samedi 2 février 2013

Hansel et Gretel : du conte horrifique sauce tomate

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Après deux adaptations de Blanche-Neige l'an dernier, Hollywood s'empare cette fois du conte Hansel et Gretel, dans un film qualifié par ses acteurs de "pur divertissement", qui invente la vie d'adulte des deux orphelins, devenus chasseurs de sorcières. Film d'action teinté d'horreur, Hansel et Gretel est signé par le cinéaste norvégien Tommy Wirkola, à qui l'on doit notamment Kill Buljo (2007) -- une parodie de Kill Bill de Quentin Tarantino -- et Dead Snow (2009), un film d'horreur où des ados partis skier se retrouvaient face à des zombies nazis. 
© Paramount
Hansel et Gretel, sur les écrans nord-américains ce week-end (sortie le 6 mars en France), illustre le conte des frères Grimm dans les premières minutes du film, avant de faire un bond dans le temps et de retrouver les deux orphelins à l'âge adulte. Extrapolant sur la fin du conte, dans lequel Hansel et Gretel tuent la sorcière anthropophage qui les retenait prisonniers en la brûlant vive, les scénaristes du film ont fait des deux orphelins des chasseurs de primes et de sorcières armés jusqu'aux dents, allant de villages en villages pour trucider les furies sur balai volant.

© Paramount
"Quand j'ai reçu le scénario, j'ai été très surprise par le tour donné à l'histoire, la Britannique Gemma Arterton, qui interprète Gretel. "J'étais réellement intrigué", ajoute en écho Jeremy Renner (Hansel). L'acteur, nommé à l'Oscar à deux reprises pour Démineurs et The Town, revendique l'absence de prétention de Hansel et Gretel. "J'imagine que ce conte recèle plein de messages, de significations et de thèmes. Mais ce film est un pur divertissement. C'est un film pop-corn, on ne prétend pas faire la leçon à quiconque", dit-il.
© Paramount
L'une des orginalités du film -- à part ses sorcières protéiformes et particulièrement diaboliques, notamment la plus puissante d'entre elles, interprétée par Famke Janssen -- est l'absence quasi-totale d'histoire d'amour, la relation homme-femme étant ici une relation frère-soeur. "Je pense que (dans la vie), je suis meilleur frère qu'amant. Pour moi, c'est un lien très fort et très puissant, et c'est ce que j'ai voulu apporter à ma relation avec Gemma", explique l'acteur.
© Paramount
Gemma Arterton affirme quant à elle que cette relation frère-soeur est "l'une des principales choses qui (l'a) décidée à faire le film. Ce n'est pas souvent que vous avez une opportunité comme celle-là, dans ce genre de film". Si Hansel s'octroie une petite aventure avec une jeune femme qu'il a sauvée du bûcher, accusée de sorcellerie par les villageois, Gretel n'a même pas droit à un début de romance, si ce n'est une amitié inattendue avec un troll. L'actrice ne s'en plaint pas. "C'était génial", dit-elle. "C'est devenu une partie intégrante de son caractère. Personne ne peut la toucher, elle est presque virginale. Et c'était formidable de n'avoir à embrasser personne".
Serez-vous prêts à combattre à leurs côtés ?
(avec AFP)

Byzantium : les premières images prometteuses (malgré les mauvaises critiques)

On croyait le règne des vampires terminé avec la fin de Twilight et l'arrivée de nombreux aspirants-remplaçants (Sublimes Créatures, Warm Bodies, La Cité des Ténèbres, Les Âmes vagabondes, Seventh Son), mais Byzantium renoue avec le genre grâce au maître du genre : Neil Jordan, qui avait signé l'incroyable Entretien avec un vampire (1994). Réalisateur de nombreuses pépites (Breakfast on Pluto, The Crying game, La compagnie des loups), Jordan a présenté Byzantium au dernier Festival de Toronto, et on est impatient d'en voir davantage, malgré les critiques mitigées des festivaliers (trouvant le scénario trop confus). 
Les raisons ? D'abord, le thème. Et qui de mieux placé que celui à l'origine du magnifique duo homo-érotique Cruise/Pitt pour mettre en valeur celui du non moins sexy Gemma Aterton/Saoirse Ronan ?
Les reste du casting n'est pas mal non plus : Caleb Landry Jones, Jonny Lee Miller et Sam Riley...

Ensuite, à voir les premières images, l'ambiance mortifère et les dialogues mordants ("Kiss me. Why ? To celebrate my wickedness") nous donne un aperçu de l'esthétique léchée du film. On y voit Clara (Gemma Arterton) une jeune femme de petite vertu et sa protégée, la timide Eleanor (Saoirse Ronan), hanter une ville côtière anglaise spectrale. Leur secret : elles sont toutes les deux des vampires bicentenaires, et sont traquées par la Fraternité des suceurs de sang. Clara est aussi la cible de visions lui dévoilant les secrets de son passé... Le genre est assez éculé depuis Blade, True Blood, Twilight. Et les distributeurs l'ont bien compris : aucune date de sortie n'est prévue en France pour le moment. Seuls les Britanniques découvriront Byzantium sur leurs écrans le 3 mai 2013. Mauvais présage ?



Eleanor et Clara, deux mystérieuses jeunes femmes, fuient la scène d’un crime violent. Fauchées, elles tentent de trouver de l’argent, tout en se réfugiant dans un complexe hôtelier du bord de mer. Clara, pragmatique, vend son corps. Elle rencontre bientôt le timide et solitaire Noel, qui lui offre un toit dans sa maison d’hôte nommée Byzantium. Clara transforme les lieux en bordel. 


Pendant ce temps, Eleanor rencontre Frank (Caleb Landry Jones), qui va la pousser à dire la vérité sur son identité et son existence. Elle lui raconte alors qu’elle est née en 1804 et que Clara est en fait sa mère. Elle lui explique ce paradoxe (elle n’a que 16 ans) en lui confessant que pour rester en vie, elle doit boire du sang humain, tout comme sa mère. Dans la petite ville, des gens se mettent à mourir. Le passé des deux jeunes femmes les rattrape alors, avec des conséquences ahurissantes. 

Critique : Gangster Squad : La brute, les truands et la poupée (06/02/13)

GANGSTER SQUAD
De Ruben Fleisher
Avec Ryan Gosling, Josh Brolin, Sean Penn, Emma Stone, Anthony Mackie, Robert Patrick, Nick Nolte, Josh Pence, Giovanni Ribisi, Mireille Enos, Michael Peña, Frank Grillo...

1949. Los Angeles est au main de Mickey Cohen, un ancien boxeur devenu un caïd impitoyable, régnant sur le crime organisé d'une poigne de fer, sans loi ni loi. Trafic de drogue, d'armes, de filles et paris clandestins, rien ne lui échappe. L'argent coule à flot dans ses poches. Son ambition ? Etendre sa main-mise jusqu'à Chicago. Pour y parvenir, il achète touts les hauts fonctionnaires de la ville, du juge aux hommes politiques les plus influents. Même les flics les plus endurcis n'osent se frotter à lui. Excepté un. Le Sergent John O'Mara. Il est officieusement désigné par le chef de la police, seul gradé résistant face aux combines du mafieux, pour anéantir celui qui déshonore la ville. O'Mara va réunir une poignée d'hommes pour saper l'organisation du parrain en s'attaquant secrètement à sa manne financière. Et tous les moyens sont bons...



"Un flic qui n'est pas à vendre, c'est comme un chien qui a la rage : on doit l'abattre"


© Warner Bros.
Ruben Fleischer, réalisateur de Bienvenue à Zombieland, change de registre et cela lui va bien ! Il réussit avec Gangster Squad un film rythmé, véritable hommage aux films de gangsters tout en gardant une lecture moderne de cette époque exaltante, où les héros devaient se comporter comme des hors-la-loi pour neutraliser les mafieux... Estampillé "tiré d'une histoire vraie" et adapté du livre éponyme de Paul Lieberman, c'est un vrai film de mecs, le genre à ne pas réfléchir aux risques encourus mais à agir avant qu'il ne soit trop tard. Le genre de bonshommes que la plaque accrochée à leur ceinture n'arrête pas lorsqu'ils doivent dépasser les bornes. Le genre mâchoires carrées, regards déterminés, testostérone à bloc et fusils à pompe chargés.
© Warner Bros.
Les membres du Gangster Squad sont de cette trempe. Leur chef : un survivant de la Guerre et futur père de famille qui défend à coups de poing et de feu la veuve et l’orphelin. Pour l'incarner, un Josh Brolin au physique de l'époque et au jeu solide. L'accompagnent un expert en écoutes téléphoniques, campé par un Giovanni Ribisi (Ted, Rhum Express, Public Enemies) tout en fragilité; un cow-boy à la gâchette affutée, interprété par le flegmatique Robert Patrick (le cyborg T-1000 tout liquide dans Terminator 2); un policier intègre que rien n’arrête, joué par Anthony Mackie (Abraham Lincoln : chasseur de vampires, Dos au mur, Démineurs) impeccable ; le Latino que personne ne semble connaître mais qui envoie du lourd à force de jouer les flics, Michael Peña (La Défense Lincoln, End of Watch); et le jeune premier un peu tête brûlée sur les bords campé par un Ryan Gosling au regard de braise (et à la voix étrangement aigüe...). Des hommes de loi, tous calqués d’une façon ou d’une autre les pus grandes figures du cinéma américain, fidèles à la la classe naturelle de l'époque que n’aurait pas renié Humphrey Bogart .


"Dans l'Est, j'étais un gangster. Ici, je suis Dieu !"


© Warner Bros.
Du déjà vu ? Rien d'inédit... mais un peu quand même. On ne peut s'empêcher de penser au grand classique Les Incorruptibles, ou au plus récent Des sans hommes sans loi, pour le genre hommes intègres face aux plus pourris comme Al Capone. Mais Fleischer a fait le choix du mélange des genres (comme avec Bienvenue à Zombieland). Ainsi, la légèreté de certaines scènes comiques se fond parfaitement aux situations plus sombres. Les clichés règnent en maître mais ils ont la classe et du style... L'allure de la pulpeuse Emma Stone qui s'avance vers le bar dans sa robe rouge échancrée jusqu'en haut de la cuisse (sous le regard ravageur dégoulinant de Ryan Gosling) n'est pas sans rappeler Jessica dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? La démarche permet de donner une réelle identité au film, même si parfois le film aurait gagner en profondeur si cet humour décalé avait été amené plus discrètement. 
© Warner Bros.
Si la reconstitution factuelle est des plus impressionnantes, la forme et la mise en scène ont gardé quelques touches old school, parfois clinquantes. Fleischer a repris ses habituels ralentis façon Matrix lors des scènes de coups de feu (les douilles tombent inlassablement par terre et rebondissent toujours...), en rajoutant un peu de couleur jaune de-ci de-là lorsque les visages sont distordus sous les coups des ennemis... Indispensable ou c'était juste histoire de faire autrement sans en avoir les idées ?
En résumé : Bien plus léger qu'attendu au départ, Gangster Squad s'appuie sur un casting bluffant et (très) glamour, avec un Sean Penn époustouflant en mafieux entre la star hollywoodienne et l'ordure de la pire espèce. Efficace, on se laisse embarquer, flingue à la main, par cette équipe de têtes brûlées.

mercredi 30 janvier 2013

Critique : Happiness Therapy : et si la folie n'était que subjective ? (30/01/13)

HAPPINESS THERAPY
De David O. Russell
Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Jacki Weaver...

La vie n'est pas tendre avec Pat Solatano. Ce trentenaire a perdu son job, sa maison et surtout sa fiancée, Nikki. La cause de ses malheurs ? Un pétage de plomb en règle lorsqu'il a vu sa femme le tromper avec l'un de ses collègues. 8 mois et un petit tour en hôpital psychiatrique plus tard, il se voit obliger d'emménager chez ses parents. Peu à peu, il apprend à contrôler ses émotions, ses accès de colère et ses vérités-pas-toujours-bonnes-à-dire faisant partie de ses troubles bipolaires. Remonté à bloc, il va tout faire pour remonter la pente et reconquérir sa femme... qui l'a quitté. Mission perdue d'avance puisqu'un juge lui impose une distance d'au moins 150 m entre lui et sa belle. Mais c'est sans compter la jolie Tiffany, une jeune femme dépressive tournant aux neuroleptiques par boites de 12, et aussi paumée que lui depuis la mort de son mari, qu'il embarque dans son délire. Elle va l'aider à condition qu'il participe avec elle à un concours de danse plus ou moins cathartique pour elle...

Plus on est de fous, plus on rit

© The Weinstein Company
Il y a quelques mois lorsque la bande-annonce est sortie sur la Toile, je n'aurais pas parié sur un tel succès. A la lecture du synopsis, on pourrait croire que Happiness Therapy est shooté aux anxiolytiques et que la présence de deux bombes plastiquement irréprochables pourrait faire passer la pilule. Mais finalement, cette tragi-comédie est une remarquable analyse de notre société moderne où la dépression, et les dépendances, qu'elles soient chimiques ou affectives, font partie du quotidien. David O. Russel (Fighter, Les Rois du désert, J'adore Huckabees) ne tombe pas dans le travers de la lourdeur du stress et des anxiétés que trimbalent les personnages, ni dans la comédie romantique classique et attendue (même si le final l'est un peu...). Le résultat est à la fois léger et profond, grave et drôle, émouvant et divertissant, romantique mais pas dégoulinant d'irréalisme.

© Senator Filmverleih
La force du réalisateur, c'est l'authenticité et le réalisme d'un univers émotionnellement riche, des personnages qui ressemblent à Monsieur-tout-le-monde (recette déjà éprouvée dans Fighter), et qui malgré tout ont une folie douce en eux. La petite touche qui fait du bien dans cette nouvelle œuvre russelienne réside dans l'humour parfois caustique et décalé, et ses interprètes fascinants et bouleversants d'humanité.
© StudioCanal
Bradley Cooper (qui a failli refuser le rôle, d'une intensité qu'il ne se sentait pas affronter) est magistral en doux-dingue à la franchise brute de décoffrage. Il manie la violence et la vulnérabilité avec une subtilité et une profondeur désarmante qu'on lui connaît trop peu. La "folie" de Pat (souvent déclenchée par la chanson jouée à son mariage) est toute relative car elle n'est qu'une vue de l'esprit. Car finalement, tous les personnages sont un peu siphonnés : Tiffany (Jennifer Lawrence), pour se soigner de la mort de son époux, a couché avec tous ses collègues de bureau (femmes comprises); Pat Senior (Robert De Niro), parieur invétéré, pense qu'il ne peut gagner que si son fiston est présent devant la télé avec lui; Danny (Chris Tucker), aussi patient de l'hôpital psy, n'aspire qu'à une chose : trouver le stratagème qui le fera sortir de son enfermement et de sa solitude. Et tout ce petit monde évolue au gré des difficultés que la vie leur impose, essayant de franchir chaque obstacle qu'il créé parfois eux-même. La morale de l'histoire ? Tout n'est qu'une question de foi en soi, de capacité à voir les signes que le destin nous envoie et accepter qu'il faut parfois lâcher prise pour avancer. Chacun désire la même chose : (re)trouver l'envie d'aimer et d'être aimé, et trouver une certaine paix intérieur pour aller de l'avant.

© The Weinstein Company
Une autre jolie surprise : redécouvrir Jennifer Lawrence dans un rôle qui lui va à merveille. Pétillante, mordante et à la fois fragile et émouvante. Voilà de quoi nous faire oublier sa prestation plutôt sans saveur dans Hunger Games. Retrouver Chris Tucker (qui a disparu du grand écran depuis Rush Hour 3 en 2007) a été une petite joie toute personnelle car j'avais adoré son personnage "super green" dans Le Cinquième élément). Et que dire de Monsieur De Niro, qu'on retrouve avec plaisir dans un registre tout en émotion qui, pour autant, n'est pas dénué de sel... piquant.


En résumé : Un joli tour de force car Happiness Therapy ne va jamais là où on l'attend. A grand renfort de répliques cinglantes, et d'un scénario à l'intrigue surprenante, ce film vous donnera la banane. Deux fois primé aux Golden Globes, il attend fébrilement le 24 février prochain pour connaître la moisson de ses 8 nominations (dont les 3 catégories majeures : meilleur acteur, actrice et film).

mardi 29 janvier 2013

Critique : Lincoln : Une fresque politicienne superbe (30/01/13)

LINCOLN
De Steven Spielberg
Avec Daniel Day Lewis, Tommy Lee Jones, Sally Field, Joseph Gordon-Levitt...

La guerre déchire les Etats américains en pleine vague de changement. Abraham Lincoln, fraîchement réélu 16e président d'Amérique, met tout en œuvre pour stopper le conflit, trouver une solution pour unifier le conflit et abolir l'esclavage. Armé de toute la détermination qui l'anime et d'un courage politique sans faille, il va devoir faire des choix stratégiques qui vont boulverser le destin des générations futures.

© 20th Century Fox
S'attaquer à un sujet historique aussi colossal que l'abolition de l'esclavage en pleine Guerre de Secession avait de quoi en effrayer plus d'un. Mais pas Spielberg, qui élabore le projet depuis plus de 10 ans dans la tête. Il lui fallait donc un acteur hors-norme pour interpréter Abraham Lincoln, sans doute le président le plus révéré de l'histoire américaine. Et pour prendre toute la mesure d'une telle charge cinématographique. C'est chose accomplie avec le brillant Daniel Day-Lewis, qu'on pourrait considérer comment le plus grand acteur de sa génération. Il incarne l'homme d'Etat républicain comme si ça vie en dépendait. Il ne joue pas, il EST Lincoln ! Seuls parfois ses yeux rieurs (dus à sa "jeunesse") le trahissent. Visage émacié, traits tirés, voix chevrotante, démarche chancelante... Le moindre détail est travaillé. Impressionnant ! De quoi lui donner de sérieuses chances pour les Oscars, qu'il a déjà remporté deux fois pour My left foot (1989) et There will be blood (2008).

© 20th Century Fox
Spielberg renoue ici avec son amour des grands sujets historiques sur l’esclavage, qu’il avait déjà abordé dans Amistad et La couleur pourpre. Loin de la biographie fleuve retraçant toute l'œuvre du 16e président des Etats-Unis, Lincoln reste une fresque intimiste, où l'on découvre derrière Lincoln, l'homme d'Etat républicain pugnace et résolument frondeur, Abraham, un père et un mari aimant et patient. On doit cette proximité aux prises de vue essentiellement filmées en intérieur, de bureaux en alcôves, de la salle du Congrès au salon présidentiel... Seules les rares scènes de bataille (en ouverture, par exemple) nous font humer l'air extérieur, vicié par l'odeur de la poudre et des cadavres. On est littéralement plongés au cœur de cette époque trouble.
© 20th Century Fox
La reconstitution et l’atmosphère du film sont bluffantes de réalisme. Merci aux images sublimes Janusz Kaminsky (fidèle chef op' de Spielberg depuis La liste de Schindler) qui offrent des tableaux presque photographiques (Abraham Lincoln s'appuyant derrière une fenêtre à l'annonce de l'adoption de la loi... une image en contre-jour désaturée baignée dans une lumière diffuse...). Des images symboliques qui résonnent deux fois plus fort en cette année de réélection du premier président noir américain...

Une œuvre américano-américaine

© 20th Century Fox
Le drame se joue avant tout dans les dialogues (parfois un peu bavards) et l'interprétation d'une distribution 4 étoiles, dans laquelle on trouve notamment des seconds rôles épatants (Tommy Lee Jones, Sally Field et Joseph Gordon-Levitt). On regrettera tout de même la forme un peu trop scolaire de l'œuvre parfois trop académique, voire ennuyeux dans la première heure. A force de détails, Lincoln tombe dans un style ampoulé, voire abscons. Spielberg perd les spectateurs dans les méandres des tractations plus ou moins légales, et leur jargon politique américain souvent peu connu du grand public international. Voilà qui est fâcheux ! Aurait-il fait Lincoln uniquement pour son public américain ?



En résumé : Le pari est plus que réussi. Et les 12 nominations aux prochains Oscars ne sont pas volées ! Reste que, malgré sa beauté, Lincoln donne une impression d'immobilité. Superbement joué et intéressant mais pas assez clair. Le film plaira à coups sûr les arrières petits-fils de l'Oncle Sam sur fond d'uniformes bleus et de bannière étoilée, mais laissera peut-être le reste du monde un peu plus perplexe.
(un conseil : les non-anglicistes, n'allez surtout pas le voir en VO, même si la prestation de Daniel Day-Lewis supportera sûrement mal le doublage).


jeudi 24 janvier 2013

Petite séance rattrapage : The Killing revient, The Vampire Diaries et sa soeur, Dexter en avance...

THE KILLING : LA SÉRIE RECONDUITE
The Killing, série driectement inspirée d'une cousine danoise, va finalement être reconduite pour une 3e saison de 12 épisodes. Elle avait connu un arrêt brul en juillet 2012 mais grâce au soutien d’un service de streaming, la nouvelle saison devrait entrer en production dès février. 



VAMPIRE DIARIES AURA SON SPIN-OFF

On n'en a pas encore fini avec les vampires ! La teen-série Vampire Diaries va avoir son spin-off (série dérivée à partir d’un personnage de la série originelle). Intitulé The Originals, celui-ci suivra la vie du vampire Klaus, l'un des premiers vampires sur Terre (interprété par le Britannique Joseph Morgan), dans La Nouvelle-Orléans qu’il a contribué à bâtir. Lancement prévu le 25 avril prochain outre-Atlantique à travers un épisode de la série initiale.


DEXTER AVANCE SA MONTRE

Vampires contre tueur en série. C'est le programme alléchant mais cornélien auquel vont devoir faire face les fans de Dexter et de True Blood. Depuis 7 ans, la chaîne Showtime donne rendez-vous aux aficionados de Dexter à l'automne. Mais la saison 8 prendra un peu d'avance en étant diffusée à partir du 30 juin. Mais cette 'bonne' nouvelle pour les accro au code du serial killer en cache une moins bonne.

Deux raisons expliquent ce changement de calendrier. La première : avec son potentiel de telespectateurs, Dexter pourrait servir de poisson pilote à Ray Donovan, une nouvelle création portée par Liev Schreiber (X-Men Origins : Wolverine). La deuxième – et c’est là que les sériephiles vont s'arracher les cheveux : il s’agit de concurrencer True Blood, dont la programmation a été repoussée par HBO (et écourtée de 2 épisodes merci à la grossesse d'Anna Paquin). Donc à partir du 30 juin, les téléspectateurs américains devront choisir entre le "bi-polaire" Dexter Morgan et la fée télépathe Sookie Stackhouse. A moins de compter sur le Net...


A L'ECOLE DES MAUVAIS PROFS

CBS continue sa commande de pilotes, et s'intéresse aujourd'hui au film Bad Teacher (2011). Cette comédie a vu Cameron Diaz se transformer en prof insupportable, imbue d'elle-même, incompétente et dont la seule ambition était de se refaire faire les seins pour plaire à l'un de ses collègues.

Déjà responsable du film, c'est Hilary Winston qui est chargée du scénario de ce premier épisode, dans lequel une femme divorcée et sexy arrive dans un lycée dans l'espoir de se trouver un mari. Tout un programme !

lundi 14 janvier 2013

Golden Globes : une cérémonie riche en vannes et en émotions

La soirée des 70ème Golden Globes organisés par l’Hollywood Foreign Press Association a non seulement récompensés une foule d'artistes qui l'ont mérité, mais elle a aussi permis à d'autres de recevoir le plus beau dex prix : le rire et les applaudissements de l'assistance. Le duo enflammé des présentatrices, Amy Poehler et Tina Fey a enflammé Beverly Hilton Hotel de Beverly Hills.



Reléguant Ricky Gervais au rang de Has been, elles ont su frapper où ça fait mal avec une classe et une ironie désarmantes, gérant l'héritage provoc et acide de leur prédécesseur. On en veut pour preuve le moment phare de leur prestation : lorsqu'elles présentent la réalisatrice Kathryn Bigelow
AFP
"Quand on parle de torture, vous pouvez faire confiance à une femme qui a passé trois ans de mariage aux bras de James Cameron" (référence direct aux vives critiques pour les scènes de torture qu'elle a dirigées dans Zero Dark Thirty). Ou encore, pour introduire Robert Downey Jr : "Veuillez accueillir un acteur tellement versatile qu'il a joué Iron Man dans 3 films". L'autre événement de la soirée est le discours de Jodie Foster qui recevait le Cecil B. DeMille Award pour l'ensemble de sa carrière. Son (long) discours de remerciement émouvant et engagé, au goût d'au-revoir (adieu ?) et de coming out à lire entre les lignes.

Seth McFarlane, présentateur des prochains Oscars, risque d'avoir la pression ! 



 TOUS LES RESULTATS (en gras)

AFP
Best Motion Picture – Drama
    •    "Argo"
    •    "Django Unchained"
    •    "Life Of Pi"
    •    "Lincoln"
    •    "Zero Dark Thirty"



Best Performance By An Actress In A Motion Picture – Drama
    •    Jessica Chastain, "Zero Dark Thirty"
    •    Marion Cotillard, "Rust And Bone"
    •    Helen Mirren, "Hitchcock"
    •    Naomi Watts, "The Impossible"
    •    Rachel Weisz, "The Deep Blue Sea"
       




Best Performance By An Actor In A Motion Picture – Drama
    •    Daniel Day Lewis, "Lincoln"
    •    Richard Gere, "Arbitrage"
    •    John Hawkes, "The Sessions"
    •    Joaquin Phoenix, "The Master"
    •    Denzel Washington, "Flight"
     
Best Motion Picture – Comedy Or Musical
    •    "The Best Exotic Marigold Hotel"
    •    "Les Miserables"
    •    "Moonrise Kingdom"
    •    "Salmon Fishing In The Yemen"
    •    "Silver Linings Playbook"
       
Best Performance By An Actress In A Motion Picture – Comedy Or Musical
    •    Emily Blunt, "Salmon Fishing In The Yemen"
    •    Judi Dench, "The Best Exotic Marigold Hotel"
    •    Jennifer Lawrence, "Silver Linings Playbook"
    •    Maggie Smith, "Quartet"
    •    Meryl Streep, "Hope Springs"
       


Best Performance By An Actor In A Motion Picture – Comedy Or Musical
    •    Jack Black, "Bernie"
    •    Bradley Cooper, "Silver Linings Playbook"
    •    Hugh Jackman, "Les Miserables"
    •    Ewan McGregor, "Salmon Fishing In The Yemen"
    •    Bill Murray, "Hyde Park On Hudson"
       
Best Animated Feature Film
    •    "Brave"
    •    "Frankenweenie"
    •    "Hotel Transylvania"
    •    "Rise Of The Guardians"
    •    "Wreck-It Ralph"
       
Best Foreign Language Film
    •    "Amour" (Austria)
    •    "A Royal Affair" (Denmark)
    •    "The Intouchables" (France)
    •    "Kon-Tiki" (Norway/UK/Denmark)
    •    "Rust And Bone" (France)
       
Best Performance By An Actress In A Supporting Role In A Motion Picture
    •    Amy Adams, "The Master"
    •    Sally Field, "Lincoln"
    •    Anne Hathaway, "Les Miserables"
    •    Helen Hunt, "The Sessions"
    •    Nicole Kidman, "The Paperboy"
       
Best Performance By An Actor In A Supporting Role In A Motion Picture
    •    Alan Arkin, "Argo"
    •    Leonardo Dicaprio, "Django Unchained"
    •    Philip Seymour Hoffman, "The Master"
    •    Tommy Lee Jones, "Lincoln"
    •    Christoph Waltz, "Django Unchained"
       
Best Director – Motion Picture
    •    Ben Affleck, "Argo"
    •    Katherine Bigelow, "Zero Dark Thirty"
    •    Ang Lee, "Life Of Pi"
    •    Quentin Tarantino, "Django Unchained"
    •    Steven Spielberg, "Lincoln"
       
Best Screenplay – Motion Picture
    •    "Zero Dark Thirty"
    •    "Lincoln"
    •    "Silver Linings Playbook"
    •    "Django Unchained"
    •    "Argo"
       
Best Original Score – Motion Picture
    •    Mychael Danna, "Life Of Pi"
    •    Alexandre Desplat, "Argo"
    •    Darui Marianelli, "Anna Karenina"
    •    Tom Tykwer, Johnny Klimek And Reinhold Heil, "Cloud Atlas"
    •    John Williams, "Lincoln"
       
Best Original Song – Motion Picture
    •    "For You" From "Act Of Valor"
(Music: Monty Powell, Keith Urban; Lyrics: Monty Powell, Keith Urban)
    •    "Not Running Anymore" From "Stand Up Guys"
(Music: Jon Bon Jovi; Lyrics: Jon Bon Jovi)
    •    "Safe & Sound" From "The Hunger Games"
(Music: Taylor Swift, John Paul White, Joy Williams, T Bone Burnett; Lyrics: Taylor Swift, John Paul White, Joy Williams, T Bone Burnett)
    •    "Skyfall" From "Skyfall"
(Music: Adele, Paul Epworth; Lyrics: Adele, Paul Epworth)
    •    "Suddenly" From "Les Miserables"
(Music: Claude-Michel Schonberg; Lyrics: Alain Boublil, Claude-Michel Schonberg)
       
Best Television Series – Drama
    •    "Boardwalk Empire"
    •    "Breaking Bad"
    •    "Downton Abbey"
    •    "Homeland"
    •    "The Newsroom"
      
Best Performance By An Actress In A Television Series – Drama
    •    Connie Britton, "Nashville"
    •    Glenn Close, "Damages"
    •    Claire Danes, "Homeland"
    •    Michelle Dockery, "Downton Abbey"
    •    Julianna Margulies, "The Good Wife"
       
Best Performance By An Actor In A Television Series – Drama
    •    Steve Buscemi, "Boardwalk Empire"
    •    Bryan Cranston, "Breaking Bad"
    •    Jeff Daniels, "The Newsroom"
    •    Jon Hamm, "Mad Men"
    •    Damian Lewis, "Homeland"
       
Best Television Series – Comedy Or Musical
    •    "The Big Bang Theory"
    •    "Episodes"
    •    "Girls"
    •    "Modern Family"
    •    "Smash"
     
Best Performance By An Actress In A Television Series – Comedy Or Musical
    •    Zooey Deschanel, "New Girl"
    •    Julia Louis-Dreyfus, "Veep"
    •    Lena Dunham, "Girls"
    •    Tina Fey, "30 Rock"
    •    Amy Poehler, "Parks And Recreation"
       
Best Performance By An Actor In A Television Series – Comedy Or Musical
    •    Alec Baldwin, "30 Rock"
    •    Don Cheadle, "House Of Lies"
    •    Matt LeBlanc, "Episodes"
    •    Louis C.K., "Louie"
    •    Jim Parsons, "The Big Bang Theory"
       
Best Mini-Series Or Motion Picture Made For Television
    •    "Game Change"
    •    "The Girl"
    •    "Hatfields & McCoys"
    •    "The Hour"
    •    "Political Animals"
       
Best Performance By An Actress In A Mini-Series Or Motion Picture Made For Television
    •    Nicole Kidman, "Hemingway & Gellhorn"
    •    Jessica Lange, "American Horror Story: Asylum"
    •    Sienna Miller, "The Girl"
    •    Julianne Moore, "Game Change"
    •    Sigourney Weaver, "Political Animals"
       
Best Performance By An Actor In A Mini-Series Or Motion Picture Made For Television
    •    Kevin Costner, "Hatfields & McCoys"
    •    Benedict Cumberbatch, "Sherlock (Masterpiece)"
    •    Woody Harrelson, "Game Change"
    •    Toby Jones, "The Girl"
    •    Clive Owen, "Hemingway & Gellhorn"
       
Best Performance By An Actress In A Supporting Role In A Series, Mini-Series Or Motion Picture Made For Television
    •    Hayden Panettiere, "Nashville"
    •    Archie Panjabi, "The Good Wife"
    •    Sarah Paulson, "Game Change"
    •    Maggie Smith, "Downton Abbey"
    •    Sofia Vergara, "Modern Family"
       
Best Performance By An Actor In A Supporting Role In A Series, Mini-Series Or Motion Picture Made For Television
    •    Max Greenfield, "New Girl"
    •    Ed Harris, "Game Change"
    •    Danny Huston, "Magic City"
    •    Mandy Patinkin, "Homeland"
    •    Eric Stonestreet, "Modern Family"

Quand Neil Patrick Harris se prend des vents...

Il est difficile de croire que le beau gosse tombeur de ces dames de la série How I met your mother soit ignoré par la gent féminine. Le personnage de Barney, toujours en costume, le cheveu impeccable et aux répliques qui font mouche, fait de l'ombre à son pote à Ted, le "héros".
Mais dans la nouvelle campagne de pub Axe, le dragueur invétéré se fait damer le pion en beauté par un cosmonaute en tenu, lavé avec le nouveau gel douche Apollo. Ces nouvelles pub, avec quelques mots de français en guise de clin d'œil aux fans francophones, cassent l'image de séducteur de l'acteur tout en donnant le sourire. Barney en prend un coup derrière la cravate !




jeudi 10 janvier 2013

Les Oscars 2013... Sans Marion Cotillard, ni Intouchables

@AFP
Comme souvent, les nominations aux Oscars contentent certain et en déroutent d'autres. Il y a celles qu'on attend sans hésitation (Lincoln en tête (avec 12 nominations), Zero Dark Thirty, L'Odyssée de Pi, Les Misérables ou encore Argo), et celles qui nous laissent perplexes, voire furibards. Une fois de plus Leonardo DiCaprio est laissé les mains vides. Pourquoi est-il systématiquement boycotté malgré une prestation remarquable dans Django Unchained ? Ou bien pourquoi le travail de Tarantino n'a-t-il pas été récompensé malgré un succès populaire et un film à tout point de vue excellent. Son sujet, trop sensible ? 


@AFP
C'est Amour de Michael Haneke qui crée la surprise. Après la Palme d'Or du dernier festival de Cannes, il concourt dans 5 catégories (meilleur film, la réalisation, le scénario original et l'actrice principale). Il offre ainsi à Emmanuelle Riva la première nomination de sa carrière à 85 ans. Une catégorie qui décidément restera dans les annales puisque elle réunit la plus âgée et la plus jeune actrice, en la personne de Quvenzhané Wallis, fabuleuse jeune actrice des Bêtes du Sud Sauvage.
@AFP
Un autre record pourrait être battu si le Britannique Daniel Day Lewis obtenait le 3e Oscar de sa carrière pour Lincoln (plus vrai que nature), après My Left Foot (1989) et There Will Be Blood (2008). Le film de Steven Spielberg, sélectionné dans 12 catégories, a coiffé au poteau L'odyssée de Pi d'Ang Lee et ses 11 nominations. Le réalisateur américain touche du doigt une nouvelle consécration, près de 20 ans après son doublé meilleur film/meilleur réalisateur pour La liste de Schindler.
 
D'autres films se disputeront le 24 février le statuette du meilleur film: L'odyssée de Pi d'Ang Lee (11 nominations), Les Misérables de Tom Hooper (8), Happiness Therapy de David O. Russell (8), Argo de Ben Affleck (7), Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow (5), Django Unchained de Quentin Tarantino (5), Amour de Michael Haneke (5) et Les bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin (4).

La sélection dans son ensemble


Meilleur film

LES BÊTES DU SUD SAUVAGE

HAPPINESS THERAPY

ZERO DARK THIRTY

LINCOLN

LES MISERABLES

L’ODYSSEE DE PI

AMOUR

DJANGO UNCHAINED
ARGO
 




Meilleur acteur

Daniel Day Lewis dans LINCOLN

Denzel Washington dans FLIGHT

Hugh Jackman dans LES MISÉRABLES

Bradley Cooper dans HAPPINESS THERAPY

Joaquin Phoenix dans THE MASTER

Meilleur acteur dans un second rôle


Christoph Waltz dans DJANGO UNCHAINED

Philip Seymour Hoffman dans THE MASTER

Robert DeNiro dans HAPPINESS THERAPY

Alan Arkin dans ARGO

Tommy Lee Jones dans LINCOLN
 









Meilleure actrice

Naomi Watts dans THE IMPOSSIBLE

Jessica Chastain dans ZERO DARK THIRTY

Jennifer Lawrence dans HAPPINESS THERAPY

Emmanuelle Riva dans AMOUR

Quvenzhané Wallis dans LES BÊTES DU SUD SAUVAGE




Meilleure actrice dans un second rôle
Sally Field dans LINCOLN

Anne Hathaway dans LES MISÉRABLES

Jacki Weaver dans HAPPINESS THERAPY

Helen Hunt dans THE SESSIONS

Amy Adams THE MASTER

Meilleur film d’animation


LES PIRATES de Peter Lord

FRANKENWEENIE de Tim Burton

REBELLE de Brenda Chapman et Mark Andrews

LES MONDES DE RALPH de Rich Moore

L’ÉTRANGE POUVOIR DE NORMAN de Chris Butler et Sam Fell

Meilleur réalisateur


Ang Lee pour L’ODYSSÉE DE PI

Steven Spielberg pour LINCOLN

Michael Haneke pour AMOUR

Benh Zeitlin pour LES BÊTES DU SUD SAUVAGE

David O. Russell pour HAPPINESS THERAPY

Meilleur film étranger


AMOUR

NO

WAR WITCH

A ROYAL AFFAIR

KONTIKI

Meilleur scénario adapté


Lucy Alibar et Benh Zeitlin pour LES BÊTES DU SUD SAUVAGE

Chris Terrio pour ARGO

Tony Kushner pour LINCOLN

David O. Russell pour HAPPINESS THERAPY

David Magee pour L’ODYSSÉE DE PI
 
Meilleur scénario original


John Gatins pour FLIGHT

Mark Boal pour ZERO DARK THIRTY

Quentin Tarantino pour DJANGO UNCHAINED

Michael Haneke pour AMOUR

Wes Anderson et Roman Coppola pour MOONRISE KINGDOM

Meilleure photographie


Seamus McGarvey pour ANNA KARENINE

Robert Richardson pour DJANGO UNCHAINED

Claudio Miranda pour L’ODYSSÉE DE PI

Janusz Kaminski pour LINCOLN

Roger Deakins pour SKYFALL

Meilleurs costumes


Jacqueline Durran pour ANNA KARENINE

Paco Delgado pour LES MISÉRABLES

Joanna Johnston pour LINCOLN

Eiko Ishioka pour BLANCHE NEIGE

Colleen Atwood pour BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR

Meilleur documentaire


5 BROKEN CAMERAS

THE GATEKEEPERS

HOW TO SURVIVE A PLAGUE

THE INVISIBLE WAR

SUGAR MAN

Meilleur montage


William Goldenberg pour ARGO

Tim Squyres pour L’ODYSSÉE DE PI

Michael Kahn pour LINCOLN

Dylan Tichenor and William Goldenberg pour ZERO DARK THIRTY

Jay Cassidy and Crispin Struthers pour HAPPINESS THERAPY

Meilleur score


Dario Marianelli pour ANNA KARENINE

Alexandre Desplat pour ARGO

Mychael Danna pour L’ODYSSÉE DE PI

John Williams pour LINCOLN

Thomas Newman pour SKYFALL

Meilleure chanson


« Before My Time », CHASING ICE, par J. Ralph

« Everybody Needs A Best Friend », TED, par Walter Murphy et Seth MacFarlane

« Pi’s Lullaby », L’ODYSSÉE DE PI par Mychael Danna et Bombay Jayashri

« Skyfall », SKYFALL, par Adele Adkins et Paul Epworth

« Suddenly », LES MISÉRABLES, de Claude-Michel Schönberg, Herbert Kretzmer et Alain Boublil

Meilleure direction artistique

Sarah Greenwood (Production Design); Katie Spencer (Set Decoration) pour ANNA KARENINE

Dan Hennah (Production Design); Ra Vincent et Simon Bright (Set Decoration) pour LE HOBBIT, UN VOYAGE INATTENDU

Eve Stewart (Production Design) et Anna Lynch-Robinson (Set Decoration) pour LES MISÉRABLES

David Gropman (Production Design) et Anna Pinnock (Set Decoration) pour L’ODYSSÉE DE PI

Rick Carter (Production Design) et Jim Erickson (Set Decoration) pour LINCOLN

Meilleur maquillage


Howard Berger, Peter Montagna et Martin Samuel pour HITCHCOCK

Peter Swords King, Rick Findlater et Tami Lane pour LE HOBBIT, UN VOYAGE INATTENDU

Lisa Westcott et Julie Dartnell pour LES MISÉRABLES

Meilleur mixage son


ARGO

LES MISÉRABLES

L’ODYSSÉE DE PI

LINCOLN

SKYFALL

Meilleur montage son


ARGO

DJANGO UNCHAINED

L’ODYSSÉE DE PI

SKYFALL

ZERO DARK THIRTY
 
Meilleurs effets visuels


LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU

L’ODYSSÉE DE PI

AVENGERS

PROMETHEUS

BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR

Meilleur court-métrage documentaire


INOCENTE

KINGS POINT

MONDAYS AT RACINE

OPEN HEART

REDEMPTION

Meilleur court-métrage animé


ADAM AND DOG

FRESH GUACAMOLE

HEAD OVER HEELS

MAGGIE SIMPSON IN THE LONGEST DAYCARE

PAPERMAN

Meilleur court-métrage


ASAD

BUZKASHI BOYS

CURFEW

DEATH OF A SHADOW

HENRY

La cérémonie des Golden Globes enfin visible en France

Un casting de choix est prévu pour la remise des Golden Globes 2013 prévue le dimanche 13 janvier, à Beverly Hills.

Pour cette antichambre des Oscars, le rendez-vous est incontournable pour le petit monde du cinéma américain. En effet, les Golden Globes récompensent les meilleurs films et les meilleures séries de l'année, choisis par 93 journaliste de la presse étrangère à Hollywood. Depuis quelques années, gagner un Golden Globes est devenu aussi important que gagner un Oscar.

Dans un premier temps, aux côtés des deux présentatrices l'humoriste Tina Fey et l'actrice Amy Poehler seront présents : George Clooney, Meryl Streep, Amanda Seyfried, Jennifer Garner, Debra Messing, Kerry Washington, Nathan Fillion, Jason Statham, Jennifer Lopez, Kristen Wiig, Jeremy Renner, et Will Ferrell. Un bien belle brochette pour animer la soirée !

Et une fois n'est pas coutume, l'évènement pourra être suivi gratuitement en clair et en exclu web pour la France sur Mycineplus.fr à partir de 0h55 (tous les nominés ICI).

Girls, saison 2 : elles reviennent...

OCS (Orange Cinéma Séries), la petite chaîne qui monte, qui mooonnte, proposera en exclu la saison 2 de la série Girls dès le lendemain de la diffusion aux Etats-Unis. A partir du 14 janvier, vous pourrez les télécharger sur sa plateforme VOD... en VO sous-titrée ! Have Fun !

 

mardi 8 janvier 2013

Il était une fois, sur la banquise... des ours Coca Cola

La maison n'est pas du genre à faire la promo de produits comestibles industrialisés en tout genre, mais quand il s'agit de mettre en avant de jolies images, TvCinephages répond toujours présent.

Il y avait bien longtemps que nous n'avions pas vu les ours de la pub Coca Cola. Et c'est en fanfare et avec beaucoup de grâce qu'ils reviennent sur nos écrans avec un court-métrage signé John Stevenson (co-réalisateur de Kung-Fu Panda, s'il vous plaît !) et produit par Ridley et feu Tony Scott. 

Ce petit bijou glacé suit les aventures d'une famille d'ours emmenée par Sakari et Kaskae, les parents, et Kaia, Zouk et Jak, les enfants. Le résultat quelques peu des airs de Happy Feet avec ses chorégraphies endiablées, ses macareux et son discours bienveillant sur le droit à la différence. Mais ça n'est pas sans raison, car les animateurs qui l'ont développé ont déjà œuvré sur  le film de George Miller, ainsi que sur Le Royaume de GaHoole. Malgré son côté très polissé et bisounours, c'est un joli coup de pub !




La dernière pub en diffusion depuis quelques jours...




Sinon...Souvenez-vous...


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