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lundi 29 février 2016

And the Oscar goes to...

La 88e cérémonie des Oscars a tenu ses promesses. Un événement décidément aussi cinématographique que politique cette année. Chris Rock, habitué du stand-up, s'est lâché sur le problème de diversité à Hollywood, et pas qu'un peu ! "Est-ce qu'Hollywood est raciste ? Ben sûr !". Et il en remet une couche : "Si les votants avaient choisi l'hôte de la soirée, je ne serais même pas devant vous. A ma place, vous auriez eu Neil Patrick Harris."

Évidemment, cette question a été le fil rouge de la soirée... Un peu trop peut-être au risque de noyer le message. Tout le monde en a pris pour son grade. Si certains ont dû grincer des dents, l'hôte de la soirée a imaginé ce que serait la cérémonie s'il y avait eu des nominés de couleur. Et tout cela avec humour, of course... Au menu, des sketchs dont celui sur le "mois de l'histoire afro-américaine" dont la star est... Jack Black.
Des montages de films nommés, avec des incrustations d'acteurs afro-américains, soit très en colère, tel l'ours dans The Revenant, soit désespérés comme l'astronaute noir qu'on préfère laisser dans l'espace parce qu'il coûterait trop cher à ramener sur Terre (en référence à Seul sur Mars), Kevin Hart se la joue Danish Girl, Whoopy Goldberg en femme de ménage utilisant le balai magique de Joy. Et Sacha Baron Cohen, déguisé en Ali G, rend hommage aux acteurs noirs et surtout "au plus grand d'entre eux, Dark Vador". Pour conclure, Kevin Hart, l'éternel optimiste au large sourire, d'ajouter : "Oublions cette polémique et continuons à travailler avec notre cœur !". 

La surprise a été de voir le vice-président Joe Biden débarquer, standing ovation à la clé, pour parler du fléau des agressions sexuelles sur les campus américains (#ItsOnUs). Une introduction puissante à la performance très émouvante de Lady Gaga avec le titre 'Till it happens to you, chanson phare du documentaire Terrain de chasse.

En tout cas, de cette soirée on retiendra une réalisation dynamique et originale avec des clins d'oeil, comme la présence dans la salle de l'ours qui a failli avoir la peau de Leo, l'un des pingouins de George Miller évadé du film d'animation Happy Feet 2, ou encore l'arrivée sur scène en métal et en circuit de R2D2, C3PO et BB8 pour rendre hommage au compositeur légendaire de la saga (entre autre) John Williams. Les Minions nous ont offert une présentation vitaminées du meilleur court-métrage animé et Buzz l'Eclair et Woody se sont gentiment taquinés pour fêter leur 20 ans d'existence en présentant le meilleur film d'animation.

Je suis particulièrement ravie de voir l'outsider (et mon coup de cœur) Spotlight gagner la récompense suprême. Mais aussi le talent de la jeune Alicia Vikander, véritable étoile montante depuis Royal Affair en 2012, enfin reconnu. Ainsi que celui de Brie Larson dans Room, déjà fabuleuse dans States of Grace. Et enfin, Leo peut se relaxer, c'est fait ! Mais apparemment, ce n'est pas prévu dans son agenda : "I will not take today for granted", a t-il conclu après un discours résolument écologique et engagé.

LISTE COMPLETE DES GAGNANTS

Meilleur scénario original
Spotlight

Meilleure adaptation de scénario 
The Big Short

Meilleure actrice dans un second rôle
Alicia Vikander dans Danish Girl

Meilleure création de costumes
Jenny Beavan pour Mad Max : Fury Road

Meilleurs décors
Colin Gibson et Lisa Thompson pour Mad Max : Fury Road

Meilleurs maquillage et coiffure
Lesley Vanderwalt, Elka Ardega et Damian Martin pour Mad Max : Fury Road

Meilleure photographie
Emmanuel Lubezki pour The Revenant 

Meilleur monteur
Margaret Sixel pour Mad Max : Fury Road

Meilleur montage de son
Mark Mangini et David White pour Mad Max : Fury Road

Meilleur mixage son
Chris Jenkins Gregg Rudloff et Ben Osmo pour Mad Max : Fury Road

Meilleurs effets visuels
Andrew Whitehurst, Paul Norris, Mark Ardington et Sara Bennett pour Ex Machina

Meilleur court métrage animé
Gabriel Osorio et Pato Escala pour Bear Story

Meilleur long-métrage animé
Pete Docter et Jonas Rivera pour Vice-Versa

Meilleur second rôle masculin
Mark Rylance pour Le Pont des espions

Meilleur court-métrage documentaire
Sharmeen Obaid-Chinooy pour A girl in the river : the price of forgiveness

Meilleur documentaire
Asif Kapadia et James Gay-Rees pour Amy

Meilleur court-métrage de fiction

Benjamin Cleary et Serena Armittage pour Stutterer

Meilleur film étranger
Laszlo Nemez pour Le fils de Saul

Meilleur musique de film originale
Ennio Morricone pour Les 8 salopards (enfin !)

Meilleure chanson originale
Jimmy Napes et Sam Smith - Writing on the wall - pour Spectre

Meilleur réalisateur
Alejandro G. Inarritu pour The Revenant 

Meilleure actrice
Brie Larson pour Room

Meilleur acteur
Leonardo Di Caprio pour The Revenant  (il en a fallu du temps !)

Meilleur film
Spotlight de Thomas McCarthy

IN MEMORIAM
Blackbird, sublime chanson interprétée par Dave Grohl

lundi 23 février 2015

And the Oscars go to…

Et voilà… c'est déjà fini… Les Oscars ont été remis. Ce fut une fabuleuse nuit des Oscars avec des discours forts et engagés : féminisme, immigration, suicide, discrimination, maladie… Des sujets portés hauts et intelligemment par des acteurs inspirés. Et un Neil Patrick Harris plus drôle que jamais, avec des impro incisifs et bien placés. Même les remettants ont donné de leur (private) jokes. Voilà qui change de nos Césars !
Et le sacre du fabuleux Birdman. Je n'ai pas été la seule à prendre ma claque… Sans oublier Grand Budapest Hotel et Whiplash… Bravo !



Meilleur film
Birdman

Meilleur acteur
Eddy Redmayne dans La merveilleuse histoire du temps 

Meilleure Actrice
Julianne Moore dans Still Alice

Meilleur réalisateur
Alexandro Gonzalez Inarritu pour Birdman

Meilleur scénario original
Birdman

Meilleur scénario adapté
Imitation Game

Meilleure chanson originale

Meilleure bande originale
Alexandre Desplat pour The Grand Budapest Hotel (enfin !)

Meilleure actrice dans un second rôle
Patricia Arquette dans Boyhood

Meilleur acteur dans un second rôle
J.K Simmons dans Whiplash

Meilleur film en langue étrangère
Ida

Meilleur film documentaire
Citizenfour

Meilleur court-métrage
The Phone Call

Meilleur documentaire-court
Crisis Hotline

Meilleur Film d'animation
Les nouveaux héros

Meilleur Film d'animation court
Feist

Meilleurs effets spéciaux visuels
Interstellar

Meilleur costumes
The Grand Budapest Hotel

Meilleur maquillage
The Grand Budapest Hotel

samedi 21 février 2015

Oscars 2015 : Quelques prévisions…

À 24 h de la cérémonie des Oscars, soyons fous ! Prenons les paris et faisons quelques pronostiques… au moins dans les catégories "reines". Mais parfois, le choix est difficile entre celui du cœur et celui supposé des votants, comme le choix de Boyhood contre Birdman. Aller… j'assume mes choix !

Faites vos choix sur : http://oscar.go.com/mypicks


Meilleur film
American Sniper
Birdman
Boyhood
The Grand Budapest Hotel
Imitation Game
Selma
La merveilleuse histoire du temps
Whiplash

Meilleur acteur
Steve Carell dans Foxcatcher
Bradley Cooper dans American Sniper
Benedict Cumberbatch dans Imitation Game
Michael Keaton dans Birdman
Eddy Redmayne dans La merveilleuse histoire du temps

Meilleure Actrice
Marion Cotillard dans Deux jours, une nuit
Felicity Jones dans La merveilleuse histoire du temps
Julianne Moore dans Still Alice
Rosamund Pike dans Gone Girl
Reese Witherspoon dans Wild

Meilleur réalisateur
Alexandro Gonzalez Inarritu
pour Birdman
Richard Linklater pour Boyhood
Benneth Miller pour Foxcatcher
Wes Anderson pour The Grand Budapest Hotel
Morten Tyldum pour Imitation Game

Meilleur scénario original
Birdman

Boyhood
Foxcatcher
The Grand Budapest Hotel
Night Call

Meilleur scénario adapté
Imitation Game

La merveilleuse histoire du temps
Whiplash
American Sniper
Inherent Vice

Meilleure chanson originale
Everything Is Awesome (La grande aventure Lego)

Glory (Selma)
Grateful (Beyond the lights)
I'm Not Gonna Miss You (Glen Campbell...I'll be me)
Lost Stars (Begin again)

Meilleure bande originale
The Grand Budapest Hotel
Imitation Game
Interstellar
Mr Turner
La merveilleuse histoire du temps

Meilleure direction artistique
The Grand Budapest Hotel
Imitation Game
Interstellar
Into the woods
Mr Turner

Meilleure actrice dans un second rôle
Patricia Arquette
dans Boyhood
Laura Dern dans Wild
Emma Stone dans Birdman
Keira Knighltey dans Imitation Game
Meryl Streep dans Into the woods
Meilleur acteur dans un second rôle
Robert Duvall dans Le Juge
Ethan Hawke dans Boyhood
Edward Norton dans Birdman
Mark Ruffalo dans Foxcatcher
J.K Simmons dans Whiplash

Meilleur film en langue étrangère
Ida
Leviathan
Tangerines
Timbuktu
Les nouveaux sauvages

Meilleur film documentaire
A la recherche de Vivian Maier
Last Days in Vietnam
Virunga
Citizenfour
Le sel de la terre
Meilleur Film d'animation
Les nouveaux héros

Les Boxtrolls
Le chant de la mer
Le Conte de la princesse Kaguya
Dragons 2

Meilleurs effets spéciaux visuels
Captain America : Le soldat de l'hiver
La Planète des singes : l'affrontement
Les Gardiens de la galaxie
Interstellar
X Men : Days of future past

Meilleurs costumes
The Grand Budapest Hotel
Inherent Vice
Into the woods
Malefique
Mr Turner

dimanche 2 mars 2014

Les Oscars… derniers roulements de tambour

Ce soir, c'est la cérémonie tant attendue des Oscars 2014. Les votes sont clos depuis mardi derniers, mais les paris sont toujours ouverts. Et pour une fois, je vais me mouiller en faisant des pronostiques à quelques heures du début de la foulée du tapis rouge… des choix qui n'engagent que moi, et qui souvent, ne sont pas ceux de l'Academy. 

Résultats à partir de 2h30 du matin (pour ceux qui auront le courage de rester debout) !


Meilleur film
12 Years a Slave
Gravity
Philomena
Capitaine Phillips
Her
Nebraska
Le Loup de Wall Street
American Bluff
Dallas Buyers Club

Meilleur film en langue étrangère
Omar, de Hany Abu-Assad
Alabama Monroe, de Felix Van Groeningen
La chasse, de Thomas Vinterberg
L'image manquante, de Rithy Panh
La grande bellezza, de Paolo Sorrentino

Meilleur réalisateur
Alfonso Cuaron pour Gravity
Martin Scorsese pour Le loup de Wall Street
Steve McQueen pour 12 Years A Slave
Alexander Payne pour Nebraska
David O. Russell pour American Bluff

Meilleur acteur
Chiwetel Ejiofor dans 12 Years A Slave
Matthew McConaughey dans Dallas Buyers Club
Christian Bale dans American Bluff
Bruce Dern dans Nebraska
Leonardo DiCaprio dans Le Loup de Wall Street

Meilleure actrice
Cate Blanchett dans Blue Jasmine
Sandra Bullock dans Gravity
Judi Dench dans Philomena
Amy Adams dans American Bluff
Meryl Streep dans Un été à Osage County

Meilleur film d'animation
Les Croods
Moi, moche et méchant 2
La reine des neiges
Le vent se lève
Ernest et Célestine

Meilleur scénario original
Blue Jasmine
American Bluff
Her
Nebraska
Dallas Buyers Club

Meilleur scénario adapté
12 years a slave
Le loup de Wolf Street
Before Midnight
Capitaine Philips
Philomena

Meilleure actrice dans un second rôle
Sally Hawkins (Blue Jasmine)
Jennifer Lawrence (American Bluff)
Lupita Nyong'o (12 Years A Slave)
Julia Roberts (Un été à Osage County)
June Squibb (Nebraska)

Meilleur acteur dans un second rôle
Barkhad Abdi (Captain Phillips)
Bradley Cooper (American Bluff)
Michael Fassbender (12 Years a Slave)
Jared Leto (Dallas Buyers Club)

Jonah Hill (Le loup de Wall Street)

lundi 13 janvier 2014

71e édition des Golden Globes : entre paillettes et surprises


La soirée des Golden Globes 2014, organisée par l'Association de la presse étrangère à Hollywod (HFPA), a débuté avec le traditionnel  défilé sur le tapis rouge des plus belles tenues des stars. Et par le feu d'artifices de blagues des présentatrices de la cérémonie, les comédiennes Tina Fey et Amy Poehler, comme l'année dernière. Les deux trublions de la soirée s'en sont pris une fois de plus à Taylor Swift, mais ont aussi raillé le beau Leo DiCaprio sur ses nombreuses liaisons avec des femmes plus jeunes que lui... L'une des meilleures saillies a été inspirée par le film Gravity, dans lequel George Clooney et Sandra Bullock jouent deux astronautes à la dérive dans l'espace. "Gravity est l'histoire de George Clooney, qui préfère partir à la dérive dans l'espace plutôt que de passer ne serait-ce qu'une minute avec une femme de son âge", a ironisé Tina Fey devant une salle hilare. Ambiance !


American Bluff s'est imposé dimanche comme le grand vainqueur des 71e Golden Globes, avec trois récompenses, tandis que 12 years a slave (la critique ici sous peu) a sauvé l'honneur in extremis avec son unique trophée de meilleur drame, malgré sept nominations.
La cérémonie a également distingué Leonardo DiCaprio pour Le loup de Wall Street et Cate Blanchett pour Blue Jasmine, alors que les rêves de trophées français se sont évanouis avec les échecs de La vie d'Adèle et de Julie Delpy.

American Bluff, le thriller aussi brillant que loufoque de David O. Russell (la critique ici sous peu), s'est adjugé le trophée de la meilleure comédie et a distingué ses deux actrices principales, Jennifer Lawrence (second rôle) et Amy Adams (actrice de comédie). La première, robe blanche et lèvres rouge sang, avait déjà remporté l'an dernier le Globe de la meilleure actrice de comédie pour Happiness Therapy, également signé par Russell. "Je tremble tellement. Ne me faites plus jamais ça, cela fait trop peur. Merci, merci !" a déclaré l'actrice de 23 ans. Amy Adams, 39 ans, qui transforme l'essai pour sa cinquième nomination, a quant à elle remercié Russell pour "écrire des rôles aussi formidables pour les femmes", et a rendu hommage à sa fille, pour lui avoir "appris à accepter la joie et ignorer la peur".

David O. Russell a dû en revanche s'incliner pour le trophée de la réalisation, qui est allé au Mexicain Alfonso Cuaron pour le thriller spatial Gravity.
Leonardo DiCaprio a pour sa part remporté le deuxième Golden Globe de sa carrière pour son rôle de Caligula des temps modernes dans Le loup de Wall Street de Martin Scorsese, une plongée hallucinée dans la finance débridée des années 90. "C'est un honneur incroyable. Jamais je n'aurais pensé gagner un Golden Globe dans une comédie", a déclaré l'acteur de 39 ans. "Je dois remercier M. Scorsese. J'ai grandi dans une génération qui a été influencée par votre travail. Merci de m'avoir fait prendre le risque de faire ce film".
Le trophée de la meilleure actrice dramatique est allée à l'Australienne Cate Blanchett pour sa composition saisissante d'une femme aux confins de la folie dans Blue Jasmine de Woody Allen.
Sculpturale dans un fourreau de dentelle noire, l'actrice de 44 ans a remercié son réalisateur: "Merci de m'avoir choisie, au lieu de l'une des autres femmes extraordinaires qui sont dans cette salle ce soir".

Les trophées d'interprétation dramatique masculins sont allés à Matthew McConaughey (acteur principal) et Jared Leto (second rôle) pour leurs rôles de malades du sida luttant contre leur mort annoncée au début de la pandémie, dans Dallas Buyers Club (la critique ici sous peu).
Matthew McConaughey a rappelé que le projet, réalisé par Jean-Marc Vallée, avait été "rejeté 86 fois. Personne ne voulait y mettre le moindre sou".

12 years a slave, qui se profilait pourtant comme l'un des favoris de la soirée, repart finalement avec le seul trophée -- prestigieux au demeurant -- de meilleur drame. Son réalisateur, Steve Mcqueen, s'est déclaré "sous le choc".

Hommage spécial à Woody Allen, absent comme toujours


Les chances françaises se sont quant à elle envolées, La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche n'ayant pu s'imposer face à La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino (Italie) pour le trophée du meilleur film étranger. Et Julie Delpy (Before Midnight) a dû s'incliner face à Amy Adams.
Parmi les autres lauréats, Spike Jonze a remporté le meilleur scénario pour Her (la critique ici sous peu), Disney a décroché le Globe du film d'animation pour la Reine des neiges et Bono l'emblématique chanteur de U2, est reparti avec le Globe de la meilleure chanson ("Ordinary Love", pour Mandela, un long chemin vers la liberté).

Un hommage spécial, pour l'ensemble de sa carrière, a également été rendu à Woody Allen -- absent de la cérémonie, comme à son habitude. Diane Keaton a parlé en son nom et a rappelé la place éminente des femmes dans le cinéma du maître. "Les femmes de Woody ne peuvent pas être mises dans des cases. Elles luttent, aiment, dominent, elles sont drôles et faillibles. Elles sont, au final, la marque de fabrique du travail de Woody", a-t-elle dit.

Côté télévision, les grands gagnants de la soirée sont la série culte Breaking Bad (meilleure série dramatique et meilleur acteur pour Bryan Cranston) et le téléfilm de Steven Soderbergh Ma vie avec Liberace (meilleur téléfilm et meilleur acteur pour Michael Douglas). Michael Douglas, qui interprète Liberace avec un brio déjà récompensé aux Emmy Awards, a salué son partenaire à l'écran, Matt Damon, "l'acteur le plus courageux et le plus talentueux avec lequel (il a) travaillé".

(avec AFP)


jeudi 12 décembre 2013

Les nominations aux Golden Globes sont tombées...


Comme chaque année, le chemin est long vers l'Oscar, la récompense suprême du cinéma américain. Et comme tous les ans, il a commencé le week-end dernier avec la remise des prix de la critique de Los Angeles (où ont été largement récompensés Gravity d'Alfonzo Curaon et Her de Spike Jonze). Mais LA cérémonie des Golden Globes qui donne le ton à la cérémonie de la statuette dorée. Celle-ci se tiendra le 12 janvier à Berverly Hills.



Les films 12 years a slave et American bluff aborderont les 71e Golden Globes en position de favoris, avec sept nominations chacun, tandis que La vie d'Adèle et Julie Delpy défendront les couleurs de la France, ont annoncé jeudi les organisateurs à Beverly Hills. Nebraska les suit de près avec cinq nominations, devant Capitaine Phillips et Gravity, en lice chacun dans quatre catégories.

12 years a slave (critique bientôt ici) qui raconte le destin d'un homme libre enlevé et réduit à l'esclavage au XIXe siècle, concourt notamment pour les trophées de meilleur film dramatique, acteur dramatique (Chiwetel Ejiofor), réalisateur (Steve McQueen) et seconds rôles (Lupita Nyong'o et Michael Fassbender).

Le brillant American Bluff (critique bientôt ici) de David O'Russell, qui met aux prises un couple de petits escrocs et un agent du FBI dans une vaste opération anti-corruption, concourt pour sa part dans les catégories de meilleure comédie et réalisateur, et offre des nominations à tous ses acteurs (Christian Bale, Amy Adams, Jennifer Lawrence et Bradley Cooper). 

Les autres films en lice pour le trophée de meilleur film dramatique sont Capitaine Phillips, Gravity, Philomena (critique bientôt ici) et Rush.

Outre American Bluff, le trophée de la comédie sera disputé entre Her, Inside Llewyn Davis, Nebraska et Le loup de Wall Street.

Les chances françaises seront défendues par La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche, pour le meilleur film étranger, et Julie Delpy, en lice pour le Golden Globe de la meilleure actrice de comédie. La comédienne française expatriée se retrouve quant à elle nommée pour son rôle dans Before Midnight de Richard Linklater. Mais elle n'aura pas la partie facile, face à Amy Adams (American Bluff), Greta Gerwig (Frances Ha), Julia Louis-Dreyfus (All about Albert) et Meryl Streep (Un été à Osage County).

Le film de Kechiche, qui ne peut concourir aux Oscars en raison de sa date de sortie trop tardive en France, sera notamment face à un autre film de production française, Le passé d'Asghar Farhadi, qui concourt pour l'Iran.

On n'a plus qu'à croiser les doigts pour nos deux Frenchy !

lundi 23 septembre 2013

65e Emmy Awards : Le prof/dealer enfin récompensé


La série Breaking Bad a remporté dimanche soir à Los Angeles le prestigieux Emmy de la meilleure série dramatique, faisant trébucher House of Cards qui espérait signer une première historique pour la télévision sur internet.
Breaking Bad, huit fois nommée dans six catégories des Emmy Awards 2013 et déjà récipiendaire par le passé de nombreux autres prix toutes catégories, remporte pour la première fois ce prix prestigieux lors des 65e Emmy Awards, l'équivalent pour la télévision des Oscars.



La série diffusée sur AMC qui raconte l'histoire d'un petit prof de chimie devenu un baron de la drogue, s'adjuge également l'Emmy de la meilleure actrice dramatique dans un second rôle, remportée par Anna Gunn, l'épouse de "Mr White" (Bryan Cranston).
Son créateur Vince Gilligan a semblé abasourdi en montant sur la scène du théâtre Nokia, lançant "Je pensais que ce serait House of Cards ! tout en ajoutant que cela aurait pu aussi bien être les autres nommés Homeland, Mad Men, Downton Abbey ou Game of Thrones.
Le dernier épisode des cinq saisons de la série sera diffusé dimanche prochain.



Dans la même catégorie drame, Jeff Daniels pour Newsroom remporte l'Emmy du meilleur acteur, le premier Emmy de sa carrière, pour le rôle d'un présentateur vedette de télévision.
Il semblait lui même étonné de gagner, face à des challengers de poids comme Bryan Cranston pour Breaking Bad, déjà primé trois fois, ou Kevin Spacey pour House of Cards.

Côté féminin, Claire Danes, donnée favorite, s'adjuge celui de meilleure actrice pour son rôle d'agent de la CIA passionnée et perturbée dans Homeland (Showtime). La série remporte un autre Emmy accordé à son scénariste récemment décédé Henry Bromell.

Au chapitre de la comédie, Modern Family (ABC) et ses membres un peu dingues remporte le prix de la meilleure série comique, pour la quatrième année consécutive.
Julia Louis-Dreyfus, qui joue le rôle d'une vice-présidente américaine hilarante dans Veep (HBO), a été jugée la meilleure actrice comique alors que son pendant masculin a été Jim Parsons pour The Big Bang Theory (CBS).

La télévision sur internet trébuche


Ma vie avec Liberace, un biopic sur la vie du pianiste excentrique diffusé sur la chaîne HBO, s'adjuge un triplé de prestige avec le prix du meilleur téléfilm ou mini-série, le prix du metteur en scène de cette catégorie à son réalisateur Steven Soderbergh et le prix du meilleur acteur masculin de ce genre à Michael Douglas.
Brandissant la statuette, ce dernier a tenu à la partager avec son partenaire de film Matt Damon, également nommé, en faisant rire la salle avec des commentaires à double sens coquin.
Au cours de la soirée, tous deux avaient accompagné le chanteur Elton John dans un hommage à Liberace, quelqu'un "qui savait vraiment jouer du piano", a indiqué le chanteur britannique.

La télévision à diffusion traditionnelle dame ainsi le pion à House of Cards, qui ne signe ainsi pas la première historique qu'attendaient les commentateurs pour la télévision sur internet, regardé aujourd'hui sur les tablettes ou les smartphones. Cette série, en lice dans neuf catégories dont celle de meilleure série dramatique et de meilleur acteur pour Kevin Spacey, a en effet été produite uniquement pour Netflix, un service de location de films par abonnement qui a diffusé en une seule fois sur streaming ses 13 épisodes. Netflix reçoit néanmoins son premier Emmy, accordé au réalisateur David Fincher, absent dimanche soir.

(AFP)

mardi 10 septembre 2013

[Trailer] Un bel hommage à Cory Monteith à Toronto

Après l'émouvant hommage de Lea Michele lors des Teen Choice Awards à Cory Monteith disparu le 13 juillet dernier, c'est au tour du dernier film auquel a participé la star de Glee d'être récompensé. Ainsi la comédie douce amère All the Wrong Reasons signée Gia Milania a remporté Grolsch Film Works Discovery Award au Festival international du film de Toronto, qui récompense le travail d’un réalisateur débutant, ainsi que la somme de 10.000 dollars pour son film. Le long-métrage narre l’histoire de quatre employés d’un magasin, abîmés par la vie. Aucune date de sortie en France n’a été annoncée pour le moment.


lundi 10 septembre 2012

Critique : Les bêtes du sud sauvage : une belle histoire envoûtante (12/12/12)

Les bêtes du sud sauvage 
De Benh Zeitlin
Avec Quvenzhané Wallis, Dwight Henry, Jonshel Alexander 

L'action se déroule dans un bidonville, vivant en totale autarcie dans le Bayou louisianais, détruit par les tempêtes et les inondations successives. Les maisons éventrées, les débris éparpillés... Ce climat post-apocalyptique n'est pas sans évoquer l'ouragan Katrina qui a ravagé le sud des Etats-Unis en 2005.
© Cinereach
Dans cet environnement devenu hostile, Hushpuppy, une petite fille de 6 ans vit avec son père, un homme alcoolique, violent et perturbé depuis que sa femme est partie. Ce dernier veut faire de ce petit bout de bonne femme au caractère bien trempé un caïd qui ne doit pas se laisser submerger par la peur ou tout autre émotion. A cette partie quasi documentaire s'ajoute une dimension fantastique à ce conte philosophique, représentant littéralement le monde imaginaire de l'enfant, confondant mythologie et réalité, persuadée que les catastrophes ont été provoquées par la fonte des glaces dans les pôles (libérant du même coup des monstres préhistoriques jusqu’alors prisonniers des icebergs).



© Cinereach
"Je suis un petit morceau d'un immense univers"

© Cinereach
Les bêtes du sud sauvage est le premier long métrage de Benh Zeitlin (seulement 29 ans) a remporté à l'unanimité le Grand Prix du 38e Festival du cinéma américain de Deauville. Le projet est né de l'amour de Zeitlin pour la Louisiane, État américain qu'il a découvert il y a six ans, après la catastrophe (son interview ici sous peu) 





© Cinereach
Il y a découvert un peuple incroyable, d'une générosité inépuisable et un sens du partage à toute épreuve. Grâce à cette énergie contagieuse, à cette croyance sincère en ce qu'il raconte, à ce torrent d'impressions subjectives (l'euphorie, l'ivresse, l'hallucination ou le rêve) et de métaphores, Les bêtes du sud sauvage est un petit film parti de nulle part, tourné avec les moyens du bord avec des acteurs non-professionnels dans des conditions épouvantables, et qui, à l'arrivée, a tout d'un grand. 



© Cinereach
Malgré un contexte très dur filmé avec un réalisme poussé, sa poésie nous envoûte, ses personnages sont attachants, et cette petite fille est incroyablement juste et charismatique (ses yeux noirs nous pénètrent et nous scotchent sur place) pour son très jeune âge (en plus d'être à croquer). Mis en musique de façon sublime et photographié par un virtuose, il a ce grain particulier qu'on retrouve dans les films faits avec de vraies pellicules en 16 mm.

Après avoir séduit Cannes et Deauville, il pourrait bien faire un carton à la prochaine cérémonie des Oscars, et c'est tout ce qu'on lui souhaite !

En résumé : Un petit bijou simple et envoûtant. Chapeau l'artiste !


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