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samedi 14 février 2015

[Bande Annonce] Spy

SPY
De Paul Feig
Avec Melissa McCarthy, Jude Law, Jason Statham, Rose Byrne, Allison Janney

Sortie 17 juin 2015

Susan Cooper est une analyste de la CIA, bureaucrate et sans prétention. Elle est l’héroïne méconnue qui agit dans l’ombre au cours des missions les plus dangereuses de l’agence. Mais lorsque son co-équipier se retrouve pris au piège et que la vie d’un autre agent est mise en danger, elle se porte volontaire pour infiltrer un réseau de dangereux trafiquants d’armes, afin d’empêcher une catastrophe mondiale...


mercredi 28 novembre 2012

Les Cinq Légendes : Vous ne verrez plus les contes de la même façon (28/11/12)

LES CINQ LEGENDES
De Peter Ramsey
Avec les voix US de Chris Pine (et Gaspard Ulliel en VF), Isla Fischer (Nolwen Leroy en VF), Alec Baldwin, Jude Law, Hugh Jackman...


Et si les personnages de dessins animés jouaient aux Avengers pour faire disparaître un méchant qui fait peur aux enfants ? Les monstres ont déjà eu droit de cité dans les studios Dreamworks, notamment avec Monsters & Cie (dans lequel un affreux poilu bleu se rend chaque jour chez des enfants par les portes de placard pour recueillir leur cri d'effroi). Mais celui que doivent combattre Les Cinq Légendes est d'un tout autre genre. Le Croquemitaine est sorti du tréfonds de la Terre pour faire à nouveau régner la peur sur le monde et implante ses visions cauchemardesques dans les rêves des enfants. Tapi dans l'ombre, il ne pense qu'à une chose : éliminer les Gardiens en volant aux enfants leurs rêves et leurs aspirations... Le Père Noël, la Petite Souris, le Marchand de Sable, le Lapin de Pâques n'ont pas l'intention de le laisser faire. En s'alliant à Jack Frost, nouvellement nommé Gardien des enfants par la Lune, tous vont contrer les plans diaboliques de l'affreux. 



La grande guerre des films de Noël commence cette semaine. C'est Dreamworks qui démarre les hostilités, ou plutôt les festivités, avec Les Cinq Légendes, parfait conte de fin d'année où imagination, originalité, sens de l'humour (et second degré) et surtout, quelques poussières de magie, nous font tous retomber en enfance. De la féérie en barre de celle qui fait que l'on croit aux lutins et au Père Noël, à la Petite Souris, au Marchant de Sable, au Lapin de Pâques et au méchant Croquemitaine...




A quelques différences culturelles près (la Petite Souris ressemble plus à une fée, d'ailleurs appelée Fée des dents), nous connaissons tous ces personnages imaginaires qui ont bercé notre enfance. Mais bien peu d'entre nous ont déjà entendu parler de Jack Frost. Ce jeune homme au destin tragique est une sorte de gentil génie farceur, qui fabrique de la glace et des tempêtes de neige à volonté à l'aide de son bâton magique. Un ado solitaire, rebelle au grand cœur et malicieux, qui n'a qu'une envie : exister "pour de vrais" auprès des enfants qui... ne croient pas en lui.


Inspiré des livres de William Joyce, auteur pour enfants, Les Cinq légendes dévoile l'univers méconnu des héros de conte de fées, à la manière de superhéros contemporains. "Alors que l'histoire de Superman et de Batman est ancrée dans une véritable mythologie, nous demandons à nos enfants de croire dur comme fer à des personnages qui n'ont aucune histoire", confie William Joyce, convoqué par Dreamworks pour étoffer l'univers déjà riche des romans. "Je me suis demandé si j'étais le seul à pointer ce mystère...".



A grand coups de vols dans les airs, de voyages en traîneau du Père Noël, de glissades dans les trous spatio-temporels, on pénètre dans les coulisses de l'entreprise de la Fée des dents (et de ses milliers de mini-fées qui remplacent chaque nuit les dents de lait contre des pièces de monnaie), dans celle du Père Noël où l'on découvre que ce sont les Yétis qui fabriquent les jouets et non les lutins, trop fainéants (mais chhuuttt.... il ne faudrait pas les froisser !). On apprend comment les œufs de Pâques finissent par magie dans les jardins du monde entier, tous colorés (et peints à la main, s'il vous plaît !).

Et ce n'est pas tout car des secrets bien mieux gardés sont dévoilés : saviez-vous par exemple que le Père Noël est un ancien criminel tatoué reconverti ? Que le Lapin de Pâques est un bunny pas si mimi que cela, mais un géant armé de boomerangs ? Ou que le Marchand de Sable est le plus adorable des personnages jamais dessinés, silencieux comme le sommeil et magique comme ces trainées de poussières d'or qui le suivent partout ? On vous le dit : tous les personnages sont à tomber !


Et la réalisation est absolument fabuleuse ! La finesse et la richesse des dessins, de l'animation, et de la 3D est infinie (enfin une 3D qui vous embarque !). Sans compter les traits d'humour qui, ici ou là, pimentent l'histoire (délicieuse petite souris de la légion européenne, froissée d'être démasquée par la Fée des Dents...) jusqu'au dénouement final. Près de 20 ans après sa naissance, le Studio Dreamworks n'a plus rien à envier à son aîné au grandes oreilles ou à son cousin Pixar. Il offre un travail de plus en plus sophistiqué, même si les scénarios manquent encore d'un petit quelque chose en plus pour atteindre la magie, la drôlerie et l'humanité de certaines productions Pixar.

Avec Les Cinq Légendes, Dreamworks souffre de moins en moins de la comparaison et n'a pas à rougir du résultat. D'autant plus avec le casting de voix 5 étoiles qu'il a réuni. Magique Alec Baldwin avec son accent russe à tordre de rire, le non moins excellent Jude Law, à qui les rôles de méchant et triste vont décidément bien (on le verra aussi très dur et peu compatissant dans Anna Karenine sous peu). Sans oublier l'Aussie Touch de Hugh Jackman parfait en bunny boomerang, dur à cuire au cœur de velours.


Le studio au pêcheur perché sur la Lune ne compte pas en rester là. Il a déjà prévu la sortie de trois films en 2013, à commencer par The Croods (ou la virée sauvage d'une adorable famille de cro-magnon, en pleine crise d'évolution et de survie),  et Monsters Academy (sortie prévue le 10 juillet chez nous).




En résumé : Un film d’animation émouvant et enchanteur. Une merveille visuelle doublée d’un joli conte de Noël, magique et divertissant. GROS GROS coup de cœur et un vrai bonheur.


Et le making-of du doublage....

Et la "récolte des dents"...

lundi 23 juillet 2012

Critique : 360 : Et si le monde n'était qu'un panier rempli de coïncidences ? (25/07/12)

Il est des rencontres qui peuvent changer une vie. Une coïncidence. Un regard. Un mot. Une décision… et tout bascule. C’est la vie, diront certains. D’autres la fatalité.  Aux quatre coins du globe, des gens s’aiment en secret, se disputent, combattent les aléas du destin ou le train-train quotidien. 360 épie quelques couples formés par le hasard, la volonté ou le sexe dans un film chorale. Ainsi un homme d’affaires britannique, une call-girl slovaque, un père inconsolable, un délinquant sexuel remis en liberté, une jeune Brésilienne abandonnée, un homme de main saturé (etc.) se succèdent à l’écran pour nous raconter une tranche de vie. La leur.

Chabadabada chabadabada

Depuis le percutant La Cité de Dieu et le non moins excellent The Constant Gardener, Fernando Meireilles semble chercher une nouvelle voie, sans forcément trouver la bonne. Après "l’erreur" Blindness, on pensait qu’il aurait retrouver ses esprits. Mais apparemment, les sirènes de la formalité et de la facilité ont eu raison de son originalité. Sur le papier, 360 avait de quoi séduire : une pièce à succès La Ronde d’Arthur Schnitzer, le scénariste Peter Morgan à l’origine de The Queen, une scène internationale et un casting 4 étoiles (rien de moins que Jude Law, Rachel Weisz, Anthony Hopkins, Ben Foster, et même Jamel Debbouze). 
Si l’intention de faire une étude sociologique et psychologique de personnages dont l’existence change après la prise d’une décision radicale est louable, le résultat et ce qui nous reste en sortant de la salle sonne finalement creux. Si les histoires de chacun s’enchaînent visuellement de façon fluide et agréable, on ne peut s’empêcher de penser que le réalisateur a fait preuve d’une grande paresse en employant sans retenue la coïncidence à tour de bras. Une mécanique facilitant certes l’écriture cinématographique, mais qui finit par donner un côté artificiel et plombant à ce qui devrait rester humain et un jeu de hasard authentique. Un tour de passe-passe qui a pourtant fait la marque de fabrique de Lelouch. 
Cependant trop d’artifices et de clichés noient un peu l’intérêt principal de l'ensemble : un couple de bourgeois infidèles fait face à la dure vie d’une femme qui n’a d’autre choix financier que de se prostituer. Et ce père inconsolable depuis la disparition de sa fille qui se donne la mission de protéger cette jeune Brésilienne un peu perdue qui vient de se faire larguer. Et que dire des problèmes religieux que traversent un dentiste musulman face à son amour impossible pour une femme mariée. Et après tout ça, on en tire quoi ? Pas grand chose. C'est joli à voir mais... c'est tout.
Et pourtant, on se prend par moments au tourbillon des sentiments. Si l’on découpe 360 par tranche de vie, on s’aperçoit que quelque part ces gens nous ressemblent, et on se demande « que ferais-je dans cette situation là ? ». L’interprétation des comédiens est impeccable et rehausse le tout en nous plongeant dans leurs ressentis les plus personnels, leurs tourments et leurs déboires. Dans tous ces lieux communs de la vie, on retiendra tout de même le monologue magistral, juste et digne, d’Anthony Hopkins lors de sa réunion aux Alcooliques Anonymes. 

En résumé : 360 recèle quelques belles idées de mise en scènes, réunit des acteurs sans fausse note mais tient un propos qui finalement ne laisse aucune trace. Dommage ! 

vendredi 20 janvier 2012

Critique : Sherlock Holmes : jeu d'ombres : Un course-poursuite haletante (25/01/12)

En prononçant "L'enquête est rouverte..." à la fin du premier opus, il était évident que nous retrouverions le détective et le médecin britanniques dans de nouvelles aventures. On prend les mêmes et on recommence ? Sherlock Holmes et son acolyte, le Dr Watson, sont entraînés dans une enquête encore plus complexe que la première. Ce qui n'est pas pour déplaire aux neurones aiguisés du locataire de Baker Street. Il va être confronté à son pire ennemi : le professeur James Moriarty, le criminel à l'esprit le plus affûté connu sur Terre. Entre eux va s'engager un jeu où les participants -- du même calibre -- va se transformer en compétition mortelle, où chacun d'eux aura besoin de l'autre pour atteindre ses objectifs. Mais qui va gagner ?


L'histoire :
© Warner Bros
Le spectateur retrouve ses héros là où ils les avaient laissés : Watson (Jude Law) est sur le point d'épouser la douce Mary, et Holmes (Robert Downey Jr), totalement déjanté, sombrant dans les vapeurs d'alcool tout en testant de nouveaux gadgets. Une vie tranquille en soi... C'était sans compter les desseins du professeur James Moriarty (Jared Harris). Celui-ci fait son entrée en scène dans le monde en mettant à profit son intelligence au service de plans diaboliques, sans aucun scrupule ni sens moral. Aux quatre coins de la planète, on apprend que des puissants industriels tombent les uns après les autres dans des circonstances plus que suspectes. Personne ne fait de lien entre ces funestes événements sauf le facétieux Sherlock Holmes. Ce dernier y voit là une main maléfique voulant semer la mort et la destruction. Mais qui peut bien être à l'initiative d'une telle horreur ? Sherlock Watson décident d'unir leurs compétences une nouvelle fois pour démasquer le coupable. Depuis Londres, où il rencontre la jeune Simza (Noomi Rapace), leurs investigations les mènent à Paris, en Allemagne, en Suisse et leur font prendre des risques de plus en plus difficiles à gérer. Moriarty semble toujours avoir un coup d'avance sur eux. Mais s'ils ne réussissent pas leur mission, il semble qu'au-delà de la richesse et du pouvoir que pourrait accumuler le professeur, la face du monde pourrait bien s'en trouver bouleverser...

© Warner Bros
"C'est notre dernière enquête Watson. J'ai l'intention de vivre pleinement cette aventure"

© Warner Bros
Le jeu du chat et de la souris, du gendarme et du voleur... Holmes veut arrêter Moriarty, et Moriarty veut hacher menu Holmes. Une chasse à l'homme où tous les coups sont permis, même les plus tordus. Dès le départ, on se retrouve dans le bain. Explosion impressionnante, cavale enclenchée, sous-fifres remis à leur place grâce à des tours de passe-passe... Holmes n'a pas perdu de sa verve et de son habilité. Une mise en scène rapide et qui claque ne laisse aucune place au temps mort.
Ralentis, flash-backs et flash-fowards montrent la rapidité de la matière grise du détective en action, pour un script peaufiné au détail près.

© Warner Bros
Cascades, micro-visions détaillées et balles qui sifflent entre deux réparties mordantes. Celles-ci s'enchaînent, montrant les deux compagnons d'aventure comme vieux "couple" qui ne sont plus à un reproche ou un pic près. Un schéma déjà vu dans de nombreux films d'action où deux héros préfèrent s'en mettre plein les moustaches et continuer la bagarre plutôt que d'apprécier les moments de répit en silence... Une cadence infernale pour le grand plaisir du spectateur. L'alchimie fonctionne toujours. Elle est loin l'image du détective en charentaises, à la pipe recourbée et au couvre-chef étrange avec ses oreilles rabattues !
Jared Harris (vu dans Mad Men), impeccable de froideur telle une ombre inquiétante sur l'avenir de l'Europe, s'oppose avec justesse aux clowneries de Robert Downey Jr. Avec son visage de Monsieur-tout-le-monde, se fond dans la masse pour mieux arriver à ses fins. Trop identifié, le visage d'un acteur plus connu aurait pu ruiner l'effet de surprise de ce méchant imprévisible. Quant à la jeune Noomi Rapace en diseuse de bonne aventure est loin de faire figure de faire-valoir ou de l'image de la jeune fille en détresse. Elle est en train de se faire une place méritée dans le cinéma internationale. Elle est annoncée à l'affiche de plusieurs projets d'envergure dans les mois à venir.

© Warner Bros
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En résumé : Entre science-fiction et terrorisme, on retiendra l'ambition d'un scénario complexe qui développe une menace planétaire. Une mécanique sans accro qui divertit mais sans réelle surprise. Quoi d'autre inventer si un troisième opus devait naître ? Difficile de ne pas penser à un changement de réalisateur afin d'apporter un œil neuf et de nouvelles idées, malgré la travail remarquable de Guy Ritchie... jusque là.

dimanche 30 octobre 2011

Critique : Contagion : Un virus qui se laisse attraper... sans broncher (9/11/11)

CONTAGION
De Steven Soderbergh
Avec Matt Damon, Kate Winslet, Jude Law, Lawrence Fishburne, Marion Cotillard, Gwyneth Paltrow...

Steven Soderbergh nous plonge dans ce qui pourrait être un nouveau type de conflit : la guerre des nerfs pour son propre salut et celui de ses congénères. Contagion est un thriller bactériologique. Fresque contagieuse s'il en est, elle réunit un casting impressionnant pour un résultat moins haletant qu'attendu par le pitch mais efficace dans son traitement conventionnel et accessible. Loin d'être un film catastrophe classique, qui panique dans la profondeur des chairs, Contagion se déroule de façon didactique, avec une approche presque journalistique, où il n'y a pas de place pour le hasard.

© Warner Bros
Une grippe, particulièrement virulente, se répand rapidement à travers le monde. Inconnue, donc sans remède, elle tue des centaines de milliers de gens les premiers jours. Dont la femme de Mitch Emhoff (Matt Damon) qui revient de voyage en Asie. Au Centre de Prévention et des Contrôles des Maladies (CPCM), les meilleurs scientifiques sont sur le pied de guerre : ils tentent de trouver une solution tout en se battant contre le montre. les goupes pharmaceutiques se livrent alors à une bataille sans pitié.
© Warner BrosLe directeur du CPCM (Lawrence Fishburne) envoie l'une de ses spécialistes (Kate Winslet) sur le terrain pour évaluer la situation. Du côté de l'OMS, le Dr Leonora Orantes (Marion Cotillard) tente de trouver le patient par qui tout cela est arrivé. Les cas mortels s'accumulent tandis qu'Alan Krumwiede, un blogueur militant (Jude Law) qui haït profondément les institutions, énonce "sa" vérité, et met de l'huile sur le feu en écrivant que le gouvernement ne révèle pas tout, au risque d'aggraver les choses...

© Warner Bros
© Warner Bros
"Ne parlez à personne. Ne touchez personne. Tenez-vous à l'écart des gens."

Voilà un film qui nous rendrait un peu parano sur les bords ! Se retrouver seul assis à côté d'un passager grippé ou toucher un objet contaminé a souvent des suites bénignes d'après notre expérience. Mais imaginons que ces contacts, si fréquents dans la vie courante, puissent transmettre des virus mortels aux effets dévastateurs. Voilà qui fait la différence ! Et pourtant, Soderbergh nous converti sans résistance. Le récit dirigé par le réalisateur est concis, nerveux. Il calque son rythme sur la progression effrénée de l'infection et s'accélère à l'image de celle-ci. La trame s'intensifie à mesure que l'on passe d'un personnage à l'autre, en œuvrant à une échelle à la fois épique et intimiste. Et les interrogations s'accumulent : est-ce une guerre bactériologique ? Du terrorisme biologique ? Une mutation génique ? Une erreur médicale incontrôlée ?
 
© Warner BrosAu-delà du spectacle de chaos que la situation implique, la dimension psychologique s'impose, enracinée dans nos peurs et notre instinct de survie le plus primitif. Quelle part de réalité contient cette histoire ? Et si cela arrivait vraiment, quelles seraient les réactions des habitants ? Le film évoque ainsi une multitude de comportements, révélant alors la véritable nature des gens. Certains se sentent investis et font preuve d'un courage sans faille, d'autres font des sacrifices altruistes. Mais il y a aussi ceux dont les actes irraisonnés pris sous le coup de l'émotion font partir le tout en vrille. Ainsi les magasins d'alimentation sont dévalisés, les bagarres éclatent et le chacun pour soi règne... à quelques exceptions près. Au plus haut niveau des instances médicales, on s'interroge aussi. Que dévoiler ? Que dissimuler ? Donner des informations au compte-goutte ne risque t-il pas de faire plus de mal que de bien ? Les scientifiques ont-ils le droit de déroger à la règle du silence pour sauver leurs proches ? Choix du cœur ou de la raison ? Cornélien !

© Warner Bros
© Warner BrosLe récit évoque Traffic du même réalisateur. La mise en scène est claire, précise, découpée au scalpel. Un film visuellement léché (pas de caméras "nerveuses" pour donné un genre reportage), mais un peu statique, avec ses jours qui s'égrainent les uns après les autres. Inexorablement, donnant une impression d'inutilité. Mais l'intérêt reste, alors...  On peut regretter aussi le manque de chaleur et peut être un peu d'humour ou de fantaisie pour donner plus de vie à l'œuvre (malgré la fin est tragique pour nombre de malades). Et ce n'est pourtant pas le casting 4 étoiles qui pourraient faire défaut ! Tous les interprètes sont justes, de Matt Damon en père éploré et protecteur, à Gwyneth Paltrow en victime terrassée par la maladie, en passant par Jude Law qui amène une bonne dose de cynisme en blogueur incontrôlable. Et Laurence Fishburne sobre, tout comme Marion Cotillard et l'incroyable Kate Winslet. Malgré tout ce talent, l'émotion a parfois du mal à passer. Et pourtant pas besoin de vaccin contre l'ennui.


En résumé : Contagion est divertissement cérébral - juste ce qu'il faut - dont l'intérêt ne se démord pas de l'introduction, qui captive rapidement, à la conclusion en forme de boutade. Crédible ou pas, à vous de juger !

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