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lundi 20 avril 2015

[Bandes annonce] Maggie

MAGGIE 

De Henry Hobson
Avec Abigail Breslin, Arnold Scharzenegger, Joely Richardson, Laura, Cayouette...

Sortie le 27 mai 2015

Les Etats-Unis sont sous le coup d'une terrible qui se propage avec une rapidité fulgurante. Le gouvernement impose à la population de placer en quarantaine les gens infectés par ce mystérieux virus car, sinon, ils se transformeront inévitablement en zombies, coupés de ceux qu'ils aiment et de leur vie. Lorsque Maggie, une ado de 16 ans apprend qu'elle est contaminée, elle s'enfuit. Son père, Wade Vogel n'a pas l'intention de la laisser vagabonder longtemps. Il a bien l'intention de la retrouver et de la protéger envers et contre tous, même de la police, qui la cherche aussi activement...




Un extrait : "La transformation"

 

samedi 25 février 2012

Critique : La Dame en noir : Il ne fait pas bon être un enfant (14/03/2012)

LA DAME EN NOIR
De James Watkins
Avec Daniel Radcliffe, Ciaran Hinds, Janet McTeer...

No Country for young kids serait un titre plus approprié pour La Dame en noir, film d'épouvante digne des longs-métrages britanniques des années 50, dans lesquels avoir moins de 10 ans n'est pas bon signe. La Dame en noir signe le retour du vénérable studio Hammer qui n'avait pas officié depuis 1979 et fait revivre la vieille maison délabrée et peu accueillante, dans laquelle les ombres dansent, les bruits sifflent et craquent à tout moment, les villageois sont méfiants et vindicatifs, sans oublier les apparitions furtives "un coup, j'te vois, puis j'te vois plus" qui font sursauter, la musique angoissante et les cris perçants... Tout dans la tradition. Du moins, pour ceux qui n'ont pas l'habitude du genre (c'est-à-dire la meute de jeunes fans de Daniel Radcliffe), ces artifices les mettront au parfum en mois de deux.
En toute franchise, la curiosité résidait surtout dans ce nouveau rôle choisi par l'acteur britannique loin de la saga Harry Potter (enfin terminée). Et la "bonne" nouvelle : il se défend en avocat et père d'un enfant de 4 ans l'ancien magicien à lunettes ! Et pourtant, ça n'était pas gagné d'avance.




Adapté du roman éponyme écrit par Susan Hill en 1982, La Dame en noir a déjà connu une longue carrière sur les planches londoniennes. Portée par deux acteurs seuls en scènes, elle triomphe sans discontinuer jusqu’en 1989, et devient la deuxième pièce la plus jouée dans le West End après The Mousetrap.

Pour nous mettre dans l’ambiance les premières images de James Watkins sont saisissantes : trois petites filles jouent dans leur chambre quand, tout à coup, elles se lèvent, ouvrent la fenêtre et sautent… sans raison apparente. A ce moment-là, Arthur Kipps (Daniel Radcliffe), jeune avocat veuf dit au revoir à Joseph (Misha Handley), son fils de 4 ans, avant de s’en aller en voyage d’affaires. Il est difficile alors de ne pas avoir de pensées funestes quand au sort à venir du jeune garçon…

Tellement accaparé par son chagrin causé par la mort de sa femme qu’Arthur Kipps est sur le point de perdre son travail. Pour lui donner une dernière chance, son patron l’envoie sur une affaire de succession : celle d’une veuve décédée récemment dans une maison isolée, accessible seulement quelques heures par jour selon la marée qui recouvre la seule route praticable. Une fois arrivé au village, il est accueilli plus que froidement par les habitants, aussi charmants que dans Straw Dogs (Chien de paille, 1971), sans qu’Arthur n’ait une raison à leur comportement agressif. Il décide alors de passer la nuit dans la maison qu’il doit vendre. Même si celle-ci est a l’air d’un château hanté, elle est toujours plus accueillante que le grenier de l’auberge, là même où les petites filles ont fait le grand saut…Seul Mr Daily (Ciaran Hinds, déjà face à Radcliffe dans le dernier Harry Potter), homme fortuné marié à une femme (Janet McTeer, en ce moment à l’affiche d’Albert Nobbs) un temps soit peu dérangée depuis la mort accidentelle (s’il en est) de son fils, semble être prêt à l’aider dans son devoir.
C’est dans cette maison lugubre qu’Arthur va découvrir à travers la correspondance de sa propriétaire que les enfants ne font pas de vieux os dans les environs…


Ne jamais sous-estimer le désir de vengeance d'une femme !

James Watkins, le réalisateur connu pour le thriller Eden Lake (qui prévenait déjà de faire attention aux enfants) montre une fois encore qu’il sait ce qu’il fait : le genre horreur (sans hémoglobine) requiert de nombreux ingrédients et Watkins les met à l’honneur, avec sincérité et style. L’image de la femme spectrale mentionnée dans le titre ne cesse d’apparaître partout : dans un coin sombre d'une pièce, ou une illusion furtive sur une vitre. Et Watkins n’a aucune honte à envoyer Kipps dans les endroits sombres et terrifiants où quiconque avec un peu de bon sens n’oserait jamais s’aventurer.
Même si le scénario est parfois attendu et ne révolutionne pas le genre, le classicisme de l’image rend hommage aux films produits par la Hammer. Tous les clichés un peu « kitsch » sont totalement assumés : les chandeliers habillés de toiles d’araignées, les escaliers qui craquent, les jouets qui prennent vie, les couloirs plongés dans l’ombre pour mieux faire surgir l’objet d’effroi… Watkins préfère faire monter la tension dans le suggestif plutôt que de tomber dans la facilité (et la vulgarité) du slasher movie, où chaque plan est repeint en rouge sang. Ici, point de gore pour le plaisir de voir de l’hémoglobine couler. Ce qui devrait ravir les fans de Radcliffe qui vont pouvoir continuer à le suivre sans avoir à fermer les yeux… Il faut quand même avouer que si le rythme est parfois un peu lent sous prétexte d’installer une atmosphère, on se surprend à sursauter dans son siège et à se cramponner parfois aux accoudoirs.

Pour son premier film d’adulte après l’aventure à Poudlard, Daniel Radcliffe est plutôt surprenant. A peine sorti de ses bouquins de magie, la transition avec son rôle de veuf et père se fait sans douleur. Débarrassé de (presque) tous ses tics faciaux, l’acteur britannique se pose et s’impose dans ce film, qu’il porte quasiment seul une bonne partie du temps. A grand renfort de gros plans (parfois un peu pesant car répétitifs), il s’est forgé une crédibilité qui reste cependant à confirmer. Il a confié à TvCinephages (dans une interview à venir) qu’il lui faudra « 4 à 5 films pour confirmer qu’il est un véritable acteur ». La présence des excellents Ciaran Hinds (bientôt à l'affiche de John Carter, dont la critique est à suivre) et Janet McTeer rattrapent quelques maladresses du script, impatient de vous faire bondir. Les crises subites de démence jouées par McTeer produisent leur effet.

En résumé : Un hommage aux films de la Hammer pas toujours convaincant mais qui se laisse regarder avec le cœur prêt à bondir.


lundi 9 janvier 2012

American Horror Story : la maison des horreurs vit toujours

Plus la peine d'aller au cinéma pour se faire peur... la télé a pris le relais et le fait plutôt bien ! Avec American Horror Story, Ryan Murphy et Brad Falchuk (papas du sensuel Nip/Tuck et du carton musical Glee) ont décidé de nous fiche la trouille dans le fond de notre canapé. Au vu des premiers synopsis, on pourrait se dire qu'ils nous refont le coup de la maison hantée, un concept usé jusqu'à la corde, raillé et tombé en désuétude. Mais ce show horrifique a un truc en plus, un supplément d'âmes (vagabondes) aussi attachantes que terrifiantes (avec un petit faible pour Tate, adolescent torturé et... psychopathe.


De quoi s'agit-il ?

 © FX
Vivien (Connie Britton) et Ben (Dylan McDermott), un couple en pleine crise vivant à Boston décide de déménager à Los Angeles suite à l'infidélité de monsieur, afin de repartir sur des bases saines. Une maison à un prix imbattable est justement à vendre. Ce qu'ils ne savent pas encore, c'est que cette superbe demeure victorienne a été le théâtre d'un crime, puis d'un suicidait d'autres choses pas jolies-jolies. L'affaire est conclue lorsque leur fille Violet (Taissa Farmiga), jeune ado rebelle et fan de mystères glauques, décide de faire un petit tour dans les sous-sols... pas si inhabités qu'il n'y paraît. Rattrapée par le passé de cette maison, la famille Harmon va devoir faire face aux anciens occupants, qui préfèrent effrayer leurs nouveaux colocataires (jusqu'au sang) que de les dorloter. Il y a même une voisine qui prévient le visiteur courageux dès la porte d'entrée passée : "Si vous entrez dans la maison, vous allez mourir." Les voilà avertis ! Et les spectateurs aussi...


"Normal people scare me"


 © FX
Une fois de plus, le génial cerveau sériphile de Ryan Murphy a encore frappé. Malsain, trash, sanglant (mais pas trop...), un brin loufoque (sous acide ?) et coquin, et un suspense à couper au couteau (sic), American Horror Story bouleverse les codes de l'horreur télévisuelle. La ménagère de 50 ans peut aller se cacher derrière son tablier ! Les autres, deviendront vite accro aux aventures des personnages finalement aussi barrés, sous leurs airs de famille de classe moyenne. Qui de Constance, la voisine sexagénaire élégante et inquiétante (incarnée par la fabuleuse Jessica Lange), qui fourre son nez partout, de Tate (Evan Peters), l'ado meurtrier de masse ou de Moira, la gouvernante lubrique aidera cette famille à survivre à la malédiction des lieux ?


Nos émotions font le grand 8 et se voient lentement décupler avec un sens esthétique, un sens de la mise en scène (des apparitions flash morbides reprenant les codes du genre, la présence de jumeaux roux comme un clin d'œil à Shinning...
) et une musique qui après la fin de la première saison, nous scotchent encore. Naissent épisode après épisode les questions, comme des souris qui grignotent peu à peu notre cerveau à la recherche de la solution pour recoller les morceaux de ce puzzle fantastico-horrifique. Les personnages (plus ou moins débarqués d'autres séries comme Heroes, True Blood, Zoey...) nombreux à graviter entre la cave et les étages, laissent en nous une certaine confusion. Sont-ils vraiment vivants ?  Entre rêves et réalité, les réponses se dessinent un moment pour nous disparaître aussi vite, sans nous égarer totalement pour autant.


Mais... trop, c'est trop !


© FX
Les puristes du genre diront que tout ceci n'est qu'une farce bien palotte, et riront des nombreux côtés absurdes et capillotractés de l'histoire et des personnages. Et ils n'auront pas tout à fait tort. Il est vrai que certaines scènes (comme la dernière du dernier épisode de la saison) sont parfois too much, et peut parfois ressembler à un grand déballage bordélique de clichés du ciné gore. 
© FX
La vie après la mort selon Murphy et Falchuk semble n’obéir à aucune règle précise, et laissent un goût de travail brouillon. Les morts peuvent se balader comme bon leur semble, même en dehors de la maison (SPOILER ou presque puisque Violet, elle, ne peut pas quitter la maison... ou du moins quand ça arrange les scénaristes). Ils peuvent aussi devenir visibles quand bon leur chante, interagir avec les vivants, et même coucher avec et SPOILER mettre une femme en cloque au passage (si, si, les petits têtards restent très compétitifs même des années après la mort !). Fashionistas ou coquets, ils peuvent changer leur apparence, comme Moira, tantôt jeune rousse incendiaire, tantôt vieille fille abusant du shampooing colorant rouge, ou Vivien qui change de fringues pour Noël... parce que bon, c’est pas parce qu’on est mort qu’on doit avoir l'air d'un sac poubelle oublié dans le fond du cave ! Malgré tout laissez faire votre imagination et laissez-vous entraîner dans cette maison un peu spéciale... même si le résultat est une bonne poilade.


En résumé : Après les trois premiers épisodes un peu déroutants, on revient avec délectation et chair de poule pour notre tour de toboggan infernal parmi ces êtres à part. Cette série-événement a rassemblé en moyenne près de 3 millions d'accros sur la chaîne FX (petite sœur de la Fox). À titre de comparaison, le très suivi serial killer Dexter a réuni 2 millions de fidèles avec sa saison 6.


© FX


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