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mardi 15 décembre 2015

[Bande Annonce] Les Animaux fantastiques

"Lumos Maxima" ! Une formule magique ressortie tout droit du fond de notre mémoire cinématographique. Nous revoilà plongés dans l'univers des sorciers avec les toutes premières images des Animaux Fantastiques, spin off des aventures de Harry Potter écrites et adaptées par J.K Rowling herself ! À la réalisation, on ne change pas une équipe qui gagne puisque c'est David Yates, déjà derrière la saga depuis L'ordre du Phoenix en 2007.

L'histoire suivra Newt Scamander (Norbert Dragonneau pour les francophones), un professeur étudiant les créatures surnaturelles qui peuplent la Terre. Ce spécialiste, incarné par le désormais très courtisé Eddy Redmayne, écrira un livre sur ces bestioles en tout genre, un livre qui suivra Harry Potter lors de sa scolarité, 70 ans plus tard.

Ce premier teaser ne laisse pas transparaître grand chose à par un hommage subtil au Prisonnier d'Azkaban et à la formule magique de la lumière. On voit le jeune Scamander transporter une valise supposée contenir quelques espèces d'animaux étranges. Mais nous n'en voyons pas l'ombre d'une patte ou d'un museau ! Il va falloir patienter pour en voir davantage...
L'acteur oscarisé pour son rôle du Stephen Hawking dans La Merveilleuse histoire du temps sera accompagné de Katherine Boyer Waterston (Steve Jobs, Jamais entre amis), Colin Farrell, Jon Voigt, Ron Perlman et Ezra Miller. La sortie est prévue pour novembre 2016.

            

samedi 8 mars 2014

[Critique] Dans l'ombre de Mary : Supercali... té de jeu (05/03/14)


DANS L'OMBRE DE MARY

De John Lee Hancock
Avec Tom Hanks, Emma Thompson, Colin Farrell, Paul Giamatti...


Sortie le 5 mars 2014 

Laisser un studio de cinéma adapter un roman n'est pas chose facile pour un auteur. Et encore moins lorsqu'il s'agit de l'Australienne P. L. Travers, romancière à l'origine de la saga Mary Poppins ! Au début des années 60, Walt Disney est admiré dans le monde pour tous ses dessins animés qui font rêver des millions d'enfants. Lorsque ses filles lui demandent de porter à l'écran l'histoire d'une nounou qui vole avec un parapluie, le papa de Mickey met un point d'honneur à convaincre son auteure d'en faire un film. Mais celle-ci ne veut pas en entendre parler. Aussi têtu l'un que l'autre, ils entament des négociations interminables pour les droits des livres. Et l'adaptation en musique et en personnages animés ("ciel !") n'est pas au goût de la dame... Mais quand l'argent manque et que la banqueroute n'est pas loin, quelques compromis sont à envisager…

© The Walt Disney PicturesOn pouvait craindre que Dans l'ombre de Mary ternisse l'image joviale du film Mary Poppins, ou encore alourdisse son processus de création dans un méli-mélo d'arguments technique sans intérêt. Il n'en est rien. Rarement un film sur le processus de création n'a clairement aussi bien montré à quel point le vécu et les ressentis de l'auteur influe sur ses œuvres.

© The Walt Disney PicturesLa confrontation entre le très zen Mickey en chef et l'auteure so british n'est finalement que substantielle, mais fait appel à de savoureux échanges et joutes verbales lors de bras de fer artistiques. De même, les séances de travail avec les scénaristes et compositeurs deviennent une salle de classe, où la maîtresse montre son mécontentement face à ses cancres d'élèves. À coup de ratures sur le script, de pinailleries sur les paroles, et de gueulantes (la classe en plus), Emma Thompson délivre une performance alliant fantaisie, drôlerie et autodérision avec une certaine pudeur, des fêlures et gravité. Avec un peu de patience de votre part, vous pourrez d'ailleurs entendre la vraie voix de P. L. Travers après le générique du film, grâce aux extraits originaux des séances de travail, qu'elle ne manquait pas d'enregistrer.

© The Walt Disney Pictures
Dans l'ombre de Mary ne se contente pas de nous faire taper du pied sur Chem-cheminée ou Le Morceau de sucre (qui restent en tête un bon moment après la séance…). L'histoire va et vient sur l'enfance de la romancière à l'aide de flashbacks intelligemment construits et placés (même si parfois, un peu sirupeux, avec des ralentis inutiles). On y voit une gamine animée par une imagination débordante, encouragée par un père rêveur et aimant, mais définitivement alcoolique et autodestructeur (Colin Farrell plutôt remarquable). Et au milieu de cette relation quasi exclusive, une mère qu'elle préfère ignorer, car débordée par ses tâches quotidiennes, et qui ne fait rien pour entrer dans son monde.

© The Walt Disney PicturesPetit à petit, on comprend alors comment s'est construite celle qui, une fois adulte, sera une grande névrosée, viscéralement incapable de se laisser aller aux émotions, et pourquoi elle est si profondément attachée à sa nounou sur papier. Un personnage tout en contraste avec le jovial et bonhomme Walt Disney, un poil teinté d'ironie par le réalisateur. Pour lui, tout n'est que faste et drôlerie. Dans son monde, rien est impossible… L'Australienne se voit traitée comme une reine à coup de tonnes de peluches dans sa chambre d'hôtel, de cupcakes colorés dans le studio, affublée d'un chauffeur trop gai à son goût (excellent et attachant Paul Giamatti, tout en sobriété), ou encore de proposition de tours de manège à DisneyWorld. C'en est trop pour celle dont la vie n'est que simplicité grisâtre. Tom Hanks signe ici un rôle loin de ses habitudes tout en automatismes (Capitaine Philips), et retrouve son regard d'enfant. Il nous fait partager ainsi son réel plaisir à incarner celui à l'origine de tant de rires et de rêves.

En résumé : Une très jolie histoire, bouleversante et amusante à la fois, qui ne vous fera plus regarder Mary Poppins de la même façon.


mardi 21 mai 2013

[Critique] Epic : Du très beau avec un message écolo (22/05/13)

EPIC, la bataille du royaume secret

De Chris Wedge
Avec les voix en VO de Amanda Seyfried, Josh Hutcherson, Beyoncé, Christophe Waltz, Colin Farrell... Et en VF Jérémie Renier, Mélanie Laurent, Garou…

Sortie le 25 mai 2013

Une guerre insoupçonnable fait rage autour de nous, dans le monde invisible pour ceux que ne croient pas aux êtres minuscules créés par Mère Nature. Alors quand Mary Kate, une adolescente citadine venue s'installer chez son père (qui n'a de père que le nom) se retrouve plongée par magie dans cet univers caché, elle doit s'allier à un groupe improbable de personnages singuliers et pleins d'humour afin de sauver leur monde... et le nôtre.


20th Century FoxAprès la saga polaire L'Âge de glace et les aventures d'un ara bleu dans Rio (dont le 2e volet sortira l'année prochaine), les studios Blue Sky innove. Fini les blagues potaches niveau maternelle, et les dessins sympa mais pas très novateur. Avec Epic, ils renouvellent leur genre et passe à l'âge adulte. L'esthétisme, doublée d'une 3D renversante, nous embarquent totalement dans cet univers rempli de chlorophylle et de personnages attachants. 

20th Century Fox
Si on a l'impression de débarquer dans Chéri, j'ai rétréci les gosses au départ (et son monde miniature où tout paraît immense et insurmontable), on découvre très vite un monde enchanteur, coloré, magique et poétique, peuplé de petites créatures à la fois féériques et complètement loufoques. J'en veux pour preuve : Mub et Grub, deux gastéropodes à la langue baveuse et bien pendue, sont les personnages les plus drôles du film. A n'en pas douter, leurs clowneries et leur humour feront rires autant les petits que les grands (si ce n'est plus). Et les autres, davantage ancrés dans un imaginaire de conte de fées (certains rappelleront de loin les Minimoys), n'oublieront pas de vous émouvoir.


20th Century Fox
Au-delà de sa beauté plastique, Epic est aussi un film d'aventures, qui n'a pas oublié sa morale écolo et humaniste (se protéger les uns les autres d'abord pour protéger la nature ensuite), et son affrontement éternel entre Bien et Mal (avec un méchant très très méchant et répugnant contre un jeune fanfaron rebelle, qui finit par rentrer dans le rang pour le bien de son peuple). Pour autant, les bons sentiments ne dégoulinent pas, et le film ne tombe pas dans les excès des gros happy end américains habituels. 
20th Century Fox
Si les personnages -- traditionnels -- sont étoffés par une écriture soignée, on ne peut pas dire que le scénario révolutionne le genre. Mise à part la scène d'ouverture et la grande bataille finale, il ne se passe pas énormément de choses. C'est bien dommage. Et pourtant, on passe un excellent moment !


En résumé : Les félicitations du jury pour la beauté plastique, mais peu mieux faire côté histoire. Mais on reste enchanté malgré tout.


dimanche 31 mars 2013

Critique : Dead Man Down : Polar sombre qui se perd (03/04/13)


DEAD MAN DOWN
De Niels Arden Oplev
Avec Noomi Rapace, Colin Farrell, Domninic Cooper, Terence Howard...

Les hommes de main d’un criminel new-yorkais, Alphonse (Terence Howard), se font dégommer par un inconnu les uns après les autres. Pour seuls indices, le mystérieux tueur leur envoie des morceaux de photos façon puzzle et des mots aux sens sybillin. Tout en enquêtant avec son collègue Darcy (Domninic Cooper) sur leur ennemi déclaré, Victor (Colin Farrell) fait la connaissance de sa voisine, Béatrice (Noomi Rapace), une jeune femme défigurée après un accident de voiture, et qui vit avec sa mère (Isabelle Huppert). Malgré des réticences évidentes, elle accepte un rendez-vous avec ce beau brun ténébreux. Mais leur soirée ne va pas se passer comme il l'avait prévu. Béatrice lui relève ses véritables motivations : lui demander de tuer quelqu’un pour elle…



© Frequency Films
Sur le papier, Dead Man Down avait de quoi séduire : un casting original et hétéroclite aux origines multiples, un script de revenge movie aux allures de thriller sombre écrit par l'excellent J.H.Wyman (Fringe), et aux commandes le Danois Niels Arden Oplev, remarqué pour sa trilogie Millénium (adaptée de la saga littéraire éponyme, dont l'affiche s'inspire... rappelez-vous des couvertures noires bordées de rouge de la collection polar des éditions Actes Sud). Mais il s'avère que la transposition sur grand écran est un exercice délicat...


© Frequency Films© Frequency Films
Pour sa première expérience américaine, Oplev a fait le choix d'une ambiance de polar plutôt séduisante de par sa volonté de ne pas tout exposer dès le départ, s'appuyant sur un chassé-croisé de personnages plutôt astucieux qui distille avec parcimonie les intentions de chacun. Sans oublier la naissance d'une histoire d'amour torturée

Si le cinéaste ne révolutionne pas le genre (on est quand même peu surpris du déroulement des événements), il s'applique à construire une atmosphère soignée à mi-chemin entre le ciné indépendant américain et le polar britannique (à la Luther) à coups de cité ouvrière et de gratte-ciels sans âme, de rues poisseuses et pluvieuses sans particularisme, et de cimetières et de hangars gigantesques pour la "touche gangster". On décèle l'envie du réalisateur de faire une histoire universelle, qui pourrait arriver n'importe où. Mais pourtant, ce genre appelle souvent à une réalité sociale bien plus marquée et très crue. On peut ainsi lui reprocher de ne pas utiliser ses décors plus en profondeur, car les personnages principaux, plutôt convaincants au départ, finissent par perdre leur point d'ancrage émotionnel - pourtant forts au vu de leur passé - et donnent l'impression de ne plus croire en ce qu'ils vivent.
© Frequency Films
Des séquences d'exposition jusqu'au cœur de l'intrigue (plutôt simplette et convenue), tous les ingrédients sont présents pour que l'on soit plongé dans l'histoire. Mais Oplev finit par se tirer une balle dans le pied dans la dernière demi heure en changeant totalement de registre et de ton. Facilité ou manque d'imagination pour trouver une fin convenable ? Oplev nous offre un final grand-guignolesque de film d'action à grand renfort d'explosions, de carnage avec des coups de feu à tout-va, et de sauvetage de la demoiselle-en-détresse-et-apeurée en règle. Résultat : le peu de crédibilité établie (déjà très faible depuis le début) tombe à l'eau et le chemin psychologique intéressant construit jusque-là par les deux personnages principaux (sur la moralité et le bien-fondé de leur désir de vengeance) est balayé à grand coup Tipex. Dommage !


© Frequency Films
En résumé : Sans pouvoir lui opposer de véritables reproches francs et massifs, Dead Man Down reste un film de série B agréable à regarder, mais sans véritable saveur, et qui ne convainc jamais vraiment de son utilité. Et pourtant, il est parfois touchant dans ses envolées dramatiques, trop inconstantes. On a tout de même plaisir à voir Domninic Cooper (Abraham Lincoln : chasseur de vampires, Captain America) et Terence Howard (Iron Man, Quatre Frères, Collision) à l'œuvre.




mercredi 5 octobre 2011

"P... !", "F... !" Et si ça s'arrêtait ? Des stars se mobilisent contre la famine

Le cinéma, d'où qu'il vienne, nous fait voyager, nous évader et raconte souvent de belles histoires. Mais celle qui se raconte en ce moment dans la Corne de l'Afrique n'en est pas une.

Des stars, françaises et internationales, des milieux sportifs, de la musique et du grand écran, se sont mobilisées pour The One Campaign. L'idée ? Faire un clip pour attirer l'attention et mobiliser l'opinion publique et politique afin d'endiguer la famine qui tue des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants depuis des mois, voire des années. Mais ça n'a pas l'air d'intéresser grand monde...

Inutile de faire de longs discours. The "F-word" comme disent pudiquement les américains, ou "Putain" comme on le dit grossièrement chez nous, résume l'idée. Une minute "volontairement novatrice, provocatrice et radicale" pour ne plus faire l'autruche.

George Clooney, Idris Elba, Jessica Alba, Colin Farrell, Clive Owen ou encore Evan Rachel Wood (entre autres) pour la version "biiiipée" américaine, et Vincent Cassel, Billy Nighy, Sophie Marceau et même les Guignols pour la version française ont répondu à l'appel de l'association caritative. Voici le spot, mise en ligne juste un mois avant la réunion du G20 à Cannes.

Si vous voulez signer la pétition, c'est ICI.

mardi 13 septembre 2011

Critique : Fright Night : Pourquoi est-il aussi méchant ? Parce queee !!! (14/09/11)


FRIGHT NIGHT

De Craig Gillespie
Avec Anton Yelchin, Christopher Mintz-Plasse, Imogen Poots, Dave Franco, Toni Colette, David Tenant...

Ces dernières années, les vampires ont pris toutes les formes, les caractères, passant de l'horrible créature difforme au héros romantique imberbe, sans friser de la canine. Aujourd'hui, Craig Gillespie dépoussière le mythe et revient aux bases gothiques de cet être nocturne et sanguinaire avec Fright Night
© Craig Gillespie

Remake de Vampire, vous avez dit vampire ? tourné il y a plus de deux décennies, cette nouvelle version aurait pu être un teen movie fantastico-horrifique à 2 balles et sans réel consistance. Cette version comme la première est à prendre au 3e degré, maiss elle s'avère bien plus dense et réfléchie qu'on se l'était imaginé en voyant le premier teaser.

© Craig Gillespie
Exit les routes escarpées menant à un vieux château poussiéreux, les longues capes moirées façon Bela Lugosi et les jeunes vierges sacrifiées sur l'autel de l'innocence. Le vampire façon Marti Noxon (le scénariste) est un pur produit du mal sous des airs de beau gosse hypersexué, séducteur primaire et violent. Incarné par le (sexy) Colin Farrell, de nouveau en grâce à Hollywood depuis Bons baisers de Bruges, qui a chaussé les crocs afin d'offrir un rôle impeccablement joué : dérangeant, intrigant voire flippant à souhait, le mâââl(e) dans toute sa splendeur. Noxon, connu pour son œuvre sur Buffy contre les vampires, ou dernièrement sur Numéro Quatre avait largement de quoi faire oublier le vampire fleur-bleue de Twilight, les deux incompatibles frangins de Vampire Diaries,  les rivaux de Bon Temps dans True Blood ou la bestiale créature de The Priest. Il offre à nos yeux un antihéros vicieux sous tout rapport, qui n'attire aucune sympathie malgré son charme ténébreux, avec un appétit insatiable. Il est sauvage tel un prédateur : il chasse, tue, se nourrit sans remords. Et devient aussi laid à l'extérieur qu'à l'intérieur lorsqu'il sévit. Colin Farrell incarne cette dualité à la perfection.

© Craig Gillespie
© Craig Gillespie
Quant aux jeunes acteurs qui l'accompagnent (Anton Yelchin, Dave Franco, Christopher Mintz-Plasse et Imogen Poots... sisi, c'est son nom !), ils n'ont rien de ridicules face à lui et sont particulièrement investis. Pour info, Christopher Mintz-Plasse est toujours aussi fun et assez allumé pour assumer un rôle pareil. Et la jeune Imogen montre qu'une blonde ne sert pas qu'à montrer sa plastique et sait tenir une arme, aussi médiévale fusse-t-elle ! Je souhaiterais tout de même signaler que mon coup de cœur dans ce film va à David Tenant (10e Dr Who dans la série britannique éponyme). Le comédien British perd de son légendaire flegme pour s'effacer totalement derrière son personnage d'illusionniste maquillé, alcoolique et spécialiste des créatures maléfiques, dont le look tient plus d'une rock star chic et dépenaillée, à la Russell Brand, que d'un prêtre exorciste. Déjanté, allumé, grossier... tellement bon ! Mon sang n'a fait qu'un tour... de plaisir !
© Craig Gillespie
© Craig GillespiePour accompagner tout ce petit monde, un script au rythme effréné, qui va droit au but sans tergiversation. Conçu comme une version effroyable de "Attrape-moi si tu peux", il ne laisse pas le spectateur s'ennuyer, le prenant par la main dès qu'il pense qu'il a un temps de répit. Les dialogues font mouche sans avoir à réfléchir des heures. Numéro de jonglerie entre scènes de pure terreur (on n'est pas dans Saw non plus...) et de séquences très humaines. On pourra noter tout de même quelques défauts : la 3D est superflue, comme beaucoup d'autres films ces derniers temps, jusqu'à parfois nous faire plisser les yeux jusqu'au mal de tête.

En résumé : cette version de Fright Night est capable de vous faire frémir en douceur et sourire (voire rire), sur fond d'images rétro 1980's, est une véritable surprise, qui laissera peut être les puristes de la première version dubitatifs (car il y a quelques changements notables), mais qui plaira sûrement aux adeptes de sang frais. A la vôtre... cul-sec !


dimanche 31 juillet 2011

Critique : Comment tuer son boss ? : meurtre collectif... de la comédie (3 août)

COMMENT TUER SON BOSS ?
De Seth Gordon
Avec Jason Bateman, Jennifer Aniston, Colin Farrell, Jamie Foxx...

Qui n'a pas déjà pensé à occire son affreux patron une bonne fois pour toute ? A l'évocation de son titre, on pouvait attendre de Comment tuer son boss ? une comédie à l'humour poil à gratter et aux situations un brin sulfureuses. Mais il n'en est rien, ou peu de choses. Tout est question de dosage pour rester dans le politiquement correct. Parfois trop sage, voire inoffensif pour nos zygomatiques, il n'atteint pas le côté irrévérencieux d'un Very Bad Trip, dynamique et sans temps mort, ni compromis. Le résultat donne une comédie potache sans réelle prise de risque, et qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Et pourtant, aux commandes se trouve Seth Gordon, l'un des réalisateurs des séries à succès Modern Family et The Office.

Et pourtant le scénario tient dans sa main un casting de luxe, des personnages bien trempés et une idée pour le moins originale. Une nympho (Jennifer Aniston), un psycho (Kevin Spacey), un blaireau (Colin Farrell) comme le souligne l'affiche française face à leurs employés qui les détestent et qui veulent leur peau. Ce trio de patrons, largement porté par l'excellent Kevin Spacey en boss tyrannique et imprévisible, écrase un temps soit peu le trio d'employés (Jason Bateman, Charlie Day et Jason Sudeikis), sans relief ni aspérités.

En revanche, le rôle de Jennifer Aniston est un parfait contre-emploi, qu'on aimerait plus souvent lui voir jouer. Dommage qu'elle soit sous-"exploitée". Son langage fleuri et coquin en émoustillera peut-être plus d'un... De même : trop peu de Jamie Fox, "mauvais garçon" tatoué du crâne. Un petit bémol tout de même bien dommage : le parti-pris de Colin Farrell de se jouer de son image de beau gosse était une bonne idée (il est méconnaissable !), mais il finit par agacer en en faisant des tonnes avec son trop plein de phrasés façon Robert De Niro dans Taxi Driver.

Le scénario retombe malheureusement comme un soufflé mis au frigo. Le rythme, commencé par un prologue de mise en situation classique des situation personnelle de chaque personnage, finit par se prendre les pieds dans le tapis et l'humour de devenir pataud voire redondant. Les scènes s'enchaînent sans réelle cohésion entre elles, finissant par l'habituelle morale à l'américaine, sortant de nulle part.


En résumé : un cabotinage de stars, offrant le minimum syndical, qui fera sourire les spectateurs les plus indulgents (ou baver les fans de l'ex-Rachel dans Friends, à moitié nue sous une blouse) en cette période estivale (sic).

mardi 12 juillet 2011

Fright Night : un air de déjà-vu ?

Comme tout bon film commercial, les posters des personnages sont désormais le passage obligé pour les studios. Ceux du remake de Fright Night nous rappelle curieusement d'autres aventures vampiriques, non ? Le succès de True Blood est passé par-là on dirait. À vous de juger...



vendredi 1 juillet 2011

Jennifer Aniston... nymphomane ?


Comment la belle et innocente Rachel de Friends est devenue une nymphette débridée ?  Réponse le 17 août prochain dans Comment tuer son boss ? Cette comédie décapante et enlevée, nouveau bébé de Seth Gordon, n'est pas tendre avec le monde du travail. Après avoir mis en scène plusieurs épisodes de la série humoristique américaine The Office, le réalisateur de Tout sauf en famille (2008) revient sur le grand écran avec une belle brochette d'acteurs, notamment Jason Bateman (Sans Sarah, rien ne va, Paul, Hancock), Colin Farrell, Jamie Foxx (Ray), Kevin Spacey (Usual Suspect), Donald Sutherland (Dirty Sexy Money) ou encore Jennifer Aniston, qui s'en donne à coeur joie en incarnant une dentiste quelque peu nymphomane et adepte du harcèlement sexuel. Chaaauudd !

Et de quoi ça parle ? Leur quotidien est un enfer. Le rêve de Nick (Jason Bateman), Kurt (Jason Sudeikis) et Dale (Charlie Day : réduire en poussière leurs impossibles patrons qui meut mènent une vie épaouvantable. La démission ? Exclue ! Alors les trois copains échafaudent, sous l'influence de vapeurs d'alcool et des conseils douteux d'un ancien détenu, un plan quelque peu tordu.... Infailllible ? Le but : se débarrasser de leurs employeurs respectifs, Dave Harken (Kevin Spacey), Bobby Pellitt (Colin Farrell) et le Dr Julia Harris (Jennifer Aniston)... définitivement. Mais parviendront-ils à leurs fins ? Rien n'est moins sûr... De quoi donner des idées aux frustrés dans leur bureau.

dimanche 15 mai 2011

Colin Farrell : gentil ou méchant vampire ?

(c) Dreamworks
Hollywood n'a décidément pas fini son odyssée vampirique. Outre le gentil (et plus sexe ?) Twilight Révélation (Breaking Dawn) qui sera en salle le 16 novembre, c'est le über-Irlandais Colin Farrell qui se laissera pousser les crocs. Colin Farrell en vampire ? Une bonne blague à faire pâlir Dracula ou un réel projet qui tient la route ? Apparemment, les premier trailer tient les promesses d'un teen movie budgeté pour attirer les foules estivales. Grosse artillerie, jolie blonde, sentiments mi-figue, mi-raisin et de l'hémoglobine à flot. Le "guy next door" est louche mais sexy et rien que ça, cela attire les plus craintifs.
(c) Dreamworks
À la base, Fright Night, est l'une des comédies d’horreur les plus loufoques des années 1980, ironiquement appelée en France Vampire, vous avez dit vampire ?, écrit et réalisé par Tom Holland en 1985.  Le scénario a été écrit par Marti Noxon, coscénariste du film Numéro Quatre est davantage connue comme auteure de séries télé comme Mad Men et Buffy contre les vampires. Ce nouveau Fright Nigth devrait arriver en France en septembre. Tout cela fleure bon l'odeur du sang frais et de la chair fraîche !


De quoi ça parle ?

Charlie Brewster (Anton Yelchin) est au top : élève de terminale parmi les plus populaires, il sort en plus avec la plus jolie fille du lycée. Il est tellement cool qu’il méprise même son meilleur pote, Ed (Christopher Mintz-Plasse : Supergrave, Kick-Ass). Mais les problèmes vont arriver avec son nouveau voisin, Jerry (Colin Farrell). Sous les dehors d’un homme charmant, il y a chez lui quelque chose qui cloche. À part Charlie, personne ne s’en rend compte, et surtout pas sa mère (Toni Collette : Little Miss Sunshine). Après l’avoir observé, Charlie en vient à l’inévitable conclusion que son voisin est un vampire qui s’attaque à leur quartier. Bien sûr, personne ne croit le jeune homme, qui se retrouve seul pour découvrir d’urgence un moyen de se débarrasser du monstre…

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