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lundi 16 septembre 2013

Need for Speed : les premières images

Que les gamers se réjouissent ! Le film d'action Need for Speed est en route pour les salles obscures. 
Adapté de l'une des franchises de jeu vidéo éponyme les plus vendues au monde -- plus connue sous l'acronyme NFS par les passionnés -- il associe Dominic Cooper (Captain America : First Avenger, Abraham Lincoln : Chasseur de vampires, Dead Man Down), Dakota Johnson (la future héroïne de l'adaptation de Fifty Shades of Grey) et Aaron Paul (amoureux alcoolique dans le très beau Smashed, et et célèbre depuis son rôle dans la série Breaking Bad).

Pour tout teaser, le studio vient de diffuser les premières images. On n'y découvre pour l'instant pas grand chose. Mais la promo vient tout juste de commencer... Côté scénario, on apprend que l'histoire racontera le parcours d'un street racer tout juste sorti de prison, trahi par son ancien associé. Il s'engage dans une course qui va l'emmener dans tout le pays. Il n'aura qu'une idée en tête : se venger. Son ex-associé va évidemment ne pas se laisser faire et va lui barrer la route à plusieurs reprises. 

Voilà qui ressemble drôlement à une autre franchise à succès : Fast & Furious. On s'attend donc à des cascades de folie au vu des moyens déployés par la production, des courses-poursuites sans fin et de l'action en tout genre. Avis aux amateurs de belle carrosserie (de taule et de chair...) !

dimanche 31 mars 2013

Critique : Dead Man Down : Polar sombre qui se perd (03/04/13)


DEAD MAN DOWN
De Niels Arden Oplev
Avec Noomi Rapace, Colin Farrell, Domninic Cooper, Terence Howard...

Les hommes de main d’un criminel new-yorkais, Alphonse (Terence Howard), se font dégommer par un inconnu les uns après les autres. Pour seuls indices, le mystérieux tueur leur envoie des morceaux de photos façon puzzle et des mots aux sens sybillin. Tout en enquêtant avec son collègue Darcy (Domninic Cooper) sur leur ennemi déclaré, Victor (Colin Farrell) fait la connaissance de sa voisine, Béatrice (Noomi Rapace), une jeune femme défigurée après un accident de voiture, et qui vit avec sa mère (Isabelle Huppert). Malgré des réticences évidentes, elle accepte un rendez-vous avec ce beau brun ténébreux. Mais leur soirée ne va pas se passer comme il l'avait prévu. Béatrice lui relève ses véritables motivations : lui demander de tuer quelqu’un pour elle…



© Frequency Films
Sur le papier, Dead Man Down avait de quoi séduire : un casting original et hétéroclite aux origines multiples, un script de revenge movie aux allures de thriller sombre écrit par l'excellent J.H.Wyman (Fringe), et aux commandes le Danois Niels Arden Oplev, remarqué pour sa trilogie Millénium (adaptée de la saga littéraire éponyme, dont l'affiche s'inspire... rappelez-vous des couvertures noires bordées de rouge de la collection polar des éditions Actes Sud). Mais il s'avère que la transposition sur grand écran est un exercice délicat...


© Frequency Films© Frequency Films
Pour sa première expérience américaine, Oplev a fait le choix d'une ambiance de polar plutôt séduisante de par sa volonté de ne pas tout exposer dès le départ, s'appuyant sur un chassé-croisé de personnages plutôt astucieux qui distille avec parcimonie les intentions de chacun. Sans oublier la naissance d'une histoire d'amour torturée

Si le cinéaste ne révolutionne pas le genre (on est quand même peu surpris du déroulement des événements), il s'applique à construire une atmosphère soignée à mi-chemin entre le ciné indépendant américain et le polar britannique (à la Luther) à coups de cité ouvrière et de gratte-ciels sans âme, de rues poisseuses et pluvieuses sans particularisme, et de cimetières et de hangars gigantesques pour la "touche gangster". On décèle l'envie du réalisateur de faire une histoire universelle, qui pourrait arriver n'importe où. Mais pourtant, ce genre appelle souvent à une réalité sociale bien plus marquée et très crue. On peut ainsi lui reprocher de ne pas utiliser ses décors plus en profondeur, car les personnages principaux, plutôt convaincants au départ, finissent par perdre leur point d'ancrage émotionnel - pourtant forts au vu de leur passé - et donnent l'impression de ne plus croire en ce qu'ils vivent.
© Frequency Films
Des séquences d'exposition jusqu'au cœur de l'intrigue (plutôt simplette et convenue), tous les ingrédients sont présents pour que l'on soit plongé dans l'histoire. Mais Oplev finit par se tirer une balle dans le pied dans la dernière demi heure en changeant totalement de registre et de ton. Facilité ou manque d'imagination pour trouver une fin convenable ? Oplev nous offre un final grand-guignolesque de film d'action à grand renfort d'explosions, de carnage avec des coups de feu à tout-va, et de sauvetage de la demoiselle-en-détresse-et-apeurée en règle. Résultat : le peu de crédibilité établie (déjà très faible depuis le début) tombe à l'eau et le chemin psychologique intéressant construit jusque-là par les deux personnages principaux (sur la moralité et le bien-fondé de leur désir de vengeance) est balayé à grand coup Tipex. Dommage !


© Frequency Films
En résumé : Sans pouvoir lui opposer de véritables reproches francs et massifs, Dead Man Down reste un film de série B agréable à regarder, mais sans véritable saveur, et qui ne convainc jamais vraiment de son utilité. Et pourtant, il est parfois touchant dans ses envolées dramatiques, trop inconstantes. On a tout de même plaisir à voir Domninic Cooper (Abraham Lincoln : chasseur de vampires, Captain America) et Terence Howard (Iron Man, Quatre Frères, Collision) à l'œuvre.




samedi 4 août 2012

Critique : Abraham Lincoln : chasseur de vampires : et Dieu créa... le grand n'importe quoi (08/08/12)

ABRAHAM LINCOLN : CHASSEUR DE VAMPIRES

De Timur Bekmambetov
Avec Benjamin Walker, Dominic Cooper, Anthony Mackie, Mary Elizabeth Winstead...

Comme beaucoup de cinéphiles (et de fans de littérature vampirique), j'attendais avec impatience la sortie d'Abraham Lincoln : chasseur de vampires. Quelques doutes ont tout de même été soulevés quant à la réussite de la dernière création de Timur Bekmambetov (produite par Tim Burton) lors de la diffusion des premières images. Et après l'avoir vu, mes craintes se sont avérées exactes, voire amplifiées.

Témoin du meurtre de sa mère étant enfant par un esclavagiste peu scrupuleux, Abraham Lincoln découvre l'existence des vampires parmi les hommes en voulant le tuer. Il est sauvé de justesse par Henry Sturgess, qui lui apprend que les suceurs de sang ont envahi le pays depuis des décennies. C'est alors que pour venger la mort de sa mère, Abraham s'entraîne aux côtés d'Henry qui combat ces "monstres" depuis toujours, pour devenir un redoutable chasseur de vampires. C'est alors qu'il s'engage sur deux fronts : celui de la bataille et celui de la politique. Élu 16e président des Etats-Unis en 1860, il lutte avec ardeur contre l'esclavagisme tout en repoussant la menace vampirique incarnée par le puissant Adam, qui menace d'anéantir le peuple américain en pleine Guerre de Sécession.

Assis entre deux fauteuils

© Twentieth Century Fox
Si le réalisateur russe renoue avec les vampires (omniprésents et très originaux dans Nightwatch et Daywatch), c'est pour adapter le roman éponyme de Seth Grahame-Greene, lequel est un mélange particulier entre l'Histoire avec un grand H et le fantastique horrifique. Le film développe une intrigue complètement dingue intégrant néanmoins un certain nombre d'évènements historiques réels.



© Twentieth Century Fox
Mais ce qui aurait dû être un film de série B fier descendant des années 60 tels que Billy the Kid vs Dracula ou Jesse James Meets Frankenstein's daughter et s'assumant comme tel, le résultat s'est transformé en film à gros budget (70 millions de dollars tout de même !) qui se prend au sérieux. Si les frasques historico-fantastiques fonctionnent bien sur papier, elles sont plus délicates à transcrire sur pellicule, surtout si on oublie les clins d'oeil, l'ironie et les références humoristiques dans le scénario. Et pourtant, Abraham Lincoln : chasseur de vampires nous fait souvent rire... contre sa volonté. On rit sans trop savoir si c'est le but recherché car certaines scènes nous laissent choisir... face à l’ambiguïté. La faute à la direction d'acteurs ? Sûrement...

© Twentieth Century Fox
Timur Bekmambetov est un touche-à-tout en matière de visuels (on se souvient de son premier long animé, Numéro 9, bluffant). Il est plus à l'aise en matière d'action que dans les scènes plus intimistes. La mise en scène appuyée, toujours en mouvement, jamais subtile, un montage rapide de situations caricaturales ne rendent pas forcément le meilleur. Si ses scènes de bagarres chorégraphiées à grand renfort de ralentis, d'effets en tout genre façon Matrix rendent plutôt bien (on se passerait bien des giclées de sang minutieusement éparpillées), ses scènes "spectaculaires" souffrent d'un melting-pot d'effets spéciaux rendant l'ensemble bordélique et parfois illisible (et les lunettes 3D n'arrangent rien, assombrissant l'image, comme d'habitude). Gros mal de tête en perspective en particulier sur deux scènes : la poursuite du tueur de la mère de Lincoln au milieu d'une horde de chevaux lancés au galop, ou encore celle d'un train roulant à toute allure au milieu d'un brasier (tourné sur fond vert) sur des rails suspendus. Du grand n'importe quoi qui peut rivaliser avec les CGI de Ghost Rider ! Au-delà de la photographie jaunie façon vintage et de son photoshopage lisse rendant le tout totalement irréel, le pire réside dans le maquillage et les perruques de Lincoln vu à différents âges.

© Twentieth Century Fox
Si l'esthétique n'est pas toujours une réussite et finit par lasser à force de profusion de style, le film se vautre dans les grandes largeurs en ce qui concerne la mise en place de l'histoire en expédiant à la vitesse lumière toute mise en contexte de l'action, et l'introduction digne de ce nom des personnages. Et le mélange des genres n'est pas responsable ! Si la première partie fonctionne plutôt bien, on se voit largué à partir du moment où Lincoln devient l'historique président que nous connaissons. Pourtant le postulat de départ  avait de quoi séduire, à savoir l'intégration des vampires comme ennemis au temps de de la Guerre de Sécession, la mobilisation d'un peuple pour sauver les Droits des humains face aux vampires en parallèle à l'abolition de l'esclavage.... Mais le scénario est trop creux et les répliques sans force, voire risibles ("La vraie puissance Lincoln vient de la vérité" ou "Les Etats-Unis resteront à jamais une nation de vivants") pour sauver le film. Mais on peut prendre le parti d'en rire : (attention SPOILER - surligner pour lire) c'est l'argenterie qui sauve la nation de la Guerre de Sécession (FIN SPOILER), les chariots en bois défoncent les murs de pierre et Lincoln est plus fort que Batman et Spider-Man réunis : il explose les arbres en un coup de hache ! Sisi !

© Twentieth Century Fox
Et si vous vous attendez à voir un film de bastons où l'hémoglobine coule à flots seront déçus car côté horreur et gore, tout est shooté hors cadre, pour ne pas choquer et rester dans le divertissement tout public. Ainsi les méchants vampires ne sont présents qu'en mode figuration et les coups de hache en pleine tête des monstres restent hors-champs.

© Twentieth Century Fox
Côté acteurs, si Benjamin Walker (qui ressemble furieusement à Liam Neeson en plus jeune - mais moins charismatique) fait parfaitement illusion dans la peau de Lincoln et s'en sort plutôt bien dans les scènes d'action, il est moins convaincant lors de scènes plus dans l'émotion (honteusement désamorcées car elles aussi sont montées comme le reste du film).

En résuméDéception. Ce qui aurait dû être fun et pris avec du recul comme un gros nanar pour mangeurs de pop-corn est finalement une oeuvre prétentieuse financée à gros coups de billets verts et dont les résultat est brouillon. Monsieur Burton, nous ne vous félicitons pas !

lundi 19 mars 2012

Président ou tueur de vampire ?

Abraham Lincoln : Vampire hunter... Rien qu'en lisant le titre, certains prendront leurs jambes à leur cou. Les autres se diront "encore un titre loufoque qui se veut original, à la Cowboys & Envahisseurs". Et ceux qui restent pourront déclarer "encore un film pop corn qui n'encombrera pas mon disque dur cérébral". On peut en penser ce qu'on veut, mais ce titre annonce la couleur : rouge hémoglobine.

"History prefers legends to men"

L'Histoire est revue est corrigée à coup de crocs et de pieu. Adaptée du roman de Seth Grahame-Green (auteur d'Orgueil et préjugés et zombies), ce nouveau-métrage de Timur Bekmambetov (Wanted) nous embarque au XIXe siècle, dans la lutte occulte du Président des États-Unis (interprété par Benjamin Walker) contre les vampires qui veulent contrôler le Nouveau Monde. D'autres littératures se sont essayé au mélange des genres, sans grand succès (Jane Slayre et Queen Victoria : Demon Hunter). Mais on trouve l'inspiration où l'on peut ! Grahame-Green a trouvé la sienne dans une librairie où une pile de romans Twilight faisait face à une autre qui parlait de Lincoln. Il n'en n'a pas fallu plus pour en faire une histoire. En espérant que le résultat sur grand écran sera plus à la hauteur que le navrant Van Helsing.

Nous avons à ce sujet un espoir car Abraham Lincoln : Vampire Hunter est produit par Tim Burton, décidément très occupé cette année (avec Frankenweenie et Dark Shadows). Ce second trailer truffé de bastons, de haches affûtées, et de scènes très sombres à plus la vocation d'en mettre plein la vue, avec des effets visuels biens connus du réalisateurs, que de retracer l'avancée historique en matière de droits de l'Homme du président Lincoln. Rempli de ralentis tranchés à coup d'armes en tout genre (et pourtant, aucune giclée de sang à l'horizon... pour l'instant), il est censé nous mettre dans l'ambiance à coup de grandes phrases éloquentes, mais qui ont plus l'effet d'une enclume que d'un coup de rasoir aiguisé. Le tout accompagné d'un morceau de Johnny Cash pour appuyer le fait que "seuls les vivants peuvent tuer les morts". Voilà qui augure un film pour les fans du genre. Pourra-t-il dépasser ses frontières-là ?


jeudi 11 août 2011

Critique : Captain America, First Avenger (17/8/11) : le soldat à la bannière étoilée renaît


CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER

De Joe Johnston
Avec Chris Evans, Sebastien Stan, Dominic Cooper, Ugo Weaving, Stanley Tucci, Tommy Lee Jones...

Vu le costume du super héros et le contexte de Seconde Guerre mondiale, on aurait pu craindre que ce Captain America devienne une glorification de l'Amérique, qui sauve la veuve et l'orphelin du joug des méchants allemands, brandissant la bannière étoilée à tout-va. On aurait aussi pu craindre que les deux scénaristes des aventures de Narnia fassent plonger l'intéret de ce nouveau Marvel. Que nenni ! Joe Johnston a su tirer garder un cap très "humain" basé sur la naissance d'un héros hors-norme. On se trouve face à un film à la narration classique mélangeant film d’espionnage et le film de guerre, qui se concentre sur un destin extraordinaire plus qu’à un symbole, qui cultive l’american dream (n’importe quel looser peut devenir un héros finalement !). Le tout emballé dans un ton très premier degré, tout en laissant la place à des personnages suffisamment complexes et bien écrits pour qu’on s’y attache. 
Le ton parfois désinvolte mais également frondeur du récit se moque brillamment du culte de la personnalité et de la propagande nationaliste. Finalement, un film bien plus qu'une simple présentation de The Avengers (en tournage) prévu l'année prochaine, qui rassemblera Thor, Iron Man, et consor. Joe Johnston a su distiller les principaux éléments de ce prochain film habilement dans le prologue et l'épilogue qui voient apparaître Howard Starck (Dominic Cooper), le père d'Iron Man et Nick Fury (Samuel L. Jackson). 

1942. Steve Rogers (Chris Evans), un gentil gringalet veut comme son ami Bucky Barnes (Sebastian Stan) s'engager dans l'armée, quoiqu'il en coûte. Son entêtement aura raison d'un scientifique (Stanley Tucci) qui prépare une expérience médicale expérimentale. Celle-ci a pour objectif de créer un super soldat capable de tenir tête à l'Hydra, une redoutable organisation secrète au service du IIIe Reich, et dirigée par l'abominable Crâne Rouge (Ugo Weaving). Il n'en faut pas moins à Steve pour devenir volontaire et ainsi devenir Captain America.

Avec ses 8000 personnages dans son catalogue, Marvel Entertainment avait du choix pour matéraliser ses héros de papier. Captain America, apparu pour la première fois en 1941 (8 mois avant l'entrée en guerre des USA), s'est naturellement imposé. La couverture de l'album original montrant ce jeune américain arborant le drapeau étoilé et donnant un coup de poing à Hitler était un signe fort d'une prise de position politique radicale forte pour l'époque. L'objectif du héros était clair : les USA ne peuvent rester sur la touche en cette période troublée. Et Joe Johnston, sans minimiser son rôle de dirigeant de blockbuster, est resté très terre-à-terre en choissisant l'angle idéal pour raconter les aventures de ce super héros : celui d'un serial comme Spielberg l'avait fait avant lui avec Indiana Jones. Ainsi la psychologie du personnage principal et les valeurs humaines sont ici plus importantes que les explosions ou autres cascades impressionnantes (parfois un peu too much...). L'enchaînement entre les deux coule parfaitement, certaines répliques font mouche, surtout quand on sait que ce super soldat est d'abord utilisé commme porte-drapeau et faire-valoir de l'armée américaine dans des spectacles dansant.

Placé dans une période maintes fois éculée, ce Capatin America aurait pu en faire fuir plus d'un. Mais les décors rétro et cette classe old-school s'éloigne de l'esbrouffe et impose un certain clacissisme bien venu dans un blockbuster  hors-norme. Joe Johnhston sait de quoi il parle. Directeur artisitique pour Indiana Jones, aux effets spéciaux dans la trilogie Star Wars. Sa vision des années 40 est riche et loin d'être désuette. Les engins utilisés tels que les motos, les hélico ou encore l'avion du Crâne Rouge ont un profliage étonnamment futuriste. Clin d'oeil à ses années précédentes ou réelles déformations, les soldats de l'armée de l'Hydra ressemblent étrangement aux soldats de l'Etoile noire !

La romance tragique et impossible fonctionne bien, le portrait symbolique également. Etrangement, c’est du côté de l’action et du rythme que le film pêche un peu. Les séquences censées être percutantes sont finalement assez peu nombreuses alors qu'elles sont clairement positionnées au sein du récit comme des moments forts. Malgré des effets visuels à la Matrix (qui laissent perplexe) et des actions de bouclier forts sympa, elles ne remplissent pas complètement le rôle qui leur ait confié. Malgré l'impressionant CV artistique du réalisateur, la 3D ne sert à rien si ce n'est à remplir les caisses des cinémas. Et quelques séquences d'effets spéciaux laissent à désirer : la scène où Steve Rogers, encore gringalet, se trouve avec Peggy Carter (Hayley Atwell) dans une voiture est réellement ni faite à faire. Steve, sous prétexte d'être fluet, se trouve disproportionné face à une Peggy, devenue immense de par le fait qu'elle ne s'appuie pas sur le dossier de la voiture, de peur de démasquer la supercherie visuelle. Un détail.

En résumé : on aurait tort de bouder ce film de super-héros divertissant, porté par un casting formidable jusqu’aux plus petits seconds rôles (les acolytes de combats de Captain American valent le détour. On y verra un mari de Desperate housewives transformé). Et véritable bad guy sans réedemption possible campé par Hugo Weaving (l'agent Smith de Matrix, chef des elfes dans Le Seigneur des anneaux). Une jolie réussite, à l’ancienne et massive.

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