jeudi 5 mars 2015

[Critique] Big Eyes : La subjectivité de l'art en questions (18/03/15)

BIG EYES

De Tim Burton
Avec Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston, Krysten Ritter, Jason Schartzman, Terence Stamp...

Sortie le 18 mars 2015

Big Eyes raconte l'histoire vraie de l'une des plus grandes impostures de l'histoire de l'art. A la fin des années 1950, Margaret Keane quitte précipitamment son mari en emmenant sa fille à San Fransisco. Elle n'a rien pour subsister et cherche du travail. Son domaine : l'art. Mais pas n'importe lequel. Celui qui la fait vibrer et mettre ses émotions sur le chevalet. Son sujet favori : les enfants misérables et tristes, qu'elle peint avec des yeux sur-dimensionnés. Un jour, elle rencontre Walter, un soit-disant peintre du dimanche qui a appris la peinture aux Beaux-Arts, à Paris. Sûr du talent de Margaret, il met en avant les ses tableaux… en se faisant passer pour le peintre. Le succès est fulgurant. Il révolutionne le commerce de l'art, devient riche à millions. Mais à quel prix ! Il laisse sa femme des heures enfermée dans son atelier pour continuer à produire les toiles qu'il est incapable de faire lui-même. Ce mensonge a dupé l'Amérique durant des années avant d'être démasqué...


Si ces 10 dernières années Tim Burton a donné dans le fantastique macabre à gros budget (Frankenweenie, Dark Shadows, Alice au pays des merveilles, Sweeney Todd, Noces Funèbres…), il revient avec Big Eyes vers le film indépendant, plus terre à terre (ce qu'il n'avait plus fait depuis Peewee Big Adventure). Mais son œuvre est toujours basée sur l'histoire de personnages hors norme, et d'une certaine façon, mis au banc de la société à cause de leur art.
© StudioCanalBurton, artiste lui-même exposé, comprend ce qu'est l'art marginal, et s'interroge sur les raisons pour lesquelles l'art doit être toujours légitimé par des critiques. Les portraits de Margaret détonnent dans l'expressionnisme abstrait en vogue dans le paysage artistique de l'époque. Ses portraits d'enfants stylisés, figuratifs et romantiques, font tache dans le monde artistique des années 1950-60 que Burton montre comme prétentieux et se prenant au sérieux. Le film pose d'ailleurs la question "qu'est-ce que l'art ?". Il est très subjectif. Qui sommes-nous pour juger de ce qui est un chef d'œuvre ou non ? Un débat que le cinéaste initie dès les premières images du film, en montrant l'impression de centaines de posters de peinture reproduits à la chaîne, comme autant de morceaux sans âme du véritable tableau, dispersé au vent pour de l'argent. Débat qui se joue ici-même puisque je me permets de critiquer une œuvre…

© StudioCanalL'histoire de Margaret rejoint celle d'Ed Wood (aussi réalisé par Burton), celui qu'on a surnommé le pire réalisateur de Hollywood. Un personnage dont la plupart des gens se moquait, mais dont la passion démontrait que son art n'était pas une plaisanterie. Le scénario et la caméra se concentrent ensuite sur l'artiste plus que sur son art. Rejetée par les galeries et les critiques, Margaret se cache derrière le bagou de son mari manipulateur, qui révolutionne le monde de l'art en inventant le marketing de masse. Et pour autant, elle incarne les prémices du mouvement féministe. Mère au foyer aux petits soins pour son mari, elle se transforme au fur et à mesure en artiste épanouie, comme ses toiles passant de la noirceur de la mélancolie à la luminosité des couleurs. 
© StudioCanalDerrière ses premières toiles étranges, on retrouve évidemment l'univers du cinéaste. Et le film prend une dimension d'auto-portrait délicat et mélancolique, le réalisateur des laissés-pour-compte ayant été lui-même rejeté pour son anticonformisme. Mais cette singularité si propre à Tim Burton n'est présente nulle part (ou presque) dans le film. On s'attend à ce que le réalisateur y mette sa patte fantaisiste, son grain de folie et son esthétique unique. Mais à part une tentative (râtée) dans une scène de supermarché (où les clients et caissières ont subitement de gros yeux dans le regard de Margaret), Big Eyes manque de cette étincelle qui nous plaît tant chez l'artiste. 
© StudioCanal
Ses images pimpantes servent à fabriquer un plaidoyer féministe égratignant au passage la misogynie ambiante de l'époque, porté par les prestations inégales d'Amy Adams et de Christoph Waltz. Si la première joue une femme à la fois naïve et déterminée avec retenue et finesse, le second est en roue libre, un poil dans l'excès, interprétant un mari bavard et manipulateur qui nourrit son ego en diminuant les sentiments de son épouse. Le côté démesurément extraverti sert le personnage de Walter (et fait souvent sourire), mais il a tendance à écraser un peu sa partenaire. Résultat, quand on voit Margaret prendre le dessus et répliquer, on prend un plaisir fou à (re)devenir un temps soit peu féministe.

En résumé :  Tim Burton brosse le portrait du milieu de l'art sur fond de révolution féministe, avec un classicisme qu'on ne lui avait pas vu depuis très longtemps.


 

mardi 24 février 2015

[Bande annonce] Crimson peak

CRIMSON PEAK 

De Guillermo del Toro 
Avec Mia Wasikowska, Jessica Chastain, Tom Hiddleston, Charlie Hunnam, Jim Beaver…

Sortie le 11 novembre 2015

Après avoir succombé aux charmes d’un bel inconnu, une jeune femme se retrouve dans une étrange maison au faîte d’une montagne d’argile rouge sang: Un endroit empli de secrets qui la hanteront jusqu’à la fin de ses jours. La vérité est là quelque part, entre désir et ténèbres, mystère et démence, cachée aux flancs de Crimson Peak. 






Avec Crimson Peak, on retrouve tous les éléments favoris du cinéaste mexicain dans ce film : des héros tragiques et plus ou moins rejetés, des ambiances poétiques sombres, des endroits mystérieux interdits, un certain goût pour la mélancolie, et un vrai pouvoir de nous faire dresser les poils sur la tête… Ici pas de monstre gluant comme dans sa série The Strain ou de créature avec des yeux dans les paumes des mains comme dans Le Labyrinthe de Pan. Mais une élégance folle des images, voulant jouer l'équilibre entre le classique et le moderne du genre, jouant avec les conventions du style… En tout cas, des sensations en perspective ! 

La jeune Mia Wasikowska semble attirée par les atmosphères inquiétantes et cela lui va bien ! Elle était parfaite dans le rôle de l'ingénue débauchée dans Stoker, la petite sœur envahissante dans Only Lovers Left Alive, ou encore l'amoureuse secrète dans Jane Eyre de Cary Fukunaga. C'est aussi avec un immense plaisir qu'on retrouve Tom Hiddleston (déjà au côté de Mia Wasikowska dans le film de Jim Jarmusch), dont le regard noire et intense fait fondre (et tellement éloigné de ce qu'il est en réalité !). Sans oublier la troublante Jessica Chastain, qui revient dans une ambiance maléfique après Mama d'Andres Muschietti.

 

[Bande Annonce] Avengers : l'ère d'Ultron : y'a du grabuge dans l'air

Les Studios Marvel réunissent à nouveau les plus grands super-héros de tous les temps dans une nouvelle production aussi épique que spectaculaire : Avengers : l'ère d'Ultron.

Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces  pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine.
Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…

On retrouve la fine équipe du précédent opus : Robert Downey Jr., qui remet son armure d'Iron Man, Chris Hemsworth remet la cap de Thor, Mark Ruffalo se re-transformera en Hulk, le gros monstre vert et Chris Evans reprendra le bouclier à la bannière étoilé de Captain America. N'oublions pas la très cuir Scarlett Johansson alias Black Widow, Jeremy Renner alias Oeil de faucon. 
Avec l’aide Don Cheadle (James Rhodes/War Machine), Cobie Smulders (Agent Maria Hill), Stellan Skarsgard (Erik Selvig) et Samuel L. Jackson (Nick Fury), l’équipe des Avengers doit se réunir pour affronter Ultron interprété par James Spader, un être technologique terrifiant. Au cours de l’aventure, ils vont devoir affronter deux nouveaux venus aussi mystérieux que puissants, Pietro Maximoff (Aaron Taylor-Johnson) et Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen). Ils vont aussi retrouver un vieil ami sous une nouvelle forme lorsque Paul Bettany devient Vision.

Soyez prêts pour une aventure mouvementée : les Avengers sont de retour sur les écrans le 22 avril 2015 en France.

lundi 23 février 2015

And the Oscars go to…

Et voilà… c'est déjà fini… Les Oscars ont été remis. Ce fut une fabuleuse nuit des Oscars avec des discours forts et engagés : féminisme, immigration, suicide, discrimination, maladie… Des sujets portés hauts et intelligemment par des acteurs inspirés. Et un Neil Patrick Harris plus drôle que jamais, avec des impro incisifs et bien placés. Même les remettants ont donné de leur (private) jokes. Voilà qui change de nos Césars !
Et le sacre du fabuleux Birdman. Je n'ai pas été la seule à prendre ma claque… Sans oublier Grand Budapest Hotel et Whiplash… Bravo !



Meilleur film
Birdman

Meilleur acteur
Eddy Redmayne dans La merveilleuse histoire du temps 

Meilleure Actrice
Julianne Moore dans Still Alice

Meilleur réalisateur
Alexandro Gonzalez Inarritu pour Birdman

Meilleur scénario original
Birdman

Meilleur scénario adapté
Imitation Game

Meilleure chanson originale

Meilleure bande originale
Alexandre Desplat pour The Grand Budapest Hotel (enfin !)

Meilleure actrice dans un second rôle
Patricia Arquette dans Boyhood

Meilleur acteur dans un second rôle
J.K Simmons dans Whiplash

Meilleur film en langue étrangère
Ida

Meilleur film documentaire
Citizenfour

Meilleur court-métrage
The Phone Call

Meilleur documentaire-court
Crisis Hotline

Meilleur Film d'animation
Les nouveaux héros

Meilleur Film d'animation court
Feist

Meilleurs effets spéciaux visuels
Interstellar

Meilleur costumes
The Grand Budapest Hotel

Meilleur maquillage
The Grand Budapest Hotel

samedi 21 février 2015

Oscars 2015 : Quelques prévisions…

À 24 h de la cérémonie des Oscars, soyons fous ! Prenons les paris et faisons quelques pronostiques… au moins dans les catégories "reines". Mais parfois, le choix est difficile entre celui du cœur et celui supposé des votants, comme le choix de Boyhood contre Birdman. Aller… j'assume mes choix !

Faites vos choix sur : http://oscar.go.com/mypicks


Meilleur film
American Sniper
Birdman
Boyhood
The Grand Budapest Hotel
Imitation Game
Selma
La merveilleuse histoire du temps
Whiplash

Meilleur acteur
Steve Carell dans Foxcatcher
Bradley Cooper dans American Sniper
Benedict Cumberbatch dans Imitation Game
Michael Keaton dans Birdman
Eddy Redmayne dans La merveilleuse histoire du temps

Meilleure Actrice
Marion Cotillard dans Deux jours, une nuit
Felicity Jones dans La merveilleuse histoire du temps
Julianne Moore dans Still Alice
Rosamund Pike dans Gone Girl
Reese Witherspoon dans Wild

Meilleur réalisateur
Alexandro Gonzalez Inarritu
pour Birdman
Richard Linklater pour Boyhood
Benneth Miller pour Foxcatcher
Wes Anderson pour The Grand Budapest Hotel
Morten Tyldum pour Imitation Game

Meilleur scénario original
Birdman

Boyhood
Foxcatcher
The Grand Budapest Hotel
Night Call

Meilleur scénario adapté
Imitation Game

La merveilleuse histoire du temps
Whiplash
American Sniper
Inherent Vice

Meilleure chanson originale
Everything Is Awesome (La grande aventure Lego)

Glory (Selma)
Grateful (Beyond the lights)
I'm Not Gonna Miss You (Glen Campbell...I'll be me)
Lost Stars (Begin again)

Meilleure bande originale
The Grand Budapest Hotel
Imitation Game
Interstellar
Mr Turner
La merveilleuse histoire du temps

Meilleure direction artistique
The Grand Budapest Hotel
Imitation Game
Interstellar
Into the woods
Mr Turner

Meilleure actrice dans un second rôle
Patricia Arquette
dans Boyhood
Laura Dern dans Wild
Emma Stone dans Birdman
Keira Knighltey dans Imitation Game
Meryl Streep dans Into the woods
Meilleur acteur dans un second rôle
Robert Duvall dans Le Juge
Ethan Hawke dans Boyhood
Edward Norton dans Birdman
Mark Ruffalo dans Foxcatcher
J.K Simmons dans Whiplash

Meilleur film en langue étrangère
Ida
Leviathan
Tangerines
Timbuktu
Les nouveaux sauvages

Meilleur film documentaire
A la recherche de Vivian Maier
Last Days in Vietnam
Virunga
Citizenfour
Le sel de la terre
Meilleur Film d'animation
Les nouveaux héros

Les Boxtrolls
Le chant de la mer
Le Conte de la princesse Kaguya
Dragons 2

Meilleurs effets spéciaux visuels
Captain America : Le soldat de l'hiver
La Planète des singes : l'affrontement
Les Gardiens de la galaxie
Interstellar
X Men : Days of future past

Meilleurs costumes
The Grand Budapest Hotel
Inherent Vice
Into the woods
Malefique
Mr Turner

mercredi 18 février 2015

[Bande Annonce] Broadway Therapy : joyeux bazar au pays de la scène

BROADWAY THERAPY


De Peter Bogdanovich
Avec Imogen Poots, Owen Wilson, Illeana Douglas, Kathryn Hahn, Rhys Ifans, Will Forte, Jennifer Aniston…

Sortie 22 avril 2015

Lorsqu’Isabella (Imogen Poots) rencontre Arnold (Owen Wilson), un charmant metteur en scène de Broadway, sa vie bascule.
À travers les souvenirs – plus ou moins farfelus – qu’elle confie à une journaliste (Illeana Douglas), l’ancienne escort girl de Brooklyn venue tenter sa chance à Hollywood, raconte comment ce « rendez-vous » lui a tout à coup apporté une fortune, et une chance qui ne se refuse pas...
Tous ceux qui se trouvent mêlés de près ou de loin à cette délirante histoire vont voir leur vie changer à jamais dans un enchaînement de péripéties aussi réjouissantes qu’imprévisibles. Personne n’en sortira indemne, ni l’épouse d’Arnold, Delta (Kathryn Hahn), ni le comédien Seth Gilbert (Rhys Ifans), ni le dramaturge Joshua Fleet (Will Forte), pas même Jane (Jennifer Aniston), la psy d’Isabella...

Broadway Therapy est un film chorale, une comédie romantique traditionnelle teintée de « screwball comedy », d’humour burlesque, un peu potache faut le dire mais… au sens noble du terme. Des personnages, une intrigue et des décors très modernes pour un film hommage aux classiques du genre des années 30 et 40, l’âge d’or d’Hollywood. Le scénario se fonde sur son humour pétillant, son charme et sa sophistication au sein d’une histoire et de situations complètement loufoques, et des personnages bien barges ! Un genre que Jennifer Aniston semble particulièrement affectionner après La Famille Miller- une famille en herbe et Comment tuer son boss ?




[Bande Annonce] Vice et versa : le nouveau Disney Pixar… tout en émotions


VICE-VERSA

Le réalisateur oscarisé Peter Docter nous a fait voyager dans des endroits extraordinaires, que ce soit en ballon au-dessus des nuages avec Là-haut, ou dans un monde peuplé de monstres avec Monstres & Cie.
Avec Vice et versa, il nous emmène dans un lieu encore plus fascinant : l’intérieur du cerveau humain ! Quelle idée… Ainsi la joie côtoie la peur, la colère, le dégoût et la tristesse. De bonnes bouilles pour faire lever nos zygomatiques.



Sortie en France prévue le 15 juin 2015





L'histoire


Grandir n’est pas de tout repos, et la petite Riley ne fait pas exception à la règle. À cause du travail de son père, elle vient de quitter le Midwest et la vie qu’elle a toujours connue pour emménager avec sa famille à San Francisco. Comme nous tous, Riley est guidée par ses émotions – la Joie (voix originale d’Amy Poehler), la Peur (voix originale de Bill Hader), la Colère (voix originale de Lewis Black), le Dégoût (voix originale de Mindy Kaling), et la Tristesse (voix originale de Phyllis Smith). Ces émotions vivent au Quartier Général, le centre de contrôle de l’esprit de Riley, et l’aident et la conseillent dans sa vie quotidienne. Tandis que Riley et ses émotions luttent pour se faire à leur nouvelle existence à San Francisco, le chaos s’empare du Quartier Général. Si la Joie, l’émotion dominante de Riley, tente de rester positive, les différentes émotions entrent en conflit pour définir la meilleure manière de s’en sortir quand on se retrouve brusquement dans une nouvelle ville, une nouvelle école et une nouvelle maison.




samedi 14 février 2015

[Bande Annonce] Spy

SPY
De Paul Feig
Avec Melissa McCarthy, Jude Law, Jason Statham, Rose Byrne, Allison Janney

Sortie 17 juin 2015

Susan Cooper est une analyste de la CIA, bureaucrate et sans prétention. Elle est l’héroïne méconnue qui agit dans l’ombre au cours des missions les plus dangereuses de l’agence. Mais lorsque son co-équipier se retrouve pris au piège et que la vie d’un autre agent est mise en danger, elle se porte volontaire pour infiltrer un réseau de dangereux trafiquants d’armes, afin d’empêcher une catastrophe mondiale...


La Reine des neiges - une fête givrée, le retour d'Elsa et Anna

Anna, Elsa, Kristoff et Olaf sont de retour sur grand écran dans un court métrage titré La Reine des neiges - une fête givrée. C'est le premier projet à réunir l’équipe oscarisée du film Disney La Reine des neiges, à savoir Chris Buck et Jennifer Lee aux commandes, Peter Del Vecho et Aimee Scribner à la production, et la chanson originale écrite par Robert Lopez et Kristen Anderson-Lopez. 

Ce court raconte l’anniversaire d’Anna. Elsa et Kristoff sont décidés à lui offrir la plus belle fête dont on puisse rêver, mais les pouvoirs "glaçants" d’Elsa pourraient bien provoquer une catastrophe…
Il sera projeté à partir du 25 mars avant le film Cendrillon.

Voici les premières images…






[Bande Annonce] Cendrillon

@AnnieLeibovicz
CENDRILLON

De Kenneth Branagh
Avec Lily james Richard Madden, Helena Bonham Carter, Holliday Granger, Sophie Mc Shera, Stella Skarsgard, Nonso Anosie

Sortie le 25 mars 2015


Dans cette histoire, le père de la jeune Ella, un marchand, s’est remarié après la mort tragique de la mère de la jeune fille. Pour l’amour de son père, Ella accueille à bras ouverts sa nouvelle belle-mère, Lady Tremaine, et ses filles Javotte et Anastasie. Mais lorsque le père d’Ella disparaît à son tour d’une manière aussi soudaine qu’inattendue, la jeune fille se retrouve à la merci de sa nouvelle famille, jalouse et cruelle. Les trois méchantes femmes font d’elle leur servante, et la surnomment avec mépris Cendrillon parce qu’elle est toujours couverte de cendres. Pourtant, malgré la cruauté dont elle est victime, Ella est déterminée à respecter la promesse faite à sa mère avant de mourir : elle sera courageuse et bonne. Elle ne se laissera aller ni au désespoir, ni au mépris envers ceux qui la maltraitent. Un jour, Ella rencontre un beau jeune homme dans la forêt. Ignorant qu’il s’agit d’un prince, elle le croit employé au palais. Ella a le sentiment d’avoir trouvé l’âme sœur. Une lueur d’espoir brûle dans son cœur, car le Palais a invité toutes les jeunes filles du pays à assister à un bal. Espérant y rencontrer à nouveau le charmant « Kit », Ella attend avec impatience de se rendre à la fête. Hélas, sa belle-mère lui défend d’y assister et réduit sa robe en pièces… Heureusement, comme dans tout bon conte de fées, la chance finira par lui sourire : une vieille mendiante fait son apparition, et à l’aide d’une citrouille et de quelques souris, elle va changer le destin de la jeune fille…

vendredi 13 février 2015

[Critique] Things people do : Descente aux enfers (18/02/15)

THINGS PEOPLE DO

De Saar Klein
Avec Wes Bentley, Haley Bennett, Jason Isaacs, Vinessa Shaw…

Sortie le 18 février 2015


Bill est un homme qui a tout pour être heureux : une femme aimante, des enfants heureux, une maison neuve, un métier dans lequel il excelle… Jusqu'au jour où tout bascule. Il perd son job et la machine s'emballe. Du jour au lendemain, il doit trouver un moyen de subvenir aux besoins de sa famille. Et pour le faire, il fait le choix de l'illégalité. Sur son chemin, il tombe sur un inspecteur de police. Sa double vie le malmène et risque de le faire définitivement passer de l'autre côté du miroir…




© Chrysalis FilmsLa première réalisation de Saar Klein (jusqu'à présent plus connu pour avoir été le monteur de Terrence Malick et de Cameron Crowe) est avant tout une étude de caractère plutôt fascinante. Comment un homme, somme tout à la vie normale, devient un hors-la-loi malgré lui ? Ou plutôt comment le rêve américain et la société américaine actuelle broient un père de famille middle-class pris dans la tourmente et dépassé par les événements ? Le cinéaste n'épargne rien à son personnage principal, et ne cherche jamais à simplifier ses tourments intérieurs, oscillant entre toutes ses contradictions. Intéressant !

© Chrysalis FilmsBill nous est présenté comme un loser qui essaie de faire de son mieux, guidé par des valeurs traditionnelles et des principes de droitures. Il ne cesse de clamer son honnêteté, mais ne fait que mentir à sa famille, à son seul ami. Même si agressions lui paraissent être justifiées. Sans cesse réprimé par son beau-père et son argent, par son boss qui le trouve trop zêlé, par sa femme auprès de laquelle il ne remplit que moyennement son rôle de père et de mari, Bill paraît avoir plus de chance et d'estime de lui-même en opérant son premier casse. Une scène plutôt marrante, où son impuissance à faire les choses comme il faut font de lui un piètre délinquant. Et pourtant, il ressent petit à petit un gain de respectabilité et de puissance sous son bas et armé d'un pistolet. Tel le personnage de Dorian Grey, il s'enfonce dans le crime tandis que l'eau de sa piscine, symbole du bien être financier et de réussite sociale, se dégrade peu à peu à en devenir toxique, tel le tableau du roman d'Oscar Wilde. Ce thème de la corruption de l'âme atteint aussi les autres personnages : son ami inspecteur, gardien de la loi, couvre ses actes répréhensibles alors qu'un innocent est arrêté à la place de Bill; sa femme le pousse à ne pas se dénoncer une fois ses crimes couverts… 

© Chrysalis FilmsLe réalisateur s'amuse à distordre la ligne de la légalité et l'ambiguité entre les aspirations rigoristes et les  agissements contraints dû à la situation de Bill. Si on peut comprendre les choix d'un homme capable de tout pour s'en sortir, le vrai souci se trouve dans le choix de son comédien principal. Le rôle attire l'empathie et même, bizarrement, la sympathie. Mais le jeu - et le visage - de Wes Bentley sont malheureusement inexpressifs et n'attirent que peu de confiance. On n'a qu'une envie, c'est de s'y attacher, mais cette distance et froideur mises intentionnellement (ou non) par l'acteur nous en empêche. Finalement, on se prend bien plus d'amitié pour ce flic détruit par la fin de son mariage que par le héros du film.

© Chrysalis FilmsAutre soucis : le rythme du film. Elève studieux de Malick, Klein impose une photographie impeccable. Il reprend aussi les longs temps de pause du maître pour permettre à son personnage une réflexion/méditation entre deux actions (un peu répétitives)… au risque de perdre de temps à autre le spectateur. La seconde partie du film enchaîne des séquences qui peuvent toutes être une fin possible. Ce qui donne l'impression que le réalisateur ne sait pas trop comment terminer son film, ce qui finit par lasser dans les 20 dernières minutes.

En résumé : chronique d’un mensonge (mal) assumé en phase avec la tradition du cinéma américain, féru de braquages et d'armes à feu, dont le thème social est un vrai sujet de fond. Dommage que le message soit mal cadré. Et vous, basculeriez-vous du côté obscure de la Force ?

mardi 27 janvier 2015

[Bande Annonce] Snow Therapy : une avalanche de questions (28/01/15)


SNOW THERAPY

De Ruben Östlund
Avec Johannes Kuhnke, Lisa Loven Kongsli, Clara Wettergren...


Une famille suédoise passe ensemble quelques précieux jours de vacances dans une station de sports d’hiver des Alpes françaises. Le soleil brille et les pistes sont magnifiques mais lors d’un déjeuner dans un restaurant de montagne, une avalanche vient tout bouleverser. Les clients du restaurant sont pris de panique, Ebba, la mère, appelle son mari Tomas à l’aide tout en essayant de protéger leurs enfants, alors que Tomas, lui, a pris la fuite ne pensant qu’à sauver sa peau… Mais le désastre annoncé ne se produit pas, l’avalanche s’est arrêtée juste avant le restaurant, et la réalité reprend son cours au milieu des rires nerveux. Il n’y a aucun dommage visible, et pourtant, l’univers familial est ébranlé. La réaction inattendue de Tomas va les amener à réévaluer leurs rôles et leurs certitudes, un point d’interrogation planant au dessus du père en particulier. Alors que la fin des vacances approche, le mariage de Tomas et d’Ebba est pendu à un fil, et Tomas tente désespérément de reprendre sa place de patriarche de la famille. Snow Therapy est une comédie grinçante sur le rôle de l’homme au sein de la famille moderne.

dimanche 25 janvier 2015

[Critique] Into the woods : promenons-nous dans les bois (28/01/15)

INTO THE WOODS

De Rob Marshall
Avec Anna Kendrick, Lilla Crawford, Daniel Huttlestone, MacKenzie Mauzy, James Corden, Emily Blunt, Meryl Streep...
Sortie 28/01/15


À travers un regard résolument moderne et décalé, Into the woods, Promenons-nous dans les bois re-visite quelques-uns des plus célèbres contes de fées. Les intrigues de plusieurs histoires bien connues se croisent afin d’explorer les désirs, les rêves et les quêtes de tous les personnages. 

Cette comédie musicale aussi enjouée qu’émouvante suit Cendrillon, le Petit Chaperon rouge, Jack et le haricot magique et Raiponce, tous réunis dans un récit original où interviennent également un boulanger et sa femme qui espèrent fonder une famille, mais à qui une sorcière a jeté un mauvais sort…   

Rob Marshall, à qui l’on doit la comédie musicale primée aux Oscars Chicago et le film Pirates des Caraïbes : La fontaine de jouvence, signe la réalisation. Le film est basé sur la comédie musicale originale lauréate de plusieurs Tony Awards dont le livret est signé James Lapine (également auteur du scénario) et la musique et les paroles du légendaire compositeur Stephen Sondheim.

Pour qui ne connaîtrait pas le spectacle sur scène, cet Into the woods version ciné est plutôt... ce qu'on en attend. C'est à dire un numéro musical bien ficelé (malgré quelques incohérences) avec des ritournelles drôles et modernes (bien qu'un peu répétitives... et qui vous restent dans le crâne toute la journée !), des décors féériques et fantastiques, des costumes originaux qui le sont tout autant. De quoi se dire au départ que ce film est un bon Disney plein de jolis sentiments, avec des princes et des princesses, comme la maison de la souris en fait depuis des décennies. Les multiples effets spéciaux en plus.

Seulement, le film de Rob Marshall nous prend par surprise à ne nombreuses reprises. Le film est bien plus adulte qu'il ne le laisse paraître au départ. Les princes ne sont pas si charmants et  les princesses pas si irréprochables. Ce qui amènent des situations cocasses et des comportements à la limite du ridicule, mais du ridicule pour faire soulever nos zygomatiques. Chris Pine et Billy Magnussen sauront vous le faire à merveille. Mais l'inverse est également vrai, car le film réserve une seconde partie bien plus sombre donnant à certains contes une fin bien moins reluisante et joyeuse que celle que l'on connaît. Et voilà qui change ! Est-ce l'intérêt du public pour des séries telles que Once Upon a Time, Grimm ou Wonderland qui en est à l'origine ? Peut être... Mais voir un adultère ou des orteils coupés dans un Disney, voilà qui révolutionne les habitudes !

L'ensemble a un léger problème de rythme. Le film ne prend pas le temps de prendre son temps, et d'installer de véritables émotions. Si l'on rit souvent, on trouve parfois le temps long avant de se replonger dedans grâce à des nombreux rebondissements. La faute aux dialogues trop souvent chantés et pas assez parlés ? Autre petit soucis (minime), les règles apprises dans les contes originales sont bouleversées (cf. les cheveux de Raiponce une fois coupés ne brunissent pas, par exemple...). Et le vrai méchant n'apparaît qu'à la fin... Moyen !

Il est indéniable que les talents vocaux sont bien là... Et je suis ravie de retrouver le petit Gavroche des Misérables en Jack et Anna Kendrick, sortie des mash-up trafiqués inaudibles de The Hit Girls. Et Emiliy Blunt, après avoir écraser du monstre dans Edge of Tomorrow est une jolie surprise. Quant à Meryl Streep... elle défie toutes les lois, en en faisant toujours des caisses, mais ça ne lui va pas si mal.

En résumé : on passe un bon moment, plus pour les décors et les costumes que pour la musique.

   
                                




jeudi 15 janvier 2015

Oscars 2015 : Et les nominés sont...

La cérémonie de remise des Oscars, temps fort de l'année à Hollywood, aura lieu le 22 février. L'an dernier elle a été suivie par 44 millions de personnes à la télévision rien qu'aux Etats-Unis. Qui va remporter la petite statuette dorée au Dolby Theatre ?



Birdman, d'Alejandro Inarritu, et The Grand Budapest Hotel", de Wes Anderson, sont partis en tête de la course aux Oscars jeudi avec chacun 9 nominations, tandis que la Française Marion Cotillard pourrait recevoir une nouvelle statuette pour Deux jours, une nuit.
The Grand Budapest Hotel, comédie surranée et stylée de Wes Anderson, avec Ralph Fiennes et Bill Murray, avait déjà reçu le Golden Globe de la meilleure comédie dimanche.

Les deux favoris sont suivis de près par Imitation Game sur le mathématicien britannique de génie, Alan Turing, qui a découvert le code secret de communication nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, avec 8 nominations.
American Sniper, de Clint Eastwood, et Boyhood de Richard Linklater, film unique en son genre car tourné sur douze ans, ont été cités six fois chacun.
Côté français, l'actrice Marion Cotillard est finaliste pour l'Oscar de la meilleure actrice pour Deux jours, une nuit des frères Dardenne, après avoir déjà été oscarisée pour La môme en 2008.
Alexandre Desplat, l'un des plus grands compositeurs de film, est nommé deux fois pour la meilleure bande-originale pour Imitation Game et The Grand Budapest Hotel.
Timbuktu, film franco-mauritanien d'Abderrahmane Sissako, est quant à lui cité dans la course pour l'Oscar du meilleur film étranger aux côtés du russe Leviathan qui avait déjà reçu le Golden Globe dans cette même catégorie dimanche, ou encore du polonais Ida.

C'est le Mexicain Alfonso Cuaron, Oscar du meilleur réalisateur pour Gravity l'an dernier, l'acteur Chris Pine (Star Trek) et J.J. Abrams, réalisateur du prochain Star Wars, qui ont dévoilé jeudi à Los Angeles les finalistes pour ces prix les plus prestigieux du cinéma américain jeudi au petit matin.
Une merveilleuse histoire du temps, Whiplash et Selma, d'Ava DuVernay, sur la lutte pour les droits civiques et Martin Luther King, se sont hissés dans la course à l'Oscar du meilleur film de l'année, décerné l'an dernier à Twelve years a Slave.
En revanche Gone Girl de David Fincher a été boudé pour la plus haute récompense.

Encore une statuette pour Meryl Streep ? 

Birdman, sur un ex-acteur de films de super-héros qui tente de renouer avec la gloire au théâtre, vaut notamment une nomination pour la statuette du meilleur acteur à Michael Keaton, pour le meilleur second rôle féminin à Emma Stone et l'équivalent au masculin pour Edward Norton. Ce film drôle et émouvant, à la cinématographie très dynamique alors qu'il quitte à peine les murs d'un théâtre, flirte avec le fantastique. Il sera en compétition avec Steve Carell (FoxCatcher), Bradley Cooper (American Sniper), Benedict Cumberbatch (Imitation Game) et Eddie Redmayne (Une merveilleuse histoire du temps).
Chez les actrices, Julianne Moore, déjà nommée quatre fois, pourrait enfin être primée pour Still Alice, et Reese Witherspoon recevoir une nouvelle statuette pour Wild, après celle reçue il y a 9 ans pour Walk the line.
Felicity Jones (Une merveilleuse histoire du temps) et Rosamund Pike (Gone Girl) sont également dans la course.
Meryl Streep, qui a déjà remporté trois Oscars et détenait déjà le record de 18 nominations, pourrait encore embellir son tableau de chasse: elle est nommée pour un Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans la comédie musicale fantastique de Disney Into the Woods, promenons-nous dans les bois.
Elle fera notamment face à Patricia Arquette (Boyhood), Laura Dern (Wild) et Keira Knightley (Imitation Game).
Côté acteurs dans un second rôle, Ethan Hawke, père divorcé et tendre dans Boyhood, Robert Duvall, 83 ans, figure paternelle beaucoup plus dure et intransigeante dans Le Juge, Mark Ruffalo, entraîneur de lutte dans Foxcatcher, et J.K Simmons (Whiplash) ont leur chance.


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