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samedi 18 avril 2015

Avengers : l'ère d'Ultron : de quoi en mettre plein la vue ! (22/04/15)


AVENGERS :
L'ÈRE D'ULTRON

De Josh Whedon
Avec Robert Downey Jr, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Chris Evans, Mark Ruffalo, Jeremy Renner, Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen…

Panique sur la ville, une fois de plus. Mais cette fois, le méchant vient de l'intérieur. Il n'a ni chair ni os. C'est une intelligence artificielle bidouillée par Tony Stark et Bruce Banner, ayant évolué, pris le contrôle d'elle-même, et fait corps dans l'un des robots guerriers métalliques créé par l'industrie Stark. Il se nomme Ultron. La boite de Pandore est ouverte…Ultron prend son autonomie et son libre-arbitre, et décide d'exterminer la race humaine, trop basique, limitée et auto-destructrice selon lui. Le groupe des Avengers fait face à cette nouvelle menace, mais se retrouve vite dépassé par son arrogance et sa puissance de destruction…


Avec la saga Avengers, on sait ce qu'on vient voir, et on nous met dans le bain dès les premières images. Josh Whedon ne lésine pas sur les moyens et offre de véritables moments de bravoure visuels. Du bruit, des coups de poing balancés à un rythme effréné, une caméra en perpétuelle mouvement, des batailles, de l'action, de l'action et encore de l'action… Le tout pour un final gigantesque. Too much ? Tout paraît dingue, mais dans l'univers Marvel, les acrobaties les plus folles restent plausibles… et lisibles ! Les visuels 3D ne finissent pas en bouillie cinématographique… et notre tête non plus. 

Cette mise en scène dopée aux amphétamines numériques laisse moins de place au développement des personnages. Si le collectif prime sur l'individu dans ce nouvel opus, le scénario laisse tout de même un moment-clé à chacun, mais ne va pas tellement plus loin que ce qu'on connaît déjà d'eux : sont présentes les atermoiements intérieurs de Bruce Banner, la mégalomanie de Tony Stark, les démons de la Veuve Noire, la psychorigidité de Captain America… On découvre quand même une certaine part d'ombre et de peurs révélée par le pouvoir de télépathie de Scarlet Witch, nouveau personnage joué par Elizabeth Olsen. Le duo des jumeaux qu'elle forme avec Aaron Taylor-Johnson est convaincant, et on a hâte de la retrouver dans Avengers : Infinity Wars (sortie prévue en 2018).

Ce qui est moins convaincant, ou plutôt prenant, c'est l'histoire. Des retournements avec pour explications un jargon de geek… Elle se prend bien plus au sérieux qu'elle ne le devrait. Etoffer un scénario ne veut pas dire le rendre abscons. On finit par avoir envie de le laisser tomber et de ne se contenter que des images qui défile et nous en met plein les mirettes. L'humour et le second (voire le 10e degré) son bien moins présents que dans le précédent volet, même si quelques scènes valent tout de même quelques sourires appuyés, comme celle du marteau ou encore celle de la baston entre 2 potes du groupe… (Je ne vous en dis pas plus…). Mais peut être pour mettre davantage en avant un ingrédient nouveau : la romance. Elle fait son apparition avec des petits moments de douceur bien venus dans ce monde de brutes, accompagnant des révélations personnelles (chut… no spoiler !)

En résumé : un film qui repose davantage sur ses scènes de bataille épiques que sur l'histoire de ses protagonistes principaux. Un humour moins présent. Et un méchant bien moins convaincant que Loki (Tom Hiddleston est difficilement remplaçable ! :) ) Mais on passe un bon moment… Dommage qu'il n'en reste pas grand chose en mémoire en sortant de la salle. Mais je suis pas une Marvel addict alors…


mardi 24 mars 2015

[Bande annonce] Mission impossible : Rogue Nation : voilà une BA qui dépote !

MISSION IMPOSSIBLE : ROGUE NATION 

De Christopher McQuarrie
Avec Tom Cruise, Jeremy Renner, Ving Rhames, Simon Pegg, Alec Baldwin, Rebecca Ferguson...

Sortie prévue le 12 août 2015

Ethan Hunt doit faire face à une organisation secrète, Le Syndicat, qui œuvrerait pour la destruction du monde. Voilà qui change... (soupir)

L'intrépide espion qui sait tout faire et qui n'a peur de rien (et n'ayant jamais mal !) remet le couvert et semble ne pas ménager ses efforts pour maintenir son équipe en vieEt Severus Rogue n'a rien à voir là-dedans...
Cette première bande annonce laisse à penser qu'il n'y a rien de plus improbable pour Tom Cruise, et qu'il a décidé de repousser ses limites (d'âge ?) pour les cascades et bastons musclées. De l'action, de l'action et encore de l'action... Pourvu qu'il y ait un scénario béton quand même ! 

 

mardi 24 février 2015

[Bande Annonce] Avengers : l'ère d'Ultron : y'a du grabuge dans l'air

Les Studios Marvel réunissent à nouveau les plus grands super-héros de tous les temps dans une nouvelle production aussi épique que spectaculaire : Avengers : l'ère d'Ultron.

Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces  pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine.
Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…

On retrouve la fine équipe du précédent opus : Robert Downey Jr., qui remet son armure d'Iron Man, Chris Hemsworth remet la cap de Thor, Mark Ruffalo se re-transformera en Hulk, le gros monstre vert et Chris Evans reprendra le bouclier à la bannière étoilé de Captain America. N'oublions pas la très cuir Scarlett Johansson alias Black Widow, Jeremy Renner alias Oeil de faucon. 
Avec l’aide Don Cheadle (James Rhodes/War Machine), Cobie Smulders (Agent Maria Hill), Stellan Skarsgard (Erik Selvig) et Samuel L. Jackson (Nick Fury), l’équipe des Avengers doit se réunir pour affronter Ultron interprété par James Spader, un être technologique terrifiant. Au cours de l’aventure, ils vont devoir affronter deux nouveaux venus aussi mystérieux que puissants, Pietro Maximoff (Aaron Taylor-Johnson) et Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen). Ils vont aussi retrouver un vieil ami sous une nouvelle forme lorsque Paul Bettany devient Vision.

Soyez prêts pour une aventure mouvementée : les Avengers sont de retour sur les écrans le 22 avril 2015 en France.

jeudi 6 novembre 2014

[Bande annonce] Secret d'Etat

SECRET D'ETAT
Sortie le 26 novembre
Avec Jeremy Renner, Rosemarie DeWitt, Ray Liotta ...

Le troisième long métrage de Michael Cuesta, qui s'inspire de deux romans intitulés Kill The Messenger : How the CIA's Crack-Cocaine Controversy Destroyed Journalist Gary Webb et Dark Alliance : The CIA, the Contras, and the Crack Cocaine Explosion, relate l'histoire vraie de Gary Webb. Ce journaliste a fait l'objet d'une campagne de diffamation pour avoir dénoncé l'implication de la CIA dans le trafic de drogue entre les Etats-Unis et le Nicaragua. 

A la suite de cette série d'articles connus sous le nom de "Dark Alliance" et publiés en 1996 dans le San Jose Mercury News, le reporter sera victime d'une violente manipulation médiatique qui discréditera son enquête. Sa propre rédaction prendra ses distances avec lui. Le journaliste poursuivra donc seul l'enquête jusqu'à sa mort en 2004 à Sacramento où il est retrouvé avec deux balles dans la tête. L'enquête conclura à un suicide.   

"Le film dit la complexité du travail de journaliste d'investigation et les conséquences que peuvent avoir la quête indépendante de vérité qui dérange, souligne Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. Secret d'Etat ne présente pas un journaliste infaillible, porteur d'une vérité, mais un homme qui doute et fait face à des attaques. Je crois que ce film invitera les spectateurs à s'interroger sur la fonction sociale du journaliste et sur les difficultés de ce métier, essentiel à toute démocratie".   

En reprenant l'enquête de Webb, les auteurs de Secret d'Etat, parmi lesquels le journaliste du New York Times Peter Landesman, ont voulu montrer que si le travail de Webb n'était probablement pas exempt d'imprécisions, nul ne peut douter de sa volonté de servir la vérité. "Froisser des susceptibilités est la preuve d'un bon journalisme d'investigation", disait Gary Webb. Pour avoir exercé son métier, Webb a payé le prix fort. Au-delà des faits, c'est donc l'esprit d'un journalisme indépendant que reconnaît et salue Reporters sans frontières dans Secret d'Etat.

 

dimanche 24 novembre 2013

[Critique] The Immigrant : Fresque romanesque classique (27/11/13)

THE IMMIGRANT

De James Gray
Avec Marion Cotillard, Joaquin Phoenix, Jeremy Renner…

Sortie le 27 novembre 2013



1921. Comme beaucoup d'Européens, les sœurs Cybulski tentent de se construire une nouvelle vie en partant de leur Pologne natale pour vivre à New York. Fraîchement arrivées à Ellis Island où les migrants sont débarqués et examinés, Magda et Ewa sont séparées. La première est mise en quarantaine car atteinte de la tuberculose, tandis que la seconde désemparée, a été repérée par Bruno, un patron de cabaret soit-disant bienveillant et au bras long. Mais Ewa va vite déchanter : ses premiers dans le pays de toutes les libertés vont s'avérer remplis de larmes et de désillusions...


Lorsqu'on parle de James Gray, deux mots viennent à l'esprit : esthétisme et émotions. Après les excellents The Yards, La Nuit nous appartient et Two Lovers, le cinéaste revient avec une fresque romanesque hollywoodienne plutôt classique, sans la grande puissance attendue. Si la toile de fond est très personnelle -- revenant sur ses origines d'immigré russe, il délaisse la psychologie masculine au profit des atermoiements émotionnels féminins. Un voyage qui peut-être l'a déstabilisé car Ewa est dépeinte à gros traits, sans nuances ni mystère et semble coincée sur le disque rayé de la victime sur qui tous les malheurs du monde reposent. Un rôle écrasant qui paraît légèrement survolé au départ par une Marion Cotillard submergée par un ton trop plaintif. Puis à mesure que l'histoire se révèle, elle transcende le rôle, oscillant entre dureté et vulnérabilité, sans pour autant tomber dans la naïveté craintive. À ses côtés, on retrouve un Joaquin Phoenix fêlé, prédateur et proie à la fois. Plus fragile et perdu qu'il n'y paraît, Bruno est un salaud doté d'une conscience morale et de remords qui le rongent, le rendant touchant et quasi pardonnable. Et Jeremy Renner, solaire en magicien charmeur, tout aussi insaisissable, avec qui Ewa pense retrouver la liberté et un avenir.

Et pourtant, le réalisateur se refuse à toute intimité. Sa puissance émotionnelle vient de son éternelle patte visuelle. Il alterne scènes spectaculaires et intimistes, de l'île d'Ellis Island à la chambre d'Ewa, des rues de New York au petit cabaret de Manhattan. L'image d'une ville brillante et poisseuse à la fois, accompagnée d'une photographie sépia sublime telle de vieux clichés jaunis par le temps, et d'une mise en scène d'une précision d'horloger suisse


Entre devoir de pardon et contrition

The Immigrant s'avère un film plus complexe qu'il n'y paraît. Tout n'est qu'apparat et déguisement. Gray révèle avec parcimonie et lenteur la nature perverse que Bruno entretient avec Ewa. De même que la prostitution se cache derrière un spectacle de cabaret grotesque et du théâtre de rue misérable... Personne n'est ce qu'il prétend être et chacun se cache derrière un rôle, jusqu'au jour où le voile tombe. Ainsi se révèle dans une certaine confusion maîtrisée le cœur du récit : l'éternelle recherche du pardon et de rédemption, si chère au cinéma américain de ces dernières années. 
Si les personnages sont en lutte avec leur quotidien éprouvant et étouffant et finissent par chuter, ils sont à leur manière en quête d'une possible réhabilitation et d'une libération totale. La scène troublante du confessionnal en est un parfait exemple (dans laquelle Bruno espionne Ewa en train d'expier ses pêchés, comme si toute faute avouée appelle à l'absolution et au droit au rachat). Une relation qui se terminera par un dernier plan d'une beauté rare, à la symbolique forte et l'ambivalence poignante : celle de deux corps qui se séparent alors que les sentiments viennent d'éclore et de rapprocher deux âmes.


En résumé : Dommage que le fond ne soit pas aussi réussi que la forme. L'élan mélodramatique est bien là, mais il manque ce petit quelque chose qui nous remue l'estomac. Légèrement décevant connaissant le réalisateur...

samedi 2 février 2013

Hansel et Gretel : du conte horrifique sauce tomate

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Après deux adaptations de Blanche-Neige l'an dernier, Hollywood s'empare cette fois du conte Hansel et Gretel, dans un film qualifié par ses acteurs de "pur divertissement", qui invente la vie d'adulte des deux orphelins, devenus chasseurs de sorcières. Film d'action teinté d'horreur, Hansel et Gretel est signé par le cinéaste norvégien Tommy Wirkola, à qui l'on doit notamment Kill Buljo (2007) -- une parodie de Kill Bill de Quentin Tarantino -- et Dead Snow (2009), un film d'horreur où des ados partis skier se retrouvaient face à des zombies nazis. 
© Paramount
Hansel et Gretel, sur les écrans nord-américains ce week-end (sortie le 6 mars en France), illustre le conte des frères Grimm dans les premières minutes du film, avant de faire un bond dans le temps et de retrouver les deux orphelins à l'âge adulte. Extrapolant sur la fin du conte, dans lequel Hansel et Gretel tuent la sorcière anthropophage qui les retenait prisonniers en la brûlant vive, les scénaristes du film ont fait des deux orphelins des chasseurs de primes et de sorcières armés jusqu'aux dents, allant de villages en villages pour trucider les furies sur balai volant.

© Paramount
"Quand j'ai reçu le scénario, j'ai été très surprise par le tour donné à l'histoire, la Britannique Gemma Arterton, qui interprète Gretel. "J'étais réellement intrigué", ajoute en écho Jeremy Renner (Hansel). L'acteur, nommé à l'Oscar à deux reprises pour Démineurs et The Town, revendique l'absence de prétention de Hansel et Gretel. "J'imagine que ce conte recèle plein de messages, de significations et de thèmes. Mais ce film est un pur divertissement. C'est un film pop-corn, on ne prétend pas faire la leçon à quiconque", dit-il.
© Paramount
L'une des orginalités du film -- à part ses sorcières protéiformes et particulièrement diaboliques, notamment la plus puissante d'entre elles, interprétée par Famke Janssen -- est l'absence quasi-totale d'histoire d'amour, la relation homme-femme étant ici une relation frère-soeur. "Je pense que (dans la vie), je suis meilleur frère qu'amant. Pour moi, c'est un lien très fort et très puissant, et c'est ce que j'ai voulu apporter à ma relation avec Gemma", explique l'acteur.
© Paramount
Gemma Arterton affirme quant à elle que cette relation frère-soeur est "l'une des principales choses qui (l'a) décidée à faire le film. Ce n'est pas souvent que vous avez une opportunité comme celle-là, dans ce genre de film"Si Hansel s'octroie une petite aventure avec une jeune femme qu'il a sauvée du bûcher, accusée de sorcellerie par les villageois, Gretel n'a même pas droit à un début de romance, si ce n'est une amitié inattendue avec un troll. L'actrice ne s'en plaint pas. "C'était génial", dit-elle. "C'est devenu une partie intégrante de son caractère. Personne ne peut la toucher, elle est presque virginale. Et c'était formidable de n'avoir à embrasser personne".
Serez-vous prêts à combattre à leurs côtés ?
(avec AFP)

jeudi 10 janvier 2013

La cérémonie des Golden Globes enfin visible en France

Un casting de choix est prévu pour la remise des Golden Globes 2013 prévue le dimanche 13 janvier, à Beverly Hills.

Pour cette antichambre des Oscars, le rendez-vous est incontournable pour le petit monde du cinéma américain. En effet, les Golden Globes récompensent les meilleurs films et les meilleures séries de l'année, choisis par 93 journaliste de la presse étrangère à Hollywood. Depuis quelques années, gagner un Golden Globes est devenu aussi important que gagner un Oscar.

Dans un premier temps, aux côtés des deux présentatrices l'humoriste Tina Fey et l'actrice Amy Poehler seront présents : George Clooney, Meryl Streep, Amanda Seyfried, Jennifer Garner, Debra Messing, Kerry Washington, Nathan Fillion, Jason Statham, Jennifer Lopez, Kristen Wiig, Jeremy Renner, et Will Ferrell. Un bien belle brochette pour animer la soirée !

Et une fois n'est pas coutume, l'évènement pourra être suivi gratuitement en clair et en exclu web pour la France sur Mycineplus.fr à partir de 0h55 (tous les nominés ICI).

dimanche 29 avril 2012

Interview : Chris Evans "Je ne suis pas le seul à porter un costume ridicule !"

© Marvel
Avant de voir Chris Evans, dans le rôle dark de Robert Pronge, un avocat camé jusqu'au trognon et  mentor du tueur précoce Richard Kuklinski, dans The Iceman (au côté de Michael Shannon dans le rôle de Kuklinski), on peut le dévorer des yeux dans Avengers, affublé de son costume bleu et de son incroyable bouclier. Interview, tout en lunettes, barbe de 5 jours et... sourire ultra-bright, of course. 


Vous aviez déjà incarné l’année dernière Captain America dans un film à la gloire de ce personnage emblématique de l’écurie Marvel. Aujourd’hui, vous vous retrouvez au milieu d’une pléiade de super-héros. Les fameux Avengers. Quelle est la situation que vous préférez : œuvrer en solo ou en groupe ?
(rires). Dans Captain America, la pression était énorme. Me retrouver dans Avengers m’a donc permis de partager toutes les angoisses que l’on peut ressentir quand on est au générique d’un blockbuster. Des centaines de millions de dollars sont en jeu !  Et puis on se dit : "Hé, je ne suis pas le seul à porter un costume ridicule !". Il y a une personne en revanche qui a dû flipper, c’est Joss Whedon, le réalisateur. Il est vrai que Avengers est une production très attendue par des milliers de fans ! 
© Marvel
Dans Avengers, vous et vos petits camarades (à savoir Hulk/Bruce Banner (Mark Ruffalo), Natasha  Romanoff (Scarlett Johansson), Iron Man (Robert Downey Jr), Clint Barton/œil de faucon (Jeremy Renner) ), vous plongez sous l’eau, sautez d’un avion, vous fracassez contre les parois d’un immeuble, etc. Quelle a été la scène la plus difficile à tourner ? 

Toutes les scènes où il est question d’explosions ! Pourquoi ? Parce que lorsque vous avez des énormes déflagrations qui pètent à tout-va, le premier réflexe c’est de s’allonger sur le sol ou de se planquer ! (rires). Ce qui est, bien sûr, impossible quand vous jouer un super héros ! Vous devez rester impassible, ne même pas cligner des yeux ! Faire comme si de rien n’était.
Captain America a été le symbole de l’Amérique durant la Seconde Guerre mondiale. C’est un héros militaire qui représente l’espoir et le courage. C’est aussi lui qui est le leader des Avengers. Ne craignez vous d’être récupérer par l’armée d’aujourd’hui qui comme vous le savez a beaucoup de mal à recruter de nouveaux soldats ?
© Marvel
Cela ne me gênerait pas d’avoir une telle utilité, de servir la propagande. Pour l’heure, je pense qu’on ait plus besoin de Superman. Un super héros qui a été crée après la crise de 1929, histoire de remonter le moral des millions d’Américains qui avaient tout perdu. Les super-héros travaillaient alors à faire oublier le cauchemar économique. Il faut croire que l’Histoire se répète…
Les super héros sont, à l’origine, nés dans les bandes dessinées américaines. Comment expliquez vous leur impact dans votre culture ? 
© Marvel
Vous, en France, vous avez une Histoire riche et une culture foisonnante. Les États Unis sont un pays jeune. Nous n’avons qu’une Histoire très récente. Comme nous faisions une sorte de complexes vis-à-vis de la vieille Europe, mais aussi vis-à-vis de pays comme l’Inde, la Chine ou l’Egypte. Nous avons donc créé nos propres divinités. Nous n’avions pas de héros séculaires pour fédérez ! Ces super héros, ces guerriers sans peur, c’est un peu notre mythologie à nous. Ces derniers n’ont pas vu le jour dans livres ancestraux et parcheminés mais dans ce qu’on appelle les pulps  ou les comics, c’est-à-dire dans les journaux ou des revues populaires. Au fil des années, ils sont devenus des "classiques". D’ailleurs certaines de ces publications se vendent aujourd’hui à prix d’or aux enchères.
© Marvel

Dans Avengers vous êtes amené à combattre des forces extraterrestres démoniaques. Si vous deviez nous décrire un E.T ... ?
À quoi ressemble un extraterrestre d’après moi ? Depuis que j’ai lu dans Newsweek que 48% des Américains croient aux extraterrestres et que 29 % d’entre eux pensent que nous sommes mêmes déjà entrés en contact avec les petits bonshommes verts, je n’ose pas trop vous dresser un portrait robot du E.T. Trop peur de les décevoir ! Je pense néanmoins qu’il serait effrayant s’il nous ressemblait ! Qui sait ? Les aliens sont déjà peut-être parmi nous !

Merci à F. R. pour son interview

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