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mercredi 25 mai 2011

Un showrunner, c'est quoi ?

Showrunner ou Show runner, derrière ce terme se cache un être humain – ou parfois plusieurs. Il s'agit du responsable de tous les aspects créatifs d'une série au jour le jour, et ne doit alors des comptes qu’au network pour lequel il travaille, et la compagnie de production – si ce n’est pas la sienne. Il endosse bien entendu aussi le costume de scénariste, mais ce n’est pas une obligation.
MAIS le showrunner n’est pas forcément le créateur de la série, au contraire. Si sa fonction peut le laisser supposer, ce n’est pas le cas. En effet, créateur ou showrunner sont tout à fait remplaçables. Les deux peuvent perdre leur place pour des désaccords avec le network pour lequel ils travaillent à différentes étapes du processus de création – que cela soit avant la diffusion ou après deux saisons.
Le créateur peut aussi simplement donner le jour à un concept, et confier la responsabilité à quelqu’un d’autre – son implication dans la suite du projet étant on ne peut plus variable et dépendant de bien trop de facteurs pour entrer dans les détails.

A ce jour, il n’existe aujourd’hui pas meilleure exemple que Lost, show créé par JJ Abrams et Damon Lindelof (optionnellement, Jeffrey Lieber). À la fin de la saison 1, Abrams quitta l'île, et Carlton Cuse, qui avait rejoint l’équipe à cette période devint showrunner sur la série aux côtés de Lindelof. Dans le même esprit d’idée, des séries comme Urgences, The Simpsons, The West Wing, Brothers & Sisters ou NYPD Blue ont vu leur créateur partir pour laisser leur place à d’autres …

samedi 7 mai 2011

"Reboot" - "Remake" : la différence ?

Que fait-on à Hollywood lorsqu'on n'a plus d'idées de scénario ? On recommence ce qui a déjà été fait, avec plus ou moins de différences...

Un reboot au cinéma, est le fait de "réinitialiser" un univers cinématographique quand une licence commence à s’essouffler. Comment fait-on ? On garde la trame initiale, les personnages principaux… mais on change tout le reste : renier l'original est la consigne. Nouveaux acteurs, nouveaux réalisateurs, nouveaux décors, nouvelle esthétique... Faire peau neuve, comme si rien n’avait été fait auparavant... de façon plus ou moins réussie. Un des exemples les plus connus de reboot est bien évidemment Batman.
Parfois, un reboot intervient avant même que les cendres du précédent film aient refroidi. C’est la cas du Hulk du français Louis Leterrier (avec Edward Norton) qui est sorti en salle seulement 5 ans après celui de Ang Lee (avec Eric Bana).

On peut dire que le reboot se différencie du remake dans la mesure où un remake est souvent un "hommage" à l’original, une revisite personnalisée d'un nouveau réalisateur. Le remake va reprendre le scénario de façon quasi-exacte, avec les mêmes scène et parfois des clins d’oeil comme des cameo des acteurs ou réalisateurs originaux. Ocean's Eleven (remake de L'inconnu de Las Vegas), La Colline a des yeux et Pirahna 3D repris par Alexandre Aja, Funny Games, King Kong, Scarface, etc.

mercredi 13 avril 2011

Késako un "Caméo" ?

Un caméo vient du terme anglophone "cameo appearance" utilisé dans le monde du théâtre dès le XIXe siècle. C'est l'apparition furtive dans un film d'un acteur, d'une actrice, du réalisateur ou d'une personnalité qu'on ne s'attendait pas à voir. Le caméo est avant tout un clin d'œil. Il est bref et souvent anecdotique, car il n'a pas de réelle influence sur le cours de l'histoire. Il peut être ouvertement montré, ou bien détectable par les seuls spectateurs avertis.

Le caméo au cinéma se démarque de la "participation exceptionnelle" vue dans les génériques, qui consiste à donner quelques répliques à un personnage, ce qui n'est pas nécessairement le cas pour un caméo. Celui-ci est aussi différent de la "guest star" qui est une célébrité qui apparaît exceptionnellement pour un rôle d'une certaine importance et/ou qui revient régulièrement dans plusieurs épisodes d'une série.
Un exemple parmi des millieurs d'autres : dans The Holiday, Dustin Hoffman fait une apparition dans le vidéo club où Jack Black et Kate Winslet choisissent un film. Dans cette scène, c'est après que Jack Black a chanté la musique du film Le Lauréat et montré la jaquette du DVD Marathon Man que Dustin Hoffman s'en va en grommelant qu'il ne peut pas être tranquille, puisque ce sont des films dans lesquels il a joué. D'ailleurs, cette apparition n'était pas écrite puisque l'acteur passait par hasard en voiture pendant le tournage et a décidé d'y jeter un œil. Connaissant la réalisatrice, il a accepté de faire un plan.

Le caméo n'est pas réservé qu'aux acteurs. Les réalisateurs aussi s'amusent. Le plus célèbres d'entre eux est Alfred Hitchcock (photo), qui a fait une apparition dans 37 de ses films. Plus récemment, Night Shyamalan, dans Sixième sens (le médecin), Incassable (un dealer), Signes (un chauffard), La fille de l'eau (un voisin), et le plus assidu : Stan Lee (photo) dans tous les films Marvel...
Et plus drôle encore sont les acteurs qui réapparaissent dans les remakes de leur propres films. Charlton Heston, interprétant le seul singe muni d'une arme, dans La Planète des singes, Paul Michael Glaser et David Soul en vendeurs de voiture dans Starsky et Hutch, le film.
La liste est encore longue... Soyez attentifs les prochaines fois !

vendredi 8 avril 2011

Un "survival", c'est quoi ?

Il a toujours été considéré comme un sous-genre alors qu’il a engendré de grands films "tripaux" qui n’avaient pas peur de montrer la bestialité enfouie de l’être humain. De manière plus générale, dans le "Survival", on assiste à une évolution avec un personnage qui se défend comme il peut ou subit les événements comme des intempéries passagères. Le parcours dramatique est propre à tous : partir du prétendu civisme des hommes pour basculer progressivement vers des monts de barbarie, c’est-à-dire une poursuite, un combat en pleine nature, où l’humanité cède la place à un retour vers l’instinct primal de l’homme. Pour les plus violents, cela consiste à donner la possibilité au personnage de combattre ses assaillants ou de se laisser mourir, en réaction au nihilisme du réalisateur ou au monde qui va mal - et fait mal.
© 21th Century Fox
© Mars Distribution
Le genre est né en même temps que le Rape and Vengeance aux Etats-Unis. Certains films n’ont d’ailleurs pas hésité à concilier les deux registres. Ce n’est pas étonnant tant les codes sont quasiment les mêmes. Le genre s’est développé partout, en Italie, aux Etats-Unis, au Japon voire même en France, dans de trop rares exceptions. Genre dépourvu de morale, où le cinéaste jette un regard pessimiste envers ses contemporains. Les règles sont simples et immuables : le "survival" place des hommes dans un lieu hostile où la nature se venge de l’espèce humaine. A partir de là, sont nés des déclinaisons et des films qui surfent sur cette ambiance de manque de repère. Quelques exemples ? Sheitan, Wolf Creek, Délivrance, Calvaire, Massacre à la tronçonneuse, Predator, Blair Witch Project...

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