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dimanche 20 mars 2016

[Bande annonce] Miss Peregrine et les enfants particuliers

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS


De Tim Burton
Avec Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson, Ella Purnell, Chris O'Dowd, Judi Dench, Rupert Everett...

Sortie le 5 octobre 2016


Tim Burton vient à ses fondamentaux après le très moyen Big Eyes. Le maître du macabre adapte Miss Peregrine et les enfants particuliers la saga littéraire de Ransom Riggs et retrouve ses délires fantastiques et ses freaks et laisser-pour-compte si chers à son cœur (Frankenweenie). 

Cette histoire tragique suit le jeune Jacob, 16 ans (Asa Butterfield, vu dernièrement dans La Stratégie Ender). L'adolescent est témoin de l'assassinat de son grand-père dans des circonstances des plus étranges. Il part alors avec son père au Pays de Galles dans un orphelinat, situé sur l'île où son papi a passé son enfance. Le seul indice qu'il a est une lettre signée de la main d'une certaine Pérégrine Faucon (Eva Green, déjà dans Dark Shadows). En arrivant là-bas, il s'aperçoit que l'endroit est peuplé d'enfants aux dons surnaturels et qu'il est le seul lieu où ils sont en sécurité à l'abri des regard et des peurs des "autres". Miss Peregrine, directrice des lieux, élève ces gentils monstres. Elle voit en Jacob leur protecteur alors que, lui, jure n'avoir aucun pouvoir. La menace ? Elle n'est qu'esquissée... On aperçoit un personnage inquiétant aux yeux blancs lumineux (non, ce n'est pas le père d'Alton, enfant alien de Midnight Special) et une bestiole affreuse rappelant celles de Guillermo del Toro, mélange entre Le Labyrinthe de Pan et la série The Strain).

« Leurs aptitudes ne conviennent pas au monde normal, c'est pour ça qu'ils vivent ici »


Le nouveau long trailer de Miss Peregrine et les enfants particuliers a le charme cinématographique de son réalisateur. On y retrouve son style sombre dans les décors, la photographie parfois inquiétante, une atmosphère légèrement mélancolique, des personnages totalement étranges et pourtant attachants (à première vue). Comme cette jeune fille aussi légère que l'air qui s'envole sans ses chaussures de plombs, ce jeune garçon dont le ventre est rempli d'abeilles, ou encore cette fillette aux boucles parfaites dont la bouche remplie de dents acérées se trouve en lieu et place de sa nuque. Du déjà-vu chez Burton ? Assurément. Mais il le fait bien. On y retrouve l'ado héros malgré lui (Charlie et la Chocolaterie), les gentils monstres mis au ban par la société qui les rejette (Edward aux mains d’argent, Frankenweenie). Il y ajoute un côté X-Men avec ce refuge où les enfants, tels les futures recrue du professeur Xavier, sont protégés d'un environnement hostile à leur différence. Et un autre lié à Harry Potter, ce jeune sorcier qui ne savait pas qu'il en était avant qu'on le lui montre. Alors commence sa découverte du monde sous un nouveau jour.

Si l'auteur de la saga a récemment révélé que Burton avait pris quelques libertés sur ses romans, on y retrouve la dualité du réalisateur entre couleurs éclatantes et noirceur effrayante, tout en conservant une poésie bien à lui, comme dans Edward aux mains d’argent, Charlie et la Chocolaterie et Alice au Pays des Merveilles. Le tout accompagné de scènes à couper le souffle (littéralement, comme celle sous l'eau...). Reste encore quelques mystères à éclaircir. "Juste à temps" souffle Misse Pérégrine à Jacob. Pour quoi ? Quelle est cet imminent danger ? Il prend la forme de Samuel L. Jackson, méconnaissable. Jacob sera t-il capable d'y faire face ? A t-il finalement des pouvoirs cachés ?

Réponse à ces questions dès le 5 octobre en salle.

             

samedi 13 février 2016

[Bande annonce] Alice de l'autre côté du miroir

ALICE DE L'AUTRE CÔTÉ DU MIROIR


Tic Tac, Tic Tac... Le lapin n'est plus en retard et Alice ne tombe plus dans un trou par hasard, mais la jeune fille devenue grande revient à Wonderland en traversant un miroir. Elle découvre que le royaume des Reines Blanche et Rouge sont en train de sombrer et que le Chapelier fou est en danger. Alice doit rejoindre Temps , un terrible personnage capable de la faire voyager à travers les âges, si elle veut sauver son ami et le monde merveilleux de Wonderland.

Depuis le 1er novembre dernier, les studios Disney distillent de courts teasers pour mettre les spectateurs en appétit de couleurs et d'extravagance scéniques. Aujourd'hui, on découvre l'affiche.

Contrairement au premier volet (sorti en 2010), le facétieux Tim Burton a passé la main à James Bobin pour la réalisation, mais reste à la production. On retrouvera Mia Wasikowska dans le rôle d'Alice, Johnny Depp sous son maquillage de Chapelier fou, Helena Bonham Carter en Reine Rouge, et Anne Hathaway en Reine Blanche. Le terrible Temps est incarné par l'amuseur aux cent visages Sacha Baron Cohen.

Le voyage dans le temps débutera en juin 2016. 

(CRITIQUE A VENIR)

jeudi 5 mars 2015

[Critique] Big Eyes : La subjectivité de l'art en questions (18/03/15)

BIG EYES

De Tim Burton
Avec Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston, Krysten Ritter, Jason Schartzman, Terence Stamp...

Sortie le 18 mars 2015

Big Eyes raconte l'histoire vraie de l'une des plus grandes impostures de l'histoire de l'art. A la fin des années 1950, Margaret Keane quitte précipitamment son mari en emmenant sa fille à San Fransisco. Elle n'a rien pour subsister et cherche du travail. Son domaine : l'art. Mais pas n'importe lequel. Celui qui la fait vibrer et mettre ses émotions sur le chevalet. Son sujet favori : les enfants misérables et tristes, qu'elle peint avec des yeux sur-dimensionnés. Un jour, elle rencontre Walter, un soit-disant peintre du dimanche qui a appris la peinture aux Beaux-Arts, à Paris. Sûr du talent de Margaret, il met en avant les ses tableaux… en se faisant passer pour le peintre. Le succès est fulgurant. Il révolutionne le commerce de l'art, devient riche à millions. Mais à quel prix ! Il laisse sa femme des heures enfermée dans son atelier pour continuer à produire les toiles qu'il est incapable de faire lui-même. Ce mensonge a dupé l'Amérique durant des années avant d'être démasqué...


Si ces 10 dernières années Tim Burton a donné dans le fantastique macabre à gros budget (Frankenweenie, Dark Shadows, Alice au pays des merveilles, Sweeney Todd, Noces Funèbres…), il revient avec Big Eyes vers le film indépendant, plus terre à terre (ce qu'il n'avait plus fait depuis Peewee Big Adventure). Mais son œuvre est toujours basée sur l'histoire de personnages hors norme, et d'une certaine façon, mis au banc de la société à cause de leur art.
© StudioCanalBurton, artiste lui-même exposé, comprend ce qu'est l'art marginal, et s'interroge sur les raisons pour lesquelles l'art doit être toujours légitimé par des critiques. Les portraits de Margaret détonnent dans l'expressionnisme abstrait en vogue dans le paysage artistique de l'époque. Ses portraits d'enfants stylisés, figuratifs et romantiques, font tache dans le monde artistique des années 1950-60 que Burton montre comme prétentieux et se prenant au sérieux. Le film pose d'ailleurs la question "qu'est-ce que l'art ?". Il est très subjectif. Qui sommes-nous pour juger de ce qui est un chef d'œuvre ou non ? Un débat que le cinéaste initie dès les premières images du film, en montrant l'impression de centaines de posters de peinture reproduits à la chaîne, comme autant de morceaux sans âme du véritable tableau, dispersé au vent pour de l'argent. Débat qui se joue ici-même puisque je me permets de critiquer une œuvre…

© StudioCanalL'histoire de Margaret rejoint celle d'Ed Wood (aussi réalisé par Burton), celui qu'on a surnommé le pire réalisateur de Hollywood. Un personnage dont la plupart des gens se moquait, mais dont la passion démontrait que son art n'était pas une plaisanterie. Le scénario et la caméra se concentrent ensuite sur l'artiste plus que sur son art. Rejetée par les galeries et les critiques, Margaret se cache derrière le bagou de son mari manipulateur, qui révolutionne le monde de l'art en inventant le marketing de masse. Et pour autant, elle incarne les prémices du mouvement féministe. Mère au foyer aux petits soins pour son mari, elle se transforme au fur et à mesure en artiste épanouie, comme ses toiles passant de la noirceur de la mélancolie à la luminosité des couleurs. 
© StudioCanalDerrière ses premières toiles étranges, on retrouve évidemment l'univers du cinéaste. Et le film prend une dimension d'auto-portrait délicat et mélancolique, le réalisateur des laissés-pour-compte ayant été lui-même rejeté pour son anticonformisme. Mais cette singularité si propre à Tim Burton n'est présente nulle part (ou presque) dans le film. On s'attend à ce que le réalisateur y mette sa patte fantaisiste, son grain de folie et son esthétique unique. Mais à part une tentative (râtée) dans une scène de supermarché (où les clients et caissières ont subitement de gros yeux dans le regard de Margaret), Big Eyes manque de cette étincelle qui nous plaît tant chez l'artiste. 
© StudioCanal
Ses images pimpantes servent à fabriquer un plaidoyer féministe égratignant au passage la misogynie ambiante de l'époque, porté par les prestations inégales d'Amy Adams et de Christoph Waltz. Si la première joue une femme à la fois naïve et déterminée avec retenue et finesse, le second est en roue libre, un poil dans l'excès, interprétant un mari bavard et manipulateur qui nourrit son ego en diminuant les sentiments de son épouse. Le côté démesurément extraverti sert le personnage de Walter (et fait souvent sourire), mais il a tendance à écraser un peu sa partenaire. Résultat, quand on voit Margaret prendre le dessus et répliquer, on prend un plaisir fou à (re)devenir un temps soit peu féministe.

En résumé :  Tim Burton brosse le portrait du milieu de l'art sur fond de révolution féministe, avec un classicisme qu'on ne lui avait pas vu depuis très longtemps.


 

lundi 27 mai 2013

Sleepy Hollow se décline en série

C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures, a-t-on l'habitude de dire. Mais que dire lorsque le petit écran se délectent des réussites cinématographiques pour les transposer en série ?  A la rentrée, les chaînes américaines proposeront de revenir sur des héros de légendes, comme Dracula avec une série éponyme, ou Barbe Noire dans Crossbones, réalisée par Neil Cross. La dernière en date fait appel à l'univers gothique de Tim Burton puisque la Fox adaptera Sleepy Hollow, ou l'histoire du cavalier sans tête.


Alex Kurtzman et Roberto Orci (producteurs d'Insaisissables et scénariste de Star Trek into Darkness entre autres) vont se frotter à sa légende en donnant le jour à une version moderne de ce thriller au sein de laquelle Ichabod Crane (Tom Mison) est ramené d’entre les morts pour découvrir que le monde est sur le point d’être détruit et qu’il représente son ultime espoir.
La Fox nous offre ainsi deux nouveaux trailers baptisés "Reborn" et "Legends" La série sera diffusée à l'automne 2013, chaque lundi soir. On aura le plaisir de retrouver au casting : Tom Mison et son délicieux accent britannique (Des saumons dans le désert), Nicole Beharie (Shame), Orlando Jones (L'Assistant du vampire), Katia Winter (Dexter) et John Cho (Star Trek). 


jeudi 21 février 2013

DVD : Frankenweenie is back



Frankenweenie de Tim Burton sort en Blu-Ray 3D, Blu-Ray et DVD le 1er mars, l’occasion de revivre l’aventure de Victor et Sparky, cette fois ci dans votre salon...




Avec Frankenweenie, on retrouve alors la fraîcheur, la poésie et la générosité mais aussi la tristesse, le sarcasme et le gothique qui ont construit la légende Burton. Sans oublier l'excellence de l'esthétique, dans laquelle la 3D s'intègre bien, suscitant l'émerveillement, la surprise et ajoute évidemment une dimension effrayante. Drôle et touchant, tendre et moqueur, le scénario n'oublie pas de flinguer les adultes qui, une fois de plus, ne comprennent rien et deviennent moins humains que les monstres eux-mêmes. Et martèle son message de tolérance envers les gens différents, qui ont tout autant leur place dans ce monde que les autres. Si L'Étrange pouvoir de Paranorman m'avait déjà scotchée rendant hommage avec beaucoup de style le travail de Burton, Frankenweenie place la barre encore plus haut, rappelant qui est réellement le maître du genre.


En résumé : Frankenweenie est un véritable bijou filmé comme un classique des années 30. Il vous fera sourire, soulever les poils et ouvrira votre cœur en deux. Si ça n'est pas gage d'une statuette dorée en février prochain, je n'y comprends plus rien !


BONUS BLU-RAY
• Court métrage inédit : “Capitaine Sparky contre les soucoupes volantes” 
• Court métrage vintage : “Frankenweenie”, première version de 1984

• Making of : “Des maquettes en mouvement”
• Reportage : “Frankenweenie, l’exposition”
• Clip vidéo : “Pet Semetary” interprétée par les Plain White T’s

 

samedi 27 octobre 2012

[Critique] Frankenweenie ou la renaissance de Tim Burton (31/10/12)

FRANKENWEENIE

De Tim Burton
Avec les voix US de Charlie Tahan, Martin Short, Catherine O'Hara, Martin Landau, Wynona Ryder

Sortie le 30 octobre 2012

Le jeuneVictor Frankenstein (sic!) est un gamin solitaire qui n'a pour seul ami que son chien Sparky. Un peu freak sur les bords, les sciences sont pour lui un refuge et une promesse d'un quotidien plus fun. Alors que ses parents essaient de lui construire une vie plus sociable grâce au baseball, Victor voit son chien adoré se faire écraser. Il compte alors sur les pouvoirs salvateurs de la science pour ramener son meilleur ami à la vie. Quelques éclairs plus tard, Sparky est de retour parmi les vivants (quelques pièces raccommodées en plus) mais Victor ne veut pas ébruiter ce secret. Bien évidemment, le fougueux Sparky n'en peut plus de rester enfermé... Il s'échappe et la ville toute entière s'aperçoit que contrôler la vie peut avoir des conséquences inattendues et... monstrueuses.


Un modèle de poésie noire et d'humour rose bonbon


© Disney Pictures
Si les dernières oeuvres de Tim Burton ont laissé les plus fidèles du maître du macabre quelque peu perplexes, voire fâchés, (La planète des singes, Alice au pays des merveilles et Dark Shadows en tête), Frankenweenie les réconciliera avec les travaux de ses débuts. Finie l'autoparodie sans renouvellement ! 

© Disney Pictures
Il retourne aux sources et reprend l'un de ses premiers courts-métrages de 30 minutes entrepris en 1984 déjà chez la maison Disney (diffusé sur Arte le 31 octobre à 14h25), mais écarté car trop effrayant. Ce dernier porte les germes de l'univers du cinéaste épris de fantastique : sa amour pour les productions de la Hammer qui ont bercé son adolescence, son goût pour l'expressionnisme européen, sa tendresse pour les monstres et la différence, et sa conteur raffinée.


"Sometimes, adults don't know what they're talking about"

© Disney Pictures Nul ne sera surpris par l'inventivité de la mise en scène (qui démarre dès les premières images, où le célèbre générique de la maison aux grandes oreilles est revisité), ni par la capacité du cinéaste à fluidifier n'importe quelle idée frapadingue. Le réalisateur a le don unique de donner de la grâce aux histoires les plus lugubres, tout en asseyant son univers. 

© Disney PicturesFrankenweenie est assurément le film le plus personnel et autobiographique de Tim Burton. Si les prises de vues réelles ont laissé place à la technique du stop-motion (l'animation image par image de marionnettes), le film est fondamentalement proche de l'original, offrant une véritable carte postale esthétique et poétique de l'enfance burtonienne. Ce garçon qui bidouille des expériences dans son grenier, c'est Tim lui-même. L'introverti différent des autres gamins qui aimait rêver des histoires monstrueuses et tourner des petits films avec ses jouets au lieu de jouer dehors entouré d'amis.

© Disney Pictures


Les décors de New Holland, banlieue proprette des Etats-Unis, rappellent le quartier dans lequel Burton a grandi. Ils rendent compte d'une atmosphère très particulière et fascinante : à la nuit tombée, les ombres envahissent les rues et transforment le quartier en une espèce de forêt dangereuse (idée déjà exploitée dans Edward aux mains d'argent).


Burton ressuscite le 7e art qui l'a nourri. Il fait avec Frankenweenie moins dans la critique sociale et plus dans la compilation fantastique. L'intrigue de son court est étoffée avec l'arrivée de personnages secondaires aussi drôles que loufoques, et gagne en "monstruosité" avec le retour des légendes burtoniennes, des créatures effrayantes ou rigolotes telles que Dracula, Batman, les Grimlins, Frankenstein, Godzilla, King Kong et même Vincent Price (acteur d'épouvante déjà honoré par un court-métrage fait par Burton, qui lui a ensuite donné le rôle du créateur d'Edward, dans Edward aux mains d'argent). On notera aussi quelques ressemblance esthétiques avec des personnages déjà existant comme celui de Victor avec le Victor dans Noces Funèbres et le prof de sciences avec le dresseur de souris dans Coraline


Avec Frankenweenie, on retrouve alors la fraîcheur, la poésie et la générosité mais aussi la tristesse, le sarcasme et le gothique qui ont construit la légende Burton. Sans oublier l'excellence de l'esthétique, dans laquelle la 3D s'intègre bien, suscitant l'émerveillement, la surprise et ajoute évidemment une dimension effrayante. Drôle et touchant, tendre et moqueur, le scénario n'oublie pas de flinguer les adultes qui, une fois de plus, ne comprennent rien et deviennent moins humains que les monstres eux-mêmes. Et martèle son message de tolérance envers les gens différents, qui ont tout autant leur place dans ce monde que les autres. Si L'Étrange pouvoir de Paranorman m'avait déjà scotchée rendant hommage avec beaucoup de style le travail de Burton, Frankenweenie place la barre encore plus haut, rappelant qui est réellement le maître du genre. 
© Disney Pictures



En résumé : Frankenweenie est un véritable bijou filmé comme un classique des années 30. Il vous fera sourire, soulever les poils et ouvrira votre cœur en deux. Si ça n'est pas gage d'une statuette dorée en février prochain, je n'y comprends plus rien !



Disney a sorti pour l'occasion de superbes affiches rétro rendant hommage avec plein d'amour et de malice aux vieux films film d'horreur que Burton aime tant. (© Disney Pictures)


 


samedi 4 août 2012

Critique : Abraham Lincoln : chasseur de vampires : et Dieu créa... le grand n'importe quoi (08/08/12)

ABRAHAM LINCOLN : CHASSEUR DE VAMPIRES

De Timur Bekmambetov
Avec Benjamin Walker, Dominic Cooper, Anthony Mackie, Mary Elizabeth Winstead...

Comme beaucoup de cinéphiles (et de fans de littérature vampirique), j'attendais avec impatience la sortie d'Abraham Lincoln : chasseur de vampires. Quelques doutes ont tout de même été soulevés quant à la réussite de la dernière création de Timur Bekmambetov (produite par Tim Burton) lors de la diffusion des premières images. Et après l'avoir vu, mes craintes se sont avérées exactes, voire amplifiées.

Témoin du meurtre de sa mère étant enfant par un esclavagiste peu scrupuleux, Abraham Lincoln découvre l'existence des vampires parmi les hommes en voulant le tuer. Il est sauvé de justesse par Henry Sturgess, qui lui apprend que les suceurs de sang ont envahi le pays depuis des décennies. C'est alors que pour venger la mort de sa mère, Abraham s'entraîne aux côtés d'Henry qui combat ces "monstres" depuis toujours, pour devenir un redoutable chasseur de vampires. C'est alors qu'il s'engage sur deux fronts : celui de la bataille et celui de la politique. Élu 16e président des Etats-Unis en 1860, il lutte avec ardeur contre l'esclavagisme tout en repoussant la menace vampirique incarnée par le puissant Adam, qui menace d'anéantir le peuple américain en pleine Guerre de Sécession.

Assis entre deux fauteuils

© Twentieth Century Fox
Si le réalisateur russe renoue avec les vampires (omniprésents et très originaux dans Nightwatch et Daywatch), c'est pour adapter le roman éponyme de Seth Grahame-Greene, lequel est un mélange particulier entre l'Histoire avec un grand H et le fantastique horrifique. Le film développe une intrigue complètement dingue intégrant néanmoins un certain nombre d'évènements historiques réels.



© Twentieth Century Fox
Mais ce qui aurait dû être un film de série B fier descendant des années 60 tels que Billy the Kid vs Dracula ou Jesse James Meets Frankenstein's daughter et s'assumant comme tel, le résultat s'est transformé en film à gros budget (70 millions de dollars tout de même !) qui se prend au sérieux. Si les frasques historico-fantastiques fonctionnent bien sur papier, elles sont plus délicates à transcrire sur pellicule, surtout si on oublie les clins d'oeil, l'ironie et les références humoristiques dans le scénario. Et pourtant, Abraham Lincoln : chasseur de vampires nous fait souvent rire... contre sa volonté. On rit sans trop savoir si c'est le but recherché car certaines scènes nous laissent choisir... face à l’ambiguïté. La faute à la direction d'acteurs ? Sûrement...

© Twentieth Century Fox
Timur Bekmambetov est un touche-à-tout en matière de visuels (on se souvient de son premier long animé, Numéro 9, bluffant). Il est plus à l'aise en matière d'action que dans les scènes plus intimistes. La mise en scène appuyée, toujours en mouvement, jamais subtile, un montage rapide de situations caricaturales ne rendent pas forcément le meilleur. Si ses scènes de bagarres chorégraphiées à grand renfort de ralentis, d'effets en tout genre façon Matrix rendent plutôt bien (on se passerait bien des giclées de sang minutieusement éparpillées), ses scènes "spectaculaires" souffrent d'un melting-pot d'effets spéciaux rendant l'ensemble bordélique et parfois illisible (et les lunettes 3D n'arrangent rien, assombrissant l'image, comme d'habitude). Gros mal de tête en perspective en particulier sur deux scènes : la poursuite du tueur de la mère de Lincoln au milieu d'une horde de chevaux lancés au galop, ou encore celle d'un train roulant à toute allure au milieu d'un brasier (tourné sur fond vert) sur des rails suspendus. Du grand n'importe quoi qui peut rivaliser avec les CGI de Ghost Rider ! Au-delà de la photographie jaunie façon vintage et de son photoshopage lisse rendant le tout totalement irréel, le pire réside dans le maquillage et les perruques de Lincoln vu à différents âges.

© Twentieth Century Fox
Si l'esthétique n'est pas toujours une réussite et finit par lasser à force de profusion de style, le film se vautre dans les grandes largeurs en ce qui concerne la mise en place de l'histoire en expédiant à la vitesse lumière toute mise en contexte de l'action, et l'introduction digne de ce nom des personnages. Et le mélange des genres n'est pas responsable ! Si la première partie fonctionne plutôt bien, on se voit largué à partir du moment où Lincoln devient l'historique président que nous connaissons. Pourtant le postulat de départ  avait de quoi séduire, à savoir l'intégration des vampires comme ennemis au temps de de la Guerre de Sécession, la mobilisation d'un peuple pour sauver les Droits des humains face aux vampires en parallèle à l'abolition de l'esclavage.... Mais le scénario est trop creux et les répliques sans force, voire risibles ("La vraie puissance Lincoln vient de la vérité" ou "Les Etats-Unis resteront à jamais une nation de vivants") pour sauver le film. Mais on peut prendre le parti d'en rire : (attention SPOILER - surligner pour lire) c'est l'argenterie qui sauve la nation de la Guerre de Sécession (FIN SPOILER), les chariots en bois défoncent les murs de pierre et Lincoln est plus fort que Batman et Spider-Man réunis : il explose les arbres en un coup de hache ! Sisi !

© Twentieth Century Fox
Et si vous vous attendez à voir un film de bastons où l'hémoglobine coule à flots seront déçus car côté horreur et gore, tout est shooté hors cadre, pour ne pas choquer et rester dans le divertissement tout public. Ainsi les méchants vampires ne sont présents qu'en mode figuration et les coups de hache en pleine tête des monstres restent hors-champs.

© Twentieth Century Fox
Côté acteurs, si Benjamin Walker (qui ressemble furieusement à Liam Neeson en plus jeune - mais moins charismatique) fait parfaitement illusion dans la peau de Lincoln et s'en sort plutôt bien dans les scènes d'action, il est moins convaincant lors de scènes plus dans l'émotion (honteusement désamorcées car elles aussi sont montées comme le reste du film).

En résuméDéception. Ce qui aurait dû être fun et pris avec du recul comme un gros nanar pour mangeurs de pop-corn est finalement une oeuvre prétentieuse financée à gros coups de billets verts et dont les résultat est brouillon. Monsieur Burton, nous ne vous félicitons pas !

lundi 16 juillet 2012

Tim Burton rend hommage aux classiques d'horreur

Comme tous les ans, le Comic Con de San Diego (rendez-vous incontournable pour les amoureux de la pop culture) dévoile son lot de trailles, d'avant-premières et d'images alléchantes et frustrantes à la fois. Et c'est avec un "Homage" (non, il n'y a pas de faute d'orthographe) que la convention s'est ouverte. Une bande annonce façon Tim Burton dans lequel son personnage de Frankenweenie rend hommage aux grands films d'horreur des années 1950 qui ont façonné l'esprit et le génie du maître du macabre et fait frissonner de nombreux spectateurs. Pour assurer les voix, rien de moins que Winona Ryder, Martin Short, Catherine O'Hara, Martin Landau, Cartlie Tahan, Atticus Shaffer, Robert Capron et Conchetta Ferrel.

 

mercredi 27 juin 2012

Frankenweenie... de nouvelles images

Les monstres sont de sortie cette année et la stop-motion dépoussiérée ! En attendant L'Etrange pouvoir de Paranorman le 22 août prochain (critique et interview de Travis Knight ici sous peu) et Hotel Transylvania en fin d'année, on découvre un peu plus l'adaptation animée d'un court-métrage de Tim Burton fait dans les années 1980 : Frankenweenie.
Faut-il rappeler que les studios Disney n'avaient pas voulu de ce projet lorsque le maître du macabre officiait chez eux, trouvant le résultat bien trop noir et morbide pour l'esprit de la firme aux grandes oreilles ? Bizarrement, ce sont ces mêmes studios qui produisent et distribuent la version longue (et plus acceptable ?) de Frankenweenie (Critique ICI). Comme quoi, il n'y a pas de honte à changer d'avis !

Et c'est non sans plaisir qu'on peut découvrir depuis aujourd'hui le nouveau trailer avec avec une foultitude d'images inédites. On retrouve ainsi la Burton's touch de ses débuts (un humour morbide mais emprunt de poésie, une ambiance gothique mais pas effrayante...). De quoi fermer le clapet à ceux qui le disaient peu novateur et tombé dans le train-train du qui-marche-sans-trop-se-fouler.

Pour les retardataires.... Frankenweenie parle du jeune Victor et de son chien adoré, Sparky. Après la mort soudaine de Sparky, Victor se tourne vers le pouvoir de la science pour ramener à la vie son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher sa création "home made". Mais quand Sparky s’échappe, les camarades de Victor, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences… Rendez-vous le 31 octobre pour la résurrection !


lundi 30 avril 2012

Dark Shadows... nouvelles vidéos

A 10 jours de sa sortie, Dark Shadows se dévoile davantage... Trop, diront certains. Pour les plus curieux d'entre vous, voici quelques teaser appétissants. A consommer sans modération !

lundi 19 mars 2012

Président ou tueur de vampire ?

Abraham Lincoln : Vampire hunter... Rien qu'en lisant le titre, certains prendront leurs jambes à leur cou. Les autres se diront "encore un titre loufoque qui se veut original, à la Cowboys & Envahisseurs". Et ceux qui restent pourront déclarer "encore un film pop corn qui n'encombrera pas mon disque dur cérébral". On peut en penser ce qu'on veut, mais ce titre annonce la couleur : rouge hémoglobine.

"History prefers legends to men"

L'Histoire est revue est corrigée à coup de crocs et de pieu. Adaptée du roman de Seth Grahame-Green (auteur d'Orgueil et préjugés et zombies), ce nouveau-métrage de Timur Bekmambetov (Wanted) nous embarque au XIXe siècle, dans la lutte occulte du Président des États-Unis (interprété par Benjamin Walker) contre les vampires qui veulent contrôler le Nouveau Monde. D'autres littératures se sont essayé au mélange des genres, sans grand succès (Jane Slayre et Queen Victoria : Demon Hunter). Mais on trouve l'inspiration où l'on peut ! Grahame-Green a trouvé la sienne dans une librairie où une pile de romans Twilight faisait face à une autre qui parlait de Lincoln. Il n'en n'a pas fallu plus pour en faire une histoire. En espérant que le résultat sur grand écran sera plus à la hauteur que le navrant Van Helsing.

Nous avons à ce sujet un espoir car Abraham Lincoln : Vampire Hunter est produit par Tim Burton, décidément très occupé cette année (avec Frankenweenie et Dark Shadows). Ce second trailer truffé de bastons, de haches affûtées, et de scènes très sombres à plus la vocation d'en mettre plein la vue, avec des effets visuels biens connus du réalisateurs, que de retracer l'avancée historique en matière de droits de l'Homme du président Lincoln. Rempli de ralentis tranchés à coup d'armes en tout genre (et pourtant, aucune giclée de sang à l'horizon... pour l'instant), il est censé nous mettre dans l'ambiance à coup de grandes phrases éloquentes, mais qui ont plus l'effet d'une enclume que d'un coup de rasoir aiguisé. Le tout accompagné d'un morceau de Johnny Cash pour appuyer le fait que "seuls les vivants peuvent tuer les morts". Voilà qui augure un film pour les fans du genre. Pourra-t-il dépasser ses frontières-là ?


samedi 17 mars 2012

Tim Burton : Deux pour le prix d'un !

C'est Noël avant l'heure. Quelques jours après l'ouverture de son exposition à la Cinémathèque Française, à Paris, Tim Burton ne chôme pas ! Celui que les "monstres réconfortaient étant petit" nous dévoile deux bandes annonces de ses deux films les plus attendus par les fans. 

Tout d'abord, Frankenweenie. Un conte émouvant sur le jeune Victor et son chien Sparky pas tout à fait comme les autres. Réalisé en stop-motion (comme L'Étrange Noël de Monsieur Jack, Les Noces Funèbres de Burton, et Coraline de Henrry Selick), en noir et blanc (un petit goût de "reviens-y" de The Artist ?) et entièrement créé en 3D. Une bande-annonce d'une beauté hors du temps et attendez patiemment sa sortie en salles prévue le 31 octobre prochain.




Le second trailer concerne évidemment Dark Shadows. Inspiré d'une série télé américaine des années 60, le film raconte l'histoire de Barnabas Collins (interprété par Johnny Depp). Ce jeune et riche séducteur commet un jour l'erreur de briser le cœur d'Angélique Bouchard, une sorcière terrible. Pour se venger, la jeune femme lui jette un sort. Barnabas est alors transformé en vampire et enterré vivant. Il se réveille deux siècles plus tard, en 1972, et découvre sa descendance.
Après un début sombre dans le style de Sleepy Hollow, la bande-annonce prend une autre tournure inattendue avec les tubes de T. Rex et Barry White. Dark Shadows se révèle être une comédie d'horreur avec des personnages hauts en couleurs (et à croquer...), tel celui interprété par Johnny Depp. L'acteur incarne un vampire à mille lieues de l'univers de Twilight (pour notre plus grand soulagement...). Bien déjanté comme on l'aime... Début des hostilités : le 9 mai prochain... On a hâte !

lundi 13 février 2012

De nouvelles images pour Dark Shadows

Sur le tournage...
Dans la nouvelle version de Dark Shadows, Johnny Depp n'est plus chapelier mais est toujours chapeauté ! Et comme souvent dans les productions/réalisations du maître gothique Tim Burton, chaque tournage se transforme en carnaval... 

Comme toute production très attendue, les images filtrent au compte-goutte. Mais une chose est sûre, on retrouvera au casting Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter (comme toujours), Chloe Moretz, Eva Green, Jackie Earle Haley, Jonny Lee Miller ou encore Bella Heathcote. La première photo officielle avait un air de déjà-vu chez La Famille Adams...


Mais ne soyons pas pessimistes... elle reprenait les codes esthétiques de l'affiche de la série intiale dont le film sera tiré. De nouvelles images nous révèlent ce que Ricky Gervais s'amuse à répéter : il n'y a que Tim Burton qui peut faire se maquiller Johnny Depp comme ça !

Un petit rappel de l'histoire ? Aller... pour le fun...
« En l’an 1752, Joshua et Naomi Collins partent de Liverpool, en Angleterre, et prennent la mer avec leur jeune fils Barnabas, pour commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne va pas suffire à les éloigner de la mystérieuse malédiction qui fait le malheur de leur famille. Vingt années passent et Barnabas (Johnny Depp) a le monde à ses pieds, tout au moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Maître de Collinwood Manor, Barnabas est riche, puissant, et c’est un séducteur invétéré … jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard (Eva Green). Sorcière de son état (encore une fois pour l'actrice, après Camelot), dans tous les sens du terme, elle lui jette un sort plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant. » Boooouhhhh... On ne verra le résultat en France que le 9 mai prochain. Patience !
 


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