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mercredi 19 novembre 2014

[Critique] THE HUNGER GAMES : La révolte - Partie 1 (19/11/14)

Hunger Games_révolte © Lionsgate
THE HUNGER GAMES : 
La révolte - Partie 1 
De Francis Lawrence
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Julianne Moore, Stanley Tucci, Philipp Seymour Hoffman...

On retrouve Katniss Everdeen après qu'elle a brisé le dôme des Jeux et remis en cause le pouvoir du Capitole. Elle a été sauvée par le District 13, quartier fantôme soit-disant détruit par les bombes du pouvoir en place. Entre deux cauchemars, elle tente de se reconstruire dans ses murs souterrains, auprès de sa mère, de sa sœur et de Gale. Mais la Présidente Coin ne lui laisse que peu de temps pour le faire. Elle veut profiter du vent de rébellion qui est en train de gagner les 12 autres districts pour mener la guerre contre la dictature du Président Snow. Sous l'influence de Plutarch Heavensbee, elle convainc Katniss de devenir le visage de ce mouvement de révolte naissant à travers des clips de propagande. La jeune femme accepte du bout des lèvres. Mais son engagement sera total lorsqu'elle verra que son ami Peeta est toujours en vie et aux mains de pouvoir adverse. La lutte par la communication et les images commencent... Qui va la remporter ?

La révolte - partie 1, comme son nom l'indique, se présente comme un épisode de transition avant l'apothéose finale, comme a pu l'être le penultiem de la saga Harry Potter. Son rythme est bien plus lent que les précédents, et prend le temps de mettre en place la stratégie de propagande des deux adversaires. Résultat : on a environ 45 minutes de véritables enjeux dramatiques sur les 2 heures de superproduction industrielle. On a perdu l'insolence, l'insubordination et l'insurrection pure qui ont fait le succès des deux premiers volets. Il tombe dans la lourdeur de l'habituel et inévitable confrontation entre les oppresseurs contre les oppressés. Il est évident que c'est l'un des thèmes centraux ne pouvant être évité. Mais le film aurait gagné en intensité dramatique si cette opposition s'était contentée d'apparaître dans le premier tiers du film, pour ensuite s'accélérer et finir par des scènes d'action cathartiques (non moins habituelles dans ce genre de long-métrage).
Hunger Games_révolte © LionsgatePas de Jeux donc avec son lot de flèches décochées, de stratégie d'équipes ou de sang versé. On ne participe même pas (et Katniss non plus d'ailleurs...) au seul épisode de raid pour libérer des prisonniers façon SWAT, car les caméras censées suivre Gale et les autres soldats sont coupées au moment critique. Le film se concentre sur le duel politique que se livre Snow et Coin. Comme dan notre réalité, ils manipulent les foules avec leurs armes : les images jouant sur la corde sensible.

Les deux Oscarisés que sont le regretté Philipp Seymour Hoffman et Jennifer Lawrence délivrent leur dialogue de façon un peu monotone, sans éclat comme s'ils n'était pas vraiment concernés (comme dans ces mini-clips que fait répéter Plutarch à Katniss). Etaient-ils déjà lassés d'avoir fait les précédents opus ? En même temps, le script ne donne pas à son héroïne l'opportunité de faire quelque chose d'extra-ordinaire cette fois-ci. La jeune femme, dont les robes et la verve épataient le public du show télévisé présenté par Stanley Tucci, est bien moins fine et drôle. Malgré tout, on se laisse avoir par ses moues endeuillées, ses mimiques remplies de sanglots et de hocquets, le tout en gros-plans, tantôt rayonnants, tantôt tristes. Reste que pour une fois, la part belle est donnée aux seconds rôles, en particulier celui d'Elizabeth Banks, toujours aussi gentiment déjantée.

En résumé : une histoire qui vivote en attendant le prochain. On s'accroche aux personnages qui nous ont tant fait vibrer dans les deux premiers volets, en espérant que le dernier volet sera le feu d'artifice qu'on attend.

mardi 25 mars 2014

[Trailer] X-Men, Days of Future Past

Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants. 

X-Men, Days of Future Past est la plus grosse production X-Men, par Bryan Singer, déroulant un casting vertigineux.
 Le film réunira pour la première fois les acteurs des premiers X-Men et ceux de la nouvelle génération. 
Avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Halle Berry, Anna Paquin, Ellen Page, Peter Dinklage, Ian McKellen, Patrick Stewart et Omar Sy.

Le 21 mai dans les salles  

 

jeudi 26 septembre 2013

Jennifer Lawrence entre dans la légende...

L'actrice américaine Jennifer Lawrence sera à l'affiche d'une nouvelle adaptation pour le cinéma du roman de John Steinbeck A l'est d'Eden, 60 ans après la mythique version d'Elia Kazan avec James Dean, rapporte mercredi la presse hollywoodienne.

L'actrice de 23 ans, oscarisée en février dernier pour Happiness Therapy, retrouvera pour l'occasion le réalisateur Gary Ross, qui l'avait dirigée dans Hunger Games (2012), assure le magazine professionnel Variety.
Selon le site internet Deadline Hollywood, généralement très bien informé, la nouvelle adaptation du roman de Steinbeck sera divisée en deux films. Le projet de remake, qui circule depuis plusieurs années à Hollywood, n'a pas encore de date de sortie et le reste de la distribution n'a pas été dévoilé.

L'histoire, qui retrace les vies des familles Trask et Hamilton à travers la rivalité de deux frères, avait été portée à l'écran en 1955 par Elia Kazan, et James Dean y tenait l'un des rôles principaux. Pour Gary Ross, Jennifer Lawrence jouera le rôle de Cathy Ames, la mère des deux frères, durant ses années de jeunesse. Ce ne sera pas le rôle principal du film.
 
L'oeuvre de Steinbeck est très à la mode à Hollywood ces derniers temps : en juillet, Steven Spielberg et Dreamworks avaient annoncé qu'ils travaillaient à la production d'une nouvelle adaptation des Raisins de la colère, après la version de John Ford avec Henry Fonda (1940).
Jennifer Lawrence, l'une des jeunes actrices les plus en vue à Hollywood, sera fin novembre à l'affiche de Hunger Games - L'embrasement, deuxième volet de la saga à succès.

(AFP)

mardi 16 avril 2013

[Trailer] Hunger Games - L'Embrasement : les premières images… intenses !

Voilà quelques temps que TvCinephages vous parle de la suite de Hunger Games, sous-titrée L'Embrasement. Les longs mois de patience sont terminés pour les fans... la première bande-annonce vient de tomber !





"Toute révolution commence par une étincelle"



Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

Ce 2e opus nous promet une ambiance bien plus sombre que le premier volet. L'héroïne représentera de plus en plus une menace pour le pouvoir en place, au point de provoquer une révolte. Et ceux qui la soutiendront paieront le prix fort...

Sortie prévue le 27 novembre. 

mercredi 27 février 2013

Jennifer Lawrence : appelez-la "Miss"...

@Willy Van Der Perre La jolie Jennifer Lawrence est décidément sur tous les fronts ! Un Oscar en poche depuis peu pour son rôle dans Hapiness Therapy, le tournage du second volet de Hunger Games en cours et celui de X-Men : Days of Future Past à venir... La jeune actrice de 22 ans, a enfilé avec classe la casquette de mannequin le temps d'une séance photo pour Dior. La demoiselle est devenue la "miss", nouvelle égérie d'une ligne de sacs à main de la marque de luxe.

@Willy Van Der PerreJennifer Lawrence rejoint ainsi la liste des actrices oscarisées devenues représentante de la marque : Marion Cotillard, Charlize Theron, ou récemment Natalie Portman (dont la nouvelle pub pour le parfum Miss Dior réalisée par Sofia Coppola vient d'être lancée). C'est derrière l'objectif de Willy Van Der Perre que la belle chic et glamour, les lèvres rouges et le teint porcelaine, présente plusieurs sacs de cette nouvelle collection printemps/été... La féminité dans toute sa splendeur !
 
@Willy Van Der Perre@Willy Van Der Perre@Willy Van Der Perre



Le making-of...

mercredi 30 janvier 2013

Critique : Happiness Therapy : et si la folie n'était que subjective ? (30/01/13)

HAPPINESS THERAPY
De David O. Russell
Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Jacki Weaver...

La vie n'est pas tendre avec Pat Solatano. Ce trentenaire a perdu son job, sa maison et surtout sa fiancée, Nikki. La cause de ses malheurs ? Un pétage de plomb en règle lorsqu'il a vu sa femme le tromper avec l'un de ses collègues. 8 mois et un petit tour en hôpital psychiatrique plus tard, il se voit obliger d'emménager chez ses parents. Peu à peu, il apprend à contrôler ses émotions, ses accès de colère et ses vérités-pas-toujours-bonnes-à-dire faisant partie de ses troubles bipolaires. Remonté à bloc, il va tout faire pour remonter la pente et reconquérir sa femme... qui l'a quitté. Mission perdue d'avance puisqu'un juge lui impose une distance d'au moins 150 m entre lui et sa belle. Mais c'est sans compter la jolie Tiffany, une jeune femme dépressive tournant aux neuroleptiques par boites de 12, et aussi paumée que lui depuis la mort de son mari, qu'il embarque dans son délire. Elle va l'aider à condition qu'il participe avec elle à un concours de danse plus ou moins cathartique pour elle...

Plus on est de fous, plus on rit

© The Weinstein Company
Il y a quelques mois lorsque la bande-annonce est sortie sur la Toile, je n'aurais pas parié sur un tel succès. A la lecture du synopsis, on pourrait croire que Happiness Therapy est shooté aux anxiolytiques et que la présence de deux bombes plastiquement irréprochables pourrait faire passer la pilule. Mais finalement, cette tragi-comédie est une remarquable analyse de notre société moderne où la dépression, et les dépendances, qu'elles soient chimiques ou affectives, font partie du quotidien. David O. Russel (Fighter, Les Rois du désert, J'adore Huckabees) ne tombe pas dans le travers de la lourdeur du stress et des anxiétés que trimbalent les personnages, ni dans la comédie romantique classique et attendue (même si le final l'est un peu...). Le résultat est à la fois léger et profond, grave et drôle, émouvant et divertissant, romantique mais pas dégoulinant d'irréalisme.

© Senator Filmverleih
La force du réalisateur, c'est l'authenticité et le réalisme d'un univers émotionnellement riche, des personnages qui ressemblent à Monsieur-tout-le-monde (recette déjà éprouvée dans Fighter), et qui malgré tout ont une folie douce en eux. La petite touche qui fait du bien dans cette nouvelle œuvre russelienne réside dans l'humour parfois caustique et décalé, et ses interprètes fascinants et bouleversants d'humanité.
© StudioCanal
Bradley Cooper (qui a failli refuser le rôle, d'une intensité qu'il ne se sentait pas affronter) est magistral en doux-dingue à la franchise brute de décoffrage. Il manie la violence et la vulnérabilité avec une subtilité et une profondeur désarmante qu'on lui connaît trop peu. La "folie" de Pat (souvent déclenchée par la chanson jouée à son mariage) est toute relative car elle n'est qu'une vue de l'esprit. Car finalement, tous les personnages sont un peu siphonnés : Tiffany (Jennifer Lawrence), pour se soigner de la mort de son époux, a couché avec tous ses collègues de bureau (femmes comprises); Pat Senior (Robert De Niro), parieur invétéré, pense qu'il ne peut gagner que si son fiston est présent devant la télé avec lui; Danny (Chris Tucker), aussi patient de l'hôpital psy, n'aspire qu'à une chose : trouver le stratagème qui le fera sortir de son enfermement et de sa solitude. Et tout ce petit monde évolue au gré des difficultés que la vie leur impose, essayant de franchir chaque obstacle qu'il créé parfois eux-même. La morale de l'histoire ? Tout n'est qu'une question de foi en soi, de capacité à voir les signes que le destin nous envoie et accepter qu'il faut parfois lâcher prise pour avancer. Chacun désire la même chose : (re)trouver l'envie d'aimer et d'être aimé, et trouver une certaine paix intérieur pour aller de l'avant.

© The Weinstein Company
Une autre jolie surprise : redécouvrir Jennifer Lawrence dans un rôle qui lui va à merveille. Pétillante, mordante et à la fois fragile et émouvante. Voilà de quoi nous faire oublier sa prestation plutôt sans saveur dans Hunger Games. Retrouver Chris Tucker (qui a disparu du grand écran depuis Rush Hour 3 en 2007) a été une petite joie toute personnelle car j'avais adoré son personnage "super green" dans Le Cinquième élément). Et que dire de Monsieur De Niro, qu'on retrouve avec plaisir dans un registre tout en émotion qui, pour autant, n'est pas dénué de sel... piquant.


En résumé : Un joli tour de force car Happiness Therapy ne va jamais là où on l'attend. A grand renfort de répliques cinglantes, et d'un scénario à l'intrigue surprenante, ce film vous donnera la banane. Deux fois primé aux Golden Globes, il attend fébrilement le 24 février prochain pour connaître la moisson de ses 8 nominations (dont les 3 catégories majeures : meilleur acteur, actrice et film).

samedi 27 octobre 2012

Happiness Therapy : Guide pour reprendre sa vie en main ?


Connu sous le titre original Silver Linings Playbook, le nouveau film de David O.Russell (Fighter), Happiness Therapy s'inspire du best seller de Matthew Quick, et la bande-annonce vient de faire son apparition sur la Toile.

Un vrai "feel-good-movie" déjà récompensés

La comédie qui ne semble pas payer de mine au vu des images plutôt classiques, a déjà remporté le prix du public au festival de Toronto et celui des Hamptons, et part favori pour les Oscars. Bradley Cooper, coqueluche de ces dames et roi de la planche à billets pour Hollywood incarne le personnage principal au côté du grand Robert de Niro qui, ces dernières années préfèrent s'éclater dans des comédies grand public. Tous deux ont été salués pour leurs rôles respectifs le 22 octobre dernier aux Hollywood Film Awards.
De quoi ça parle ?
La vie réserve parfois quelques surprises... Pat Solatano (Bradley Cooper) a tout perdu : sa maison, son travail et même sa femme. Il se retrouve alors dans l'obligation d'emménager chez ses parents. Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire sa vie et renouer avec son ex-femme. Rapidement, il rencontre Tiffany (Jennifer Lawrence), une jolie jeune femme plutôt barrée, avec un parcours mouvementé. Tiffany se propose d'aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu'il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Sur les écrans le 30 janvier prochain.


jeudi 23 août 2012

Hunger Games : L'embrasement : On sait qui sera Finnick

Le casting de Hunger Games : Catching Fire (L'Embrasement, en français) commence à sérieusement prendre forme. Après avoir trouvé l'un des rôles phare féminins aux côtés de Jennifer Lawrence, le dilemme s'est posé côté masculin.
Après avoir eu de nombreux prétendants, le rôle de Finnick a été attribué à Sam Claflin. Tour à tour homme d'église amoureux d'une sirène dans Pirate des Caraïbes et la Fontaine de jouvence, puis prince dans Blanche Neige version Kristen Stewart, il devient un ancien gagnant des jeux de la faim, combattant aussi beau que doué avec un trident.


Tony Shalhoub
Le magazine américain Variety évoque aussi la présence de Tony Shalhoub (rendu célèbre par la série Monk) dans le rôle de Beetee, autre concurrent des jeux, spécialiste des inventions électriques et du bidouillage façon McGyver.

Lynn Cohen
Amanda Plummer
Ont aussi été confirmés Lynn Cohen (aperçue dans Munich) incarnera Mags, femme d'un certain âge, mentor de Finnick. Philp Seymour Hoffman sera l'organisateur pervers des jeux, Plutarch Heavensbee. Et Amanda Plummer sera Wiress (surnommée Tics), ancienne gagnante des jeux, très timide et un peu perchée, dont Beetee est le seul à pouvoir anticiper les réactions et la comprendre. On retrouvera bien évidemment Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Elizabeth Banks, Donald Sutherland et Woody Harrelson, déjà présents dans le premier volet. Le tournage est prévu à la fin de l'été.

mercredi 4 juillet 2012

Hunger Games 2 : L'actrice qui jouera Johanna est...

Il ne pouvait en rester qu'une ! Et c'est finalement Jena Malone qui jouera de la hache dans Hunger Games 2 : Catching Fire, selon le site Hollywood Reporter. L'actrice a été préférée au mannequin Zoe Aggeliki (encore en course la semaine dernière) pour incarner Johanna Mason, la championne du district 7 et alliée de Katniss durant les derniers "Jeux de la faim". Elle est actuellement en pleine négociation avec le réalisateur Francis Lawrence et la production. Reste à savoir si elle va signer pour un seul ou deux films, car la soldate Johanna est de retour dans le dernier volet.

Jean Malone est-elle une bonne recrue ? Apparemment, les producteurs ont préféré jouer la sécurité en embauchant une tête connue des cinéphiles (même si l'actrice préfère le ciné indépendant), et une comédienne qui dégage une réelle présence (pas que physique) sans pour autant faire de l'ombre à la star du film, Jennifer Lawrence. Et son côté guerrier, déjà mis à l'épreuve dans Sucker Punch (dans lequel elle sait manier le fusil à pompe comme personne...), a probablement dû finir de convaincre les derniers réticents.

mercredi 27 juin 2012

Hunger Games 2 tente de trouver sa Johanna

Si on ne sait toujours pas qui jouera Finnick Odaire dans le 2e opus de la saga Hunger Games (pour le moment titré Catching Fire) on n'en sait pas tellement plus sur l'actrice qui interprétera le rôle de Johanna Mason. Mia Wasikowska (Alice aux Pays des Merveilles, Restless) et le mannequin gréco-suédois Zoe Aggeliki ont été récemment associées au projet. Mais selon Entertainment Weekly, une autre actrice viendrait s'ajouter à la table des négociations : Jena Malone (Donnie Darko, Sucker Punch). D'après le site américain, Mia Wasikowska ne serait d'ores et déjà plus en lice faute d'emploi du temps surchargé (on va la retrouver sur nos écrans aux côtés de Michael Fassbender le 25 juillet prochain dans Jane Eyre - critique ici sous peu).


Jena Malone
L'hésitation des studios est compréhensible car le rôle de Johanna est particulièrement important dans ce second volet. Faisons les présentations. Venant du District 7, Johanna Mason est un personnage au caractère bien trempé, voire dur, froid et insaisissable. Rusée, elle a réussi à survivre et à remporter son édition des Hunger Games en prétendant être plus faible que ses ennemis pour mieux les surprendre et les tuer. Elle deviendra un soutien de poids pour Katniss (Jennifer Lawrence) pour renverser le pouvoir despotique du dirigeant de Panem, en autre, grâce à son habileté à manier la hache.


Zoe Aggeliki
Mia Wasikowska
Une fois de plus, la lutte sera difficile dans Catching Fire : Katniss est obligée de participer à une nouvelle édition des Hunger Games, et confronter son expérience à celles des vainqueurs des saisons précédentes.
C'est Francis Lawrence qui tiendra la barre de ce vaisseau de la mort (suite au départ de Gary Ross) inspirée des écrits de Suzanne Collins. Catching Fire entrera en tournage à l'automne, pour une sortie en salle prévue en novembre 2013, si tout va bien.


mardi 20 mars 2012

Critique : Hunger Games : Préparez-vous à vous battre ! (21/03/12)

HUNGER GAMES 
De Gary Ross
Avec Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth, Jsoh Hutcherson, Stanley Tucci, Elizabeth Banks...

Quelque 30 millions de jeunes dans le monde ont déjà lu un ou tous les volumes de la trilogie Hunger Games, lancée en 2008 et écrite par Suzanne Collins. À l'instar des sagas Harry Potter et Twilight, Hunger Games est le dernier best-seller de la littérature jeunesse et un blockbuster dont le succès est d'ores et déjà annoncé. Un phénomène de société en puissance qui tombe à point nommé... Le sorcier à lunettes à définitivement rangé sa baguette, Edward Cullen et sa clique rentreront une bonne fois pour toute leurs crocs en novembre prochain. La voie est donc libre pour une nouvelle épopée fantastique. Et les 100 millions de dollars investis par LionsGate le prouvent bien (c'est à peu près le triple de ce qui avait été mis dans le premier Twilight). En espérant que le succès soit au rendez-vous...


Pour maintenir la paix, la cohésion sociale et prévenir toute révolution, le gouvernement de pays baptisée Panem, a recours à… un show télévisé ! Chaque année, un garçon et une fille âgés de 12 à 18 ans vivant dans les 12 districts sont tirés au sort pour participer à un jeu d'un genre particulier. L'unique règle : survivre quoiqu'il en coûte. Sous le regard des téléspectateurs hurlant d'enthousiasme, les enfants s'entre-tuent, manipulés par les astuces mortelles du producteur de l'émission pour en mettre plein la vue. L'héroïne, Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence), est une tireuse à l'arc d'exception originaire d'une région minière qui devient une véritable Jeanne d'Arc, faisant figure de rebelle sacrifiée : elle se désigne volontaire pour participer à ce jeu létal à la place de sa petite sœur.

La violence des romans n'a pas dégoûté les jeunes lecteurs, loin de là. Suzanne Collins a su trouver le juste équilibre entre une amourette entre deux héros que tout oppose (qui vire à un trio "déchirant"), un terrain hostile qui fait tout pour les séparer, des méchants arrogants (et stupides), etc. Et le tout dans un décor improbable et des milliers de figurants aux costumes incroyablement colorés et fantasques. Une configuration mais plus qu'efficace.



Dans l'arène... se battre pour survivre


Bien que la saga possède une base de fans commune à Twilight (et un marketing passé au bulldozer) Hunger Games est susceptible d'attirer un public beaucoup plus large. Oubliées les mièvreries vampiriques, les thèmes que cette nouvelle sage traite et décortique avec talent explorent la culture du jeu, la dictature de l'image, l'abrutissement des masses… Des sujets résolument d'actualité, en ces temps d'images violentes et peu censurées sur tous les écrans, pouvant intéresser autant les filles, les garçons, toutes générations confondues.

Gary Ross à qui l'on doit La Légende de Despereaux, Pur Sang - la légende de Seabiscuit, Pleasantville (entre autres) réalise un véritable tour de force : une adaptation qui se transforme en vraie création cinématographique visuelle (sans en faire de trop), sans pour autant faire l'impasse sur la profondeur des personnages et sur un scénario construit et intelligent. Tour à tour présentés plutôt finement (même traitement réservé aux rôles secondaires), ils se révèlent (ou se confirment) être parfaitement interprétés pour la plupart. On pense notamment à la petite Rue (Amandla Stenberg) saisissante de justesse, à la fois jeune innocente jetée dans l'arène et un brin espiègle. Quant à Katniss, Gary Ross parvient à la rendre touchante et guerrière froide à la fois. On s'attache à son histoire et son apparente distance révèle une force physique et mentale à toute épreuve. Dans ce rôle, Jennifer Lawrence nous offre un jeu naturellement efficace (souvent un peu mono-expressif), qui se révèle petit à petite, dans cet univers bien ficelé.


Le réalisateur fait faire au spectateur des va-et-vient entre l'intérieur de l'arène et l'extérieur (les populations des districts devant leurs écrans, les dirigeants du Capitole, le producteur contrôlant les événements du jeu...), le tout en permanence relié à Katniss. Le scénario se révèle à la fois très dense et plus en retenu sur les scènes de chasse à l'homme qui risquaient d'alourdir le tout inutilement. On apprécie des moments de pause distillées ici et là comme pour instaurer le calme entre deux moments de violence, sans pour autant quitter complètement la compétition. Une violence dans un monde futuriste qui rappelle celle que l'on voit tous les jours, à longueur de JT.


Hunger Games dénoncent le voyeurisme banalisé et le sadisme convenu des émissions de télé-réalité qui ont envahit nos petits écrans depuis plus d'une décennie. Ici point d'histoire malsaine faisant l'apologie de la violence et du meurtre de sang-froid. On reproche à l'écrivain d'avoir fait des enfants la cible (et les acteurs de par le fait...) du massacre. Un tabou que le roman et le film japonais Battle Royale avaient déjà brisé (bien plus violemment encore) en 1999. L'innocence des enfants doit être préservée. Mais au vu du succès du en librairie de Hunger Games, il sera difficile de les éloigner de ce qui sera assurément un succès de la culture populaire cinématographique. Les paris sont ouverts !

En résumé : Hunger Games est finalement plus qu'un "teen movie". Point de naufrage littéraire avec des dialogues sirupeux ou des regards langoureux qui durent des plombent. Les scènes d'action sont maîtrisées et les acteurs crédibles. Que l'on soit fan des livres ou non, on se prend au jeu. Hunger Games permet à chacun d'y trouver son bonheur et on peut d'ores et déjà s'attendre à une trilogie qui sera réussie (en tout cas on l'espère).


Cliquer sur l'image pour voir la bande-annonce :





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