mardi 21 août 2012

American horror story, saison 2 : les premières images...

Après avoir annoncé le retour d'American Horror Story sur les écrans pour une deuxième saison n'ayant aucun rapport avec la première, les spéculations ne manquent pas et tous les paris sont ouverts ! Nous connaissons déjà une partie du casting. Mais les producteurs nous dévoilent ses premiers teaser sur Facebook de la série désormais anthologique actuellement en tournage. Creepy à souhait !




A quoi doit-on s'attendre sur Canal + à la rentrée ?

Les vacances sont bien finies ! Les grilles des chaînes et leurs programmes télé tous nouveaux tous beaux comment à faire leur apparition sur notre petit écran. Et les journalistes, chroniqueurs, présentateurs et autres animateurs sont dans les starting-blocks. Et c'est Canal+ qui nous offre sa plus belle - et longue - promo en nous offrant un spot de près de 13 minutes pour nous présenter les divers chamboulements dans ses locaux.
On y aperçoit le trublion et bêtes noires des politiciens Yann Barthès coincé dans un ascenseur, les Kaïra ont délaissé leur télé-achat pour devenir gardiens de parking, Ariane Massenet se retrouve en plein déménagement... Tous se sont prêtés de bonnes grâce au tournage avec enthousiasme et bonne humeur.
Au-delà de ses têtes connues et habituées de la chaîne (Maïtena Biraben, Anne-Sophie Lapix, Michel Denisot...), on nous présente les '"nouveaux" arrivants comme Daphné Burki, qui revient "à la maison" après s'être perdue entre couches et grossesse dans Les Maternelles sur France 5.
Si vous êtes attentifs, vous aurez un aperçu de ce que seront les films et les séries que la chaîne cryptée diffusera. Le tout est de bien chercher les indices. Quelques pistes ? Devant l'ascenseur, l'actrice Caroline Proust, personnage phare d'Engrenages, la veste au scorpion brodée de Ryan Gosling désormais légendaire vue dans Drive est portée par Monsieur Cinéma, alias Laurent Weil, Mister de Caunes est couvert de sang façon Dexter et un pape qui joue au baby-foot nous annonce le retour de Borgia. Je vous laisse chercher les autres...

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

lundi 20 août 2012

Dexter, saison 7 : tremble Dexter !

Il arrive ! À près d'un mois de la diffusion de la 7e saison de Dexter,  Showtime joue un peu plus avec les nerfs des fans. Celle-ci a dévoilé une nouvelle bande annonce plus explicite que la dernière. Et la question qui hante ce nouveau teaser est simple : Dexter, découvert et pétant un peu les plombs, va-t-il tuer sa sœur Debra pour garder son précieux secret ? Une question assez prenante qui aurait pu se poser avant la saison 7 à vrai dire. Mais il faut bien étirer les épisodes dans la longueur si nous voulons revoir notre serial killer plus d'une saison ! La tension, beaucoup plus palpable, et le suspense restent entiers.
 

jeudi 16 août 2012

Critique : Magic Mike : une comédie à rougir de plaisir (15/08/12)

MAGIC MIKE
De Steven Soderbergh
Avec Channing Tatum, Alex Pettyfer, Matthew McConaughey, 
Joe Manganiello...

Tour à tour couvreur, designer de meuble, vendeur d’accessoires automobiles, Mike (Channing Tatum) est devenu célèbre chez la gente féminine en étant strip-teaser à l’Xquisite, un club en vue à Tempa, en Floride. Mais la fête permanente, l'argent facile et les filles chaleur ne lui suffisent plus. Il a d’autres ambitions… C’est en allant travailler sur un chantier qu’il rencontre Adam (Alex Pettyfer), un jeune de 19 ans qui a claqué la porte au nez du football universitaire avant d’enchaîner les petits boulots et de squatter le canapé de sa sœur (Cody Horn). Mike va entraîner Adam sur la podium et le fait devenir The Kid, un gogo dancer que toutes les filles vont s'arracher... Voilà qui fleure bon la transpiration (et le liquide séminale...).

Sois beau et tais-toi !

C’est non sans un certain plaisir coupable que je suis entrée dans la salle pour voir Magic Mike. Il y avait de quoi m'intriguer : que vient faire Soderbergh (plus connu pour être à l'origine d'oeuvres cérébrales) avec Channing Tatum et des icônes à minettes (Joe Manganiello alias Alcide dans True Blood, Matt Bomer alias Neal dans FBI : Duo très spécial, Adam Rodriguez alias Erik dans Les Experts Miami, le sex-symbol incontesté Matthew McConaughey, et même la star du catch Kevin Nash (WTF !) ? Tout est parti d'une idée de l'acteur de G.I Joe (ancien striper pendant 8 mois dans sa jeunesse) glissée lors du tournage de Piégée. Tatum ayant été gentiment été éconduit par son premier choix Nicolas Wending Refn (trop occupé avec un autre sex-symbol Ryan Gosling, sur Only God Forgives), Soderbergh a accepté si l'acteur rédigeait le scénario. Ni une, ni deux... Au côté de son acolyte de toujours Reid Carolin s'est chargé de l'écriture et une bande de strip teaseurs était née !

Si Tatum a bien précisé qu'il ne s'agissait pas d'une autobiographie mais d'une fiction inspirée de son expérience, il donne sacrément bien le change ! Le résultat donne un mélange entre réalité et imaginaire, où les hommes sont certes vus comme comme des hommes-objets, mais pas que. Les relations hommes-femmes s'en trouvent chamboulées, loin du chabadabada des romcom classique. Si Mike est un demi-dieu sur scène, adulée par toutes (et sacrément bien foutu !), il en est tout autrement dans "la vraie vie" : torturé, peu confiant en lui et en ses rêves, il galère pour se faire prendre au sérieux tant dans sa vie privée qu'au niveau professionnel... Le stripteaser prend le pas sur l'homme, tel une star façon Marylin Monroe au masculin.


Pour nous introduire dans ce monde de strings et de muscles bandés, rien de mieux qu'un novice incarné par Alex Pettyfer (dont la carrière ne semble pas vouloir décoller depuis les fours qu'ont été Numéro Quatre et Sortilège). Incarnant une certaine version de Channing Tatum au début de sa formation de gogo-dancer, on avance peu à peu avec lui dans ce monde nocturne et débridé, écarquillant les yeux à chaque nouveauté parfois trash (comme l'utilisation d'une certaine pompe - avis aux connaisseurs...).


Si la première partie du film nous fait fantasmer à coup de déhancher affriolant, de pauses lascives et de sourires ravageurs, on tombe du podium lorsque Soderbergh tombe dans la facilité de l'écriture et fait du Kid (SPOILER - surligner pour lire) une proie facile pour la drogue et ses mauvaises conséquences (FIN SPOILER). Si la réalisation est moins léchée que dans ses oeuvres précédentes, Soderbergh reprend ses codes couleurs à savoir l'image jaunie, parfois bleue dans les moments de spleen. L'esthétique autre que celle des corps ne semble pas être une priorité. Loin de la caméra à l'épaule habituelle, les scènes dans le club manquent de relief, même si elles paraissent de fait plus chorégraphiées qu'à l'accoutumée. Peut être aurait-elles gagné à être filmées en mode subjectif plutôt que de rester spectateur, comme nous. Mais ne boudons pas notre plaisir ! Abdos bétonnés, fessiers d'acier et biceps tout en rondeur... il y a de quoi faire crier les plus frigides d'entre nous.

Si le scénario ne casse pas des briques, l'interprétation de certains vaut le détour. Alex Pettyfer s'avère être plutôt convaincant en wannabe spécialiste en effeuillage viril, au-delà de sa belle-gueule. Channing Tatum, newbie de Hollywood en quête de crédibilité, est impressionnant côté danse, et assure son aura d'acteur de comédie (déjà exercé avec talent dans Le Dilemme et 21 Jump Street). Et la cerise sur le gâteau reste l'éternel playboy, roi des hommes-objets sur le grand écran : Matthew McConaughey. Après avoir porté le costard-cravate d'un avocat borderline dans L'Affaire Lincoln, il laisse tomber la chemise avec fougue tous abdos en avant (chose qu'il réitèrera dans Mud), arrangant les filles en délire avec sa verve à l'accent teinté du sud du Texas, pour nous offrir un strip mémorable !

En résumé : Un film décomplexé (qui en fait parfois des tonnes, au risque de choquer les plus prudes) fun et débridé. Voilà qui met définitivement au rencard The Full Monty.


mardi 14 août 2012

[Avis] L’Étrange pouvoir de Norman : une claque visuelle pour un récit classique (22/08/12)

L'ETRANGE POUVOIR DE NORMAN

De Sam Fell et Chris Buhler
Avec Anna Kendrick, Casey Affleck, Christopher Mintz-Plasse, Leslie Mann...

Norman n'est pas un gamin comme les autres : il a le don de communiquer avec les morts. Cela vous rappelle quelque chose ?! Non, L’Étrange pouvoir de Norman (ParaNorman en VO) n'est pas un remake du Sixième Sens. Cette capacité hors-norme de ce jeune garçon pourrait paraître plutôt cool au premier abord, mais elle s'avère être une véritable malédiction pour cet enfant, qui ne rêve que d'une chose : être normal. Raillé par sa grande sœur et devenu la tête de turc de ses camarades d'école, Norman, esseulé, fait de sa prédisposition un moyen d'échapper à son quotidien morose. A défaut d'avoir de "vrais" copains, il fait ami-ami avec tous les revenants qu'il rencontre. Mais sa vie va prendre une nouvelle tournure quand son oncle, "dialogueur" avec l'au-delà lui-aussi, lui raconte qu'une malédiction lancée il y a des siècles par une sorcière rancunière va s'abattre sur la ville et que lui seul peut l'en empêcher. C'est finalement entouré d'une clique de bras-cassés mais soudée que Norman va utiliser son don pour que son monde n'explose pas...

Au risque de me répéter, L’Étrange pouvoir de Norman est un petit bijou de la maison Laika, déjà à l'origine du sombre et néanmoins sublime Coraline (nominé aux Oscars en 2010). On pourrait le croire tout droit sorti des studios Hammer, avec sa touche humoristique à la John Hughes (revendiquée par Travis Knight, directeur des studios Laika) et ses grands moments de blagues crétines. Mais on retrouve aussi une véritable poésie des films familiaux des années 80, dans lesquels était développé un message à destination des kids. Ici, Chris Butler et Sam Fell ont rappelé l'importance de rester soi-même en toute circonstance, s'accepter et accepter les autres tels qu'ils sont, tout en agissant ensemble pour le bien de tous. Chacun des personnages trouve ainsi sa place dans la vie en prenant une décision et/ou en agissant avec courage, le faisant ainsi... grandir, tout simplement. Une morale très américaine. (On est tout de même chez Universal !). Le risque est de voir cet élan d'unité familiale, communautaire et nationale tomber à plat chez nous. Mais faire l'éloge de la différence et affronter les peurs de l'enfance touchera tout le monde.

Au-delà d'une histoire simpliste, cette deuxième production Laika séduit par son univers gothico-fantastico-horrifique bourrée de références cinématographiques, restant dans la lignée de Tim Burton et de ses Noces Funèbres et de Beetlejuice. Certains diront que celles-ci alourdissent le propos et ne sont pas nécessaires, mais d'autres y verront des clins d'oeil pour les grands enfants qui viendront accompagner leurs bambins. A ce sujet, un avertissement tout de même : malgré les premières images, ce film n'est pas à mettre devant tous les (trop) jeunes yeux non plus. Certaines scènes pourraient impressionner et certains propos, parfois mystiques, pourraient être mal perçus ou compris par les plus petits.

Ce qui fascine le plus dans L’Étrange pouvoir de Norman  reste son esthétique unique. Filmé en stop-motion, ce long-métrage offre une image très sophistiquée. Le travail minutieux et magique du procédé image par image est sublimé par l'ajout d'effets numériques incroyables, donnant à l'ensemble un aspect fluide et surprenant faisant oublier l'aspect artisanal de la réalisation.

Ainsi les spectres et autres apparitions occultes, zombies et autre sorcière prennent un nouvel aspect s'adaptant merveilleusement bien à la 3D, pour une fois bien utilisée. Ainsi la chambre de Norman est à elle seule une véritable oeuvre d'art. Décorée de diverses images ou objets à l'effigie du monde des morts, elle s'apparente à un sanctuaire. Les influences, pléthoriques, sont bien là (Carrie, Halloween, les films de zombies...) jouant de l'hommage sans jamais verser dans le catalogue désincarné, ou le clin d'œil stérile.

On est souvent scotché par la finesse des textures, l'énergie qui se dégage des vastes décors en extérieur où se déroulent la majeure partie de l'histoire, la précision de chaque expression, à l'effet immédiat et riche de subtilités (merci à l'imprimante 3D utilisée pour fabriquer des dizaines d'exemplaires des visages de chaque personnage !). Un grand coup de chapeau à la réalisation de la scène dans les toilettes de l'école, où les WC explosent et le papier toilette prend vie...

Un bémol tout de même...
On pourra être déçu de voir le scénario se prendre un peu les pieds dans le tapis et tourner à vide passée la surprise du ton décalé de la première demi heure. Aurait-il été sacrifié sur l'autel du mainstream et du grand public ? L'univers morbide, sombre et si particulier de Norman redevient plus commun une fois les zombies sortis de leurs tombes, mettant les personnages sur pilotage automatique vers une morale bien pensante, où la tolérance et le pardon affadissent l'impact créé au départ. Premières 30 minutes qu'on aurait préféré voir rallongées lors de certaines scènes manquant d'amplitude pour s'immerger totalement dans cet univers.

En résumé :  Le récit n'a pas bénéficié du même soin que la direction artistique. Et pourtant, L’Étrange pouvoir de Norman est et restera un de mes coups de coeur de l'année. Visuellement époustouflant, il remise au grenier les essais en stop-motion des concurrents et ne fait pas pâle figure devant les derniers Pixar et Dreamworks. Reste à savoir si Tim Burton et son Frankenweenie feront mieux !

Et voici l'étonnant making-of:

lundi 13 août 2012

Touch, saison 2 : un Frenchy au casting

La seconde saison de Touch est vivement attendue à la rentrée aux Etats-Unis sur la Fox le 26 octobre. La série "à tiroirs" a signé avec succès le retour de Kiefer Sutherland après l'arrêt de 24h heures chrono. Dans cette nouvelle saison, trois acteurs font leur arrivée au casting, parmi lesquels le Frenchy Said Taghmaoui, ainsi qu'Adam Campbell et Ray Santiago.


Pour rappel, Touch suit les aventures de Martin Bohm, père veuf dévoré par son impuissance à communiquer avec son fils de 11 ans, autiste et néanmoins petit génie accro aux suites de chiffres. Ce dernier voit ce que personne d’autre ne remarque... Il est capable ainsi de connecter entre eux deux événements qui semblent ne rien avoir en commun au départ.


Said Taghmaoui 
Après avoir fait des pâtés de sable et construit des huttes en palmier sur une île hawaïenne dans Lost, Said Taghmaoui (révélé par La haine en 1995) interprétera Guillermo Ortiz, un prêtre jésuite devenu une véritable machine à tuer.


Adam Campbell   
Adam Campbell  (Harper’s island et Parenthood) quant à lui incarnera Tony Ribby, l’un des plus proches amis et associé de Calvin (Luka Haas).





Ray Santiago
Enfin, Ray Santiago (aperçu dans Preuve à l’appui, Dexter ou encore Earl) sera Reuben Santiago, un hacker. Peu de détails pour l'instant, mais on a hâte de savoir quel rôle tient la mystérieuse société qui a testé Jake en secret...


samedi 4 août 2012

Critique : Abraham Lincoln : chasseur de vampires : et Dieu créa... le grand n'importe quoi (08/08/12)

ABRAHAM LINCOLN : CHASSEUR DE VAMPIRES

De Timur Bekmambetov
Avec Benjamin Walker, Dominic Cooper, Anthony Mackie, Mary Elizabeth Winstead...

Comme beaucoup de cinéphiles (et de fans de littérature vampirique), j'attendais avec impatience la sortie d'Abraham Lincoln : chasseur de vampires. Quelques doutes ont tout de même été soulevés quant à la réussite de la dernière création de Timur Bekmambetov (produite par Tim Burton) lors de la diffusion des premières images. Et après l'avoir vu, mes craintes se sont avérées exactes, voire amplifiées.

Témoin du meurtre de sa mère étant enfant par un esclavagiste peu scrupuleux, Abraham Lincoln découvre l'existence des vampires parmi les hommes en voulant le tuer. Il est sauvé de justesse par Henry Sturgess, qui lui apprend que les suceurs de sang ont envahi le pays depuis des décennies. C'est alors que pour venger la mort de sa mère, Abraham s'entraîne aux côtés d'Henry qui combat ces "monstres" depuis toujours, pour devenir un redoutable chasseur de vampires. C'est alors qu'il s'engage sur deux fronts : celui de la bataille et celui de la politique. Élu 16e président des Etats-Unis en 1860, il lutte avec ardeur contre l'esclavagisme tout en repoussant la menace vampirique incarnée par le puissant Adam, qui menace d'anéantir le peuple américain en pleine Guerre de Sécession.

Assis entre deux fauteuils

© Twentieth Century Fox
Si le réalisateur russe renoue avec les vampires (omniprésents et très originaux dans Nightwatch et Daywatch), c'est pour adapter le roman éponyme de Seth Grahame-Greene, lequel est un mélange particulier entre l'Histoire avec un grand H et le fantastique horrifique. Le film développe une intrigue complètement dingue intégrant néanmoins un certain nombre d'évènements historiques réels.



© Twentieth Century Fox
Mais ce qui aurait dû être un film de série B fier descendant des années 60 tels que Billy the Kid vs Dracula ou Jesse James Meets Frankenstein's daughter et s'assumant comme tel, le résultat s'est transformé en film à gros budget (70 millions de dollars tout de même !) qui se prend au sérieux. Si les frasques historico-fantastiques fonctionnent bien sur papier, elles sont plus délicates à transcrire sur pellicule, surtout si on oublie les clins d'oeil, l'ironie et les références humoristiques dans le scénario. Et pourtant, Abraham Lincoln : chasseur de vampires nous fait souvent rire... contre sa volonté. On rit sans trop savoir si c'est le but recherché car certaines scènes nous laissent choisir... face à l’ambiguïté. La faute à la direction d'acteurs ? Sûrement...

© Twentieth Century Fox
Timur Bekmambetov est un touche-à-tout en matière de visuels (on se souvient de son premier long animé, Numéro 9, bluffant). Il est plus à l'aise en matière d'action que dans les scènes plus intimistes. La mise en scène appuyée, toujours en mouvement, jamais subtile, un montage rapide de situations caricaturales ne rendent pas forcément le meilleur. Si ses scènes de bagarres chorégraphiées à grand renfort de ralentis, d'effets en tout genre façon Matrix rendent plutôt bien (on se passerait bien des giclées de sang minutieusement éparpillées), ses scènes "spectaculaires" souffrent d'un melting-pot d'effets spéciaux rendant l'ensemble bordélique et parfois illisible (et les lunettes 3D n'arrangent rien, assombrissant l'image, comme d'habitude). Gros mal de tête en perspective en particulier sur deux scènes : la poursuite du tueur de la mère de Lincoln au milieu d'une horde de chevaux lancés au galop, ou encore celle d'un train roulant à toute allure au milieu d'un brasier (tourné sur fond vert) sur des rails suspendus. Du grand n'importe quoi qui peut rivaliser avec les CGI de Ghost Rider ! Au-delà de la photographie jaunie façon vintage et de son photoshopage lisse rendant le tout totalement irréel, le pire réside dans le maquillage et les perruques de Lincoln vu à différents âges.

© Twentieth Century Fox
Si l'esthétique n'est pas toujours une réussite et finit par lasser à force de profusion de style, le film se vautre dans les grandes largeurs en ce qui concerne la mise en place de l'histoire en expédiant à la vitesse lumière toute mise en contexte de l'action, et l'introduction digne de ce nom des personnages. Et le mélange des genres n'est pas responsable ! Si la première partie fonctionne plutôt bien, on se voit largué à partir du moment où Lincoln devient l'historique président que nous connaissons. Pourtant le postulat de départ  avait de quoi séduire, à savoir l'intégration des vampires comme ennemis au temps de de la Guerre de Sécession, la mobilisation d'un peuple pour sauver les Droits des humains face aux vampires en parallèle à l'abolition de l'esclavage.... Mais le scénario est trop creux et les répliques sans force, voire risibles ("La vraie puissance Lincoln vient de la vérité" ou "Les Etats-Unis resteront à jamais une nation de vivants") pour sauver le film. Mais on peut prendre le parti d'en rire : (attention SPOILER - surligner pour lire) c'est l'argenterie qui sauve la nation de la Guerre de Sécession (FIN SPOILER), les chariots en bois défoncent les murs de pierre et Lincoln est plus fort que Batman et Spider-Man réunis : il explose les arbres en un coup de hache ! Sisi !

© Twentieth Century Fox
Et si vous vous attendez à voir un film de bastons où l'hémoglobine coule à flots seront déçus car côté horreur et gore, tout est shooté hors cadre, pour ne pas choquer et rester dans le divertissement tout public. Ainsi les méchants vampires ne sont présents qu'en mode figuration et les coups de hache en pleine tête des monstres restent hors-champs.

© Twentieth Century Fox
Côté acteurs, si Benjamin Walker (qui ressemble furieusement à Liam Neeson en plus jeune - mais moins charismatique) fait parfaitement illusion dans la peau de Lincoln et s'en sort plutôt bien dans les scènes d'action, il est moins convaincant lors de scènes plus dans l'émotion (honteusement désamorcées car elles aussi sont montées comme le reste du film).

En résumé : Déception. Ce qui aurait dû être fun et pris avec du recul comme un gros nanar pour mangeurs de pop-corn est finalement une oeuvre prétentieuse financée à gros coups de billets verts et dont les résultat est brouillon. Monsieur Burton, nous ne vous félicitons pas !

vendredi 3 août 2012

Critique : Lady Vegas, mémoire d'une joueuse : un pari mal négocié (08/08/12)

LADY VEGAS

De Stephen Frears
Avec Rebecca Hall, Bruce Willis, Catherine Zeta-Jones, Vince Vaughn, Joshua Jackson...


Beth Raymer (Rebecca Hall), une jeune femme ravissante et pétillante, souhaiterait abandonner son métier de call-girl avant que les choses tournent au vinaigre pour elle. Elle quitte donc la Floride pour Las Vegas; Son ambition ? Devenir barmaid. Malheureusement les opportunités se font rares. Elle fait pourtant la connaissance de Dink (Bruce Willis), parieur sportif professionnel qui, croyant déceler un vrai potentiel chez la rayonnante Beth, lui offre un boulot. La voilà plonger dans l'univers des chiffres et des coups de téléphone donnés à 100 à l'heure. Dink a trouvé la perle : la jeune femme se révèle particulièrement douée et ne tarde pas à devenir sa mascotte, jusqu’à ce que la roue ne se grippe.



Lady Vegas, mémoire d'une joueuse est un Stephen Frears en mode mineur. Si le réalisateur britannique est friand d'adaptations littéraires depuis plus de 40 ans (My Beautiful Laundrette, Les Liaisons dangereuses, Haute-Fidélité, Chéri, Tamara Drewe) et des biopic (La Dame de Fer), il transforme ici une histoire vraie en gentille comédie légère (trop pour un Frears) anecdotique sans grand intérêt. Son premier défaut ? Une histoire de parieurs sportifs restant à son niveau le plus basique : on observe des gens énoncer des chiffres au téléphone, point barre. Les non-initiés sont largués. Mais le réalisateur tente de concentrer davantage sur les personnages (comme souvent), leur psychologie, leurs failles, leurs doutes, leurs forces et les relations qu'ils nouent entre eux, en oubliant certaines cohérences de scénario. Sans réel succès.

Aussi Rebecca Hall (révélée par Woody Allen dans Vicky Christina Barcelona et qui signe là son premier grand rôle) joue avec pep's cette jeune femme volontaire façon Erin Brokovitch, qui n’a pas froid aux yeux et qui se bat pour changer de vie tout en gardant sa fragilité. Quant à Bruce Willis, on le retrouve drôlement accoutré en short long, tee-shirt large et chaussettes montantes... Voilà qui contraste avec son image de héros sans peur et sans reproche qui a l'habitude de sauver le monde ! Et ça lui va bien ! Dink, un angoissé chronique plutôt sympa et bienveillant, mais capable de grosses colères injustifiées contre son équipe. Dommage que le simple début d'émotion ressentie fasse ressortir son éternelle moue unique si propre à lui.

Et Catherine Zeta-Jones, qui retrouve Stephen Frears 10 ans après Haute-Fidélité, incarne avec délectation Tulip, sa femme autoritaire et jalouse, pour un couple qui semble artificiel à première vue. Un rôle qui s'éloigne une fois de plus de son image lisse et bourgeoise, comme elle l'a fait récemment dans Rock Forever, mais somme toute ici sacrifié, tant la profondeur psychologique ne tient qu'à un lifting et une croisière.

Les second rôles ne sont pas négligés. Chacun prend peu à peu sa place autour de Beth, de façon un peu manichéenne, entre l'instable Holly, "copine" dévorée par le démon du jeu, Rosie (Vince Vaughn), bookmaker arriviste à l'opposé de Dink qui perdre Beth, et Jeremy (Joshua Jackson), coup d'un soir qui s'avère être l'homme de sa vie. Un peu simpliste et des interprétations finalement peu brillantes. On retiendra surtout le ton nasillard (et finalement agaçant) de Rebeca Hall qui passe de l'excitation euphorique à la gravité sans profondeur en un claquement de doigt (tout en tournant ses cheveux dans ses doigts telle une petite fille de cinq ans). On sent qu'elle a du mal à trouver le ton juste et que le réalisateur dirige tout ce petit monde en pilote automatique.

En résumé : Au final, Lady Vegas ne restera pas dans les annales. On a rarement vu un Stephen Frears aussi peu inspiré. Finalement, seuls les comédiens ont l'air de s'amuser.

mercredi 1 août 2012

Critique : 5 ans de réflexion : RomCom dépressive (01/08/12)

5 ANS DE REFLEXION
De Nicholas Stoller
Avec Jason Segel, Emily Blunt, Chris Pratt, Rhys Ifans

Tout le monde le dit : Tom (Jason Segel) et Violet (Emily Blunt) son fait l'un pour l'autre. Depuis leur première rencontre à une fête déguisée (l'un en lapin rose et l'autre en Lady Di), ils filent le parfait amour et mènent une carrière toute tracée : lui est un grand chef dans un resto branché en Californie et elle, brillante doctorante en psychologie sociale à Berkeley. Le mariage ne devait être qu'une formalité pour ces deux tourtereaux. Jusqu'au jour où Violet n'est pas acceptée dans l'université qu'elle souhaitait. Elle se rabat sur celle du Michigan. Tom sacrifie donc sa carrière montante pour s'installer dans là-bas et là, commencent les ennuis... D'obstacles en mauvaises surprises, les amoureux déchantent. Ils repoussent leur mariage, le diffère encore. D'autres promesses qui s'écroulent et tout est remis en question. Chacun évolue individuellement et personne n'est heureux. Il leur faudra bien 5 ans de réflexion...

Malgré la présence de Jason Segel (star de la série How I met your mother) et le scénariste fétiche des productions Apatow (Sans Sarah rien ne va, American Trip), on ne fait pas que se marrer, comme tend à le prouver l'affiche du film. Avec 5 ans de réflexion, on est dans la pure tradition du film à l’eau de... guimauve, avec un scénario des plus conventionnels mêlant amour et ambition personnelle. Ca n’est pas un hasard si les producteurs de Mes Meilleures Amies s'en sont emparés. Stoller continue d'explorer les affres de la vie de couple, avec ses hauts et surtout ses bas, de Monsieur-et-Madame-tout-le-monde. Des poncifs éculés, des situations grotesques, une impression de déjà-vu et une longueur qui tourne parfois à l'ennui... La cérémonie ne cesse d'être repoussée pour des raisons artificielles (uniquement bâties pour servir le scénario) au point que la question n'est plus de savoir "quand" mais "si" ils vont se marier (leur bonheur dépendant apparemment que de la cérémonie). On suit les mésaventures de ce couple de bobos déjantés qui se cherche avec un certain détachement. Si le couple sonne juste dans la brutale authenticité de ses sentiments et de ses conflits (et donc de sa déliquescence inéluctable), on a du mal à s'y attacher. Un je-ne-sais-quoi qui dresse une barrière à l'identification totale.

Le film distille une certaine légèreté avec son humour parfois gras, too much, et facile (avec un donut rassis comme métaphore de la déficience émotionnelle). Restent quelques scènes d'acteurs de comédie pure comme on les aime, un vrai numéro d’acteur pour Jason Segel et Rhys Ifans (toujours aussi génial, à l'aise aussi bien dans la saga Harry Potter que dans Good Morning England ou The Amazing Spider-Man), tous deux déjà habitués au genre comique. Chacun amène sa touche perso : Segel et ses délires de grand ado et Ifans son art légendaire du cabotinage

Côté romance, on assiste à un modèle d’histoire d’amour contrariée dans l’air du temps, où tout n'est pas idéal comme dans un conte de fées, insistant sur l'importance du sacrifice comme partie intégrante de la vie de couple. Une image loin de l'image de toutes les comédies romantiques dégoulinant de rose bonbon. La "Apatow touch" fait mouche lors d’une (trop ?) longue partie qui plonge les personnages dans une phase dépressive, laissant au film un ton presque noir, mais qui donnant du poids à l'ensemble. A la fois drôle et pathétique, fondées essentiellement sur les failles de la relation et non ce qui les rapproche, ces scènes poussées à l'extrême (on est tout de même chez Apatow !) distille parfois une sensation de gêne ou de malaise face aux gags. 
Mettre en lumière les sacrifices qui se cognent aux idéaux, comme mettre en images une situation qui entraîne un choix entre la situation professionnelle de l’homme et celle de la femme, sans consensus possible, ne peut donner lieu qu’à du machisme ou du féminisme primaire, n'était pas chose aisée. En poussant ainsi jusqu’à la limite une situation de couple tout à fait crédible permet finalement une analyse psychologique du fonctionnement d’un couple  plutôt bien pensée.

En résumé : C’est loin d’être le chef-d’œuvre de l’année. Mais cette sympathique comédie romantique a le mérite d'avoir des comédiens impeccable. Leur interprétation est généreuse et ils se donnent à fond dans leurs personnages, tous dessinés avec soin et pimentés à souhait. Seule la longueur de certains moments plombent l'ensemble.

mardi 31 juillet 2012

Nouvelles têtes dans Once Upon a Time et American Horror Story

Les castings des séries de la rentrée se précisent. Du côté d'American Horror Story (17 fois nominée aux prochains Emmy Awards, dans la catégorie Meilleur film ou mini-série et Meilleure actrice pour Connie Britton entre autre), Jenna Dewan-Tatum, épouse de l'acteur Channing Tatum à la ville, deviendra celle d'Adam Levine à l'écran. Aperçue l'année dernière dans l'éphémère The Playboy Club, elle sera la moitié du tandem "The Lovers" au centre de la saison 2 de la série d'épouvante créée par Ryan Murphy. La série n'en finit plus d'attirer les acteurs/actrices plus habitué(e)s au grand écran qu'au petit; la dernière en date : Franka Potente (Marie dans La Mémoire dans la peau et La Mort dans la peau). Elle vient s'ajouter à une distribution déjà prestigieux, en guest-star pour deux épisodes. Elle y incarnera une mystérieuse patiente de l'asile dans le Boston des années 60, dirigé par Jessica Lange (étonnamment non nominée aux prochains Emmy Awards malgré son excellente prestation dans la première saison).

Lizzie Brocheré
Cette nouvelle arrivée fait suite à celles de Chloë Sevigny, la Frenchy Lizzie Brocheré (cocorico !), James Cromwell, Mark Consuelos et, Adam Levine (chanteur du groupe Maroon 5, prochainement aussi dans Glee) et Joseph Fiennes (en espérant que sa malédiction des séries auxquelles il participe et qui capotent (Flashforward et Camelot) s'arrête avec celle-ci).

Chloé Sevigny
Pour rappel, ce nouvel opus se déroulera dans un hôpital psychiatrique spécialisé dans le traitement des criminels. On y retrouvera Evan Peters, Zachary Quinto, Sarah Paulson, Lily Rabe mais dans de nouveaux rôles.


Quant à Once Upon a Time, c'est une foule de nouveaux personnages issus des contes et légendes qui feront un tour dans la deuxième saison. Il y a près d'un mois, nous découvrions que la Belle au Bois Dormant et Mulan seraient de la partie, et plus récemment un teaser laissait entendre qu'un certain Capitaine Crochet rejoindrait le navire. Cette fois-ci, Charmant (aka le mari de Blanche-Neige) aura de sérieux concurrents au titre de fier combattant dans la série.

Dans le rôle du Prince Phillip, Julian Morris (et son charmant accent britannique) sera celui qui sortira la Princesse Aurore, alias la Belle au bois Dormant, de son profond sommeil. Actuellement dans Pretty Little Liars, Morris est aussi connu pour son rôle dans l'éphémère My Generation. Son personnage dans Once Upon A Time est décrit comme étant celui d'un jeune guerrier habile et dévoué, originaire d'un royaume sur le déclin et ayant beaucoup roulé sa bosse à travers différentes contrées.

Et c'est du côté de Teen Wolf que la production est venue chercher Sinqua Walls, alias Boyd dans la séries aux griffes acérées. Celui-ci se glissera dans la peau du Seigneur Lancelot, décrit comme un homme n'ayant plus rien à perdre. Ancien chevalier de la Table Ronde du Roi Arthur, il a été banni et de, ce fait, séparé de son grand amour, la Reine Guenièvre. En dehors de Teen Wolf, l'acteur a aussi été vu dans Friday Night Lights et La Vie secrète d'une ado ordinaire. 
On pourra les voir tous les deux chevaucher leur brave destriers à partir du 30 septembre prochain sur ABC.

jeudi 26 juillet 2012

Cloud Atlas : Projet ambitieux des frères Wachowski

Après avoir soufflé les spectateurs avec Matrix, les frères Wachowski ont décidé de frapper fort après l'échec de Speed Racer. Ils ont choisi d'adapter avec l'aide de Tom Tykwer (Le Parfum) l'oeuvre magistrale Cloud Atlas écrite par David Mitchell.
Ce projet pharaonique mélange questionnements philosophiques (la vie, la mort, le destin, l'amour...), film d'époque, science-fiction, romance et action. Un film en somme qui s'annonce pour le moins impressionnant : la première vidéo vient de filtrer et elle dure six minutes ! Autant dire qu'elle ne devrait pas rester longtemps sur la toile. Si les images sont magnifiques, la bande-annonce ne semble pas officielle, dévoilant beaucoup de plans du projet, très appréciable pour ceux qui n'ont pas (encore) lu le roman. En tout cas, difficile de faire plus ambitieux que ce film, mélange de genres et de style, qui impressionne aussi par ses effets-spéciaux. Les décors sont grandioses, qu'ils soient naturels ou numériques (la ville du futur, avec ses vaisseaux). Et quel casting étoilé ! Les photos (ci-dessous) nous renvoient directement à des éléments marquants du livre de Mitchell, si bien que l’on peut penser que l’adaptation sera assez fidèle. Au moins dans ses grandes lignes.


De quoi ça parle ? 



Six histoires, toutes liées par un élément (on laissera le mystère pour les non lecteurs du roman). On suivra ainsi : un explorateur, Adam Ewing (Jim Sturgess), qui en 1850, voyage sur une goélette depuis la Nouvelle-Zélande ; un jeune compositeur, Robert Frobischer (Ben Whishaw), qui, dans les années 1930, devient l’assistant d’un autre compositeur plus âgé et affaibli (Jim Broadbent) ; une journaliste, Luisa Rey (Halle Berry) qui, dans les années 70, met à jour une conspiration cherchant à cacher les méfaits d’une centrale nucléaire ; un éditeur, Timothy Cavendish (Jim Broadbent) qui, de nos jours, se voit interné contre son gré dans un asile pour personnes âgées ; une clone, Sonmi~451 (Doona Bae) qui, dans un futur ultra-mercantile, s’élève contre sa condition d’esclave ; un jeune garçon, Zachary qui, dans un futur lointain et post-apocalyptique, se lie avec une mystérieuse prêtresse (Halle Berry) d’une civilisation avancée.



Chaque acteur tient un rôle principal dans un segment, puis un plus secondaire dans certains des autres. Chaque acteur tient donc entre trois et six rôles dans le film... Susan Sarandon, Tom Hanks, Hugo Weaving, James D'Arcy et Hugh Grant sont aussi de la partie. Ce dernier, plus habitué aux petites comédies sans prétention, a laissé entendre qu'il jouerait pas moins de 6 personnages dont "un cannibale vivant dans le futur". Si Cloud Atlas sera présenté au prochain festival de Toronto, et a une sortie prévue le 26 octobre prochain aux USA, il n'en dispose d'aucune chez nous. 

































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