Les sorties ciné du 30/12/15

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vendredi 21 février 2014

[Critique] Un été à Osage County : réunion de famille orageuse (26/02/14)

UN ÉTÉ À OSAGE COUNTY

De John Wells
Avec Meryl Streep, Julia Roberts, Ewan McGregor, Chris Cooper, Juliette Lewis, Benedict Cumberbatch, Abigail Breslin, Margo Martindale, Dermot Mulroney, Julianne Nicholson, Sam Sheperd…

Sortie le 26 février 2014

Après la disparition de leur père, trois sœurs se retrouvent dans la maison familiale, perdue au milieu des plaines d'Oklahoma, pour soutenir leur mère malade, paranoïaque, lunatique et impossible à vivre. Ayant emprunté des chemins opposés, toutes ne s'étaient pas vues depuis quelques années, et ont peu de choses en commun. Mais de nouveau réunies, elles vont vivre avec le reste de la famille, venue pour l'occasion, des retrouvailles douloureuses et mouvementées où des secrets vont être enfin dévoilés…


© Tobis Film"On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille", chantait Maxime Le Forestier il y a quelques années. La famille… c'est ce vaste sujet, souvent bien compliqué, qu'a choisi d'explorer  Tracy Letts, auteur de la pièce dont est tiré Un été à Osage County. Après un triomphe à Broadway (et un Tony award), la lauréate du Prix Pullitzer (rien que ça !) a adapte sa pièce et écrit le scénario. On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même… Elle parle de la manière dont nous rions avec nos proches de situations tragiques, et de la manière dont nous nous faisons du mal plus ou moins consciemment, tout en étant toujours présents les uns pour les autres. 
© Wild Bunch DistributionEn voyant le film de John Wells, on pourra penser à Another Happy Day de par le schéma scénaristique classique "réunion de famille après la disparition du patriarche et déballage des vérités autour d'un repas", ou encore à Festen ou à Le prénom. Une tradition dans la littérature américaine, d'autant plus au théâtre. On aurait pu craindre que le passage de la scène à la pellicule renforce une impression de huis-clos suffocant, avec une unité de lieu ennuyeuse. Mais il n'en est rien. Le scénario laisse des bouffées d'air entre deux scènes de prise de bec, assurées par un casting en grande forme.

Forte de l'accueil de la pièce et de la drôlerie de certaines scènes, la brochette d'acteurs principaux, aussi éclectique que bourrés de talents, n'a pas eu de mal à s'engager auprès du cinéaste (plutôt habitué à la production executive), et de son producteur, George Clooney. Ils nous offrent une performance haute en couleurs et plutôt réaliste, même si ses personnages sont un peu trop stéréotypés. 

© Tobis FilmMeryl Streep est parfaits en mère acariâtre, plus accro à ses pilules qu'à ses propres filles. Un rôle à part, hors normes, comme elle en a désormais l'habitude (et qui lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars). Mais en face, ses consœurs ne sont pas en reste. On redécouvre une Julia Roberts au jeu d'une grande qualité. Passionnée, mais mal dans ses baskets, jolie mais qui se laisse un peu aller, et qui n'accepte pas sa récente séparation. Une prestation qui lui vaut aussi une nomination aux Oscars, en tant que second rôle. Juliette Lewis (Tueurs nés) joue toujours aussi bien les désaxées, petite cervelle en quête de l'amour mais misant sur le mauvais cheval. Et que dire de Benedict Cumberbatch… ce caméléon aux milles visages. On le pense d'abord peu perdu au milieu de tout ce joyeux bordel, et finalement, il apporte une dose de fragilité et de sensibilité qu'on lui a rarement vue. Bien loin de son personnage esclavagiste dans 12 Years a Slave ou du cynique peroxydé Julian Assange dans Le Cinquième pouvoir.
Seul point noir de cette "dramédie", son côté hystérique où les secrets finissent par s'additionner comme des couches d'oignon interminables, donnant à la fin un côté totalement rocambolesque, voire poussée jusqu'au ridicule. La scène du diner (la plus jouissive, mais aussi la plus décevante) finit par agacer.

En résumé : le portrait d'une famille en crise comme on en voit souvent, une touche d'hystérie en plus. 


jeudi 9 mai 2013

La Stratégie Ender : une nouvelle Guerre des Etoiles pour ado ?

Une nouvelle fois la littérature de science-fiction vient au secours du cinéma américain. La Stratégie Ender, premier tome d'une saga de 12 romans écrits par Orson Card en 1985 (et récompensé par le prestigieux prix Hugo), arrivera sur les écrans le 6 novembre 2013. Une première bande annonce vient d'être mise en ligne par Summit Entertainment. Et on peut dire qu'elle donne envie d'en voir davantage !

Au fait... de quoi ça parle ? 
Dans un futur proche, une espèce extraterrestre en forme d'insecte et hostile nommée les Formics (ou Doryphores en VF), ont attaqué la Terre. Sans l’héroïsme de Mazer Rackham (Ben Kingsley), le commandant de la Flotte Internationale, le combat aurait été perdu.
Depuis, le très respecté colonel Graff (Harrison Ford) et les forces militaires terriennes entraînent les meilleurs jeunes esprits dans une école située en orbite. Son but ? Former des officiers émérites. Mais des soldats courageux et surentraînés ne valent pas grand chose sans leader. Qui dans leurs rangs sera celui qui contrera la prochaine attaque ?
©2013 Summit EntertainmentSans hésiter, il choisit Ender Wiggin (Asa Butterfield), un garçon timide mais doté d’une exceptionnelle intelligence tactique, pour rejoindre l’élite. A l’académie, Ender subit un entraînement de choc aux côtés de Petra (Hailee Steinfeld). Il apprend rapidement à maîtriser des manœuvres militaires de plus en plus difficiles où son sens de la stratégie fait merveille. Graff ne tarde pas à le considérer comme le meilleur élément et le plus grand espoir de l’humanité. Il ne lui manque plus qu’à être formé par Mazer Rackham lui-même, pour pouvoir commander la Flotte lors de la bataille ultime qui décidera du sort de la Terre.


©2013 Summit Entertainment
Si ce premier trailer est un peu avare en images (on n'en veut toujours plus...), il montre tout de même l'essentiel : rythme effréné pour combats aériens et frontaux, un monde spatial de SF riche avec des mouvements de vaisseaux éblouissants de fluidité, un casting "adulte" qui semble tenir la route : Ben "The Mandarin" Kingsley, Viola Davis (Sublimes Créatures) et Harrison "Dr Jones" Ford, s'il-vous-plaît !), accompagnés de jeunes talents au succès déjà prouvé :  Asa Butterfield, le pétillant Hugo de Hugo Cabret, Hailee Steinfeld nominée aux Oscars en 2011 pour son rôle de jeune cow-girl vengeresse dans True Grit, ou encore Abigail Breslin, l'inoubliable Little Miss Sunshine. 

Côté réalisation et scénario, on retrouve le Sud-Africain Gavin Hood, qui s'était un peu perdu en route depuis le sublime Mon Nom est Tsotsi (avec Détention Secrète et surtout l'accident industriel monumental X-Men Origins : Wolverine). Verra-t-on avec La Stratégie Ender un retour au génie du Monsieur et une adaptation fidèle (donc corsée) du roman ? Ou doit-on s'attendre à un nième film pour grands ados (ou jeunes adultes) destitué de toute saveur façon Hunger Games ou le récent Les Âmes Vagabondes ? Rien est moins sûr...

                   

dimanche 28 avril 2013

The Call : Affronter ses peurs pour aider quelqu'un


Une adolescente est kidnappée par un tueur en série. Pour la sauver, une opératrice d'un centre d'appel d'urgences va affronter ses propres peurs liées à une tragédie de son passé. Leur seul lien : un téléphone portable. 

Une course contre la montre commence... Chaque appel pourrait bien être le dernier.


Sortie le 29 mai.


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