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mercredi 19 novembre 2014

[Critique] THE HUNGER GAMES : La révolte - Partie 1 (19/11/14)

Hunger Games_révolte © Lionsgate
THE HUNGER GAMES : 
La révolte - Partie 1 
De Francis Lawrence
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Julianne Moore, Stanley Tucci, Philipp Seymour Hoffman...

On retrouve Katniss Everdeen après qu'elle a brisé le dôme des Jeux et remis en cause le pouvoir du Capitole. Elle a été sauvée par le District 13, quartier fantôme soit-disant détruit par les bombes du pouvoir en place. Entre deux cauchemars, elle tente de se reconstruire dans ses murs souterrains, auprès de sa mère, de sa sœur et de Gale. Mais la Présidente Coin ne lui laisse que peu de temps pour le faire. Elle veut profiter du vent de rébellion qui est en train de gagner les 12 autres districts pour mener la guerre contre la dictature du Président Snow. Sous l'influence de Plutarch Heavensbee, elle convainc Katniss de devenir le visage de ce mouvement de révolte naissant à travers des clips de propagande. La jeune femme accepte du bout des lèvres. Mais son engagement sera total lorsqu'elle verra que son ami Peeta est toujours en vie et aux mains de pouvoir adverse. La lutte par la communication et les images commencent... Qui va la remporter ?

La révolte - partie 1, comme son nom l'indique, se présente comme un épisode de transition avant l'apothéose finale, comme a pu l'être le penultiem de la saga Harry Potter. Son rythme est bien plus lent que les précédents, et prend le temps de mettre en place la stratégie de propagande des deux adversaires. Résultat : on a environ 45 minutes de véritables enjeux dramatiques sur les 2 heures de superproduction industrielle. On a perdu l'insolence, l'insubordination et l'insurrection pure qui ont fait le succès des deux premiers volets. Il tombe dans la lourdeur de l'habituel et inévitable confrontation entre les oppresseurs contre les oppressés. Il est évident que c'est l'un des thèmes centraux ne pouvant être évité. Mais le film aurait gagné en intensité dramatique si cette opposition s'était contentée d'apparaître dans le premier tiers du film, pour ensuite s'accélérer et finir par des scènes d'action cathartiques (non moins habituelles dans ce genre de long-métrage).
Hunger Games_révolte © LionsgatePas de Jeux donc avec son lot de flèches décochées, de stratégie d'équipes ou de sang versé. On ne participe même pas (et Katniss non plus d'ailleurs...) au seul épisode de raid pour libérer des prisonniers façon SWAT, car les caméras censées suivre Gale et les autres soldats sont coupées au moment critique. Le film se concentre sur le duel politique que se livre Snow et Coin. Comme dan notre réalité, ils manipulent les foules avec leurs armes : les images jouant sur la corde sensible.

Les deux Oscarisés que sont le regretté Philipp Seymour Hoffman et Jennifer Lawrence délivrent leur dialogue de façon un peu monotone, sans éclat comme s'ils n'était pas vraiment concernés (comme dans ces mini-clips que fait répéter Plutarch à Katniss). Etaient-ils déjà lassés d'avoir fait les précédents opus ? En même temps, le script ne donne pas à son héroïne l'opportunité de faire quelque chose d'extra-ordinaire cette fois-ci. La jeune femme, dont les robes et la verve épataient le public du show télévisé présenté par Stanley Tucci, est bien moins fine et drôle. Malgré tout, on se laisse avoir par ses moues endeuillées, ses mimiques remplies de sanglots et de hocquets, le tout en gros-plans, tantôt rayonnants, tantôt tristes. Reste que pour une fois, la part belle est donnée aux seconds rôles, en particulier celui d'Elizabeth Banks, toujours aussi gentiment déjantée.

En résumé : une histoire qui vivote en attendant le prochain. On s'accroche aux personnages qui nous ont tant fait vibrer dans les deux premiers volets, en espérant que le dernier volet sera le feu d'artifice qu'on attend.

samedi 12 avril 2014

[Critique] Divergente : Combattre pour savoir qui l'on est… (9/04/14)

DIVERGENTE

De Neil Burger
Avec Shailene Woodley, Theo  James, Miles Teller, Kate Winslet…

Sortie le 9 avril 2014


Dans une société futuriste, anéantie par une guerre qui n'a pratiquement rien laissé, la population survivante est divisée en cinq groupes : les érudits, les les audacieux, les fraternels, les sincères et les altruistes. Chacun a un rôle précis à tenir. C'est à l'âge de 16 ans que les adolescents passent un test, confirmé ou non par leur choix propre le lendemain. Une fois choisi, le groupe ne peut être quitté. Grosse pression donc pour la jeune Béatrice, née et élevée chez les altruistes. Le jour du test, elle apprend qu'elle n'appartient à aucune caste, qu'elle est "divergente". Un statut qui angoisse autant celui qui le porte que la société qui doivent le "gérer". Elle représente une menace. Contre l'avis de sa famille, elle s'engage chez les audacieux, groupe d'intrépides, combattants sans peur, capables de défendre la population en cas de besoin. Elle va y découvrir une vie éprouvante remplie de mises à l'épreuve, et trouver qui elle est vraiment.


"La nature humaine a gâché la paix"


Divergente © SNDOn ne compte plus les films adaptés de best-sellers pour adolescents ces dernières années depuis le succès surprise du premier  Twilight : Sublimes Créatures, The Mortal Instruments, Les Âmes Vagabondes… Mais bien peu ont créé le succès au box-office. Tous aussi peu esthétiques et cousus de fils blancs… La route est donc ouverte au successeur de Hunger Games, digne d'intérêt au-delà des performances physiques de Jennifer Lawrence et des yeux de chiots perdus de Josh Hutcherson. Divergente peut donc créer al différence.

Soyons honnêtes, le film de Neil Burger n'a rien de "divergent" contrairement à ce qu'on veut bien nous faire croire. Il reprend tous les codes des teen movies sans en changer un iota, voire en resservant les mêmes ingérdients que dans Hunger Games : un monde post-apocalyptique où les gens sont ordonnés en castes, asservis par un pouvoir qui leur a échappé, une envie de révolte chez les plus jeunes, et une adolescente qui joue les sauveurs grâce à son courage et ses choix audacieux. Sans oublier la quête d'identité de l'héroïne, sa prise d'indépendance face à ses parents, son refus de se conformer aux normes, la difficulté des entraînements quasi militaires, la confiance placée en l'autre - ami ou ennemi… Des thèmes déjà abordés dans le récent, et injustement boudé, La Stratégie Ender

Divergente © Summit EntertainmentDivergente offre un thriller initiatique sur fonds de dérives plutôt intéressantes : une armée contrôlée par les érudits, sous prétexte qu'ils ont la connaissance, pour faire entrer la population dans le rang. Malgré une scène d'exposition bien trop longue, le film accroche le spectateur assez facilement. La réalisation sobre et tendue, et des moments de suspens intense, n'empêchent pas une photographie sombre et réaliste. Voilà qui fait oublier quelques maladresses comme des scènes drôles malgré-elles (elle, lui… un t-shirt enlevé… un tatouage révélé… je vous laisse deviner la suite. Ou une grande-roue escaladée avec la facilité d'une échelle. Ou encore un simple "Je t'aime" pour tout déclencher), un dénouement un peu parachuté comme un sabre dans une motte de beurre, et une romance dont les acteurs laissent penser qu'ils s'en seraient bien passée. Si le beau gosse de service Théo James est à l'aise dans son rôle de militaire sans peur et (presque) sans reproches, jouer les lovers n'est pas vraiment son truc. Mais il faut bien un peu de tendresse dans ce teen movie ! Mais attention, en prônant toujours l'abstinence avant le mariage ! Faudrait pas déconner, quand même…

Divergente 1 © SNDLe reste du casting original est assez inégal, entre stars du petit écran et du ciné indé, mais pas désagréable à regarder. Ainsi Shailene Woodley retrouve Miles Teller (toujours aussi tchatcheur et lourdingue), qu'elle a croisé dans The Spectacular Now. La demoiselle a bien grandi depuis La vie secrète d'une ado ordinaire. Elle n'a rien à envier à Jennifer Lawrence, même si, son charisme dans ce type de fille est peut être un petit peu en-dessous de celui de son aînée. Elle sera sûrement plus à l'aise dans le genre de Nos étoiles contraires à venir. Zoé Kravitz (fille de Lenny), joue désormais dans la cour des blockbusters, imitant son père présent dans les deux premiers volets de Hunger Games, et s'en sort pas si mal. Quant à Kate Winslet, improbable dans ce type de film, fait figure de relai inter-générationnel. Elle, physiquement transformée depuis l'énorme succès de Titanic, passe le flambeau à la génération suivante. L'héroïne déterminée et amoureuse du film de James Cameron est passée du côté obscure des personnages vindicatifs, digne représentante de l'âpreté politique. Et cela lui va bien !

En résumé : Malgré des inégalités, Divergente est un teen movie plutôt intelligent et bien fait, prenant trop peu de risques, qui (on espère) ne manquera pas de s'étoffer dans les volets suivants.

mardi 16 avril 2013

[Trailer] Hunger Games - L'Embrasement : les premières images… intenses !

Voilà quelques temps que TvCinephages vous parle de la suite de Hunger Games, sous-titrée L'Embrasement. Les longs mois de patience sont terminés pour les fans... la première bande-annonce vient de tomber !





"Toute révolution commence par une étincelle"



Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

Ce 2e opus nous promet une ambiance bien plus sombre que le premier volet. L'héroïne représentera de plus en plus une menace pour le pouvoir en place, au point de provoquer une révolte. Et ceux qui la soutiendront paieront le prix fort...

Sortie prévue le 27 novembre. 

mercredi 27 février 2013

Jennifer Lawrence : appelez-la "Miss"...

@Willy Van Der Perre La jolie Jennifer Lawrence est décidément sur tous les fronts ! Un Oscar en poche depuis peu pour son rôle dans Hapiness Therapy, le tournage du second volet de Hunger Games en cours et celui de X-Men : Days of Future Past à venir... La jeune actrice de 22 ans, a enfilé avec classe la casquette de mannequin le temps d'une séance photo pour Dior. La demoiselle est devenue la "miss", nouvelle égérie d'une ligne de sacs à main de la marque de luxe.

@Willy Van Der PerreJennifer Lawrence rejoint ainsi la liste des actrices oscarisées devenues représentante de la marque : Marion Cotillard, Charlize Theron, ou récemment Natalie Portman (dont la nouvelle pub pour le parfum Miss Dior réalisée par Sofia Coppola vient d'être lancée). C'est derrière l'objectif de Willy Van Der Perre que la belle chic et glamour, les lèvres rouges et le teint porcelaine, présente plusieurs sacs de cette nouvelle collection printemps/été... La féminité dans toute sa splendeur !
 
@Willy Van Der Perre@Willy Van Der Perre@Willy Van Der Perre



Le making-of...

jeudi 23 août 2012

Hunger Games : L'embrasement : On sait qui sera Finnick

Le casting de Hunger Games : Catching Fire (L'Embrasement, en français) commence à sérieusement prendre forme. Après avoir trouvé l'un des rôles phare féminins aux côtés de Jennifer Lawrence, le dilemme s'est posé côté masculin.
Après avoir eu de nombreux prétendants, le rôle de Finnick a été attribué à Sam Claflin. Tour à tour homme d'église amoureux d'une sirène dans Pirate des Caraïbes et la Fontaine de jouvence, puis prince dans Blanche Neige version Kristen Stewart, il devient un ancien gagnant des jeux de la faim, combattant aussi beau que doué avec un trident.


Tony Shalhoub
Le magazine américain Variety évoque aussi la présence de Tony Shalhoub (rendu célèbre par la série Monk) dans le rôle de Beetee, autre concurrent des jeux, spécialiste des inventions électriques et du bidouillage façon McGyver.

Lynn Cohen
Amanda Plummer
Ont aussi été confirmés Lynn Cohen (aperçue dans Munich) incarnera Mags, femme d'un certain âge, mentor de Finnick. Philp Seymour Hoffman sera l'organisateur pervers des jeux, Plutarch Heavensbee. Et Amanda Plummer sera Wiress (surnommée Tics), ancienne gagnante des jeux, très timide et un peu perchée, dont Beetee est le seul à pouvoir anticiper les réactions et la comprendre. On retrouvera bien évidemment Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Elizabeth Banks, Donald Sutherland et Woody Harrelson, déjà présents dans le premier volet. Le tournage est prévu à la fin de l'été.

mercredi 4 juillet 2012

Hunger Games 2 : L'actrice qui jouera Johanna est...

Il ne pouvait en rester qu'une ! Et c'est finalement Jena Malone qui jouera de la hache dans Hunger Games 2 : Catching Fire, selon le site Hollywood Reporter. L'actrice a été préférée au mannequin Zoe Aggeliki (encore en course la semaine dernière) pour incarner Johanna Mason, la championne du district 7 et alliée de Katniss durant les derniers "Jeux de la faim". Elle est actuellement en pleine négociation avec le réalisateur Francis Lawrence et la production. Reste à savoir si elle va signer pour un seul ou deux films, car la soldate Johanna est de retour dans le dernier volet.

Jean Malone est-elle une bonne recrue ? Apparemment, les producteurs ont préféré jouer la sécurité en embauchant une tête connue des cinéphiles (même si l'actrice préfère le ciné indépendant), et une comédienne qui dégage une réelle présence (pas que physique) sans pour autant faire de l'ombre à la star du film, Jennifer Lawrence. Et son côté guerrier, déjà mis à l'épreuve dans Sucker Punch (dans lequel elle sait manier le fusil à pompe comme personne...), a probablement dû finir de convaincre les derniers réticents.

mercredi 27 juin 2012

Hunger Games 2 tente de trouver sa Johanna

Si on ne sait toujours pas qui jouera Finnick Odaire dans le 2e opus de la saga Hunger Games (pour le moment titré Catching Fire) on n'en sait pas tellement plus sur l'actrice qui interprétera le rôle de Johanna Mason. Mia Wasikowska (Alice aux Pays des Merveilles, Restless) et le mannequin gréco-suédois Zoe Aggeliki ont été récemment associées au projet. Mais selon Entertainment Weekly, une autre actrice viendrait s'ajouter à la table des négociations : Jena Malone (Donnie Darko, Sucker Punch). D'après le site américain, Mia Wasikowska ne serait d'ores et déjà plus en lice faute d'emploi du temps surchargé (on va la retrouver sur nos écrans aux côtés de Michael Fassbender le 25 juillet prochain dans Jane Eyre - critique ici sous peu).


Jena Malone
L'hésitation des studios est compréhensible car le rôle de Johanna est particulièrement important dans ce second volet. Faisons les présentations. Venant du District 7, Johanna Mason est un personnage au caractère bien trempé, voire dur, froid et insaisissable. Rusée, elle a réussi à survivre et à remporter son édition des Hunger Games en prétendant être plus faible que ses ennemis pour mieux les surprendre et les tuer. Elle deviendra un soutien de poids pour Katniss (Jennifer Lawrence) pour renverser le pouvoir despotique du dirigeant de Panem, en autre, grâce à son habileté à manier la hache.


Zoe Aggeliki
Mia Wasikowska
Une fois de plus, la lutte sera difficile dans Catching Fire : Katniss est obligée de participer à une nouvelle édition des Hunger Games, et confronter son expérience à celles des vainqueurs des saisons précédentes.
C'est Francis Lawrence qui tiendra la barre de ce vaisseau de la mort (suite au départ de Gary Ross) inspirée des écrits de Suzanne Collins. Catching Fire entrera en tournage à l'automne, pour une sortie en salle prévue en novembre 2013, si tout va bien.


jeudi 31 mai 2012

Hunger Games 2 : qui pour jouer le beau gosse de service ?

Am stram gram, pic et pic et colégram... Mais incarnera le beau gosse au trident, Finnick Odaire, dans Catching Fire (second volet de la saga Hunger Games), mis en scène cet automne par Francis Lawrence ? Dur dur de savoir...
Pour les non-initiés, dans son second roman de la trilogie, Susan Collins a imaginé un personnage nommé Finnick, ancien vainqueur des "Jeux de la faim" organisés par le Capitole, comme Katniss et Peeta. Un peu plus âgé que ses 2 acolytes, Finnick se retrouve forcé à retourner dans l'arène avec d'autres vainqueurs des éditions précédentes lors des Jeux de l'Expiation, célébrant les 75 ans des jeux.

 
Armie Hammer
Malgré les horreurs prévues dans ce 2e opus, le look surfeur au sourire ravageur et aux muscles saillants est exigé ! Robert Pattinson ayant démenti cette semaine son éventuelle implication dans cette suite (monsieur en a marre des sagas...), la place est disponible et quelques noms circulent déjà.
Taylo Kitsch
Les studios Lionsgate ont pensé à Armie Hammer (Blanche Neige, J. Edgar). Côté sourire Ultra-Bright, on serait servi... Mais le bellâtre risque d'avoir un problème d'emploi du temps : la pré-production de Catching Fire démarre en août mais il est déjà engagé dans une autre franchise (The Lone Ranger, avec Johnny Depp).
On se tourner alors vers Taylor Kitsch (Battleship, John Carter), le plus âgé des prétendants. Mais au vu des flops que l'acteur a engrangé dernièrement, les studios risquent d'y réfléchir à deux fois...

Garrett Hedlund
Le petit dernier : Garrett Hedlund, qui officie actuellement au côté de Kristen Stewart et Sam Riley dans Sur la route, connaît très bien les arènes puisqu'il y a combattu les concurrents de la Grille dans Tron : L'héritage. Et gros avantage, il est le favori des fans du roman pour incarner Finnick.

D'autres noms de minets mèches tels que Zac Efron (The Paperboy), Chace Crawford (Gossip Girl) ou encore Daniel Newman (Gatsby le Magnifique), ou au regard lagon tel que Jesse Williams (Grey's Anatomy) avaient été évoqués par The Hollywood Reporter il y a peu. Rien est moins sûr...
Lionsgate pourrait tout aussi bien finir par choisir un inconnu pour le rôle. Patience, l'annonce officielle risque de tomber dans les prochaine semaines. En tout cas, belle brochette !
Jesse Williams / Chace Crawford

Zac Efron / Daniel Newman


mardi 20 mars 2012

Critique : Hunger Games : Préparez-vous à vous battre ! (21/03/12)

HUNGER GAMES 
De Gary Ross
Avec Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth, Jsoh Hutcherson, Stanley Tucci, Elizabeth Banks...

Quelque 30 millions de jeunes dans le monde ont déjà lu un ou tous les volumes de la trilogie Hunger Games, lancée en 2008 et écrite par Suzanne Collins. À l'instar des sagas Harry Potter et Twilight, Hunger Games est le dernier best-seller de la littérature jeunesse et un blockbuster dont le succès est d'ores et déjà annoncé. Un phénomène de société en puissance qui tombe à point nommé... Le sorcier à lunettes à définitivement rangé sa baguette, Edward Cullen et sa clique rentreront une bonne fois pour toute leurs crocs en novembre prochain. La voie est donc libre pour une nouvelle épopée fantastique. Et les 100 millions de dollars investis par LionsGate le prouvent bien (c'est à peu près le triple de ce qui avait été mis dans le premier Twilight). En espérant que le succès soit au rendez-vous...


Pour maintenir la paix, la cohésion sociale et prévenir toute révolution, le gouvernement de pays baptisée Panem, a recours à… un show télévisé ! Chaque année, un garçon et une fille âgés de 12 à 18 ans vivant dans les 12 districts sont tirés au sort pour participer à un jeu d'un genre particulier. L'unique règle : survivre quoiqu'il en coûte. Sous le regard des téléspectateurs hurlant d'enthousiasme, les enfants s'entre-tuent, manipulés par les astuces mortelles du producteur de l'émission pour en mettre plein la vue. L'héroïne, Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence), est une tireuse à l'arc d'exception originaire d'une région minière qui devient une véritable Jeanne d'Arc, faisant figure de rebelle sacrifiée : elle se désigne volontaire pour participer à ce jeu létal à la place de sa petite sœur.

La violence des romans n'a pas dégoûté les jeunes lecteurs, loin de là. Suzanne Collins a su trouver le juste équilibre entre une amourette entre deux héros que tout oppose (qui vire à un trio "déchirant"), un terrain hostile qui fait tout pour les séparer, des méchants arrogants (et stupides), etc. Et le tout dans un décor improbable et des milliers de figurants aux costumes incroyablement colorés et fantasques. Une configuration mais plus qu'efficace.



Dans l'arène... se battre pour survivre


Bien que la saga possède une base de fans commune à Twilight (et un marketing passé au bulldozer) Hunger Games est susceptible d'attirer un public beaucoup plus large. Oubliées les mièvreries vampiriques, les thèmes que cette nouvelle sage traite et décortique avec talent explorent la culture du jeu, la dictature de l'image, l'abrutissement des masses… Des sujets résolument d'actualité, en ces temps d'images violentes et peu censurées sur tous les écrans, pouvant intéresser autant les filles, les garçons, toutes générations confondues.

Gary Ross à qui l'on doit La Légende de Despereaux, Pur Sang - la légende de Seabiscuit, Pleasantville (entre autres) réalise un véritable tour de force : une adaptation qui se transforme en vraie création cinématographique visuelle (sans en faire de trop), sans pour autant faire l'impasse sur la profondeur des personnages et sur un scénario construit et intelligent. Tour à tour présentés plutôt finement (même traitement réservé aux rôles secondaires), ils se révèlent (ou se confirment) être parfaitement interprétés pour la plupart. On pense notamment à la petite Rue (Amandla Stenberg) saisissante de justesse, à la fois jeune innocente jetée dans l'arène et un brin espiègle. Quant à Katniss, Gary Ross parvient à la rendre touchante et guerrière froide à la fois. On s'attache à son histoire et son apparente distance révèle une force physique et mentale à toute épreuve. Dans ce rôle, Jennifer Lawrence nous offre un jeu naturellement efficace (souvent un peu mono-expressif), qui se révèle petit à petite, dans cet univers bien ficelé.


Le réalisateur fait faire au spectateur des va-et-vient entre l'intérieur de l'arène et l'extérieur (les populations des districts devant leurs écrans, les dirigeants du Capitole, le producteur contrôlant les événements du jeu...), le tout en permanence relié à Katniss. Le scénario se révèle à la fois très dense et plus en retenu sur les scènes de chasse à l'homme qui risquaient d'alourdir le tout inutilement. On apprécie des moments de pause distillées ici et là comme pour instaurer le calme entre deux moments de violence, sans pour autant quitter complètement la compétition. Une violence dans un monde futuriste qui rappelle celle que l'on voit tous les jours, à longueur de JT.


Hunger Games dénoncent le voyeurisme banalisé et le sadisme convenu des émissions de télé-réalité qui ont envahit nos petits écrans depuis plus d'une décennie. Ici point d'histoire malsaine faisant l'apologie de la violence et du meurtre de sang-froid. On reproche à l'écrivain d'avoir fait des enfants la cible (et les acteurs de par le fait...) du massacre. Un tabou que le roman et le film japonais Battle Royale avaient déjà brisé (bien plus violemment encore) en 1999. L'innocence des enfants doit être préservée. Mais au vu du succès du en librairie de Hunger Games, il sera difficile de les éloigner de ce qui sera assurément un succès de la culture populaire cinématographique. Les paris sont ouverts !

En résumé : Hunger Games est finalement plus qu'un "teen movie". Point de naufrage littéraire avec des dialogues sirupeux ou des regards langoureux qui durent des plombent. Les scènes d'action sont maîtrisées et les acteurs crédibles. Que l'on soit fan des livres ou non, on se prend au jeu. Hunger Games permet à chacun d'y trouver son bonheur et on peut d'ores et déjà s'attendre à une trilogie qui sera réussie (en tout cas on l'espère).


Cliquer sur l'image pour voir la bande-annonce :





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