dimanche 28 avril 2013

Sortie DVD : The Master - le 15/05/13


The Master est un portrait saisissant d’êtres à la dérive, en quête de sens, dans l’Amérique d’après-guerre. 
Freddie, un vétéran, revient en Californie après s’être battu dans le Pacifique. Alcoolique, il distille sa propre gnôle et contient difficilement la violence qu’il a en lui…
Quand Freddie rencontre Lancaster Dodd – "le Maître", charismatique meneur d’un mouvement nommé la Cause, il tombe rapidement sous sa coupe...

Avec Joaquin Phoenix (Freddie), Philip Seymour Hoffman (Lancaster Dodd), Amy Adams (Peggy, la femme de Dodd).





ÉDITION BLU-RAY :
- Format image : 1.85 – HD 1920 x 1080p – 16/9
- Format audio : Français 5.1 DTS-HD / Anglais 5.1 DTS-HD
- Sous-titres : Français
- Durée : 2h17

SUPPLÉMENTS :
- Scènes coupées (20’)
- Les coulisses du tournage (8’)
- « Let There Be Light » de John Houston (59’)
- Un documentaire sur les conséquences psychologiques de la seconde guerre mondiale sur les soldats de retour au pays
- Bandes-annonces

ÉDITION DVD :
- Format image : 1.85 - 16/9 compatible 4/3
- Format audio : Français 5.1 Dolby Digital / Anglais 5.1 Dolby Digital

- Sous-titres : Français
- Durée : 2h13

SUPPLÉMENTS :
- Scènes coupées (20’)
- Les coulisses du tournage (8’)

Monsters Academy : nouveau trailer encore plus dingue

(c) Disney
Pour fêter le début des vacances scolaires (parisiennes), rien de tel qu'un nouveau trailer de Monsters Academy (sortie le 10 juillet). Enjoy !

Même quand il n’était qu’un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec Jacques Sullivent, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université. Pire encore : ils se rendent compte que s’ils veulent que les choses aient une chance de rentrer dans l’ordre, ils vont devoir travailler ensemble, et avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis…



lundi 22 avril 2013

Et le 24/04/13, y'a quoi au ciné ?

L'Ecume des jours de Michel Gondry (2h05)
Adapter un roman célèbre au cinéma est souvent risqué. S'attaquer au livre culte de générations d'adolescents, L'Ecume des jours de Boris Vian, relève du défi ultime, que Michel Gondry, le plus "bricolo" des réalisateurs français, a accepté avec l'aide d'une pléiade de stars. L'Ecume des jours raconte le coup de foudre entre Colin (Romain Duris), jeune homme argenté, et Chloé (Audrey Tautou), entourés d'un groupe d'amis: Chick (Gad Elmaleh), fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, sa petite amie Alise (Aïssa Maïga), le cuisinier et confident de Colin, Nicolas (Omar Sy), collectionneur de jolies filles, et Isis (Charlotte Le Bon), amoureuse de lui. Un casting impressionnant pour un ouvrage et un long métrage qui, au-delà des personnages, livre une vision pessimiste de la société et notamment du travail, un monde où seul le jazz, dont Vian était un inconditionnel, est source de joie de même que l'amour, même si ce dernier ne peut être qu'éphémère.

Iron Man 3 de Shane Black (2H10), avec Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle
Tony Stark, l'industriel flamboyant qui est aussi Iron Man est confronté cette fois à un terroriste qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les responsables. Plus que jamais, son courage va être mis à l'épreuve. (Critique sous peu)

Hannah Arendt de Margarethe Von Trotta (1H53), avec Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer 
Le film fait le pari de filmer la pensée d'une philosophe en action, en racontant comment Hannah Arendt, envoyée à Jerusalem pour couvrir le procès du criminel nazi Adolf Eichmann, en est revenue avec sa théorie sur la "banalité du mal".

La Cage Dorée de Ruben Alves (1H30), avec Rita Blanco, Joaquim de Almeida, Roland Giraud
Une comédie enlevée pleine d'humanité et drôle sur la communauté portugaise, souvent réduite aux métiers de concierges, aux maçons et à la morue, le tout porté par une belle brochette de comédiens. Les thèmes du film restent universels: l'exil pour trouver du travail ou la problématique du retour au pays, pour les parents et les enfants. Le film raconte l'histoire de Maria et José qui habitent avec leur fils et leur fille dans la loge d'un bel immeuble du très chic du 16e arrondissement. Un jour une lettre arrive qui leur ouvre les portes d'une vie meilleure au Portugal, retour qui les a fait rêver toute leur vie.
The Land of hope de Sion Sono (2H13) avec Isao Natsuyagi, Jun Murakami, Megumi Kagurazaka
Un tremblement de terre frappe le Japon, entraînant l'explosion d'une centrale nucléaire. Dans un village proche de la catastrophe, les autorités tracent un périmètre de sécurité avec une bande jaune qui coupe en deux la localité. Une sorte de ligne de démarcation absurde, entre danger bien réel et sécurité toute théorique.

Survivre de Baltasar Kormakur (1H33), avec Olafur Darri Olafsson, Johann G. Johannsson
Hiver 1984, un chalutier sombre au large des côtes islandaises. Les membres de l'équipage périssent tous en quelques minutes. Tous sauf un. Dans l'eau glaciale, cette force de la nature parvient, au terme d'une nage héroïque de plus de 6 heures, à regagner la terre ferme.

Bob et les Sex-Pistaches de Yves Matthey (Suisse, 1H23), avec Jules Sitruk, Alice Matthey, Maxime Kathari
Fils d'un punk sur le retour et d'une ex-midinette haute en couleur, Bob fonde des groupes rock et prend son envol au milieu de ses guitares. Devenir une rock star, jouer sur les plus grandes scènes de la planète... Bob rêve en grand et en technicolor.

Paradis : Espoir d'Ulrich Seidl (1H31), avec Melanie Lenz, Verena Lehbauer, Vivian Bartsch
Mélanie passe ses vacances d'été dans un centre d'amaigrissement très strict. Entre les activités sportives, les conseils nutritionnels, les batailles d'oreillers et les premières cigarettes, elle tombe sous le charme du directeur du centre, un médecin de 40 ans son aîné. Elle l'aime comme on aime la toute première fois et cherche désespérément à le séduire.

Chronique d'une famille singulière de Pablo Stoll Ward (1H55), avec Néstor Guzzini, Matías Ganz, Carolina Centurion 
Tandis que sa première femme Graciela et leur fille adolescente Ana traversent des moments décisifs de leur vie, Rodolfo va discrètement tenter de retrouver la place qu'il avait auprès d'elles avant de les abandonner dix ans plus tôt.

Paradis : foi d'Ulrich Seidl (1H53, film interdit aux -12 ans), avec Maria Hofstätter, Natalya Baranova, René Rupnik 
Anna Maria, une femme d'une cinquantaine d'années a décidé de consacrer ses vacances d'été à prêcher l'amour du Christ. Accompagnée de la statue de la Vierge, elle sillonne son voisinage. Mais sa vie bascule quand, après des années d'absence, son mari, musulman, revient d'Egypte.

La Sirga de William Vega (1H34), avec Joghis Seudin Arias, Julio César Roble, Floralba Achicanoy
Fuyant la violence armée qui lui a fait perdre ses êtres les plus chers, Alicia atterrit dans une auberge lacustre appartenant à Oscar, le seul membre de sa famille encore vivant. Elle tente de se reconstruire.

(Avec AFP)

jeudi 18 avril 2013

Byzantium : nouvelle bande annonce au sang frais

Après de premières images prometteuses, une nouvelle bande-annonce bien plus longue de Byzantium, le prochain long métrage de Neil Jordan (Entretien avec un vampire) vient d'être dévoilée. On y retrouve Gemma Arterton et Saoirse Ronan dans la peau de deux vampires.
Un petit rappel : ce film retrace l'histoire d'une mère et de sa fille qui vont se faire passer pour deux sœurs afin d'attirer les hommes dans leurs crocs.
Si la sortie du long métrage est prévue pour le 3 mai prochain en Grande-Bretagne, aucune date n'a été fixée pour la France.

Lone Ranger : l'histoire enfin dévoilée (ou presque)

 © Walt DisneySi Johnny Depp retrouve le duo gagnant Gore Verbinski/Jerry Bruckheimer (à l'origine du Pirate des Caraïbes), il a troqué ses dreadlocks et son tricorne pour un foulard orné d'un corbeau et un maquillage indien. En effet, l'acteur facétieux aux mimiques inimitables rejoint le monde du Far-West aux côtés de Armie Hammer (The Social Network, J. Edgar, Blanche Neige) dans Lone Ranger. 20 minutes de cette nouvelle production Disney ont été dévoilées à quelques chanceux hier, et une nouvelle bande-annonce a été dévoilée par la suite. On connaît enfin le pitch de cette mystérieuse histoire que les fans attendant de pied ferme le 7 août prochain et en 3D.

Au milieu de nulle part, dans un bled paumé à la Frontière à l'époque des cow-boys et des Indiens, John Reid (Armie Hammer) est nommé ranger adjoint aux côtés de son frère. Tous deux tentent de faire régner l'ordre sur leur territoire. Mais la bande de bandits menée par Butch Cavendish (William Fichtner) fait des sienne : ce dernier monte une embuscade et abat les deux hommes de loi. Laissé pour mort, Reid est sauvé par un Indien plein de sagesse nommé Tonto (Johnny Depp). Armé de sa vengeance, Reid porte désormais le masque du justicier que même les lois n'arrêteront pas. Accompagné de son nouveau copain peinturluré, il part à la recherche du trésor que Cavendish et les proprio de la future voie ferrée convoitent... 


 © Walt Disney"If we ride together, we ride for justice"


Avec d'être une superproduction Disney, Lone Ranger, le célèbre héros masqué américain, a fait l'objet d’une série télé diffusée de 1949 à 1957.  
 © Walt DisneyAu vu des nouvelles images, tout se passe autour du train, gros chamboulement historique dans la conquête de l'Ouest. Comme à son habitude, Gore Verbinski veut nous en mettre plein les yeux à coups de cascades improbables, d'explosions gigantesques, de demoiselle en détresse (peu vue au profit de la méchante Red, alias Helena Bonham-Carter) et d'humour cartoonesque. Facile quand on a des millions de dollars à disposition ! Peut importe les moyens ($215 millions tout de même...) tant qu'on a l'ivresse du divertissement. On retrouve aussi au casting Tom Wilkinson, Barry Pepper, James Badge Dale et Ruth Wilson.


mercredi 17 avril 2013

Man of Steel : une bande-annonce qui déménage !

En voilà un qui se fait désirer depuis bien longtemps par ses fans. Et il a bien fait car son entrée est... fracassante ! Une bande annonce digne de ce nom vient d'être dévoilée par la Warner, et le moins que l'on puisse dire, c'est que Zack Snyder a fait les choses en grand ! A la fois élégante avec une image léchée (qui fait écho à celle de 300), sentimentale (le monologue de Jor-El (Russel Crowe), père biologique de Kal-El, au début, l'embrassade poignante entre Jonathan Kent (Kevin Coster) et le jeune Clarke...), sans pour autant oublier son lot d'explosions et de scènes à couper le souffle. 

Pourtant le pari était risqué ! Après de nombreuses adaptations plus ou moins réussies, Superman devait retrouver un nouveau souffle, et surtout, retirer l'image ringarde du journaliste gauche à lunettes et aux accroche-cœurs ridicules, toujours près à rendre service.  Mais ça, c'était avant. Car la concurrence est rude face aux Avengers ! Mais le pari semble gagner grâce au concours du maître en la matière, aka Christopher Nolan, qui a dépoussiérer la licence Batman. "Seulement" producteur, Nolan a tout de même imposé sa patte... 
Le nouveau Superman explore l'enfance du héros, chose qu'on a peu vu dans les films précédents. Et c'est en homme traumatisé par l'abandon forcé de ses parents, perturbé par ses pouvoirs que le jeune Kal-El est dépeint. Voilà un postulat qui fait recette en ce moment, après Bruce Wayne alias The Dark Knight ou encore James Bond dans Skyfall. 
"Est-ce que je peux juste continuer à faire semblant d'être ton fils?", murmure-t-il à Jonathan Kent, son père adoptif. "Tu es mon fils !", le rassure ce dernier… avant de l'envoyer chercher la raison de sa présence sur Terre "même si cela prend toute la vie".

Le public attend que ses héros soient finalement des gens comme lui. Des demi-dieux certes, mais avec des fêlures et des problèmes réalistes. Reste que Superman sauve tout de même des gens grâce à une force herculéenne et aux vols dans l'espace... en collants et combi flashy ! À charge du réalisateur de s'accomoder de ces "inconvénients"... 
Résultat visible le 19 juin prochain. 

Sorties 17/04/13 : Qu'y a-t-il en salles aujourd'hui ?

Les Profs de Pierre-François Martin-Laval (France, 1H28) avec Christian Clavier, Isabelle Nanty, Pierre-François Martin-Laval, Fred Tousch, Kev Adams, François Morel
Les Profs est la première adaptation sur grand écran de la BD humoristique de Erroc et Pica. L'ex-Robin des Bois Pierre-Francois Martin-Laval signe ainsi son troisième long métrage. Avec ses 12% de réussite au bac, le lycée Jules Ferry est le pire lycée de France. L'inspecteur d'Académie, au désespoir, s'en remet aux conseils de son adjoint. Aux pires eleves, les pires profs: pour tenter de sauver l'année scolaire, on échange les meilleurs enseignants avec les pires professeurs de l'Education nationale. 

Les Ames vagabondes de Andrew Niccol (USA, 2H04) avec Saoirse Ronan, Jake Abel, Max Irons
La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, se trouve un homme qu'elle ne peut pas oublier. (CRITIQUE ICI)


Les Gamins de Anthony Marciano (France, 1H35) avec Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain
Alain Chabat et Max Boublil sont réunis dans une comédie sur la crise de la cinquantaine. Un homme désabusé décide de tout plaquer et de recommencer une nouvelle vie en entraînant son futur gendre avec lui. Comédie enlevée, entre humour et sentiments, tirée par ses acteurs même si l'intrigue romantique est parfois plus convenue, "Les Gamins" est le premier film du réalisateur Anthony Marciano. (CRITIQUE ICI)

The Grandmaster de Wong Kar-Wai (Chine/France) avec Tony Leung Chiu Wai, Zhang Ziyi, Chang Chen 
Dernier film du réalisateur hongkongais Wong Kar Wai, The Grandmaster est une ode aux grands maîtres des arts martiaux, teintée du regard poétique et de l'esthétique du réalisateur de "In the mood for love". Le film s'appuie sur l'histoire particulière et romanesque de l'un d'entre eux, Ip Man, maître historique de la légende du cinéma asiatique Bruce Lee. Pendant deux heures d'une grande poésie, The Grandmaster plonge le spectateur dans la philosophie et le code d'honneur des maîtres des arts martiaux, avec en filigrane les premières années de la Chine moderne.

Promised Land de Gus Van Sant (USA, 1H46) avec Matt Damon, Rosemarie DeWitt, Frances McDormand 
Steve Butler, représentant d'un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu'à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter le gaz de schiste qu'elles renferment. Ce qui s'annonçait comme un jeu d'enfant va pourtant se compliquer lorsqu'un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste. (CRITIQUE ICI)

Parker de Taylor Hackford (USA, 1H58, avertissement publics sensibles) avec Jason Statham, Jennifer Lopez, Michael Chiklis
Parker, héros des romans de Donald Westlake, est un braqueur professionnel avec un code de conduite : ne jamais voler ceux dans le besoin, ne jamais blesser d'innocents. Lors d'un hold-up, il se fait doubler par ses associés qui lui dérobent sa part du butin et le laissent pour mort. Déterminé à récupérer son dû, Parker retrouve leur trace à Palm Springs.

Désordres de Etienne Faure (France, 1H40) avec Isaach de Bankolé, Sonia Rolland, Niels Schneider - Vincent, professeur d'histoire-géo vient d'emménager avec sa femme Marie et leur fils dans une vieille demeure du sud-ouest de la France. Nommé dans le lycée d'une petite ville, il aspire à une vie plus proche de la nature. Marie, pianiste de renommée internationale, a décidé de le suivre à contrecoeur dans cette nouvelle vie.

Les Lendemains de Bénédicte Pagnot (France, 1H55) avec Pauline Parigot, Pauline Acquart, Marc Brunet - Bac en poche, Audrey décide de poursuivre ses études à la fac de Rennes. Au contact de sa nouvelle co-locataire, elle découvre le militantisme politique.

Tad l'explorateur : A la recherche de la Cité perdue de Enrique Gato (Espagne, 1H31, film d'animation, à partir de 6 ans)
Suite à un quiproquo, Tad, ouvrier distrait, est pris par erreur pour un célèbre archéologue et envoyé en mission au Pérou. Avec l'aide de Jeff, son chien fidèle, d'un professeur intrépide, d'un perroquet muet et d'une charmante jeune femme, il tentera de défendre la Cité Perdue des Incas contre l'assaut d'une redoutable bande de chasseurs de trésors.

La Playa de Juan Andrés Arango Garcia (Colombie/Brésil/France, 1H30) avec Luis Carlos Guevara, Jamés Solís, Andrés Murillo
Tomas, pas même la vingtaine, est un afro-colombien. Mis à la porte par sa mère et son compagnon, il erre dans le quartier de La Playa à Bogota. Il est fasciné par le dessin, de ceux que l'on pourra transformer en coupe de cheveux. Son frère cadet Jairo suit les mauvais chemins des quartiers abandonnés, entre crack et embrouilles. Son aîné, Chaco, veut quitter la capitale, partir au nord. Les trois ont fuit la guerre qui ravageait les villages des provinces.

Blackie et Kanuto de Francis Nielsen (France/Belgique/Italie, 1H23, film d'animation, à partir de 6 ans)
Blackie, une brebis noire, est la terreur de la ferme. Son obsession : aller sur la Lune. Kanuto, chien de berger, en est secrètement amoureux. Pour la protéger, il est embarqué avec elle dans une folle aventure.
What Richard Did de Lenny Abrahamson (Irlande, 1H27) avec Jack Reynor, Lars Mikkelsen, Roisin Murphy - Richard Karlsen, capitaine de l'équipe de rugby et jeune homme de la middle class irlandaise, profite des derniers jours de l'été avant son entrée à l'université. Son avenir semble radieux et le champ des possibles lui est grand ouvert. Un jour, il commet un acte irréversible qui va bouleverser sa vie et celles de ses proches.

Clip de Maja Milos (Serbie, 1H42, interdiction aux -16 ans, avertissement publics sensibles) avec Isidora Simijonovic, Vukasin Jasnic, Sanja Mikitisin
Jasna, une adolescente de 16 ans, s'ennuie dans sa petite ville en périphérie de Belgrade, entre les cours du lycée et la vie chez elle, où ses parents n'arrivent plus à dialoguer avec elle. Comme les autres jeunes de son âge, ses seules préoccupations sont de faire la fête, de rencontrer des garçons et de se filmer en permanence avec son téléphone portable. Jasna tombe folle amoureuse de Djole, un garçon de son école.

La Tête la première de Amélie van Elmbt (Belgique/france, 1H29) avec David Murgia, Alice de Lencquesaing, Georges Hicter
Zoé décide de prendre la route pour approcher un écrivain qu'elle admire et peut-être trouver un sens à son existence. Sur son chemin, elle croise Adrien, un jeune comédien, qui curieux et intrigué par son caractère insaisissable, décide de la suivre. S'ensuit un ballet incessant d'allers et retours où Zoé oscille entre le désir de la rencontre tant attendue avec cet écrivain et le charme du jeune garçon.

Le Voile brûlé de Viviane Candas (France, 1H30) avec Sonia Amori, Stéphane Nahal, Rebecca Loi
A la périphérie d'une grande ville qui peut être Istanbul, Francfort, Paris ou Alger, dans une cité peuplée de gens déracinés, un frère et une soeur d'une vingtaine d'années, orphelins, partagent un studio. Leur tante vit dans l'immeuble voisin avec sa fille qui prépare son mariage.

Slow Life de Christian Merlhiot (1H12) avec Sato Kentarou, Yukiko Ito, Tomohiko Kyogoku
Kentaro a quitté sa ville natale depuis peu. Il s'est installé dans un village près de Kyoto et travaille dans un atelier de teinture. Il rend de petits services aux habitants et aide les cultivateurs pour les récoltes. Au fil des rencontres et des petits boulots, il découvre de nouveaux modes de vie et s'interroge sur son rôle dans cette communauté où le temps s'écoule autrement.

Paradesi - l'Esclave de Bala (Inde, 2H10) avec Adharvaa, Vedika, Dhansika
Dans l'Inde britannique du début XXème siècle un couple d'intouchables foule les terres d'une plantation de thé à la recherche d'un travail émancipateur. Les rêves et les ambitions du couple sont réduits à néant dès les premiers instants car les plantations n'ont rien d'un Eldorado.
bur-jfg/dab/bg



mardi 16 avril 2013

[Trailer] Hunger Games - L'Embrasement : les premières images… intenses !

Voilà quelques temps que TvCinephages vous parle de la suite de Hunger Games, sous-titrée L'Embrasement. Les longs mois de patience sont terminés pour les fans... la première bande-annonce vient de tomber !





"Toute révolution commence par une étincelle"



Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

Ce 2e opus nous promet une ambiance bien plus sombre que le premier volet. L'héroïne représentera de plus en plus une menace pour le pouvoir en place, au point de provoquer une révolte. Et ceux qui la soutiendront paieront le prix fort...

Sortie prévue le 27 novembre. 

lundi 15 avril 2013

Insaisissables : De nouvelles images qui vous ensorcellent !

Il y a quelques mois, je vous parlais de l'incroyable casting réuni pour le non moins incroyable Insaisissables de Louis Leterrier. Eh bien, c'est fait, SND le distribuera le 10 juillet prochain. Et pour fêter ça, une nouvelle bande-annonce a été mise en ligne et ça claque !


C'est sans doute la première que le cinéaste français se retrouve aux commandes d'un projet aussi risqué. Peut-être un projet étrange et difficile à monter et qui, en apparence, s'aventure dans un registre noir et manipulateur sous des effets d'illusion déjà fréquenté par Christopher Nolan (Le Prestige entre autres). Mais on fait confiance à l'un des réalisateurs  qui a eu entre les mains des films d'action à gros budget. Patience...

Filth : James McAvoy pète un câble !

Que s'est-il passé dans la tête de James McAvoy pour qu'il accepte un rôle pareil dans Filth ? Car l'acteur écossais de 34 ans n'ayant jamais défrayé la chronique ni affolé les tabloïds risque d'en déconcerter plus d'un -- ma plume ici comprise. Après l'ambiance de thriller sous hypnose dans Trance, l'acteur salit son image de premier de classe. Alcool, coke, filles à gogo, sado-masochisme… tout y passe dans ce polar noir et insolent réalisé par Jon S. Baird (connu pour Cass, son biopic sur les hooligans les plus redoutés). 

Dans la bande-annonce mise en ligne hier, on le voit incarner un alcoolique, shooté au plus au point, pervers, grossier, violent et … et habillé en flic. Mais pas n'importe quel homme en uniforme. Un flic qui, lorsqu'un collègue lui demande s'il est entré dans les forces de l'ordre pour "combattre l'oppression policière de l'intérieur ?", répond entre deux shots de whisky : "non, pour en faire partie". Ca promet !

Un personnage tout en contradiction donc, qui va sûrement permettre à l'acteur de dévoiler tous ses talents -- qui jusque-là était bien sages ou plus engageants en comparaison (Le dernier roi d'Ecosse, Reviens-moi, Le Monde de Narnia - Chapitre 1, Wanted, X-Men : le commencement...). 

A en juger par les expressions de dingue sur son visage et les plans montés à mode mitraillette enchaînant plans cul, verres d'alcool jetés au fond du gosier, et rails de coke dans le nez, on se dit que l'acteur n'a peur de rien et qu'il s'est parfaitement intégré à l'univers cradingue du roman d'Irvine Welsh. Et c'est non un certain plaisir personnel qu'on retrouvera l'excellent Jim Broadbent (Cloud Atlas, La Dame de Fer) en docteur d'une cause perdue, Jamie Bell (Dos au mur, Jane Eyre) et Eddie Marsan (Tyrannosaur, Jack et le chasseur de géants) en flics (oppresseurs ?). Aucune date de sortie n'a encore été annoncée.


The Way, Way Back : le futur succès du ciné indépendant US ?

© Odd Lot Entertainment
L'équipe de scénaristes oscarisés pour The Descendants (avec Georges "What else" Clooney) récidive avec one comédie genre "feel-good movie" titrée The Way, Way Back. Nat Faxon et Jim Rash sont passés derrière la caméra; et une chose est sûre, ils ont bien fait aux dires des critiques américains et de l'accueil du film à Sundance, (festival plutôt réservé aux petites productions indépendantes). 

 Il faut dire que The Way, Way Back reprend quelques ficelles d'un succès qui a créé la surprise à Sundance : Little Miss Sunshine. Tout d'abord, son scénario… ce qui n'est pas pour nous déplaire -- s'il n'est pas un simple copier/coller. Celui-ci revient sur une "réunion de famille incongrue", avec un ado asocial qui trouve un mentor qui va l'aider à s'épanouir. Mais aussi grâce (ou à cause) de la présence au casting de Steve Carrel et Toni Collette, les deux comédiens principaux de la comédie de Valerie Faris et Jonathan Dayton. 

 De quoi ça parle ? Le jeune Duncan (Liam James) est un ado pas forcément bien dans ses baskets (comme tout ado qui se respecte, me direz-vous…). Ils se retrouve contraint à passer l’été avec sa mère (Toni Collette) et son beau-père (Steve Carell) dans un parc aquatique. Duncan va finalement se lier d’amitié avec Owen (Sam Rockwell), manager du parc, et celui-ci va tout faire pour qu'il s’affirme et à trouver sa place dans ce petit monde. Le pitch est plutôt classique mais l'ensemble fleure bon la jolie surprise. Pour le moment, il n'y a pas de date de sortie prévue en France…

 

[Critique] Promised Land : Quand Matt Damon s'empare d'une cause écolo (17/04/13)


PROMISED LAND

De Gus Van Sant
Avec Matt Damon, Frances McDormand, John Krasinski, Rosemary DeWitt, Hal Holbrook

Sortie le 17 avril 2013

Steve Butler (Matt Damon), commercial d'une grande société, avec sa collègue Sue (Frances McDormand), doit convaincre les fermiers d'une petite communauté de Pennsylvanie souffrant de la crise, de lui accorder les droits de forage sur leurs terres pour l'exploitation de gaz naturel. La méthode par fracturation est risquée pour l'environnement, il le sait, mais n'en parle pas, leur faisant miroiter les énormes profits de la future exploitation. Les habitants vont devoir se décider.

Avec Promised Land, l'acteur et co-scénariste Matt Damon part en quête de "l'identité américaine" en prenant pour toile de fond l'exploitation du gaz de schiste, un sujet écologiquement explosif depuis deux ans en France. Des débats toujours d'actualité en dépit de l'interdiction, à l'été 2011, de la technique de forage contestée, la fracturation hydraulique. Avant sa sortie officielle, le distributeur français a profité de ce contexte porteur et du débat lancé par le gouvernement sur l'énergie pour organiser plus d'une centaine d'avant-premières à travers la France.

© Mars DistributionIl y a deux ans, le documentaire choc américain Gasland avait connu un joli succès d'audience dans l'Hexagone et contribué à la mobilisation contre ces gaz de schiste.
"John Krasinski (acteur et co-scénariste) et moi avons fait beaucoup de recherches sur la fracturation (hydraulique) et les gens qui sont chargés de passer des contrats avec les habitants à la campagne. On a rencontré beaucoup d'entre eux et appris comment ils les abordent, ce qu'ils leur disent, l'un avouant porter une casquette avec une marque de tracteur connue, l'autre rouler en pick-up pour faire couleur locale. On n'a rien inventé", expliquait Matt Damon lors de la Berlinale en février. Le film a tout de même été récompensé d'une mention spéciale lors du festival dans la capitale allemande.

© Mars DistributionMalgré tout, le film, réalisé par Gus Van Sant (avec lequel Matt Damon avait obtenu un Oscar pour Will Hunting en 1997) est moins un manifeste ou une charge frontale anti-gaz de schiste qu'un regard sur l'Amérique contemporaine. "Il s'agissait en fait de faire un film sur l'identité américaine. Le sujet lui-même est secondaire. Il s'agissait de montrer comment nous prenons nos grandes décisions", disait Matt Damon. "Traditionnellement, il y a un sens de la communauté, on se serre les coudes et je crois que l'Amérique s'est éloignée de cela et nous voulions l'aborder (...). On voulait des personnages qui parlent au nom de la génération précédente (toutes les générations sont représentées dans le film, ndlr)", avait ajouté l'acteur. On est loin de l'engagement dont le réalisateur avait fait preuve avec Elephant (sur le massacre d'élèves dans un lycée) ou encore Gerry (sur les premières victoires de la cause gay).

© Mars DistributionPromised Land a reçu des critiques très mitigées aux Etats-Unis où il a fait peu d'entrées. Pourtant, on retrouve des éléments qui avait fait le succès de Will Hunting : la découverte d'un homme sur lui-même grâce au concours d'un facétieux agitateur, une description plutôt affûtée d'un milieu populaire et un savoureux mélange entre humour et émotions. On peut noter la fabuleuse interprétation de Frances McDormand, véritable trublion à la limite du cartoon. On assiste au déclin de l'Amérique rurale où les enjeux sociaux, moraux et écolos sont presque mis en sourdine face à une galerie de portraits riches et justes.

En résumé : Promised Land n'est peut être pas le film de l'année, mais il vaut la peine d'être vu pour se faire une idée des méthodes des compagnies pétrolières qui profitent de l'essor de l'extraction des gaz de schiste aux Etats-Unis. Et bien évidemment, pour son jeu d'acteurs. 



(Avec AFP)

Le cinéma comme dans les années 50 au Grand Palais

© AFP Patrick Kovalski
Préparez-vous, amis Parisiens... Le Grand Palais prendra des allures de Drive-in du 10 au 21 juin prochain. Les lieux, déjà magiques, pourront accueillir jusqu'à 1 000 spectateurs par séance. Ces derniers pourront prendre place dans des voitures ou s'installer sur une pente douce, selon l'organisateur de l'événement, le réseau MK2.

L'opération baptisée "Cinema Paradiso", comme le film à succès de Giuseppe Tornatore de 1988, aura lieu dans la grande nef du Grand Palais, divisée pour l'occasion en quatre espaces : cinéma, restauration, jeux et boîte de nuit.

Les spectateurs pourront s'installeront dans des Fiat 500 décapotables (ancienne et nouvelle génération) placées devant l'écran, ou sur un espace aménagé en pente pour une meilleure vision. Là, des transats accueilleront les visiteurs cinéphiles.

Au menu, des films cultes pour tous les goûts : Pulp fiction, The Big Lebowski, Grease, Taxi Driver, Psychose, Annie Hall... Au cœur de la nef, un "Diner" américain, et aux commandes la star de la cuisine canadienne Gita Seaton. Au menu: cheesburgers, bacon & eggs, fried chicken et chocolate pudding. Pour compléter le décor très US, une piste de roller figurera parmi les distractions proposées. Libre d'accès le jour, elle se transformera le soir en piste de danse.

La billetterie ouvrira le 26 avril. Accès à l'événement : 10 euros pour les adultes, 5 euros pour les moins de 12 ans. Accès à l'événement et au Drive-in : 19 euros. Les animations sont gratuites.

(Avec AFP)

The Bling Ring : Quand les faits divers inspirent... la fiction

Le label "tiré d'une histoire vraie" fait souvent recette au cinéma. Et le prochain Sofia Coppola ne fera sûrement pas exception avec The Bling Ring, qui reprend l'affaire "Burglar Bunch" l'histoire d'un groupe d'ado californiens qui ont cambriolé les maisons de plusieurs célébrités de Hollywood durant 10 mois, parmi lesquelles Orlando Bloom, Lindsay Lohan, Paris Hilton et Megan Fox.
© Merrick Morton Très attendue depuis le remarqué Somewhere, la réalisatrice a mis en scène la jeune et pétillante Emma Watson qui, de plus en plus, tient à mettre en avant son côté femme décomplexée, déjà aperçu dans le très joli Monde de Charlie. La demoiselle britannique tient le rôle principal, celui de Nicki, meneuse du gang de cambrioleuses glamour à talons et aux goûts de luxe.
© Merrick Morton
© Merrick Morton

Des teasers commencent à apparaître sur la Toile, comme le dernier mis en ligne par MTV. On y voit les monte-en-l'air chics et de de charmes pénétrer dans un placard rempli de vêtements et de chaussures haute-couture, les yeux grands ouverts telles des gamines devant leurs cadeaux de Noël. Sans oublier la tentative de Nicki de jouer les femmes lascives autour d'un pole dance. 
Couleurs ultra flashy, décors bling-bling à fond, tout en restant pudique (faux pas abuser quand même... la scène du pole dance est prise en plan très large !). Du très sage donc, loin de l'image sulfureuse dégagée par le pitch de départ. Comme souvent dans les films ado, il est plus probable que le film se concentre sur l'entrée de jeunes désenchantés dans l'âge adulte, passant forcément par leur lot d'expériences qu'un thriller racoleur. Verdict le 12 juin prochain.



dimanche 14 avril 2013

[Critique] Les gamins : la cinquantaine puérile, ça a du bon (17/04/13)


LES GAMINS

De Anthony Marciano
Avec Alain Chabat, Max Boublil, Mélanie Bernier, Sandrine Kiberlain…

Sortie le 17 avril 2013

Thomas est un jeune musicien, tout juste fiancé avec Lola. C'est alors qu'il rencontre son futur beau-père Gilbert, marié depuis trente ans à Suzanne. Désabusé et persuadé d'être passé à côté de sa vie avec son propre mariage, Gilbert décide de tout plaquer en quittant le domicile conjugal pour recommencer une nouvelle vie. Il pousse Thomas à ne pas épouser sa fille et à se lancer à ses côtés dans une nouvelle vie de célibat et de fêtes. A vivre une véritable vie de "gamins".


Premier film du réalisateur Anthony Marciano (et coécrit par Max Boublil), Les Gamins est une comédie enlevée, entre humour et bons sentiments, tirée par ses acteurs même si l'intrigue romantique est parfois plus convenue.
Le cinéaste et l'humoriste avaient déjà collaboré ensemble à l'écriture de spectacles ou de chansons décalées comme 'Tu vas prendre', qui avait fait connaître Max Boublil sur internet en 2007. Mais Les Gamins est la première comédie de ces deux trentenaires, fans du cinéma de Judd Apatow ou de Woody Allen.
"Il y a trois ans et demi, on était dans notre coin, on peaufinait un scénario. On se disait qu'on aimerait confier ce rôle à Alain Chabat (...) On lui a fait lire et là incroyable, ça lui a plu", explique à l'AFP Max Boublil, 33 ans, également à l'affiche du film de Danièle Thompson Des gens qui s'embrassent.
Alain Chabat, lui, dit avoir décidé de faire le film parce que "ça l'a fait rire". "J'ai trouvé le truc bien construit, j'ai bien aimé le ton, tout ce qui se passait", poursuit-il. "Ce qui m'a plu aussi, c'est l'espèce de carte blanche qu'ils me donnaient pour faire des conneries".

"Lâcher les vannes"

© Nicolas Guiraud / Peopleforcinema productions / Légende Films / Gaumont
L'ancien pilier de la bande des Nuls, habitué des gros films comme Astérix et Obélix : mission Cléopâtre ou Sur la piste du Marsupilami, dit alterner sans problème les productions mastodontes ou à petit budget comme Les Gamins. "Il faut que l'histoire me parle et que ce soit excitant", résume-t-il.


La crise de la cinquantaine de Gilbert, autour de l'engagement, va croiser celle de la trentaine de Thomas, un personnage que Max Boublil qualifie de "naïf". Totalement apathique au début, affalé sur un canapé devant la télévision toute la journée, le personnage d'Alain Chabat va peu à peu se révolter contre la vie dans laquelle il est englué, et entrer dans une rage drolatique. Il se met à vivre ses rêves de jeunesse, jouer de la batterie ou sortir en boîte de nuit et quitter ses vieux survêtements pour des tee-shirts moulants, casquettes et bracelets en cuir. "C'est super agréable à faire, bien sûr, surtout quand le personnage commence très bas, avec la marmite qui est prête à exploser, et qu'ensuite on peut lâcher les vannes et voir aussi les conséquences", s'amuse le comédien de 54 ans.

© Nicolas Guiraud / Peopleforcinema productions / Légende Films / GaumontAutour d'eux, évolue toute une galerie de personnages secondaires qui ne sont pas en reste et suivent la cadence avec joie et bonheur : Sandrine Kiberlain en mère baba cool tendance bobo, qui passe son temps à s'investir dans des associations humanitaires, Mélanie Bernier en jeune fille sage, un responsable de maison de disque déjanté ou encore un dirigeant iranien qui s'exprime de manière incompréhensible.
"C'était hyper important que les filles soient aussi des personnages bien campés et riches", estime Max Boublil. Alain Chabat dit avoir "bien aimé aussi les histoires d'amour du film" et notamment celle du couple qu'il forme avec Sandrine Kiberlain, "un peu endormi et que cette crise réveille".

© Nicolas Guiraud / Peopleforcinema productions / Légende Films / GaumontUn "petit" film qui fait du bien et qui pourrait créer la surprise car il arrive à renouveler le genre de la comédie française, avec un duo improbable mais qui fonctionne à merveille. La complicité est évidente et l'un et l'autre joue à armes égales. Chabat a repris le goût de jouer et ça se voit, et Boublil démontre qu'il y a une vie après Internet et le stand-up. A coup de punch-lines d'une rare acuité, de vannes imparables, de blagues régressives avec un soupçon de méchanceté, Les Gamins font vraiment rire avec son originalité et son sens du timing millimétré. 


En résumé : On peut être un baby boomer et rester un éternel ado. Devant Les Gamins, tout est permis, surtout de rire !




(avec AFP)

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