissent le corps humain. Confortablement installés en tant que "nouvelle âme" chez leurs hôtes, ils prennent petit à petit le contrôle de toute l'humanité. Bien évidemment, une jeune fille refuse de se laisser faire. Melanie Stryder fait tout pour ne pas se laisser contaminer et "disparaître": elle se raccroche de toutes ses forces à l'image de l'homme qu'elle aime en poussant son parasite qui l'habite à le rechercher.

Sortie en France le 17 avril prochain.

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