lundi 23 septembre 2013

65e Emmy Awards : Le prof/dealer enfin récompensé


La série Breaking Bad a remporté dimanche soir à Los Angeles le prestigieux Emmy de la meilleure série dramatique, faisant trébucher House of Cards qui espérait signer une première historique pour la télévision sur internet.
Breaking Bad, huit fois nommée dans six catégories des Emmy Awards 2013 et déjà récipiendaire par le passé de nombreux autres prix toutes catégories, remporte pour la première fois ce prix prestigieux lors des 65e Emmy Awards, l'équivalent pour la télévision des Oscars.



La série diffusée sur AMC qui raconte l'histoire d'un petit prof de chimie devenu un baron de la drogue, s'adjuge également l'Emmy de la meilleure actrice dramatique dans un second rôle, remportée par Anna Gunn, l'épouse de "Mr White" (Bryan Cranston).
Son créateur Vince Gilligan a semblé abasourdi en montant sur la scène du théâtre Nokia, lançant "Je pensais que ce serait House of Cards ! tout en ajoutant que cela aurait pu aussi bien être les autres nommés Homeland, Mad Men, Downton Abbey ou Game of Thrones.
Le dernier épisode des cinq saisons de la série sera diffusé dimanche prochain.



Dans la même catégorie drame, Jeff Daniels pour Newsroom remporte l'Emmy du meilleur acteur, le premier Emmy de sa carrière, pour le rôle d'un présentateur vedette de télévision.
Il semblait lui même étonné de gagner, face à des challengers de poids comme Bryan Cranston pour Breaking Bad, déjà primé trois fois, ou Kevin Spacey pour House of Cards.

Côté féminin, Claire Danes, donnée favorite, s'adjuge celui de meilleure actrice pour son rôle d'agent de la CIA passionnée et perturbée dans Homeland (Showtime). La série remporte un autre Emmy accordé à son scénariste récemment décédé Henry Bromell.

Au chapitre de la comédie, Modern Family (ABC) et ses membres un peu dingues remporte le prix de la meilleure série comique, pour la quatrième année consécutive.
Julia Louis-Dreyfus, qui joue le rôle d'une vice-présidente américaine hilarante dans Veep (HBO), a été jugée la meilleure actrice comique alors que son pendant masculin a été Jim Parsons pour The Big Bang Theory (CBS).

La télévision sur internet trébuche


Ma vie avec Liberace, un biopic sur la vie du pianiste excentrique diffusé sur la chaîne HBO, s'adjuge un triplé de prestige avec le prix du meilleur téléfilm ou mini-série, le prix du metteur en scène de cette catégorie à son réalisateur Steven Soderbergh et le prix du meilleur acteur masculin de ce genre à Michael Douglas.
Brandissant la statuette, ce dernier a tenu à la partager avec son partenaire de film Matt Damon, également nommé, en faisant rire la salle avec des commentaires à double sens coquin.
Au cours de la soirée, tous deux avaient accompagné le chanteur Elton John dans un hommage à Liberace, quelqu'un "qui savait vraiment jouer du piano", a indiqué le chanteur britannique.

La télévision à diffusion traditionnelle dame ainsi le pion à House of Cards, qui ne signe ainsi pas la première historique qu'attendaient les commentateurs pour la télévision sur internet, regardé aujourd'hui sur les tablettes ou les smartphones. Cette série, en lice dans neuf catégories dont celle de meilleure série dramatique et de meilleur acteur pour Kevin Spacey, a en effet été produite uniquement pour Netflix, un service de location de films par abonnement qui a diffusé en une seule fois sur streaming ses 13 épisodes. Netflix reçoit néanmoins son premier Emmy, accordé au réalisateur David Fincher, absent dimanche soir.

(AFP)

jeudi 19 septembre 2013

House of Cards : la série qui pourrait changer la donne aux Emmy Awards


La série politique américaine House of Cards, produite pour Netflix, espère entrer dans l'histoire dimanche. Elle pourrait devenir le premier programme télévisé uniquement disponible en DVD et en streaming sur internet à décrocher un Emmy Award. Le diffuseur s'était déjà fait remarqué cet été en mettant en ligne Orange is the New Black (petit coup de cœur personnel, dont je parlerai bientôt ici) Voilà qui ne devrait pas plaire aux chaînes traditionnelles, dont les programmes phares attirent de moins en moins les annonceurs.


House of Cards se déroule dans la capitale fédérale Washington, siège du Congrès américain, et emmenée par un Kevin Spacey dans la peau d'un élu cynique prêt à tout pour arriver à ses fins, est nommée dans neuf catégories dont celle de meilleure série dramatique pour la 65e cérémonie des Emmy Awards qui se déroulera à Los Angeles. Kevin Spacey, également producteur de House of Cards qui est désormais diffusé en France sur Canal+, se retrouve pas ailleurs nommé dans la catégorie de meilleur acteur.
Réalisée par David Fincher, la série a été produite uniquement pour Netflix, un service de location de films par abonnement, disponibles sur DVD ou en streaming (sans téléchargement) sur internet. Netflix, qui a plusieurs séries à son actif, avait mis en ligne l'intégralité des 13 épisodes d'un seul coup en février.
Inspirée par un programme de la BBC des années 1990, House of Cards a connu un succès immédiat qui illustre les importants changements en cours dans le secteur de la télévision, avec de plus en plus de fans de séries à regarder sur internet via tablettes et smartphones. "Quiconque s'étant récemment rendu dans un dortoir de résidence universitaire ou dans la chambre d'un jeune de vingt ans aura noté qu'il manque quelque chose: une télévision", constatait il y a peu le Los Angeles Times"De plus en plus de jeunes ont accès à des programmes télévisés via leur ordinateur, iPad ou téléphone portable. Des gens vont profiter de cette tendance et, actuellement, Netflix semble bien placé pour en faire partie".
Mais le "Congressman" Francis Underwood et ses acolytes de House of Cards devront se mesurer à d'autres poids lourds du secteur susceptibles de décrocher de nombreuses nominations aux Emmy Awards, prestigieuses récompenses de la télévision américaine. Les célèbres Breaking Bad, Homeland et Mad Men seront notamment surveillés de près lors de la cérémonie présentée entre autres par Michael Douglas et Matt Damon (tous deux nommés pour le biopic Ma vie avec Liberace). Tout comme American Horror Story : Asylum, avec ses 17 nominations.

Les nommés pour la catégorie de meilleur acteur dramatique sont -- outre Kevin Spacey -- Bryan Cranston, le "Mr White" de Breaking Bad, Jon Hamm dans Mad Men, Jeff Daniels dans Newsroom, ou encore les Britanniques Damian Lewis dans Homeland et Hugh Bonneville dans Downton Abbey. Côté féminin, Claire Danes est clairement en tête pour décrocher l'Emmy de la meilleure actrice dramatique pour son rôle d'agent de la CIA passionnée et perturbée dans Homeland, même si elle doit faire face à la concurrence féroce de Kerry Washington dans Scandal ou d'Elisabeth Moss dans Mad Men, selon les dernières estimations du journal Variety.
Concernant les comédies, la série reine du moment, Modern Family, remettra son titre en jeu, aux côtés de Girls, Louie, The Big Bang Theory, 30 Rock et Veep. Les téléfilms et mini-séries en lice sont notamment American Horror Story : Asylum, Ma vie avec Liberace, The Bible, Top of the Lake et Phil Spector.
Un hommage sera par ailleurs rendu dimanche à la star des Sopranos, James Gandolfini, et à Cory Monteith de Glee, tous deux décédés cet été, tandis qu'Elton John fera sa première apparition aux Emmys pour célébrer la mémoire du pianiste Liberace, dont la vie est reconstituée dans la série en lice. La cérémonie marquera aussi le 50e anniversaire de l'assassinat du président John F. Kennedy.
(avec AFP)

[Trailer] De Grandes Espérances : amours contrariés


Il est de retour ! Mike Newell, connu pour nous avoir fait rire et pleurer dans Quatre mariages et un enterrement, ou encore fait rêver dans le monde magique de Harry Potter et la Coupe de Feu entre autres, s'attaque à un très grand classique de la littérature britannique : De grandes espérances, de Charles Dickens. 

Il n'a pas froid aux yeux ! Car ce pavé déjà adapté à de nombreuses reprises pour le cinéma et la télé n'est pas une mince affaire ! Pour l'accompagner dans cette vaste tâche, le réalisateur s'est entouré de visages familiers, qu'il a déjà dirigé pour Harry Potter : Helena Bonham Carter, Ralph Fiennes et Robbie Coltrane. Le rôle du jeune Pip a été confié à Jeremy Irvine, héros de Cheval de guerre (de Spielberg). 

Pip est un apprenti forgeron, qui reçoit d'un bienfaiteur anonyme une importante fortune. Mais Pip pense que cette générosité vient de Miss Havisham, étrange vieille dame recluse dans son manoir depuis que son fiance l'a abandonnée...

 

 La première bande-annonce mise en ligne l'année dernière...

mercredi 18 septembre 2013

Mad Men, saison 6 : un plaisir divisé en 2


La toute dernière saison de la série américaine Mad Men sera diffusée en deux fois, la première partie en 2014, la seconde en 2015, a annoncé mardi AMC, la chaîne qui la retransmet aux Etats-Unis.
"La dernière saison (...) comptera 14 épisodes et sera divisée en deux fois sept épisodes diffusés au printemps 2014 et au printemps 2015", a expliqué la chaîne qui table sur des taux d'audience record pour la fin de cette série qui se déroule dans le monde de la publicité à New York dans les années 1960.

Breaking Bad, une autre série programmée par AMC, a déjà connu le même sort pour sa toute dernière saison, dont l'ultime épisode doit être diffusé le 29 septembre. "Cette approche a bien marché pour de nombreuses émissions diffusées par nombre de chaînes, et tout récemment pour nous avec Breaking Bad qui a attiré presque deux fois plus de téléspectateurs lors de la diffusion du premier épisode de la deuxième moitié (de la dernière saison) que lors de n'importe quel autre épisode", a déclaré le patron d'AMC, Charlie Collier.

L'annonce d'AMC intervient à quelques jours de la cérémonie de remise des Emmy Awards, les récompenses de la télévision américaine qui aura lieu le 22 septembre. Cette année, Mad Men est notamment nommé dans les catégories "meilleure série dramatique" et "meilleur acteur" grâce à la prestation de Jon Hamm qui incarne le cadre publicitaire Don Draper.

(AFP)

lundi 16 septembre 2013

[Critique] Les Miller, une famille en herbe : une famille finalement dysfonctionnelle comme les autres ! (18/09/13)

LES MILLER, UNE FAMILLE EN HERBE

De Rawson Marshall Thurber
Avec Jason Sudeikis, Jennifer Aniston, Emma Roberts, Will Poulter…

Sortie le 18 septembre 2013

David a poursuivi son destin forgé à l'université : il est un petit dealer de quartier n'ayant pas de famille, ni réels copains. Il vit comme un étudiant dans un studio crade et mal rangé, se suffisant de l'argent qu'il gagne de son trafic. Il a une jolie voisine pas commode, qu'il croise souvent tard le soir lorsqu'elle rentre du club où elle est strip-teaseuse. Et il se fait souvent renvoyer danss es foyers. Un soir qu'ils s'envoyaient des pics, une jeune SDF se fait agresser par une bande de petites frappes. David va lui porter secours. Mais les voyous le détrousse, de tout. L'argent de son business, ses économies, son stock de marijuana... tout y passe ! Pour payer sa dette à son fournisseur, il accepte un deal : aller chercher "un chouïa" de beuh au Mexique. Le volume s'avère être celui d'un semi-remorque... Mais comment passer la frontière sans éveiller les soupçons ? Il se trouve alors une famille de composition. Mais n'est pas au bout de ses peines !

Le thème de la famille est évidement au centre de ce road-movie, qui fatalement nous rappelle Little Miss Sunshine. La transgression ne se fait pas dans le fait d'amener une petite fille à danser comme dans un cabaret pour un concours de miss, mais à transporter de la drogue par centaines de kilos. Et le réalisateur a choisi de prendre le ton de l'insolence,  de l'humour trash et décalé dans la veine de Very Bad Trip et Mary à tout prixTrash mais pas vulgaire cradingue, sans essayer d'avaler les blagues au kilomètre au risque de s'essouffler. Rien de tel dans Les Miller... 

Cette famille peu ordinaire finalement s'appuie sur des codes de la famille traditionnelle pour essayer de lui ressembler au plus près. Mais finalement, avec toute la volonté du monde, elle se compose de loosers/outsiders qui n'ont que pour point commun leur solitude : une SDF fugueuse au sale caractère, un dealer égocentrique non repenti, un ado mièvre (et puceau) quasi orphelin et une strip-teaseuse quittée et fauchée. Voilà un point de départ qui les rend attachant mais pas pathétiques.

Ce road-movie s'ancre dans la réalité, avec des héros qui vivent des situations extra-ordinaires et extravagantes. Le scénario, souvent improbable, saute de dérapages incontrôlés en dos-d'ânes, sans jamais aller dans le fossé. Irrévérencieux, il rit de tout mais n'offense personne. Et pourtant, le langage est grassement fleuri, souvent cru et en-dessous de la ceinture. Surtout au vu de certaines scènes peu banales (une tarentule qui pique là où elle ne le devrait pas, rencontre d'un couple qui rêve d'échangisme, un policier véreux qui passerait sous silence une infraction contre une petite gâterie...). Mais finalement, les dialogues sont la cerise sur le space cake face aux relations qui se nouent entre les personnages. Bien évidemment, les faux-parents finissent par agir comme des vrais tout en gardant leur caractère brute de pomme. Ici, point de mièvrerie facile. 

Le casting est idéal. Des ados juste ce qu'il faut entre l'agacement d'une fille rebelle et la bleuserie d'un puceau en mal d'expérience (excellent jeune Will Poulter), des camping-caristes farfelus juste à point. Et on retrouve avec plaisir Jennifer Aniston, sexy en diable, loin des bluettes romantiques. C'est sa deuxième collaboration avec Jason Sudeikis (volubile à souhait mais pas saoûlant) après Qui veut tuer mon boss ?. Dans cette autre comédie rocambolesque, l'ex-Friends avait déjà usé de ses atouts féminins et de son sex-appeal en jouant les nymphomanes. Dans Les Miller..., elle pousse le contre-emploi encore plus à fond. Sa scène d'effeuillage dans un garage auto finissant sous le ruissellement d'une douche en laissera plus d'un songeur ! 

En résumé : une comédie généreuse et sans prétention, qui ne laisse pas souvent les zygomatiques au repos. Une jolie surprise !

Need for Speed : les premières images

Que les gamers se réjouissent ! Le film d'action Need for Speed est en route pour les salles obscures. 
Adapté de l'une des franchises de jeu vidéo éponyme les plus vendues au monde -- plus connue sous l'acronyme NFS par les passionnés -- il associe Dominic Cooper (Captain America : First Avenger, Abraham Lincoln : Chasseur de vampires, Dead Man Down), Dakota Johnson (la future héroïne de l'adaptation de Fifty Shades of Grey) et Aaron Paul (amoureux alcoolique dans le très beau Smashed, et et célèbre depuis son rôle dans la série Breaking Bad).

Pour tout teaser, le studio vient de diffuser les premières images. On n'y découvre pour l'instant pas grand chose. Mais la promo vient tout juste de commencer... Côté scénario, on apprend que l'histoire racontera le parcours d'un street racer tout juste sorti de prison, trahi par son ancien associé. Il s'engage dans une course qui va l'emmener dans tout le pays. Il n'aura qu'une idée en tête : se venger. Son ex-associé va évidemment ne pas se laisser faire et va lui barrer la route à plusieurs reprises. 

Voilà qui ressemble drôlement à une autre franchise à succès : Fast & Furious. On s'attend donc à des cascades de folie au vu des moyens déployés par la production, des courses-poursuites sans fin et de l'action en tout genre. Avis aux amateurs de belle carrosserie (de taule et de chair...) !

samedi 14 septembre 2013

[Trailer] : Blood Ties : un film de gangster, remake des Liens du sang

Le succès public des Petits Mouchoirs, et critique de Ne le dis à personne, ont permis à Guillaume Canet de se lancer dans son quatrième long métrage en tant que réalisateur avec Blood Ties, son premier film américain. Blood Ties est le remake d'un film français, Les Liens du sang de Jacques Maillot (sorti en 2008), lui-même adapté du roman des frères Papet, Deux frères, flic et truand. Canet y jouait au côté de François Cluzet. Dans la nouvelle version américaine, ce sont Clive Owen (Shadow Dancer, Intruders, Killer Elite) et Billy Crudup (Voisin du 3e type, Mange prie aime, Public Enemies…) qui en sont les interprètes principaux.

Blood Ties est un thriller qui se déroule à New York dans les années 70 et raconte l'histoire de deux frères, un repris de justice et un policier. Présenté au dernier Festival de Toronto la semaine dernière, le public a fraîchement accueilli le film, malgré un casting très alléchant. Jugé comme un « petit film » français qui se prend pour une fresque à la Scorsese, dont l'ensemble est lent et lourd, comme figé dans l'artifice. Selon les critiques les plus dures, la mise en scène se résume à des champs / contre champs prudents, les dialogues sentent la naphtaline et les acteurs semblent ne pas avoir été dirigés, même si les images les figent dans une image glamour et amoureuse.  Billy Crudup reprenant le rôle Canet semble coincé. Seul Clive Owen a apparemment quelques faveurs, mais sans plus… Quel tableau ! Le voilà habillé pour l'hiver. On attendra le 30 octobre pour juger nous-même !

[Trailer] Malavita : les mafieux s'invitent en Normandie (25/10/13)

À quelques jours de la sortie américaine de Malavita, la nouvelle réalisation de Luc Besson (produite par Martin Scorsese), une nouvelle bande annonce a fait son apparition. Pleine d'images inédites (avec quelques scènes susceptibles de heurter un jeune public, d'où le bandeau rouge au départ), elle montre un Robert De Niro qui semble s'amuser comme un petit fou entouré de sa famille un peu "spéciale".

Adaptation du roman éponyme de Tonino Benacquista, Malavita réunit au côté du plus américain des Italiens, Michelle Pfeiffer et Tommy Lee Jones, ainsi que et de nombreuses gueules marquées de méchants habituées aux rôles dans la pègre. Du côté des enfants, on retrouve Diana Agron, libérée de la série Glee, et John D'Leo, aperçu dans The Wrestler et Peace, Love et plus si affinités.

Robert De Niro est Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI. Afin d'assurer pleinement la sécurité du mafieux et de sa famille, il est décidé de les installer, en France, dans un petit village de Normandie. Malgré d'incontestables efforts d'intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s'agira de régler les petits soucis du quotidien...

En salle le 25 octobre



Petit rappel de la première bande-annonce :

[Critique] 2 Guns : un duo explosif dans la vanne (25/09/13)

2 GUNS

De Baltasar Kormakur
Avec Denzel Washington, Mark Wahlberg, Paula Patton, Bill Paxton, Fred Ward, James Marsden, Edward James Olmos…

Sortie le 25 septembre 2013

Bobby et Stig sont inséparables. Ils trempent dans des affaires plutôt louches et côtoient des hommes qu'ils feraient mieux d'éviter. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils travaillent tous les deux pour deux agences gouvernementales rivales qui leur ont demandé d'infiltrer un réseau de trafiquants de drogue. Lors de leur mission, ils opèrent à un casse pour remonter à la source du commerce illicite. Évidemment, l'opération tourne mal : les voilà avec 43 millions de dollars (au lieu de 3 supposés) sur les bras, qui n'appartiennent pas à la personne prévue. Ils découvrent leur véritable identité respective et en viennent à se retourner l'un contre l'autre. Mais ils s'apprécient trop pour que l'un ou l'autre tue son partenaire. Ils s'allient alors pour faire tomber ceux qui veulent les voir disparaître de la circulation...

2 guns... Voilà un titre bien ironique ! Si on devait les compter, on en trouverait bien plus que cela. Il y en a tellement qu'on pourrait armer un petit pays ! Les balles fusent toutes les secondes et on ne compte plus les morts. On le savait : les hommes aiment s'amuser avec leurs gros joujous qui font du bruit. On pourrait penser que Michael Bay est aux commandes de ce nouveau film burné.
© Patti Perret / Columbia Pictures IndustriesEt pourtant 2 Guns n'est pas un film de gros bras qui se débarrassent de tout ce qui bougent à tout-va. Adaptation d'une série de romans graphiques de Steve Grant et Mateus Santouloco. Le film, ici scénarisé par Blake Masters (plume de la série dramatique Brotherhood), ressemble à une comédie de situation façon western, où chaque personnage pense savoir ce qui se passe alors qu'en fait, il ignore tout.
Le scénario est un peu alambiqué sans réelle raison apparente. Pas très original ni intelligence particulière, il nous embarque dans un complot aux circonvolutions inutiles. Peut-être voulait-il se donner un peu d'épaisseur au regard des nombreuses scènes de déchargement de cartouches et d'explosions. Mais les personnages et l'humour, parfaitement liés avec ses répliques ciselées, font oublier le reste. Car la comédie naît de la vision de chacun des protagonistes et la manière dont elles s'opposent. Ils vivent tous les deux selon leurs propres règles, et n'en reviennent pas que les autres ne fassent pas de même.
Tel le train lancé à grande vitesse qui fait l'ouverture du film, le voyage proposé par Masters est plutôt prévisible, mais ne déraille jamais. On se laisse transporter et à l'arrivée, le sourire reste aux lèvres.

“Never rob a bank across from a diner with the best doughnuts in three counties"


© Patti Perret / Columbia Pictures IndustriesOn retrouve le buddy movie classique, qui allie deux personnages totalement opposés, mais qui sont obligés de collaborer pour atteindre leur but commun. Rien de bien nouveau avec 2 Guns me direz-vous. Mais c'était sans compter le très efficace duo Washington/Wahlberg. Celui-ci fait figure de cowboys modernes combattant les méchants dealers et les autorités corrompues. Et on ne pourra s'empêcher de penser à la saga L'arme Fatale dans l'esprit. L'un est réfléchi, tacticien, stylé et... amoureux, tandis que l'autre est instinctif, sanguin, dragueur et... extrêmement bavard. Et ce qui saute aux yeux est d'abord l'alchimie entre les deux acteurs principaux. Ils s'amusent et ça se voit ! Même si le double Oscarisé Washington est à nouveau en mode "autoguidage" (Il faut dire qu'il s'est enchaîné deux rôles plutôt lourds, dont Flight encensé par la critique, avant de s'engager auprès de Baltasar Kormakur). Leur charisme et leur présence respectifs est un vrai bonheur, et leur répartie fuse comme des balles doom-doom. Ils s'invectivent, se titillent et finissent par se trouver, ce qui ne se fait pas sans dommages physiques... 

© Patti Perret / Columbia Pictures IndustriesDes dommages, les institutions représentant l'autorité si chère à l'Amérique patriotique en prennent (enfin !) un coup sur le képi ! Tous pourris ? Presque. Bobby et Stig ont à cœur de rester la valeur de l'honneur, sapé par la CIA et la Navy, qui les lâchent et préfèrent enterrer ce qui pourraient nuit à leur précieux prestige. Tous ces hommes soit-disant honorables qui sont loyaux envers ces organismes prétendument respectables sont renvoyés à leur faute morale. Finalement, malgré leurs nombreux défauts, les seuls véritables hommes d'honneur sont Bobby et Stig car ils ont du respect l'un pour l'autre... malgré toutes les crasses qu'ils se font ! 

En résumé : Baltasar Kormakur a réussi à gagner ses galons dans le cinéma hollywoodien depuis Contrebande (déjà avec Mark Wahlberg). Il offre avec 2 Guns une comédie pop-corn fun au plaisir immédiat, mais qui ne laissera pas une trace indélébile sur notre cerveau.

jeudi 12 septembre 2013

"It's not porn, it's HBO" : nouvelle parodie d'Alberto Belli

La chaîne américaine HBO s'est fait connaître grâce à des programmes novateurs, sans tabou ni peur de choquer l'Amérique bien pensante, et souvent couronnés de succès public et de Emmy Awards (Sex & The City, Sur écoute, Les Soprano, Boarwalk Empire, Le Trône de fer...). Sa différence, elle la revendique. Son slogan : "Ce n'est pas de la télé, c'est HBO". De grands réalisateurs et de nombreuses stars du grand écran sont depuis passés par la chaîne qui ose tout, se lâchant de plus en plus sur les scènes dénudées et les langue fleuri. Et c'est dans cet esprit que le réalisateur Alberto Belli (à qui ont doit déjà l'imitation d'Anne Hathaway dans Les Misérables) a imaginé une vidéo parodique autour du célèbre slogan de la chaîne. 

"It's not porno, it's HBO" 


Il fallait oser... Il l'a fait ! Dans la vidéo, on voit de jeunes acteurs parler à leurs amis et famille du rôle "fabuleux" qu'ils viennent de décrocher. Surexcités, ils en parlent avec passion et étincelles dans les yeux. Sauf que, lorsqu'ils décrivent leurs scènes, on comprend très vite qu'elles sont osées, voire très explicites et crues. La panique s'empare de leurs proches et tous disent : "Mais tu vas jouer dans un porno !". Et les acteurs de leur répondre : "C'est pour HBO". Voilà trois petites lettres qui font des miracles puisqu'en une seconde, tout le monde semble rassuré et même fier. Il faut dire que la vidéo termine sur le nombre de récompenses déjà obtenues. Un chiffre impressionnant qui, apparemment, fait oublier tout le reste ! 

mardi 10 septembre 2013

[Trailer] Un bel hommage à Cory Monteith à Toronto

Après l'émouvant hommage de Lea Michele lors des Teen Choice Awards à Cory Monteith disparu le 13 juillet dernier, c'est au tour du dernier film auquel a participé la star de Glee d'être récompensé. Ainsi la comédie douce amère All the Wrong Reasons signée Gia Milania a remporté Grolsch Film Works Discovery Award au Festival international du film de Toronto, qui récompense le travail d’un réalisateur débutant, ainsi que la somme de 10.000 dollars pour son film. Le long-métrage narre l’histoire de quatre employés d’un magasin, abîmés par la vie. Aucune date de sortie en France n’a été annoncée pour le moment.


[Trailer] : Robocop : un remake utile ?

Le super flic de ferraille à la voix digitalisée Alex Murphy sera de retour en 2014 dans le remake de Robocop, dont la sortie originale date de 1987 (signée Paul Verhoven). Voilà qui ne nous rajeunit pas ! Au menu, des cascades, des explosions, des méchants à poursuivre... rien de bien nouveau en somme. Si nous dit-on. Il y a une véritable volonté d'appuyer sur le côté sentimental de l'homme-machine. Voilà qui laisse perplexe. 

Dans cette version comme dans la précédente, on se trouve dans le futur, en 2029 plus exactement. Une multinationale fait état d'une suprématie technologique incontestée. Elle envoie des drones aux quatre coins de la planète et a le projet d'appliquer ces avancées techniques au profit de la sécurité intérieure à l'aide de robots ultra-perfectionnés. Alex Murphy, mari aimant et père dévoué d'un petit garçon, est un policier faisant de son mieux pour endiguer le crime et la corruption qui gangrène la ville de Détroit. À la suite de graves blessures qui le laisse dans un piteux état, il est sauvé par l'entreprise et son savoir technologique. Elle le transforme en machine, mi-homme mi-robot. Devenu RoboCop, il reprend ses patrouilles avec de nouvelles capacités. Mais ce n'est pas sans difficultés qu'il s'adapte à sa nouvelle vie. Qui contrôle la machine : l'homme et sa volonté propre ou les circuits électrique et les programmes intégrés ?


Qui contrôle la machine ?


On prend les mêmes et on recommence ? À peu de choses près... L'armure grise est devenue noire (merci au succès des reboots de Batman ?). Et les effets spéciaux sont présents et nombreux. Même le thème principal, même modernisé, a déjà été abordé dans le précédent opus : l'âme et le libre-arbitre subsistent-ils dans un cyborg ? Le réalisateur José Padilha aura la lourde tâche de nous convaincre, d'autant que les précédentes ré-adaptations ont toutes été des échecs cuisants. Pari risqué maintenant que la révolution technologique promise avec l'arrivée des années 2000 est bien loin derrière les espérances datant d'il y a 30 ans.
Dès le départ, les déconvenues que la production a connu ont été nombreuses : fuites du scénario -- orchestrées ou non -- mauvaises rumeurs, abandon de comédien (Hugh Laurie était prévu pour être le "méchant", et de réalisateur (à savoir Darren Aronofsky). Sans compter  les critiques des fans de la première heure. D'autres récents remakes du genre se sont ramassés, Total Recall en tête.
Ce RoboCop ressemble à première vue à un dérivé bon marché d'Iron Man 3. Le premier rôle est réservé à un quasi débutant pour un film qui se veut être un blockbuster : l'acteur suédois Charles Nordström s'est fait connaître avec la série The Killing (version US), et il a fait des apparitions dans Millenium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes et Sécurité rapprochée. On peut espérer que l'ensemble pourra être relevé avec le reste du casting, plus "mature" avec la présence de Samuel L. Jackson, Gary Oldman, Michael Keaton (Michael qui ?). Mais ne jouons pas les oiseaux de mauvaise augure. Peut-être que la nouvelle génération , avide de séquences explosives, pardonnera les faux-pas d'une production somme toute fait pour jouir d'un énième plaisir coupable sans se griller trop de neurones. C'est tout ce qu'on leur souhaite !


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[Trailer] The Double : Sosie indésirable

Présenté au festival de Toronto cette semaine, la bande annonce du film The Double vient de débarquer sur la Toile. L'œuvre signéeRichard Ayoade est l'adaptation du second roman de Dostoïevski. Elle suit un jeune homme insignifiant qui va voir sa vie chamboulée et tourmentée par son double, mystérieusement apparu. 

L'éclectique Jesse Eisenberg campe le rôle principal. Le grand public a découvert le jeune acteur de 29 ans dans The Social Network et revu cet été en magicien très doué dans Insaisissables. On retrouvera au casting Mia Wasikowska (Stoker), Yasmin Paige, Noah Taylor, Wallace Shawn entre autres.


Quant au réalisateur, sa tête d'ado ébouriffé ne vous est sûrement pas inconnue. Richard Ayoade est connu pour avoir incarné récemment l'un des surveillants de quartier déjanté / alien aimant les humains dans Voisins du 3e type aux côtés de Vince Vaughn, Ben Stiller et Jonah Hill. Il s'est déjà illustré en tant que réalisateur puisqu'il était derrière la caméra de Submarine en 2010. 

Scandal : De nouvelles têtes... connues pour la saison 3

Après avoir avoir porté le costume noir d'agent gouvernemental dans Prison Break, la blouse de pédiatre dans Private Practice, Paul Aldestein va jouer des coudes aux côté Olivia Pope dans la troisième saison de Scandal, qui reviendra aux États-Unis le 3 octobre. 

Le pilote qu'il a tourné avec Debra Messing (Smash) pour CBS n'ayant pas été retenu (l'adaptation d'une série israélienne intitulée Mother's Day), il revient dans le giron de Shonda Rhimes, grande prêtresse des séries médico-amoureuses Private Practice et Grey's Anatomy. Cette dernière verra peut-être revenir Kate Walsh, alias le Dr Addison Montgomery, suite à l'annonce du départ de Sandra Oh (aka Christina Yang). En tout cas, c'est le souhait affiché par Shonda Rhimes. À suivre...

Comme d'habitude, la productrice n'a pas souhaité dévoiler le rôle d'Aldestein. On sait seulement qu'il sera récurrent. Mais il ne devrait pas être trop dépaysé car sa femme Liza Weil (Gilmore Girls) a joué le rôle d’une stagiaire de la Maison Blanche dans la première saison. Et qu'il complète l'arrivée d'une autre figure très connues des sériphiles et fans de Friends : Lisa Kudrow, qui continue sa Web Therapy.

En attendant de retrouver Olivia Poper et ses acolytes de choc, voilà le teaser de la 
saison 3.

lundi 9 septembre 2013

Un petit génie pour améliorer le monde dans Touch


La série Touch arrive sur M6 samedi soir en prime time. Faut-il scotché ou zapper ?
Après avoir combattu - de manière parfois discutable - les ennemis de l'Amérique dans 24 heures chrono (que l'on devrait retrouver pour 12 épisodes en 2014), Kiefer Sutherland revient sur les écrans français avec une série qui n'est pas sans rappeler Tru Calling, Demain à la Une ou Sept jours pour agir pour ses flashbacks essentiels pour 'sauver' l'avenir. 

Martin est un ancien journaliste d'investigation dont la femme vient de mourir. Son fils Jake, 11 ans, est autiste. Il ne supporte aucun contact physique, ne parle pas. Mais il est fasciné par les chiffres, à qui il donne un sens particulier : l'univers est une structure mathématique où tout est défini à l'avance et répond à un certain dessein. Ainsi chaque événement, chaque personne impliquée sont liés, et la notion de hasard n'existe plus vraiment. Car chaque événement à une explication et est arrivé parce qu'on n'aura pas su le décoder à temps. 
Pour chaque série de chiffres pondus par son fiston, Martin se met donc en chasse d'un sens, d'une explication, tel un chevalier en armure invisible au service du bien-être de la planète et de ses habitants. Non qu'il est une âme de grand sauveur mais surtout pour créer du lien avec son fils. Un combat qui paraît abstrait et bien vaste pour ses frêles épaules. Sur leur chemin, ils trouveront des alliés de poids -- et d'autres super génies comme Jake -- mais aussi des adversaires puissants qui vont leur en faire baver.

La force de Touch réside en la performance de Kiefer Sutherland en père attentionné, sensible, qui fait tout pour élever son fils autiste le plus 'normalement' possible, et que les événements vont bouleverser, et finalement rapprocher. Si les épisodes sont assez inégaux, les émotions sont présentes, le scénario de la première saison est original, et  habilement tricoté pour que tout soit relié à la fin dans un suspens plutôt bien mené. Dommage que les scénaristes n'aient pas tenu leurs promesses pour la seconde saison, ce qui a probablement causé son essoufflement et son arrêt l'année dernière -- malgré la présence de Maria Bello et de Said Taghmaoui au casting. 

En résumé : un peu de suspens, du rififi dans les méninges mais pas trop, et quelques jolies émotions. Parfait pour un samedi soir plateau-télé.


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