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lundi 4 mars 2013

Critique : The Sessions : privé d'un corps mais pas de sensations (06/03/13)


THE SESSIONS

De Ben Lewin
Avec John Hawkes, Helen Hunt, William H. Macy...

Si le corps de Mark est condamné à l'immobilité par la polio, il n'en est pas moins un homme accompli. Journaliste à part entière et poète à ses heures, il mène une existence quasi normales quelques heures par jours, entre ses visites à l'église ou encore au parc aidée d'une auxiliaire de vie, et son obligation de rester dans son caisson à oxygène. Question de survie. S'il noue facilement contact avec les gens, et en particulier avec la gente féminine, il en va autrement lorsqu'il s'agit d'amour. Agé de 38 ans, un manque le ronge jusqu'à ce que celui-ci devienne une nécessité : il ne veut pas mourir sans avoir connu les plaisirs de la chair. Après de longues discussions avec son directeur de conscience -- qui n'est autre qu'un prêtre très ouvert d'esprit -- il contacte une assistante sexuelle, une professionnelle thérapeute du sexe pour handicapés. En six sessions, Cheryl l'initiera aux joie de l'amour physique. Mais pas que...


© 20th Century FoxComment peut-on avoir une vie sexuelle épanouie lorsqu'on est prisonnier de son corps, allongé en permanence ? Pour y répondre, le réalisateur australo-américain Ben Lewin s'est inspiré de la véritable histoire de Mark O'Brian, un poète et écrivain lourdement handicapé, et de sa propre vision du handicap, ayant lui-même eu la polio étant enfant. 
Si côté technique est plus que banal (un montage pas très funky et une esthétique passe-partout et sans relief), The Sessions est littéralement porté un scénario intelligent finement travaillé et la "performance" toute au naturel de ses acteurs principaux. Là où certains se seraient vautrés en rajoutant du pathos au pathos de la situation de Mark) ou d'une impudeur voyeuriste, Ben Lewin a préféré jouer la carte de l'humour décalé et enlevé, voire sarcastique, instillé avec beaucoup d'auto-dérision et de douceur. 
© 20th Century Fox
Ce qui pourrait être perçu comme un calvaire insurmontable (ce qu'on peut bien imaginer) devient une histoire avant tout humaine plein de sensibilité, d'échanges, de discussions profondes mais pas rébarbatives. Les conversations que Mark a avec le prêtre devenu son confident sont d'une richesse déconcertante et touchante à la fois. Ils abordent des thèmes que la majorité d'entre nous se refuserait d'aborder, même de penser. William H. Macy est remarquable sous la soutane, en totale contradiction avec son rôle de dépravé dans la série Shameless.


© 20th Century FoxLes scènes de sexe, immanquables au vue du sujet, sont filmées avec une distance qui instaure une pudeur mesurée, sans pour autant masquer les corps. L'écriture libre et l'interprétation tout en laisser-aller renvoie au spectateur cette humanité désarmante de deux êtres qui, malgré tout ce qui les sépare, se rapprochent tout en gardant une dignité qui force le respect.
© 20th Century FoxOn ne peut que saluer la performance de John Hawkes (qui vient de recevoir l'Independant Spirit Award pour ce rôle) qui, arrive en ne jouant que de la tête, à transmettre des émotions vraies sans pour autant tomber dans le misérabilisme et la recherche de compassion dégoulinante. Quant à Helen Hunt -- dont l'anatomie n'aura plus de secret pour personne -- elle s'efface complètement pour devenir cette femme devenue un cadeau du ciel pour Mark et une "sainte" aux yeux de son mari, qui approuve son métier. Une "performance" probablement moins forte que son partenaire de jeu, mais qui lui a quand même valu une citation à l'Oscar cette année en tant que Meilleure actrice.
© 20th Century Fox
On peut regretter à ce sujet que les motivations de Cheryl pour cette profession ne soient pas un peu plus développées, voire creusées. Manque peut-être aussi ce grain de folie ou ce petit-truc-en-plus qui a fait d'Intouchables (auquel on pense forcément) un film antidépresseur qui fait du bien. En tout cas, on ne sait pas si The Sessions fera avancer le débat et la cause des handicapés sur ce terrain-là mais il aidera à coup sûr à comprendre que l'assistance sexuelle peut être un choix possible, répondant à un besoin de découverte du corps, de l'intimité, sans parler de prostitution.

En résumé : Si le sujet était plus que sensible, voire casse-gueule, Ben Lewin nous embarque avec simplicité et humanité dans une histoire subtilement écrite, sans voile et fabuleusement interprétée. 
Un vrai coup de cœur !

mardi 12 février 2013

Un petit jeu en attendant les Oscars....

L'affiche de la 85e cérémonie des Oscars, qui se déroulent dimanche 24 février à Los Angeles, a été dévoilée. Ses infographistes ont dû bien s'amuser en la dessinant. Si vous la regardez de plus près, vous découvrirez qu'il comporte 85 petites statuettes dorées, chacune symbolisant une œuvre récompensée par l'Oscar du meilleur film. A vous de les retrouver !

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)
Il y a comme un air de déjà-vu... Souvenez-vous... l'affiche du Festival de Cannes 1986...


mardi 5 février 2013

[Critique] Les Misérables : Une adaptation trop formatée (13/02/13)

LES MISERABLES


De Tom Hooper
Avec Hugh Jackman, Russel Crowe, Anne Hathaway, Amanda Seyfried, Eddie Redmayne...

Faut-il encore présenter l'histoire du grand classique de Victor Hugo ? Pour les amnésiques...
Après 19 ans de bagne, Jean Valjean (H. Jackman), envoyé au bagne pour avoir volé une miche de pain, est relâché en liberté conditionnelle par Javert (R. Crowe), officier en charge de la main d'œuvre carcérale. L'ex-criminel en profite pour disparaître et se faire un nouveau nom ainsi qu'une nouvelle vie,  tandis que l'odieux Javert le poursuit sans relâche. Il devient maire d'un village et entrepreneur à succès et aimé de tous. Il fait la connaissance de Fantine (A. Hathaway), ouvrière dans son usine, après que celle-ci se soit fait renvoyer par un contre-maître éconduit car pressant. Valjean lui promet alors de prendre soin de sa fille, Cosette. Ce qu'il fit jusqu'à ce qu'elle rencontre Marius, jeune révolutionnaire tiraillé entre son amour naissant et son désir de liberté. Leurs destins à tout jamais liés va basculer...


Si la mise en scène pêche...

Comment ne pas se réjouir quand un tel projet est annoncé, d'autant lorsque c'est Tom Hooper (Le Discours d'un roi) qui est à la barre, que son but est de capter les voix au moment du tournage et qu'un casting flamboyant est prévu pour le faire ? Mais adapter une comédie musicale (et non l'œuvre littéraire de Hugo) est une sacrée prise de risque. Surtout lorsque celle-ci est chantée de bout en bout -- à quelques répliques près -- pendant 2h30. Tout se dit en chanson. Vous voilà prévenus !


Si la version live sur scène (que j'avais adorée) a une ampleur visuelle et un souffle épique, la version filmée tombe à plat. Le résultat est étriqué, voire parfois étouffant. Quelques raisons techniques sont en cause. Tout d'abord par la mise en scène surprenante car hermétique. Hopper fait le choix de cadrer serré, en plan fixe sur chaque solo (ou presque) dans les moments où l'émotion se doit d'être à son comble. Résultat : le merveilleux "I dreamed a dream" chanté par Fantine, moment de grâce par excellence se retrouve écrasé et on finit par décrocher. La fragilité de Fantine, dévastatrice pour le cœur dès les premières notes, s'en trouve rapidement aplatie. Il en va de même pour les atermoiements de Cosette mis à mal par ce même traitement, cadrés façon loupe à droite de l'écran. Ou encore les souffrances de Valjean devenues lisses.


On ne peut que constater une incompatibilité entre l'image étroite et une musique qui a, sans aucun doute, été pensée et écrite pour être perçue du fin fond d'une salle de théâtre immense. Ce qui donne le sentiment d'une interprétation répétitive, sans âme et peu avantageuse. De plus, le cinéaste ne parvient jamais à faire cohabiter les moments de comédie pure (dans l'auberge des Thénardier), la tragédie quasi christique (l'accord du pardon de Javert) et les moments mélo -- et larmoyants -- (Valjean). C'est ce qui s'appelle déchanter...


... le casting éblouit


Et pourtant, on finit par verser une larme (voire plusieurs)... On ne peut renier la beauté de la musique qui vous hante pendant longtemps, des paroles ("Red and Black", "Who am I", "In my life" en particulier) et de l'implication des acteurs ! Tom Hooper est un grand directeur d'acteur, méticuleux mais généreux. Hugh Jackman a des talents de chanteurs indéniables. Son vibrato et son amplitude vocale riche en harmonies nous embarquent à chaque fois -- même si la deuxième partie le voit un peu plus éteint... la faute à la partition ou au récit qui s'essouffle un peu ? De quoi faire passer Russel Crowe pour un chanteur de salle de bain. Malgré son imposante posture et son interprétation profonde, Crowe ne donne pas le change avec son timbre puissant mais sans amplitude et trop linéaire pour l'envergure de Javert. (On ne parlera pas des quelques moments où certains s'époumonent dans les partitions beaucoup trop aigües pour leur tessiture... celles d'Amanda Seyfried pour ne pas la nommer).


On retiendra les beaux brins de voix d'Eddie Redmayne (My week with Marylin) et de Natalya Wallace (pour la première fois à l'écran) dans le rôle d'Eponine, chantant le sublime "On my own". Sans oublier le moment de gaudriole de Sacha Baron Cohen et Helena Bonham Carter dans le rôle loufoque des époux Thénardier, plutôt fun, même s'ils en font des tonnes.


En résumé : Une véritable déception. La réalisation trop formatée nuit à la beauté du reste. Même si on passe finalement un bon moment, on ne retiendra que les véritables instants de grâce qu'offre la première partie du film. Sur les 12 statuettes des Oscars convoitées, me voilà curieuse de savoir combien Les Misérables version Hooper va remporter... Anne Hathaway en a sûrement une déjà gravée à son nom !







mercredi 30 janvier 2013

Critique : Happiness Therapy : et si la folie n'était que subjective ? (30/01/13)

HAPPINESS THERAPY
De David O. Russell
Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Jacki Weaver...

La vie n'est pas tendre avec Pat Solatano. Ce trentenaire a perdu son job, sa maison et surtout sa fiancée, Nikki. La cause de ses malheurs ? Un pétage de plomb en règle lorsqu'il a vu sa femme le tromper avec l'un de ses collègues. 8 mois et un petit tour en hôpital psychiatrique plus tard, il se voit obliger d'emménager chez ses parents. Peu à peu, il apprend à contrôler ses émotions, ses accès de colère et ses vérités-pas-toujours-bonnes-à-dire faisant partie de ses troubles bipolaires. Remonté à bloc, il va tout faire pour remonter la pente et reconquérir sa femme... qui l'a quitté. Mission perdue d'avance puisqu'un juge lui impose une distance d'au moins 150 m entre lui et sa belle. Mais c'est sans compter la jolie Tiffany, une jeune femme dépressive tournant aux neuroleptiques par boites de 12, et aussi paumée que lui depuis la mort de son mari, qu'il embarque dans son délire. Elle va l'aider à condition qu'il participe avec elle à un concours de danse plus ou moins cathartique pour elle...

Plus on est de fous, plus on rit

© The Weinstein Company
Il y a quelques mois lorsque la bande-annonce est sortie sur la Toile, je n'aurais pas parié sur un tel succès. A la lecture du synopsis, on pourrait croire que Happiness Therapy est shooté aux anxiolytiques et que la présence de deux bombes plastiquement irréprochables pourrait faire passer la pilule. Mais finalement, cette tragi-comédie est une remarquable analyse de notre société moderne où la dépression, et les dépendances, qu'elles soient chimiques ou affectives, font partie du quotidien. David O. Russel (Fighter, Les Rois du désert, J'adore Huckabees) ne tombe pas dans le travers de la lourdeur du stress et des anxiétés que trimbalent les personnages, ni dans la comédie romantique classique et attendue (même si le final l'est un peu...). Le résultat est à la fois léger et profond, grave et drôle, émouvant et divertissant, romantique mais pas dégoulinant d'irréalisme.

© Senator Filmverleih
La force du réalisateur, c'est l'authenticité et le réalisme d'un univers émotionnellement riche, des personnages qui ressemblent à Monsieur-tout-le-monde (recette déjà éprouvée dans Fighter), et qui malgré tout ont une folie douce en eux. La petite touche qui fait du bien dans cette nouvelle œuvre russelienne réside dans l'humour parfois caustique et décalé, et ses interprètes fascinants et bouleversants d'humanité.
© StudioCanal
Bradley Cooper (qui a failli refuser le rôle, d'une intensité qu'il ne se sentait pas affronter) est magistral en doux-dingue à la franchise brute de décoffrage. Il manie la violence et la vulnérabilité avec une subtilité et une profondeur désarmante qu'on lui connaît trop peu. La "folie" de Pat (souvent déclenchée par la chanson jouée à son mariage) est toute relative car elle n'est qu'une vue de l'esprit. Car finalement, tous les personnages sont un peu siphonnés : Tiffany (Jennifer Lawrence), pour se soigner de la mort de son époux, a couché avec tous ses collègues de bureau (femmes comprises); Pat Senior (Robert De Niro), parieur invétéré, pense qu'il ne peut gagner que si son fiston est présent devant la télé avec lui; Danny (Chris Tucker), aussi patient de l'hôpital psy, n'aspire qu'à une chose : trouver le stratagème qui le fera sortir de son enfermement et de sa solitude. Et tout ce petit monde évolue au gré des difficultés que la vie leur impose, essayant de franchir chaque obstacle qu'il créé parfois eux-même. La morale de l'histoire ? Tout n'est qu'une question de foi en soi, de capacité à voir les signes que le destin nous envoie et accepter qu'il faut parfois lâcher prise pour avancer. Chacun désire la même chose : (re)trouver l'envie d'aimer et d'être aimé, et trouver une certaine paix intérieur pour aller de l'avant.

© The Weinstein Company
Une autre jolie surprise : redécouvrir Jennifer Lawrence dans un rôle qui lui va à merveille. Pétillante, mordante et à la fois fragile et émouvante. Voilà de quoi nous faire oublier sa prestation plutôt sans saveur dans Hunger Games. Retrouver Chris Tucker (qui a disparu du grand écran depuis Rush Hour 3 en 2007) a été une petite joie toute personnelle car j'avais adoré son personnage "super green" dans Le Cinquième élément). Et que dire de Monsieur De Niro, qu'on retrouve avec plaisir dans un registre tout en émotion qui, pour autant, n'est pas dénué de sel... piquant.


En résumé : Un joli tour de force car Happiness Therapy ne va jamais là où on l'attend. A grand renfort de répliques cinglantes, et d'un scénario à l'intrigue surprenante, ce film vous donnera la banane. Deux fois primé aux Golden Globes, il attend fébrilement le 24 février prochain pour connaître la moisson de ses 8 nominations (dont les 3 catégories majeures : meilleur acteur, actrice et film).

jeudi 10 janvier 2013

Les Oscars 2013... Sans Marion Cotillard, ni Intouchables

@AFP
Comme souvent, les nominations aux Oscars contentent certain et en déroutent d'autres. Il y a celles qu'on attend sans hésitation (Lincoln en tête (avec 12 nominations), Zero Dark Thirty, L'Odyssée de Pi, Les Misérables ou encore Argo), et celles qui nous laissent perplexes, voire furibards. Une fois de plus Leonardo DiCaprio est laissé les mains vides. Pourquoi est-il systématiquement boycotté malgré une prestation remarquable dans Django Unchained ? Ou bien pourquoi le travail de Tarantino n'a-t-il pas été récompensé malgré un succès populaire et un film à tout point de vue excellent. Son sujet, trop sensible


@AFP
C'est Amour de Michael Haneke qui crée la surprise. Après la Palme d'Or du dernier festival de Cannes, il concourt dans 5 catégories (meilleur film, la réalisation, le scénario original et l'actrice principale). Il offre ainsi à Emmanuelle Riva la première nomination de sa carrière à 85 ans. Une catégorie qui décidément restera dans les annales puisque elle réunit la plus âgée et la plus jeune actrice, en la personne de Quvenzhané Wallis, fabuleuse jeune actrice des Bêtes du Sud Sauvage.
@AFP
Un autre record pourrait être battu si le Britannique Daniel Day Lewis obtenait le 3e Oscar de sa carrière pour Lincoln (plus vrai que nature), après My Left Foot (1989) et There Will Be Blood (2008). Le film de Steven Spielberg, sélectionné dans 12 catégories, a coiffé au poteau L'odyssée de Pi d'Ang Lee et ses 11 nominations. Le réalisateur américain touche du doigt une nouvelle consécration, près de 20 ans après son doublé meilleur film/meilleur réalisateur pour La liste de Schindler.
 
D'autres films se disputeront le 24 février le statuette du meilleur film: L'odyssée de Pi d'Ang Lee (11 nominations), Les Misérables de Tom Hooper (8), Happiness Therapy de David O. Russell (8), Argo de Ben Affleck (7), Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow (5), Django Unchained de Quentin Tarantino (5), Amour de Michael Haneke (5) et Les bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin (4).

La sélection dans son ensemble

Meilleur film

LES BÊTES DU SUD SAUVAGE

HAPPINESS THERAPY

ZERO DARK THIRTY

LINCOLN

LES MISERABLES

L’ODYSSEE DE PI

AMOUR

DJANGO UNCHAINED
ARGO
 




Meilleur acteur

Daniel Day Lewis dans LINCOLN

Denzel Washington dans FLIGHT

Hugh Jackman dans LES MISÉRABLES

Bradley Cooper dans HAPPINESS THERAPY

Joaquin Phoenix dans THE MASTER

Meilleur acteur dans un second rôle


Christoph Waltz dans DJANGO UNCHAINED

Philip Seymour Hoffman dans THE MASTER

Robert DeNiro dans HAPPINESS THERAPY

Alan Arkin dans ARGO

Tommy Lee Jones dans LINCOLN
 









Meilleure actrice

Naomi Watts dans THE IMPOSSIBLE

Jessica Chastain dans ZERO DARK THIRTY

Jennifer Lawrence dans HAPPINESS THERAPY

Emmanuelle Riva dans AMOUR

Quvenzhané Wallis dans LES BÊTES DU SUD SAUVAGE


Meilleure actrice dans un second rôle
Sally Field dans LINCOLN

Anne Hathaway dans LES MISÉRABLES

Jacki Weaver dans HAPPINESS THERAPY

Helen Hunt dans THE SESSIONS

Amy Adams THE MASTER

Meilleur film d’animation


LES PIRATES de Peter Lord

FRANKENWEENIE de Tim Burton

REBELLE de Brenda Chapman et Mark Andrews

LES MONDES DE RALPH de Rich Moore

L’ÉTRANGE POUVOIR DE NORMAN de Chris Butler et Sam Fell

Meilleur réalisateur


Ang Lee pour L’ODYSSÉE DE PI

Steven Spielberg pour LINCOLN

Michael Haneke pour AMOUR

Benh Zeitlin pour LES BÊTES DU SUD SAUVAGE

David O. Russell pour HAPPINESS THERAPY

Meilleur film étranger

AMOUR

NO

WAR WITCH

A ROYAL AFFAIR

KONTIKI

Meilleur scénario adapté


Lucy Alibar et Benh Zeitlin pour LES BÊTES DU SUD SAUVAGE

Chris Terrio pour ARGO

Tony Kushner pour LINCOLN

David O. Russell pour HAPPINESS THERAPY

David Magee pour L’ODYSSÉE DE PI
 
Meilleur scénario original


John Gatins pour FLIGHT

Mark Boal pour ZERO DARK THIRTY

Quentin Tarantino pour DJANGO UNCHAINED

Michael Haneke pour AMOUR

Wes Anderson et Roman Coppola pour MOONRISE KINGDOM

Meilleure photographie


Seamus McGarvey pour ANNA KARENINE

Robert Richardson pour DJANGO UNCHAINED

Claudio Miranda pour L’ODYSSÉE DE PI

Janusz Kaminski pour LINCOLN

Roger Deakins pour SKYFALL

Meilleurs costumes


Jacqueline Durran pour ANNA KARENINE

Paco Delgado pour LES MISÉRABLES

Joanna Johnston pour LINCOLN

Eiko Ishioka pour BLANCHE NEIGE

Colleen Atwood pour BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR

Meilleur documentaire


5 BROKEN CAMERAS

THE GATEKEEPERS

HOW TO SURVIVE A PLAGUE

THE INVISIBLE WAR

SUGAR MAN

Meilleur montage


William Goldenberg pour ARGO

Tim Squyres pour L’ODYSSÉE DE PI

Michael Kahn pour LINCOLN

Dylan Tichenor and William Goldenberg pour ZERO DARK THIRTY

Jay Cassidy and Crispin Struthers pour HAPPINESS THERAPY

Meilleur score


Dario Marianelli pour ANNA KARENINE

Alexandre Desplat pour ARGO

Mychael Danna pour L’ODYSSÉE DE PI

John Williams pour LINCOLN

Thomas Newman pour SKYFALL

Meilleure chanson


« Before My Time », CHASING ICE, par J. Ralph

« Everybody Needs A Best Friend », TED, par Walter Murphy et Seth MacFarlane

« Pi’s Lullaby », L’ODYSSÉE DE PI par Mychael Danna et Bombay Jayashri

« Skyfall », SKYFALL, par Adele Adkins et Paul Epworth

« Suddenly », LES MISÉRABLES, de Claude-Michel Schönberg, Herbert Kretzmer et Alain Boublil

Meilleure direction artistique

Sarah Greenwood (Production Design); Katie Spencer (Set Decoration) pour ANNA KARENINE

Dan Hennah (Production Design); Ra Vincent et Simon Bright (Set Decoration) pour LE HOBBIT, UN VOYAGE INATTENDU

Eve Stewart (Production Design) et Anna Lynch-Robinson (Set Decoration) pour LES MISÉRABLES

David Gropman (Production Design) et Anna Pinnock (Set Decoration) pour L’ODYSSÉE DE PI

Rick Carter (Production Design) et Jim Erickson (Set Decoration) pour LINCOLN

Meilleur maquillage


Howard Berger, Peter Montagna et Martin Samuel pour HITCHCOCK

Peter Swords King, Rick Findlater et Tami Lane pour LE HOBBIT, UN VOYAGE INATTENDU

Lisa Westcott et Julie Dartnell pour LES MISÉRABLES

Meilleur mixage son


ARGO

LES MISÉRABLES

L’ODYSSÉE DE PI

LINCOLN

SKYFALL

Meilleur montage son


ARGO

DJANGO UNCHAINED

L’ODYSSÉE DE PI

SKYFALL

ZERO DARK THIRTY
 
Meilleurs effets visuels


LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU

L’ODYSSÉE DE PI

AVENGERS

PROMETHEUS

BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR

Meilleur court-métrage documentaire


INOCENTE

KINGS POINT

MONDAYS AT RACINE

OPEN HEART

REDEMPTION

Meilleur court-métrage animé


ADAM AND DOG

FRESH GUACAMOLE

HEAD OVER HEELS

MAGGIE SIMPSON IN THE LONGEST DAYCARE

PAPERMAN

Meilleur court-métrage


ASAD

BUZKASHI BOYS

CURFEW

DEATH OF A SHADOW

HENRY

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