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lundi 15 avril 2013

The Way, Way Back : le futur succès du ciné indépendant US ?

© Odd Lot Entertainment
L'équipe de scénaristes oscarisés pour The Descendants (avec Georges "What else" Clooney) récidive avec one comédie genre "feel-good movie" titrée The Way, Way Back. Nat Faxon et Jim Rash sont passés derrière la caméra; et une chose est sûre, ils ont bien fait aux dires des critiques américains et de l'accueil du film à Sundance, (festival plutôt réservé aux petites productions indépendantes). 

 Il faut dire que The Way, Way Back reprend quelques ficelles d'un succès qui a créé la surprise à Sundance : Little Miss Sunshine. Tout d'abord, son scénario… ce qui n'est pas pour nous déplaire -- s'il n'est pas un simple copier/coller. Celui-ci revient sur une "réunion de famille incongrue", avec un ado asocial qui trouve un mentor qui va l'aider à s'épanouir. Mais aussi grâce (ou à cause) de la présence au casting de Steve Carrel et Toni Collette, les deux comédiens principaux de la comédie de Valerie Faris et Jonathan Dayton. 

 De quoi ça parle ? Le jeune Duncan (Liam James) est un ado pas forcément bien dans ses baskets (comme tout ado qui se respecte, me direz-vous…). Ils se retrouve contraint à passer l’été avec sa mère (Toni Collette) et son beau-père (Steve Carell) dans un parc aquatique. Duncan va finalement se lier d’amitié avec Owen (Sam Rockwell), manager du parc, et celui-ci va tout faire pour qu'il s’affirme et à trouver sa place dans ce petit monde. Le pitch est plutôt classique mais l'ensemble fleure bon la jolie surprise. Pour le moment, il n'y a pas de date de sortie prévue en France…

 

mardi 13 septembre 2011

Critique : Fright Night : Pourquoi est-il aussi méchant ? Parce queee !!! (14/09/11)


FRIGHT NIGHT

De Craig Gillespie
Avec Anton Yelchin, Christopher Mintz-Plasse, Imogen Poots, Dave Franco, Toni Colette, David Tenant...

Ces dernières années, les vampires ont pris toutes les formes, les caractères, passant de l'horrible créature difforme au héros romantique imberbe, sans friser de la canine. Aujourd'hui, Craig Gillespie dépoussière le mythe et revient aux bases gothiques de cet être nocturne et sanguinaire avec Fright Night
© Craig Gillespie

Remake de Vampire, vous avez dit vampire ? tourné il y a plus de deux décennies, cette nouvelle version aurait pu être un teen movie fantastico-horrifique à 2 balles et sans réel consistance. Cette version comme la première est à prendre au 3e degré, maiss elle s'avère bien plus dense et réfléchie qu'on se l'était imaginé en voyant le premier teaser.

© Craig Gillespie
Exit les routes escarpées menant à un vieux château poussiéreux, les longues capes moirées façon Bela Lugosi et les jeunes vierges sacrifiées sur l'autel de l'innocence. Le vampire façon Marti Noxon (le scénariste) est un pur produit du mal sous des airs de beau gosse hypersexué, séducteur primaire et violent. Incarné par le (sexy) Colin Farrell, de nouveau en grâce à Hollywood depuis Bons baisers de Bruges, qui a chaussé les crocs afin d'offrir un rôle impeccablement joué : dérangeant, intrigant voire flippant à souhait, le mâââl(e) dans toute sa splendeur. Noxon, connu pour son œuvre sur Buffy contre les vampires, ou dernièrement sur Numéro Quatre avait largement de quoi faire oublier le vampire fleur-bleue de Twilight, les deux incompatibles frangins de Vampire Diaries,  les rivaux de Bon Temps dans True Blood ou la bestiale créature de The Priest. Il offre à nos yeux un antihéros vicieux sous tout rapport, qui n'attire aucune sympathie malgré son charme ténébreux, avec un appétit insatiable. Il est sauvage tel un prédateur : il chasse, tue, se nourrit sans remords. Et devient aussi laid à l'extérieur qu'à l'intérieur lorsqu'il sévit. Colin Farrell incarne cette dualité à la perfection.

© Craig Gillespie
© Craig Gillespie
Quant aux jeunes acteurs qui l'accompagnent (Anton Yelchin, Dave Franco, Christopher Mintz-Plasse et Imogen Poots... sisi, c'est son nom !), ils n'ont rien de ridicules face à lui et sont particulièrement investis. Pour info, Christopher Mintz-Plasse est toujours aussi fun et assez allumé pour assumer un rôle pareil. Et la jeune Imogen montre qu'une blonde ne sert pas qu'à montrer sa plastique et sait tenir une arme, aussi médiévale fusse-t-elle ! Je souhaiterais tout de même signaler que mon coup de cœur dans ce film va à David Tenant (10e Dr Who dans la série britannique éponyme). Le comédien British perd de son légendaire flegme pour s'effacer totalement derrière son personnage d'illusionniste maquillé, alcoolique et spécialiste des créatures maléfiques, dont le look tient plus d'une rock star chic et dépenaillée, à la Russell Brand, que d'un prêtre exorciste. Déjanté, allumé, grossier... tellement bon ! Mon sang n'a fait qu'un tour... de plaisir !
© Craig Gillespie
© Craig GillespiePour accompagner tout ce petit monde, un script au rythme effréné, qui va droit au but sans tergiversation. Conçu comme une version effroyable de "Attrape-moi si tu peux", il ne laisse pas le spectateur s'ennuyer, le prenant par la main dès qu'il pense qu'il a un temps de répit. Les dialogues font mouche sans avoir à réfléchir des heures. Numéro de jonglerie entre scènes de pure terreur (on n'est pas dans Saw non plus...) et de séquences très humaines. On pourra noter tout de même quelques défauts : la 3D est superflue, comme beaucoup d'autres films ces derniers temps, jusqu'à parfois nous faire plisser les yeux jusqu'au mal de tête.

En résumé : cette version de Fright Night est capable de vous faire frémir en douceur et sourire (voire rire), sur fond d'images rétro 1980's, est une véritable surprise, qui laissera peut être les puristes de la première version dubitatifs (car il y a quelques changements notables), mais qui plaira sûrement aux adeptes de sang frais. A la vôtre... cul-sec !


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