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lundi 16 septembre 2013

[Critique] Les Miller, une famille en herbe : une famille finalement dysfonctionnelle comme les autres ! (18/09/13)

LES MILLER, UNE FAMILLE EN HERBE

De Rawson Marshall Thurber
Avec Jason Sudeikis, Jennifer Aniston, Emma Roberts, Will Poulter…

Sortie le 18 septembre 2013

David a poursuivi son destin forgé à l'université : il est un petit dealer de quartier n'ayant pas de famille, ni réels copains. Il vit comme un étudiant dans un studio crade et mal rangé, se suffisant de l'argent qu'il gagne de son trafic. Il a une jolie voisine pas commode, qu'il croise souvent tard le soir lorsqu'elle rentre du club où elle est strip-teaseuse. Et il se fait souvent renvoyer danss es foyers. Un soir qu'ils s'envoyaient des pics, une jeune SDF se fait agresser par une bande de petites frappes. David va lui porter secours. Mais les voyous le détrousse, de tout. L'argent de son business, ses économies, son stock de marijuana... tout y passe ! Pour payer sa dette à son fournisseur, il accepte un deal : aller chercher "un chouïa" de beuh au Mexique. Le volume s'avère être celui d'un semi-remorque... Mais comment passer la frontière sans éveiller les soupçons ? Il se trouve alors une famille de composition. Mais n'est pas au bout de ses peines !

Le thème de la famille est évidement au centre de ce road-movie, qui fatalement nous rappelle Little Miss Sunshine. La transgression ne se fait pas dans le fait d'amener une petite fille à danser comme dans un cabaret pour un concours de miss, mais à transporter de la drogue par centaines de kilos. Et le réalisateur a choisi de prendre le ton de l'insolence,  de l'humour trash et décalé dans la veine de Very Bad Trip et Mary à tout prixTrash mais pas vulgaire cradingue, sans essayer d'avaler les blagues au kilomètre au risque de s'essouffler. Rien de tel dans Les Miller... 

Cette famille peu ordinaire finalement s'appuie sur des codes de la famille traditionnelle pour essayer de lui ressembler au plus près. Mais finalement, avec toute la volonté du monde, elle se compose de loosers/outsiders qui n'ont que pour point commun leur solitude : une SDF fugueuse au sale caractère, un dealer égocentrique non repenti, un ado mièvre (et puceau) quasi orphelin et une strip-teaseuse quittée et fauchée. Voilà un point de départ qui les rend attachant mais pas pathétiques.

Ce road-movie s'ancre dans la réalité, avec des héros qui vivent des situations extra-ordinaires et extravagantes. Le scénario, souvent improbable, saute de dérapages incontrôlés en dos-d'ânes, sans jamais aller dans le fossé. Irrévérencieux, il rit de tout mais n'offense personne. Et pourtant, le langage est grassement fleuri, souvent cru et en-dessous de la ceinture. Surtout au vu de certaines scènes peu banales (une tarentule qui pique là où elle ne le devrait pas, rencontre d'un couple qui rêve d'échangisme, un policier véreux qui passerait sous silence une infraction contre une petite gâterie...). Mais finalement, les dialogues sont la cerise sur le space cake face aux relations qui se nouent entre les personnages. Bien évidemment, les faux-parents finissent par agir comme des vrais tout en gardant leur caractère brute de pomme. Ici, point de mièvrerie facile. 

Le casting est idéal. Des ados juste ce qu'il faut entre l'agacement d'une fille rebelle et la bleuserie d'un puceau en mal d'expérience (excellent jeune Will Poulter), des camping-caristes farfelus juste à point. Et on retrouve avec plaisir Jennifer Aniston, sexy en diable, loin des bluettes romantiques. C'est sa deuxième collaboration avec Jason Sudeikis (volubile à souhait mais pas saoûlant) après Qui veut tuer mon boss ?. Dans cette autre comédie rocambolesque, l'ex-Friends avait déjà usé de ses atouts féminins et de son sex-appeal en jouant les nymphomanes. Dans Les Miller..., elle pousse le contre-emploi encore plus à fond. Sa scène d'effeuillage dans un garage auto finissant sous le ruissellement d'une douche en laissera plus d'un songeur ! 

En résumé : une comédie généreuse et sans prétention, qui ne laisse pas souvent les zygomatiques au repos. Une jolie surprise !

dimanche 31 juillet 2011

Critique : Comment tuer son boss ? : meurtre collectif... de la comédie (3 août)

COMMENT TUER SON BOSS ?
De Seth Gordon
Avec Jason Bateman, Jennifer Aniston, Colin Farrell, Jamie Foxx...

Qui n'a pas déjà pensé à occire son affreux patron une bonne fois pour toute ? A l'évocation de son titre, on pouvait attendre de Comment tuer son boss ? une comédie à l'humour poil à gratter et aux situations un brin sulfureuses. Mais il n'en est rien, ou peu de choses. Tout est question de dosage pour rester dans le politiquement correct. Parfois trop sage, voire inoffensif pour nos zygomatiques, il n'atteint pas le côté irrévérencieux d'un Very Bad Trip, dynamique et sans temps mort, ni compromis. Le résultat donne une comédie potache sans réelle prise de risque, et qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Et pourtant, aux commandes se trouve Seth Gordon, l'un des réalisateurs des séries à succès Modern Family et The Office.

Et pourtant le scénario tient dans sa main un casting de luxe, des personnages bien trempés et une idée pour le moins originale. Une nympho (Jennifer Aniston), un psycho (Kevin Spacey), un blaireau (Colin Farrell) comme le souligne l'affiche française face à leurs employés qui les détestent et qui veulent leur peau. Ce trio de patrons, largement porté par l'excellent Kevin Spacey en boss tyrannique et imprévisible, écrase un temps soit peu le trio d'employés (Jason Bateman, Charlie Day et Jason Sudeikis), sans relief ni aspérités.

En revanche, le rôle de Jennifer Aniston est un parfait contre-emploi, qu'on aimerait plus souvent lui voir jouer. Dommage qu'elle soit sous-"exploitée". Son langage fleuri et coquin en émoustillera peut-être plus d'un... De même : trop peu de Jamie Fox, "mauvais garçon" tatoué du crâne. Un petit bémol tout de même bien dommage : le parti-pris de Colin Farrell de se jouer de son image de beau gosse était une bonne idée (il est méconnaissable !), mais il finit par agacer en en faisant des tonnes avec son trop plein de phrasés façon Robert De Niro dans Taxi Driver.

Le scénario retombe malheureusement comme un soufflé mis au frigo. Le rythme, commencé par un prologue de mise en situation classique des situation personnelle de chaque personnage, finit par se prendre les pieds dans le tapis et l'humour de devenir pataud voire redondant. Les scènes s'enchaînent sans réelle cohésion entre elles, finissant par l'habituelle morale à l'américaine, sortant de nulle part.


En résumé : un cabotinage de stars, offrant le minimum syndical, qui fera sourire les spectateurs les plus indulgents (ou baver les fans de l'ex-Rachel dans Friends, à moitié nue sous une blouse) en cette période estivale (sic).

vendredi 1 juillet 2011

Jennifer Aniston... nymphomane ?


Comment la belle et innocente Rachel de Friends est devenue une nymphette débridée ?  Réponse le 17 août prochain dans Comment tuer son boss ? Cette comédie décapante et enlevée, nouveau bébé de Seth Gordon, n'est pas tendre avec le monde du travail. Après avoir mis en scène plusieurs épisodes de la série humoristique américaine The Office, le réalisateur de Tout sauf en famille (2008) revient sur le grand écran avec une belle brochette d'acteurs, notamment Jason Bateman (Sans Sarah, rien ne va, Paul, Hancock), Colin Farrell, Jamie Foxx (Ray), Kevin Spacey (Usual Suspect), Donald Sutherland (Dirty Sexy Money) ou encore Jennifer Aniston, qui s'en donne à coeur joie en incarnant une dentiste quelque peu nymphomane et adepte du harcèlement sexuel. Chaaauudd !

Et de quoi ça parle ? Leur quotidien est un enfer. Le rêve de Nick (Jason Bateman), Kurt (Jason Sudeikis) et Dale (Charlie Day : réduire en poussière leurs impossibles patrons qui meut mènent une vie épaouvantable. La démission ? Exclue ! Alors les trois copains échafaudent, sous l'influence de vapeurs d'alcool et des conseils douteux d'un ancien détenu, un plan quelque peu tordu.... Infailllible ? Le but : se débarrasser de leurs employeurs respectifs, Dave Harken (Kevin Spacey), Bobby Pellitt (Colin Farrell) et le Dr Julia Harris (Jennifer Aniston)... définitivement. Mais parviendront-ils à leurs fins ? Rien n'est moins sûr... De quoi donner des idées aux frustrés dans leur bureau.

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