mercredi 15 juin 2016

[Bande annonce] Vaiana, la légende du bout du monde

VAIANA LA LEGENDE DU BOUT DU MONDE


DeJohn Musker et Ron Clements
Avec (en VO) Auli’i Carvalho, Dwayne Johnson...
Sortie le 30 novembre 2016

Pour Noël 2016, point de neige ni de princesse au programme de Disney. Les glaces de La Reine des neige a fondu au profit des eaux bleu lagon et du soleil des îles du Pacifique Sud avec Vaiana, la légende du bout du monde. Les réalisateurs John Muser et Ron Clements (déjà aux commandes des classiques Aladdin et La Petite Sirène) ont reformer leur duo pour raconter l'histoire d'une adolescente nommée Vaiana.


Vaiana
Vaiana, jeune Polynésienne de 16 ans, est une navigatrice hors-pair. Elle se lance dans un voyage audacieux à la recherche d'une île mystérieuse, tâche inachevée de ses ancêtres, pour sauver son peuple. Au cours de son périple, elle va faire la connaissance de Maui, un demi-dieu plutôt costaud (incarné en VO par le non moins costaud Dwayne "the Rock" Johnson). Ensemble, ils vont affronter de nombreuses épreuves riches en action et faire des rencontres inoubliables.

Premières images prometteuses

Des tatouages racontant l'histoire de Maui (ressemblant étrangement à Hercule... autre demi-dieu créé par les mêmes réalisateurs) intronisent l'homme costaud dansant de façon endiablée (façon haka ?) pour impression la jeune fille. 
Maui, drôle de demi-dieu
De quoi révéler que ce personnage sera le bout-en-train du film. Drôle et charismatique, il possède un hameçon magique qui lui permet de se transformer en n’importe quel animal et de faire surgir des îles englouties. On a hâte de voir les vidéos de séances de doublage car si on en croit les premières images, Dwayne Johnson doit sacrément grimacer ! Mais Vaiana que nous n'entendons pas encore, livrera sûrement ses secrets bientôt ! Il paraît qu'elle sait se battre... En tout cas, les images s'annoncent spectaculaires, en particulier les fonds marins.

Plongée prévue le 30 novembre 2016.


[Bande annonce] Le bon gros géant (réactualisation)

Qui petit n'a pas eu peur du Croquemitaine cache sous son lit la nuit ? C'est cette peur enfantine que Spielberg a mis en scène dans Le Bon Gros Géant, adaptation du livre de Roald Dahl, publié en 1982. Ce grand succès de la littérature jeunesse est le seul roman de Dahl à n’avoir jamais été retranscris sous forme de long métrage. Cette histoire, qu’il avait écrite pour lire aux enfants le soir avant de dormir, était celle que l'auteur lui-même préférait.  


Le Bon Gros Géant raconte l’incroyable histoire d’une petite fille et du mystérieux géant qui va lui faire découvrir les merveilles et les dangers du Pays des Géants. Mais lorsque les méchants géants dévoreurs d'hommes envahissent le monde des humains, la petite fille, la reine d'Angleterre et le bon gros géant (le BGG) se lancent dans une grande aventure afin de les arrêter...




Spielberg déclare : « Roald Dahl a eu le génie de valoriser les enfants dans ses histoires. Mélanger dans ses contes la noirceur et la légèreté était très courageux de sa part, il a réussi l’exploit de raconter des histoires à la fois effrayantes et rédemptrices qui enseignent à tous, petits et grands, des leçons essentielles. C’est un accomplissement merveilleux, et c’est l’une des raisons qui m’ont donné envie de porter Le Bon Gros Géant à l’écran. Il était essentiel pour nous de rester fidèles au style et au langage de Roald Dahl, et c’est à Melissa Mathison, la grande scénariste qui avait écrit E.T. L’extraterrestre, que nous avons demandé d’écrire Le BGG - Le Bon Gros Géant . »


Le géant sortira de l'ombre dès le 20 juillet 2016.



[Bande annonce] Peter et Elliott le dragon (ré-actualisée)


PETER ET ELLIOTT LE DRAGON


De David Lowery
Avec Bryce Dallas Howard, Robert Redford, Oakes Fegley...

Sortie le 17 août 2016


Depuis de longues années, M. Meacham (Robert Redford), un vieux sculpteur sur bois, régale les enfants du coin avec ses histoires sur un féroce dragon qui vivrait au plus profond de la forêt voisine. Pour sa fille Grace (Bryce Dallas Howard), garde forestière de son état, tout ceci n’est que contes à dormir debout… jusqu’au jour où elle fait connaissance avec Peter (Oakes Fegley). Ce mystérieux petit garçon de 10 ans - qui dit n’avoir ni famille ni foyer - assure qu’il vit dans les bois avec un dragon géant baptisé Elliott. Et la description qu’il en fait correspond étonnamment à celui dont parle son père… Avec l’aide de la jeune Natalie (Oona Laurence) - la fille de Jack (Wes Bentley), le propriétaire de la scierie -, Grace va tout mettre en oeuvre pour découvrir qui est vraiment Peter, d’où il vient, et percer le secret de son incroyable histoire…

             


On n'arrête plus la course aux réadaptation de Disney ! Fort des succès de Maléfique et de Cendrillon, la maison aux grandes oreilles met le cap sur les grands classiques de notre enfance, revus et corrigés à grands coups d'effets spéciaux spectaculaires plus modernes que le mélange en prises de vues réelles et animation comme la version de 1977.

Le premier trailer vient d'être dévoilé, mélange de Tarzan (dont le remake sera en salle le 6 juillet) lorsqu'on voit le jeune acteur Oakes Fegley sauter d'arbre en arbre, et du toi d'un bus à celui d'un camion, et du Livre de la Jungle (dont la sortie est prévue le 13 avril). On y aperçoit furtivement le dragon, laissant une part de mystère, provocant l'impatience. Ce qui intrigue le plus est le choix du réalisateur : David Lowery, remarqué au Festival de Sundance avec les amants du Texas. Choix audacieux pour la maison Disney, et d'autant plus intéressant au vu du travail de photographie qu'il offre. Côté casting, on retrouve Bryce Dallas Howard, ayant décidément un faible pour les grosses bêtes disparues (Jurassic World) et Robert Redford, qui semble attiré par les grosses productions depuis Captain America : le soldat de l'hiver.


samedi 11 juin 2016

[Vu à la TV] Microbe et Gasoil : On n'est pas pris au sérieux quand on a 15 ans

MICROBE ET GASOIL

De Michel Gondry
Avec Ange Dargent, Théophile Bacquet, Audrey Tautou...
Sorti le 8 juillet 2015
Vu sur Canal+





Entre une mère dépressive angoissée et un grand frère punk et rebelle, Daniel (Ange Dargent), a du mal à exister. À l'école, ça n'est pas mieux. Ses professeurs le prennent pour une fille, sans doute à cause de ses cheveux longs et de sa voix fluette. Et les autres gamins Microbe à cause de sa petite taille. Quand Théo (Théophile Baquet), surnommé Gasoil car bricoleur de voiture, débarque dans sa classe, c’est le coup de foudre amical. Microbe voit en lui plus qu'un petit malin à la langue bien pendue et à l’assurance bien trempée. Bien décidés à passer l’été ensemble, les deux garçons bricolent une maison roulante équipée d’un moteur de tondeuse à gazon.


Michel Gondry est un grand enfant, un Peter Pan du cinéma, jouant souvent de son imagination débordante pour créer des univers bien à lui (Eternal Sunshine of the Spotless Mind, La Science des rêves) souvent remplis de bricolages en tout genre (L'Ecume des jours). On ne sait jamais à quoi s'attendre.

Ange Dargent et Théophile Bacquet
Avec Microbe et Gasoil, Gondry revient sur les traces de l'adolescence, qu'il avait déjà esquissées dans The We and the I (voir l'interview) en distillant des vérités vraisemblablement personnelles et autobiographiques touchantes. Pas de surenchères plastiques et d'objets incongrus, le réalisateur a préféré la douce innocence de deux ados en quête d'identité, tout en gardant un côté loufoque.

Économe sur la forme et intimiste sur le fond, Gondry montre à quel point une amitié peut forger des caractères et révéler l'identité des êtres. À travers un voyage initiatique à hauteur d'adolescents, le film évoque les nombreuses interrogations de gamins de 15 ans, sans pour autant tomber dans les travers de tous les teen movies/series versant dans les blagues graveleuses ou encore dans la confrontation avec les parents.

Un film personnel, drôle et touchant


Également scénariste, Michel Gondry a gardé l'humour décalé dans des souvenirs d'enfance transposé dans un présent contemporain, avec une rhétorique désuète de par le langage et la perception de la vie des deux ados. Si les dialogues ont ce charme d'un autre temps, et si la diction et la syntaxe des jeunes acteurs jurent avec leur âge, leur jeu est convaincant. 

Maison/voiture construite par Daniel et Théo
Microbe et Gasoil est bien plus intellectuel et moins léger qu’on ne pourrait le penser, une fois les étiquettes « conscience du temps qui passe » et « passage à l’age adulte » décollées. Au-delà de ses excentricités visuelles, le réalisateur construit chaque film comme une porte vers une obsession précise, une interrogation sur le sens de telle ou telle chose, un terrain psychologique encore inexploré. Il s’interroge ici sur le sens d’une passion plutôt que de simplement montrer le résultat d’une expérimentation. 
Le film pioche ci et là dans la personnalité et les obsessions de Gondry sur les femmes, la marginalité, le souvenir… sans jamais verser dans un discours psychologisant sur l’adolescence ou pire poser un regard mélancolique (celui du réalisateur) sur un âge d’or révolu.

En résumé


Tendre et bienveillant vis-à-vis de ses héros, Gondry s’offre une parenthèse enchantée et prouve qu’aimer raconter des histoires candides ne nécessite pas de grands effets ou de gros budgets. Microbe et Gasoil est une mini-odyssée ludique et loufoque à la candeur charmante.

lundi 23 mai 2016

[Bande annonce] La belle et la bête

La Belle est jouée par Emma Watson

LA BELLE ET LA BÊTE


De Bill Condon (Mr Homes, Dream Girls, Twilight : Breaking Dawn part 1 & 2)
Avec Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans, Emma Thompson, Kevin Kline...


On ne présente plus l'histoire de la jolie demoiselle séduite par une affreuse créature, rongée par le chagrin. Après la récente adaptation signée Christophe Gans (avec Vincent Cassel et Léa Seydoux), La belle et la bête a longtemps été le projet du réalisateur Guillermo del Toro. Mais c'est Disney qui a dégainé le plus vite et qui redonnera vie à ce conte enchanteur, dans la lignée de Maléfique, Cendrillon et Le Livre de la jungle et bientôt Peter et Elliott le dragon. 
Dans le teaser de cette nouvelle (nouvelle, nouvelle, etc.) version, Emma Watson (aussi voulu par del Toro) retrouve château poussiéreux, chandelles usées et toiles d'araignées accrochées ici et là...  Ici point de magie, mais de la féérie en perspective. Sombre selon les premières images, mais prometteuse. Les tasses, cuillères et autres ustensiles de cuisine ne danseront peut-être pas dans de beaux atours colorés cette fois-ci. A la musique, on retrouve Alan Menken, 8 fois Oscarisé dont deux pour la version animée de 1991. Il rafraîchira les célèbres airs du film d'animation de notre enfance et proposera aussi des chansons originales écrites avec Sir Tim Rice.

La Belle rencontrera la Bête dès le 29 mars 2017.

 

lundi 9 mai 2016

[Avis] Angry Birds : Tous Red de plaisir (11/05/16)

ANGRY BIRDS

De Clay Kaytis et Fergal Reilly
Avec les voix françaises de Omar Sy, Audrey Lamy...

Sortie le 11 mai 2016

Red est un oiseau à part. Souvent moqué pour ses gros sourcils étant enfant, il s'est peu à peu endurci les plumes et s'est éloigné du reste de son village, où tout n'est que joie de vivre et pouponneries. Avec son sale caractère, Red se met souvent dans des situations difficiles avec ses congénères. Résultat, lorsque de mystérieux cochons verts débarquent sur leur île, personne n'y voit aucun mal sauf Red, que personne n'écoute...



En toute honnêteté, faire un film à partir d'un jeu pour smartphone aussi simpliste qu'Angry Birds m'avait laissée très perplexe au départ, voire dubitative. Le jeu, certes addictif, a pour héros une bande d'oiseaux équipés d'un lance-pierres capable de tout dégommer, surtout les méchants cochons verts. Bien léger pour construire un scénario ! Et pourtant, Jon Vitti (scénariste des Simpsons tout de même) ne s'est pas dégonflé. Il a réussi le tour de force de faire d'Angry Birds, le film une œuvre drôle et qui tient la route, tout en utilisant tous les personnages de la saga (Bomb, Terrence, Chuck, Stella, Mathilda, Jim, Jake, Jay... et les autres). Attachants, désopilants, survoltés, bougons, on retrouve leurs différents caractères (bien trempés) pour le plus grand bonheur des fans du jeu... et des autres. De situations burlesques en répliques piquantes (on n'échappe pas au champ lexical aviaire), on se régale des mésaventures de ce pauvre Red, tête de Turc de l'île aux oiseaux et on se réjouit de le voir évoluer en héros face aux terribles cochons. Le final grandiose seul vaut le détour.

Dès les premières minutes, on se retrouve dans un monde très coloré aux images ne révolutionnant pas le film d'animation mais d'une jolie qualité et travaillées. De quoi ne pas faire rougir Red de colère. La 3D est sympa mais n'apporte rien de majeur. De quoi contenter les petits. Pour les plus grands, le scénario plutôt malin a intégré de nombreuses références musicales, cinématographiques et au jeu original. Il faut avoir les yeux partout, même en second et troisième plan ! Bonus : attendez la fin du premier générique pour voir un clin d'œil liée au jeu.

En résumé : Angry Birds, le film est une jolie surprise divertissante, drôle et parfois irrévérencieux. Il faut savoir se mettre en pétard quand il s'agit de sauver sa peau... et celles des autres.

samedi 23 avril 2016

[Avis] Eddie the eagle : He believes he can fly (4/05/16)

EDDIE THE EAGLE

De Dexter Fletcher
Avec Taron Egerton, Hugh Jackman, Christopher Walken... 

Sortie le 4 mai 2016

Depuis tout gamin, Michael "Eddie" Edwards n’a qu’un seul rêve : participer aux Jeux Olympiques. Sauf que ce jeune garçon gauche et fragile d'un genou n’a jamais réussi à briller dans aucun sport. Et pourtant il passe son enfance essayer à peu près toutes les disciplines sportives avant de se trouver par hasard une passion pour le ski, dont on le décourage à haut niveau, puis le saut à ski. Touché par la persévérance et l'abnégation d’Eddie, un ancien champion américain de la discipline devient son coach malgré-lui et l’aide à prendre part aux J.O. d’Hiver de Calgary. L’histoire vraie d’un antihéros, premier britannique à participer à l’épreuve de saut à ski aux Olympiades, n'ayant jamais cessé de croire en lui-même alors que son pays tout entier le prenait pour un looser.

Copyright 2016 Twentieth Century FoxIl est des destins écrits pour le cinéma. Celui de Michael "Eddie" Edwards n'avait rien au départ pour briller sur les tapis rouges hollywoodiens et d'ailleurs. Ce feel-good movie n'est pas un chef-d'œuvre mais il a le mérite de rappeler l'adage célèbre "l'important, c'est de participer" de Pierre de Coubertin Et il rappellera sans aucun doute dans son esprit et sa construction la comédie Rasta Rocket, à qui il est même fait un clin d'œil ouvert puisque les deux longs-métrages se passent lors des Jeux d'hiver de 1988. Le changement de discipline du héros, l'incompatibilité de caractère du sportif et de son entraîneur, des séances d'entraînement rabâchées, le méchant de la fédération qui leur met des bâtons dans les roues... On retrouve tout, l'incongruité de certaines scènes en moins. Mais les scénaristes, dont c'est la première œuvre, rendent le héros improbable attachant et le duo plutôt fun. Leur script tire de grosses ficelles ? Qu'importe... Les acteurs semblent s'amuser et nous transmettre des ondes positives et la sensation qu'avec de la détermination et de l'envie tout est possible. Un peu naïf et basique, me direz-vous ? Sûrement. Mais cela fait du bien de temps en temps. On sourit, on serre les dents pendant les sauts, et on s'amuse des pitreries des acteurs. Car oui, Taron Egerton et Hugh Jackman oscillent entre ingénuité, enfantillages, mimiques et gesticulations hasardeuses... parfois. Ce qui est plutôt amusant au début peut s'avérer un peu lourd sur la longueur. Mais restent quelques pépites. Voir Hugh Jackman lâcher prise, sans effort (à tort ou à raison) lorsque son personnage d'entraîneur compare le décollage de la rampe d'un sauteur à ski et l'acte sexuel avec l'actrice Bo Derek : il simule le flot d'émotions engendrés par les deux avec une liberté désinvolte que seul un acteur de cette trempe (et n'ayant rien à rien à perdre) peut interpréter sans perdre sa crédibilité. La scène deviendra moins culte que celle du restaurant dans Harry rencontre Sally mais a le mérite de placer l'acteur australien en side-kick burlesque efficace face au propret Egerton.

Le jeune acteur britannique, star montante depuis Kingsman : services secrets, a laissé sa bogossitude au placard pour coller au mieux au véritable Michael Edwards. Sourire figé, mâchoire en avant, lunettes épaisses et sourcils, moustache frétillants et petites poignées d'amour, les traits sont souvent grossis et forcés. Contrairement à Kingsman où la mécanique de la transformation est sophistiquée et implicite pour évoluer dans un monde parodique et de second degré, Taron Egerton semble ici en complet décalage, créant parfois des moments gênants. Eddie donne l'impression d'être l'idiot du village, qui n'a pas évolué depuis l'âge de 5 ans, car le degré de parodie ou de comédie n'est pas si bien défini. Dommage car le jeu d'Egerton aurait pu être bien meilleur.

Le véritable Eddie
Quant aux scènes de sauts scènes de sauts, elles mélangent les effets spéciaux bon marché et des moments de bravoures au montage, comme celui du saut à 90 m. Fletcher joue entre gros plans, plans larges, points de vue subjectif, insérant la réaction des spectateurs, celle des parents d'Eddie à la maison... Le tout au millimètre près, calé sur une musique délicieusement années 80 (et ses synthé incomparables). Sans crier au chef-d'œuvre, il recrée une ambiance et une tension (toute relative) servant le point culminant du film.

En résumé : un petit film sympathique un peu facile et cousu de fil blanc, mais qui se laisse regarder pour la bonne humeur communicative de ses acteurs.

mardi 19 avril 2016

[Avis] Le chasseur et la reine des glaces (20/04/16)

LE CHASSEUR ET LA REINE DES GLACES


De Cédric Nicolas-Troyan
Avec Chris Hemsworth, Charlize Theron, Jessica Chastain, Emily Blunt, Sam Claflin, Nick Frost...

Sortie le 20 avril 2106


C'est dans les pots à billets verts qu'on fait des suites de film apparemment... Suite à la fraîcheur des critiques mais au succès relatif (400 millions de dollars) de Blanche neige et le chasseur en 2012, Universal a décidé de remettre le couvert. Mais cette fois, exit la jeune femme (pas vraiment en détresse) enfermée dans son donjon. La star, c'est l'homme à la chevelure blonde, alias Chris Hemsworth. 



L'intrigue démarre avant les événements du premier film. Il y a fort longtemps, bien avant qu’elle ne tombe sous l’épée de Blanche Neige, la reine Ravenna avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa sœur Freya à quitter leur royaume, le cœur brisé. Celle que l’on appelait la jeune reine des glaces, à cause de son habilité à geler n’importe quel adversaire, s’employa alors à lever une armée de guerriers impitoyables, au fond d’un palais glacé. Mais au sein même de ses rangs Eric et Sara allaient subir son impitoyable courroux pour avoir enfreint l’interdit : tomber amoureux. Plus tard, à l’annonce de la défaite de sa sœur, Freya envoie ses guerriers récupérer le miroir dont elle est la seule à pouvoir catalyser les sombres facultés. Des tréfonds dorés de la psyché, elle réussit à ressusciter Ravenna. Les deux sœurs vont alors retourner leur puissance maléfique, décuplée par la rage, sur le royaume enchanté. Leur armée s’avèrera désormais invincible… à moins que… les deux proscrits qui avaient jadis trahi la règle d’or, subissant l’exil et la séparation, ne parviennent à se retrouver…

Avec ces nouvelle images, on replonge dans un monde féérique qui rappelle furieusement celui de Maléfique (normal, c'est le même producteurs) avec des petits êtres volants, une forêt verdoyante mais inquiétante. Et le coup de la reine qui transforme en glaçon tout ce qu'elle touche et qui s'enferme dans un château givré, Disney nous l'a déjà fait il y a deux ans avec La Reine des neiges devenu depuis le cauchemar des parents. "Libérée, délivrééééé..." L'interprète de Thor a confié au site Cinemablend : "Cette fois, il y a une vraie histoire d’amour et une relation géniale entre le personnage de Jessica Chastain et le mien qui est au centre du film. Mais c’est beaucoup plus fun, davantage dans la veine de Willow par exemple". De quoi nous allécher pour nous faire patienter... ou pas.
La guerre sera déclarée le 20 avril 2016.



Avis - en résumé :

Le Chasseur et la reine des glaces tient ses promesses : un film grand public faisant la part belle au spectacle, où les combats et cascades le rendent plus épique que le premier volet. L'histoire d'amour est toujours centrale, mais celle-ci est plus torturée et moins idyllique que la première. Ce qui n'est pas sans intérêt, surtout quand la belle est incarnée par la fougueuse rouquine Jessica Chastain. Reste que la méchante de l'histoire ne l'est pas tant que cela. Emily Blunt fait pâle figure et manque de charisme face à une Charlize Theron quasi démoniaque et jouissive. De quoi ravir les plus jeunes d'entre nous, et les fans de la belle sud-afro-américaine.

mercredi 13 avril 2016

Dr Strange : le Sorcier suprême se dévoile

DR STRANGE


De Scott Derickson 
Avec Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton, Rachel McAdams, Chiwetel Ejiofor, Mads Mikkelsen...

Sortie prévue le 26 octobre 2016

Inspiré du personnage apparu dans le numéro 110 de la revue Strange Tales en juillet 1963, Dr Strange raconte l’histoire d’un neurochirurgien au sommet de son art, le Dr Stephen Strange. Après avoir été victime d’un horrible accident de la route qui lui brise les mains, ce dernier découvre des dimensions parallèles et un univers fantastique. L'homme de science cartésien qu'il est va devoir apprendre à ouvrir son esprit à de nouvelles réalités et possibilités. Sceptique au départ, il finira par être le Sorcier suprême, l'un des plus puissants héros de l'univers Marvel.

Toujours produit par Kevin Feige, ce film fait partie de la troisième phase de l’univers cinématographique Marvel, dont l’objectif est de faire découvrir de nouveaux héros tout en perpétuant les aventures des personnages de héros préférés du public (Iron Man, Hulk, Captain America et consort).

Cette première bande-annonce fait un peu penser à l'univers d'Inception où des mondes quasi identiques se superposent dans une sorte de kaléidoscope, où les réalités se multiplient... "Vous êtes un homme qui regarde le monde à travers une serrure, explique une voix mystérieuse. Vous avez passé votre vie à tenter d'élargir cet horizon. Votre travail a sauvé des milliers de vies, mais si je vous disais que cette réalité n'est pas la seule ?", continue-t-elle. "Je ne crois pas aux contes de fées, aux énergies et au pouvoir des croyances", tranche la voix éraillée et caverneuse de Benedict Cumberbatch. Magie et grands effets spéciaux sont donc au programme pour un grand spectacle qui s'avère sombre et puissant. 


[Avis] Captain America : Civil War [Mise à jour]

Le tout premier trailer de Captain America : Civil War vient d'arriver… Et l'amitié entre super héros va en prendre un coup dans l'aile !

Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l’humanité. À la suite d’une de leurs interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision. Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l’équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s’engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d’autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement…

Quel camp choisirez-vous le 27 avril  au cinéma ?


 

La nouvelle bande-annonce permet de voir la totalité des héros qui s’affronteront dans cette guerre civile. Ainsi on peut enfin observer distinctement la Panthère Noir, T’Challa, roi du Wakanda, dans son costume et en action face au Soldat de l’Hiver. La Sorcière Rouge et la Vision se dévoilent également lors d’une confrontation visiblement dantesque. Même SpiderMan y fait une apparition !
Les premiers combats apparaissent, la tension est à son comble, quelques héros sont à terre tel que War Machine. Le film des frères Russo parait extrêmement sombre, signifiant des heures difficiles pour les personnages de Stan Lee. La bande annonce l’affirme : Civil War comme le comic book est violent et dramatique. Plus qu’un affrontement physique, la Civil War est également un combat idéologique entre Tony Stark et Steve Rogers. Qui aura le dernier mot ?



Critique - en résumé :


On peut dire que Marvel sait y faire ! Des scènes d'action incroyables, sans pour autant passer à l'état de bouillie visuelle (tu vois Zach Snyder que c'est possible !), LA grande scène entre les deux camps est juste une vraie réussite. De nombreux thèmes sont abordés et des émotions assez inattendues, le tout coulant à l'écran comme sur le papier. Malgré la complexité d'un scénario bien agencé, le divertissement est toujours présent et l'humour plus fun que jamais. L'arrivée des petits nouveaux comme Spider-Man est un vrai régal. L'ado/homme-araignée attire l'attention sur lui dès son arrivée éclipsant les deux camps rivaux avec toute sa candeur juvénile et ses propos désarmants de héros malgré-lui. Il a finalement le droit aux meilleures blagues du film. Quant à Black Panther (alias Chadwick Boseman), il tient la route. On a hâte de le voir en solo dans son film prévu en 2018.

vendredi 1 avril 2016

[Avis] Le livre de la jungle (réactualisé)


Mowgli, Baloo, Kaa, Shere Khan, Bagheera, Colonel Hathi, Akela, Raskha et leurs compères à poils et plumes sont de retour sur le grand écran. Le célèbre roman de Rudyard Kipling est à nouveau adapté par la maison Disney. Mais cette fois, les personnages sont faits d'images de synthèse hyper-réalistes et non de dessins, fondus au milieu de prises de vue réelles et synthétiques. Le rôle phare du "Petit d'homme" a été confié à Neel Sethi, 11 ans, dont c'est le grand début. Derrière la caméra, le papa du premier Iron Man, Jon Favreau.

Élevé par une famille de loups, le « petit d’homme » n’est désormais plus le bienvenu dans la jungle : le redoutable tigre Shere Khan (doublé par Idris Elba et sa voix grave) s’est juré d’éliminer celui qu’il voit comme une menace. Sa dernière confrontation avec les hommes lui a laissé quelques cicatrices aussi bien internes qu'externes.
Forcé d’abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli entame alors un extraordinaire voyage à la découverte de son identité. Il n'est pas seul : la panthère Baguera (doublé par le fantasque Ben Kingsley) se montre un mentor sévère, et l'ours Baloo (doublé par le non moins fantasque Bill Murray), à l’esprit libre et ouvert, l'accompagnent et le guident. Sur sa route, Mowgli va rencontrer des créatures de la jungle parfois hostiles, comme Kaa (Scarlett Johansson la persifleuse), un python à la voix et au regard hypnotiques, ou le Roi Louie (Christopher Walken), un singe beau parleur qui tente d’amener le garçon à lui révéler le secret de la fleur rouge fascinante et mortelle : le feu.
On retrouve aussi la jolie Lupita Nyong’o (voix originale de Raksha, la mère loup de Mowgli, prête à tout pour le protéger), et Giancarlo Esposito (Breaking Bad) (voix du mâle dominant de la meute, le loup Akela). Le Livre de la jungle utilise les technologies dernier cri et un procédé narratif immersif afin de plonger le public dans un monde luxuriant et enchanteur, en 3D et en IMAX 3D.

Promenade dans la jungle prévue dès le 13 avril 2016


Avis - en résumé : Cette adaptation du Livre de la jungle est une véritable claque visuelle tant les décors naturels sont magiques et les animaux qui les peuplent sont plus vrais que nature. Chapeau les artistes des FX ! L'atmosphère tantôt enfantine, tantôt stressante font de ce long-métrage un film d'aventure captivant. On ne s'ennuie pas une seconde. Un vrai rêve de gamin, "en chair et en os".
On sent le respect du réalisateur pour ce livre qui a bercé notre enfance. On y retrouve évidemment les deux chansons les plus connues du dessin animé original Je veux être comme vous et Il en faut peu pour être heureux, re-visitées pour l'occasion. Côté casting de voix US, Idris Elba donne la chair de poule avec sa voix rauque en incarnant le terrible tigre Sher Khan, et Bill Murray nous fait sourire en prêtant sa voix au fainéant Baloo. un seul regret : que le film soit plus sérieux que l'original, que son humour soit dispersé ça et là dans d'infimes répliques ou attitudes. Ici, le serpent Kaa avec ses yeux hypnotisant de toutes les couleurs est raide comme la justice, et le roi Louis est des plus méchants voire effrayant.




jeudi 31 mars 2016

[Avis] Jem et les hologrammes : Quand youtube fait sa promo (13/04/16)

JEM ET LES HOLOGRAMMES

De Jon M. Chu

Avec Aubrey Peeples, Stefanie Scott, Aurora Perrineau, Hayley Kiyoko, Ryan Guzman, Molly Ringwald et Juliette Lewis.

Sortie le 13 avril 2016



Jerrica est une ado ayant atterri avec sa sœur chez sa tante après la mort de son père. Elle y a rejoint deux autres fillettes, orphelines comme elles. Secrète et réservée, perdue dans une toute petite ville, Jerrica (surnommée Jem par son paternel) couche sur papier ses émotions en écrivant des chansons. Elle devient du jour au lendemain un phénomène mondial malgré elle grâce à une vidéo en cachette postée sur le Net par sa sœur. Repérée par une directrice de maison de disque, elle va alors vivre une aventure unique, mais pas sans ses 3 sœurs. Ces quatre musiciennes en herbe vont appréhender leur nouvelle célébrité avec créativité, folie, et courage, mais aussi fêlures et disputes.

Hasbro a encore frappé ! Après l'adaptation sur grand écran de son jeu de bataille navale avec Battleship, le voilà de retour avec celle d'un dessin animé (un peu idiot) ayant bercé l'enfance des trentenaires/jeunes quadra lors des après-midi Dorothée. 
Les premières images nous montraient une histoire d'ados à la recherche d'une gloire sans l'avoir vraiment demandée, mais qui ruinait leur lien sous prétexte de jalousie et de prise de tête... On attendait le happy end après une période de turbulences conclu par un message rempli de valeurs universelles les faisant grandir... rien de bien nouveau en somme, me direz-vous !

Malgré de nombreux défauts scénaristiques, de réalisation et de grosses ficelles, Jem et les hologrammes a quelque chose de sympathique et de bon enfant. Ce n'est effectivement pas le film de l'année (il est resté environ 2 semaines sur les écrans américains) mais il est plein de bonnes intentions. Dommage qu'elles soient balancées sans précaution créant un joyeux bazar, faisant du film un fourre-tout un peu schizophrène sur les bords.

Le film est souvent victime de son créateur initial, Hasbro. Grâce aux moyens conséquents du studio Universal, le réalisateur se fait plaisir dans les scènes de concert en filmant un clip vidéo géant. Normal, l'homme est habitué aux films de danse et de musique (Justin Bieber's Believe, Justin Bieber : Never say Never, Sexy Dance 2 & 3) et à de gros budgets (G.I Joe : Conspiration, Insaisissables 2 à venir). Résultat, Jem et les hologrammes a ce côté produit marketing pré-fabriqué avec ses chansons entêtantes qui ne manqueront pas de finir sur iTunes ou autres plateformes virtuelles. Mais il ne relancera sûrement la mode des années 1980, si présente et subtilement modernisée dans le film... :) Les fans de guitares en forme d'étoile et de mini synthé portable, de paillettes et d'épaulettes, de maquillage à la Kiss seront ravis de faire un bon dans le temps !

Le réalisateur a pris le parti d'entrecouper les scènes de disputes, de tension ou de colère avec des vidéos de Youtubers montrant leurs différents talents ou leur gratitude à destination de leur idole, Jem. Pourquoi pas. Plutôt fun mais la technique répétitive finit par alourdir les scènes et devient inutile. Et que dire de l'apparition étonnante d'un robot (ressemblant au petit frère de BB-8 dans Star Wars 7) au milieu de l'histoire ? Arrivé comme un circuit dans le potage, il initie un jeu de piste lancé par le père défunt de Jem et donne au film un côté science-fiction / aventures plutôt bizarre. Etait-ce pour faire raccord avec le dessin animé dans lequel la machine appelée Synergie aide les chanteuses au quotidien ? Tout ça pour délivrer le message classique "sois toi-même, aies confiance et le courage de tes ambitions, utilise ton talent, blablabla..." Un peu tiré par les cheveux... Les plus jeunes s'y attacheront sans doute.

Outre le fait que le film ne respecte pas vraiment la série d'origine (ce qui n'est pas plus mal), il reste un teen movie avec tous les codes technologiques et sociologiques de leur génération : les stars éphémères passant de Youtube à la scène en un éclair, des fans hystériques et excessifs postant des vidéos pour remercier leur idole "d'avoir changé leur vie", l'invasion des réseaux sociaux... Et évidemment, le mauvais côté du succès rapide : les gens mal-intentionnés profitant de la poule aux œufs d'or naïve, la perte du libre-arbitre des artistes, voire de leurs identités... Un réveil des consciences qui n'aura sans doute aucun effet sur l'auditoire, biberonné à la télé-réalité et aux excès d'Internet.

Comme tout bon teen movie américain, on retrouve des personnages stéréotypés (la patronne du label harpie en chef juchée sur talons aiguilles et moulé dans un mini-short de cuir, le garde du corps idiot et bourrin, le beau-gosse aux ados d'acier / sans personnalité tombant dans les bras de l'héroïne, et pour les quotas américains, des "sœurs" de 3 origines ethniques différentes). Même si elle en fait des caisses, on a plaisir à voir Juliette Lewis dans la peau de la garce foldingue du label, loin de ses personnages froids et taiseux de séries telles que Wayward Pines et Secrets and lies. La jeune et jolie Audrey Peebles (actuellement dans la série musicale Nashville) a ce minois de la girl-next-door, ayant une légère ressemblance à Kristen Stewart, un beau brin de voix en plus. Elle forme avec ses consœurs de scène une belle équipe pleine d'énergie complice. Bonus : des caméos plutôt inattendus et souvent drôles...

En résumé : Jem et les hologrammes ne fait pas d'étincelles, mais à l'honnêteté de jouer la partition entamée dans la bande annonce : un film d'ados avec de bons sentiments. Si l'après pré-générique intronise les Misfits, rivales des Jem dans le dessin animé original, on peut douter de l'arrivée d'un second opus.

dimanche 20 mars 2016

[Bande annonce] Miss Peregrine et les enfants particuliers

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS


De Tim Burton
Avec Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson, Ella Purnell, Chris O'Dowd, Judi Dench, Rupert Everett...

Sortie le 5 octobre 2016


Tim Burton vient à ses fondamentaux après le très moyen Big Eyes. Le maître du macabre adapte Miss Peregrine et les enfants particuliers la saga littéraire de Ransom Riggs et retrouve ses délires fantastiques et ses freaks et laisser-pour-compte si chers à son cœur (Frankenweenie). 

Cette histoire tragique suit le jeune Jacob, 16 ans (Asa Butterfield, vu dernièrement dans La Stratégie Ender). L'adolescent est témoin de l'assassinat de son grand-père dans des circonstances des plus étranges. Il part alors avec son père au Pays de Galles dans un orphelinat, situé sur l'île où son papi a passé son enfance. Le seul indice qu'il a est une lettre signée de la main d'une certaine Pérégrine Faucon (Eva Green, déjà dans Dark Shadows). En arrivant là-bas, il s'aperçoit que l'endroit est peuplé d'enfants aux dons surnaturels et qu'il est le seul lieu où ils sont en sécurité à l'abri des regard et des peurs des "autres". Miss Peregrine, directrice des lieux, élève ces gentils monstres. Elle voit en Jacob leur protecteur alors que, lui, jure n'avoir aucun pouvoir. La menace ? Elle n'est qu'esquissée... On aperçoit un personnage inquiétant aux yeux blancs lumineux (non, ce n'est pas le père d'Alton, enfant alien de Midnight Special) et une bestiole affreuse rappelant celles de Guillermo del Toro, mélange entre Le Labyrinthe de Pan et la série The Strain).

« Leurs aptitudes ne conviennent pas au monde normal, c'est pour ça qu'ils vivent ici »


Le nouveau long trailer de Miss Peregrine et les enfants particuliers a le charme cinématographique de son réalisateur. On y retrouve son style sombre dans les décors, la photographie parfois inquiétante, une atmosphère légèrement mélancolique, des personnages totalement étranges et pourtant attachants (à première vue). Comme cette jeune fille aussi légère que l'air qui s'envole sans ses chaussures de plombs, ce jeune garçon dont le ventre est rempli d'abeilles, ou encore cette fillette aux boucles parfaites dont la bouche remplie de dents acérées se trouve en lieu et place de sa nuque. Du déjà-vu chez Burton ? Assurément. Mais il le fait bien. On y retrouve l'ado héros malgré lui (Charlie et la Chocolaterie), les gentils monstres mis au ban par la société qui les rejette (Edward aux mains d’argent, Frankenweenie). Il y ajoute un côté X-Men avec ce refuge où les enfants, tels les futures recrue du professeur Xavier, sont protégés d'un environnement hostile à leur différence. Et un autre lié à Harry Potter, ce jeune sorcier qui ne savait pas qu'il en était avant qu'on le lui montre. Alors commence sa découverte du monde sous un nouveau jour.

Si l'auteur de la saga a récemment révélé que Burton avait pris quelques libertés sur ses romans, on y retrouve la dualité du réalisateur entre couleurs éclatantes et noirceur effrayante, tout en conservant une poésie bien à lui, comme dans Edward aux mains d’argent, Charlie et la Chocolaterie et Alice au Pays des Merveilles. Le tout accompagné de scènes à couper le souffle (littéralement, comme celle sous l'eau...). Reste encore quelques mystères à éclaircir. "Juste à temps" souffle Misse Pérégrine à Jacob. Pour quoi ? Quelle est cet imminent danger ? Il prend la forme de Samuel L. Jackson, méconnaissable. Jacob sera t-il capable d'y faire face ? A t-il finalement des pouvoirs cachés ?

Réponse à ces questions dès le 5 octobre en salle.

             

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