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mercredi 13 avril 2016

Dr Strange : le Sorcier suprême se dévoile

DR STRANGE


De Scott Derickson 
Avec Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton, Rachel McAdams, Chiwetel Ejiofor, Mads Mikkelsen...

Sortie prévue le 26 octobre 2016

Inspiré du personnage apparu dans le numéro 110 de la revue Strange Tales en juillet 1963, Dr Strange raconte l’histoire d’un neurochirurgien au sommet de son art, le Dr Stephen Strange. Après avoir été victime d’un horrible accident de la route qui lui brise les mains, ce dernier découvre des dimensions parallèles et un univers fantastique. L'homme de science cartésien qu'il est va devoir apprendre à ouvrir son esprit à de nouvelles réalités et possibilités. Sceptique au départ, il finira par être le Sorcier suprême, l'un des plus puissants héros de l'univers Marvel.

Toujours produit par Kevin Feige, ce film fait partie de la troisième phase de l’univers cinématographique Marvel, dont l’objectif est de faire découvrir de nouveaux héros tout en perpétuant les aventures des personnages de héros préférés du public (Iron Man, Hulk, Captain America et consort).

Cette première bande-annonce fait un peu penser à l'univers d'Inception où des mondes quasi identiques se superposent dans une sorte de kaléidoscope, où les réalités se multiplient... "Vous êtes un homme qui regarde le monde à travers une serrure, explique une voix mystérieuse. Vous avez passé votre vie à tenter d'élargir cet horizon. Votre travail a sauvé des milliers de vies, mais si je vous disais que cette réalité n'est pas la seule ?", continue-t-elle. "Je ne crois pas aux contes de fées, aux énergies et au pouvoir des croyances", tranche la voix éraillée et caverneuse de Benedict Cumberbatch. Magie et grands effets spéciaux sont donc au programme pour un grand spectacle qui s'avère sombre et puissant. 


[Avis] Captain America : Civil War [Mise à jour]

Le tout premier trailer de Captain America : Civil War vient d'arriver… Et l'amitié entre super héros va en prendre un coup dans l'aile !

Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l’humanité. À la suite d’une de leurs interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision. Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l’équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s’engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d’autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement…

Quel camp choisirez-vous le 27 avril  au cinéma ?


 

La nouvelle bande-annonce permet de voir la totalité des héros qui s’affronteront dans cette guerre civile. Ainsi on peut enfin observer distinctement la Panthère Noir, T’Challa, roi du Wakanda, dans son costume et en action face au Soldat de l’Hiver. La Sorcière Rouge et la Vision se dévoilent également lors d’une confrontation visiblement dantesque. Même SpiderMan y fait une apparition !
Les premiers combats apparaissent, la tension est à son comble, quelques héros sont à terre tel que War Machine. Le film des frères Russo parait extrêmement sombre, signifiant des heures difficiles pour les personnages de Stan Lee. La bande annonce l’affirme : Civil War comme le comic book est violent et dramatique. Plus qu’un affrontement physique, la Civil War est également un combat idéologique entre Tony Stark et Steve Rogers. Qui aura le dernier mot ?



Critique - en résumé :


On peut dire que Marvel sait y faire ! Des scènes d'action incroyables, sans pour autant passer à l'état de bouillie visuelle (tu vois Zach Snyder que c'est possible !), LA grande scène entre les deux camps est juste une vraie réussite. De nombreux thèmes sont abordés et des émotions assez inattendues, le tout coulant à l'écran comme sur le papier. Malgré la complexité d'un scénario bien agencé, le divertissement est toujours présent et l'humour plus fun que jamais. L'arrivée des petits nouveaux comme Spider-Man est un vrai régal. L'ado/homme-araignée attire l'attention sur lui dès son arrivée éclipsant les deux camps rivaux avec toute sa candeur juvénile et ses propos désarmants de héros malgré-lui. Il a finalement le droit aux meilleures blagues du film. Quant à Black Panther (alias Chadwick Boseman), il tient la route. On a hâte de le voir en solo dans son film prévu en 2018.

lundi 8 février 2016

[Avis] Deadpool : Qu'il est bon d'être méchant ! (10/02/18)

DEADPOOL

De Tim Miller
Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin (Homeland), Ed Skrein (Le Transporteur 4, Kill Your Friends), Gina Carano (Piégée), Brianna Hildebrand...

Sortie le 10 février 2016

Wade Wilson est un ancien militaire des forces spéciales devenu mercenaire. Après avoir été diagnostiqué d'un cancer, il se tourne vers l'unique solution qui s'offre à lui : un traitement expérimental qui devrait accélérer ses pouvoirs de guérison. Mais le traitement ne se passe pas comme prévu : Wade devient Deadpool, un anti-héros qui va traquer l'homme qui a bien failli lui faire passer l'arme à gauche. 

Les héros masqués, ce n'est pas ce qui manque depuis quelques temps. Et en être un, ce n'est pas une sinécure ! Et Ryan Reynolds en sait quelque chose... L'acteur canadien a déjà revêtu ce costume de personnages hyperprotéinés et prêt à en découdre avec ceux qui le titillent (Blade, X-Men Origins - Wolverine, Green Lantern). Avec Deadpool, Hollywood lui confie une seconde, voire quatrième, chance d'incarner un homme pas comme les autres, avec cette fois pour objectif de lancer une nouvelle franchise dans l'univers Marvel version Disney (ayant déjà rapporté plus de 8,5 milliards de dollars), concurrencé par DC Comics (Warner) (avec bientôt Batman VS Superman). Grosse pression sur les épaules (larges) du blondinet, éternel espoir en devenir. Avec Deadpool, pari gagné !

Cette comédie méta joue sur l'ironie, l'autodérision jusqu'à l'humour pince-sans rire trashouille, du générique (petit conseil : lire les descriptifs donnés en lieu et place des noms des comédiens) à la dernière image après générique très drôle aussi (Marvel oblige...). Deadpool (sous l'égide de la Fox) ne ressemble à aucun autre super hero movie, si ce n'est à un une comédie déjantée avec une pincée d'absurdité à la Monty Python, une volée de violence à la Spartacus (version non censurée, bien sûr) et un franc parler qui apporte une certaine fraîcheur au genre. Et cela fait du bien ! Voilà de quoi dépoussiérer le concept de film de super héros, qui aurait tendance à tourner autour des mêmes ressorts et une originalité lissée (bien attaquée par l'anti-héros lui-même dans le film !)


Si le film de Tim Miller fait figure d'outsider et de poil à gratter du genre, c'est qu'il s'autorise à ne pas se limiter, le tout pour un budget rikiki. Une tendance trash et cynique qui dénote (mais reste contenue) lui donne une saveur toute particulière dans cet univers marvélien conformiste et bien pensant (reste à voir si Suicide Squad chez Warner ira plus loin...). Avec sa campagne de pub matraquant le côté hors-norme du personnage (dont personne était dupe...), le film joue carte sur table en annonçant la couleur dès la scène d'intro (sensibles s'abstenir...). Mais au-delà du trash et de l'irrévérencieux, Deadpool s'avère plus surprenant que prévu mélangeant vannes franchement osées et drôles (difficilement imaginables dans le cadre d'un grand studio) et moments plus émotionnels, sans faire retomber l'atmosphère enragée du long-métrage. Manquent peut-être juste une réalisation en contre-pied et un rythme moins attendu (les répliques drôles tombent souvent de façon attendue). Tout de même interdit aux moins de 17 ans aux USA (faut être gonflé pour le faire...), le film est un pari osé mais judicieux car cette interdiction permet aux scénaristes Rhett Reese et Paul Wernick (et aux impro de Ryan Reynolds) de retrouver l'essence du comics originel. 

Pour cause de "petit budget", Ryan Reynolds passe plus de temps sous le masque qu'à l'air libre (le maquillage d'une peau brûlée "façon pizza aux pepperoni") coûte apparemment cher). Mais ce petit porte-monnaie a du bon... Il se concentre sur moins de personnages, mais beaucoup plus fouillés, les scènes d'action sont peu nombreuses mais très réussies, et la structure en flash back permet de se plonger directement dans l'histoire, sans négliger d'expliquer le pourquoi-du-comment cet homme banal est devenu l'acharné revanchard Deadpool. Les fans de la première heure le trouveront un peu trop cool et pas assez cruel... tout est relatif. Qui de mieux que Ryan Reynolds, l'éternel risée des films de super héros, pour se foutre de la gueule de lui-même ? Il semble avoir pris plaisir à se dézingueur tout seul (sens de l'auto-dérision déjà aperçu dans The Voices de Marjane Satrapi). Une "renaissance" méritée pour l'acteur ? Sans aucun doute.

En résumé : Film étonnant, méchamment drôle et délicieusement irrévérencieux (peut-être moins que prévu...) où les dialogues sont le vrai point fort de cette comédie. Evidemment, à voir en VOST pour éviter l'appauvrissement des vannes dans la traduction...

PS : Une courte scène du générique de fin est gardée au chaud pour la sortie officielle de la comédie super-héroïque, révèlent les scénaristes Rhett Reese et Paul Wernick au site CinemaBlend :
"Il y en a une que le studio ne veut pas montrer avant que le film soit visible dans les cinémas. Vous pouvez donc dire au public qu’il y a deux séquences dans le générique, mais que vous n’en avez vu qu’une".
Soyez donc vigilants !


samedi 18 avril 2015

Avengers : l'ère d'Ultron : de quoi en mettre plein la vue ! (22/04/15)


AVENGERS :
L'ÈRE D'ULTRON

De Josh Whedon
Avec Robert Downey Jr, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Chris Evans, Mark Ruffalo, Jeremy Renner, Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen…

Panique sur la ville, une fois de plus. Mais cette fois, le méchant vient de l'intérieur. Il n'a ni chair ni os. C'est une intelligence artificielle bidouillée par Tony Stark et Bruce Banner, ayant évolué, pris le contrôle d'elle-même, et fait corps dans l'un des robots guerriers métalliques créé par l'industrie Stark. Il se nomme Ultron. La boite de Pandore est ouverte…Ultron prend son autonomie et son libre-arbitre, et décide d'exterminer la race humaine, trop basique, limitée et auto-destructrice selon lui. Le groupe des Avengers fait face à cette nouvelle menace, mais se retrouve vite dépassé par son arrogance et sa puissance de destruction…


Avec la saga Avengers, on sait ce qu'on vient voir, et on nous met dans le bain dès les premières images. Josh Whedon ne lésine pas sur les moyens et offre de véritables moments de bravoure visuels. Du bruit, des coups de poing balancés à un rythme effréné, une caméra en perpétuelle mouvement, des batailles, de l'action, de l'action et encore de l'action… Le tout pour un final gigantesque. Too much ? Tout paraît dingue, mais dans l'univers Marvel, les acrobaties les plus folles restent plausibles… et lisibles ! Les visuels 3D ne finissent pas en bouillie cinématographique… et notre tête non plus. 

Cette mise en scène dopée aux amphétamines numériques laisse moins de place au développement des personnages. Si le collectif prime sur l'individu dans ce nouvel opus, le scénario laisse tout de même un moment-clé à chacun, mais ne va pas tellement plus loin que ce qu'on connaît déjà d'eux : sont présentes les atermoiements intérieurs de Bruce Banner, la mégalomanie de Tony Stark, les démons de la Veuve Noire, la psychorigidité de Captain America… On découvre quand même une certaine part d'ombre et de peurs révélée par le pouvoir de télépathie de Scarlet Witch, nouveau personnage joué par Elizabeth Olsen. Le duo des jumeaux qu'elle forme avec Aaron Taylor-Johnson est convaincant, et on a hâte de la retrouver dans Avengers : Infinity Wars (sortie prévue en 2018).

Ce qui est moins convaincant, ou plutôt prenant, c'est l'histoire. Des retournements avec pour explications un jargon de geek… Elle se prend bien plus au sérieux qu'elle ne le devrait. Etoffer un scénario ne veut pas dire le rendre abscons. On finit par avoir envie de le laisser tomber et de ne se contenter que des images qui défile et nous en met plein les mirettes. L'humour et le second (voire le 10e degré) son bien moins présents que dans le précédent volet, même si quelques scènes valent tout de même quelques sourires appuyés, comme celle du marteau ou encore celle de la baston entre 2 potes du groupe… (Je ne vous en dis pas plus…). Mais peut être pour mettre davantage en avant un ingrédient nouveau : la romance. Elle fait son apparition avec des petits moments de douceur bien venus dans ce monde de brutes, accompagnant des révélations personnelles (chut… no spoiler !)

En résumé : un film qui repose davantage sur ses scènes de bataille épiques que sur l'histoire de ses protagonistes principaux. Un humour moins présent. Et un méchant bien moins convaincant que Loki (Tom Hiddleston est difficilement remplaçable ! :) ) Mais on passe un bon moment… Dommage qu'il n'en reste pas grand chose en mémoire en sortant de la salle. Mais je suis pas une Marvel addict alors…


lundi 13 avril 2015

[Bande-Annonce] Ant-Man : la fourmi creuse son trou chez Marvel

Adapté d’une série de bandes dessinées Marvel parues pour la première fois en 1962, ANT-MAN s’inscrit dans la nouvelle phase de l’évolution de l’Univers Cinématographique Marvel et révèle pour la première fois à l’écran l’un des membres fondateurs des Avengers.   

Petit récap... 
Avant d'être Ant-Man, Scott Lang est un petit escroc, cambrioleur de haut vol. Mais il a un super-pouvoir : il est doté d’une capacité étonnante – celle de rétrécir à volonté tout en démultipliant sa force. Tel un bon Américain (comme dans tous les films de super-héros), il doit embrasser la part de héros qui est en lui. Pourquoi? Aider son mentor, le docteur Hank Pym, à protéger d’une nouvelle génération le secret du spectaculaire costume d’Ant-Man. Contre des obstacles en apparence insurmontables, Pym et Lang doivent mettre au point, et réussir, un audacieux cambriolage qui pourrait sauver le monde d’une issue fatale. Tadaaa...  




On retrouve un casting plutôt étonnant dans ce Ant-Man. Le héros costumé est interprété par Paul Rudd, plutôt connu pour ses rôles de gentil garçon ou de comique potache dans de petites comédies (En cloque, mode d'emploi40 ans, mode d'emploi, Les Grands frères, 40 ans toujours puceau...) que pour des rôles "sérieux"... bien qu'il s'y soit mis récemment avec une timide réussite (Le monde de CharliePrince of Texas...).

On retrouve aussi la Lost girl, Evangeline Lilly, qui a rangé définitivement ses flèches d'elfe, dans celui de Hope Van Dyne, Corey Stoll (Dark Places, House of Cards) dans celui de Darren Cross alias Yellowjacket (Pourpoint Jaune), Bobby Cannavale dans celui de Paxton, Michael Peña dans celui de Luis et Michael Douglas dans celui de Hank Pym. 

Réalisé par Peyton Reed et produit par Kevin Feige (toujours le même…), avec pour producteurs exécutifs Louis D’Esposito, Alan Fine, Victoria Alonso, Michael Grillo et Stan Lee, Ant-Man est un film d’aventures qui a l'air plutôt intense dont les enjeux n’ont jamais été aussi élevés. Reste à savoir si cet homme-fourmi sera aussi cool et fun que ses copains d'Avengers

Il sera sur les écrans le 17 juillet aux États-Unis et en France le 22 juillet 2015.

vendredi 1 novembre 2013

[Interview] Tom Hiddleston, le plus adorable des méchants Marvel

© TvCinephages
Thor : le monde des ténèbres est sorti il y a quelques jours, et a déjà conquis de nombreux spectateurs. La blondeur et les muscles de Chris Hemsworth seuls n'y sont sans doute pas pour grand chose. Un succès plutôt acquis grâce au savant mélange concocté par Alan Taylor, maître des séries telles que Game of Thrones, Mad Men ou Les Sopranos. 
Ce deuxième opus déroule un déluge visuel et sonore plus noirs, des personnages épaissis et des enjeux plus personnels, sans oublier une bonne dose d’humour (et de nombreux clins d’œil aux autres personnages des comics Marvel). Un film de super héros dans la nouvelle lignée voulu par la maison dirigée par Kevin Feige. Mais celui qui marquera davantage les esprits (et le préféré des fans) est Tom Hiddleston, interprète magistral de Loki, le "méchant" de l'histoire. 

C'est donc avec un immense plaisir (et une joie non dissimulée) que j'ai pu interviewer l'acteur britannique à Paris la semaine dernière (ainsi que Natalie Portman). Une rencontre tout en sourire et avec une joie non dissimulée, une chemise bleue foncée faisant rappel de ses yeux et un français parfaitement maîtrisé (entre deux retours à la langue de Shakespeare) que Tom Hiddleston parle du rôle qui l'a fait passer de l'ombre à la lumière. Tour à tour charmeur et professionnel, l'acteur est l'opposé de son personnage. Echange sous le signe de la bonne humeur et de la générosité.


Jouer Loki, c’est un peu comme retrouver un vieux copain, non ?
© Walt Disney C’est vrai, c’est la troisième fois que je l’interprète, mais je ne joue jamais la même chose. Loki est un personnage compliqué et il a une palette psycholgique très large. C’est un homme intelligent, jaloux, envieux, solitaire, plein de charisme, qui aime provoquer et exploiter les failles des autres. Il préfère jouer que gagner. J’adore le fait qu’il prenne son pied à être méchant et qu’il déclenche des ouragans rien qu'en claquant des doigts (rires). En même temps, c’est un être au cœur brisé et en manque de reconnaissance et d’affection. C'est mon "négatif photo". Grâce à lui, j'ai pu explorer de nouvelles facettes émotionnelles.

Loki vous a enlevé une certaine étiquette d'acteur classique...
(Rires) C'est le moins qu'on puisse dire ! Quand on commence à travailler, les directeurs de casting ont tendance à vous donner des rôles qui vous ressemblent. Je suis blond, j'ai un air de Gene Wilder (vu souvent dans les films de Mel Brooks, ndlr) donc j'ai plutôt eu des rôles dramatiques, en costumes, toujours avec un cheval... (rires). Et tout à coup, on me propose de jouer un dieu ! Voilà qui change la vie !

Loki s’avère plus fort que Thor d’une certaine façon. Vous n’aimeriez pas qu’il ait son propre film ?
C’est un anti-héros qui n’est jamais constant. Un jour, il est le sauveur d’Asgard et, le lendemain, il détruit tout. Mais il a besoin d’un adversaire pour exister. J’ai plein d’idées si on devait lui donner la vedette. Je le vois bien revenir sur Terre, dans les années 1970, dirigeant un night-club et être musicien dans un groupe de rock, traînant avec Keith Richards et Jimi Hendrix. On peut rêver ! (rires) 

Vous êtes un fan de Shakespeare. Vous êtes vous servi de ses personnages pour construire celui de Loki ?
© Walt Disney J’ai utilisé quelques clés. J’ai pris Edmond dans Le Roi Lear car c’est un bâtard et le moins aimé de sa famille, Macbeth (dans la pièce du même nom) car Loki est obsédé par l’envie de devenir roi, et Iago, dans Othello, car il est stratège et manipulateur. Ma pièce préférée... (réfléchit) tout dépend de mon humeur du jour. J'adore Othello, car c'est brillamment écrit. Côté comédie, j'adore Beaucoup de bruit pour rien, car elle est légère, qui réchauffe. Je n'ai jamais vu une production de cette pièce où les gens n'en sortent pas avec le sourire. C'est un vrai cadeau pour le gens.

Vous avez retrouvez aussi Chris Hemsworth. Il paraît que vous êtes devenu inséparables. Comment avez-vous réussi à jouer les pires ennemis du monde ?
© Walt Disney Jouer avec Chris, c'est fabuleux car justement, une confiance indestructible s'est installée entre nous, et c'est pour ça qu'on s'amuse autant sur le plateau. Même si c'est très intense côté émotionnel, on prend beaucoup de plaisir. Si je ne l'aimais pas, ce serait difficile de passer de la réalité au jeu. C'est comme au tennis, on s'envoie la balle, et tout à coup je lui envoie une balle bien lobée pour qu'il la smash. Beaucoup parlent du métier d'acteur comme étant solitaire et individuel. Quand quelqu'un gagne un prix, il ne peut pas l'avoir fait sans les autres. C'est un partenariat, comme au tennis : s'il n'y a pas au moins deux joueurs, il n'y a pas d'échanges.

Tout se ramène au tennis avec vous... (rires)
(Rires) Il est vrai que c'est un sport que j'adore pour la beauté des échanges. Jouer pour moi, c'est la joie d'échanger. L'interaction avec le public est électrisante. Savoir que la caméra représente le public, on reste connecté à lui d'une certaine façon. Ce n'est pas la même chose qu'au théâtre mais ce qui se passe est vrai.

Si vous aimez les échanges, le théâtre ne vous manque-t-il pas ?
C'est pour ça qu'en ce moment, j'apprends Coriolan (tragédie sur un figure semi-légendaire de la république romaine, ndlr). 

© Walt DisneyThor a changé de réalisateur, qu’est-ce qui a changé pour vous ?
Alan Taylor aime tourner en extérieur. Il en a pris l’habitude avec Game of Thrones. Donc nous sommes allés à Londres, et en Islande, pour les scènes du monde des elfes noirs. Dans ce genre de film, on tourne sur fond vert en général, et on doit tout imaginer. Alors qu’en Islande, les décors naturels et le ciel « énorme » étaient magiques pour jouer les dieux et recréer des scènes de bataille fabuleuses. 

Vous êtes le roi de l'imitation. Pourquoi ne faites-vous pas plus de comédies ?
Mais je ne demande que ça ! (rires) Quand j'en parle à mon agent, il me dit qu'il va s'en occuper, mais je ne reçois que des scénarios de drames. Mais j'ai quand même un petit rôle dans Muppets Most Wanted (sur les écrans en mai 2014, avec Tina Fey, Ricky Gervais et Ty Burrell, ndlr)

Entretien réalisé par Marie


Thor va devoir restaurer l’ordre dans le Cosmos. Sa mission : protéger la Terre et les neuf mondes face à une ancienne race. Son ennemi, le terrible Malekith, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un être assoiffé de vengeance contre lequel même le dieu Odin et la ville d’Asgard ne peuvent lutter, Thor va devoir s’allier à son demi frère, Loki, connu pour être un traître... 

lundi 27 mai 2013

[Critique] Iron Man 3 : un héros faillible, ça existe aussi ! (24/04/13)

IRON MAN 3

De Shane Black
Avec Robert Downey Jr, Gwyneth Paltrow, Ben Kingsley, Guy Pearce, Jon Favreau… 

Sortie le 24 avril 2013

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps: est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?


Si on a préféré oublier le second opus de la franchise (réalisé pour faire le lien avec Avengers), on retrouve dans Iron Man 3 de nombreux éléments qui ont fait le succès du premier. Et ce grâce à Shane Black habitué des gros actioners via ses scénarios au ton sarcastique, comme la saga L'Arme Fatale ou encore Le Dernier Samaritain. Voilà une franchise bien relancée, et pour preuve, au bout d'un mois d'exploitation, il est classé comme étant le 5e meilleure démarrage de tous les temps (avec 1,142 milliards de dollars récoltés, en majeure partie dus à l'international) !

Tout en mélangeant humour grinçant, faisant mouche souvent, de nombreux twists et scènes d'action à gogo -- avec une certaine surenchère qui propulse l'ensemble vers une apothéose visuelle, quitte parfois à tomber dans l'overdose (la scène finale donne parfois la nausée… la faute à la 3D ?) -- le cinéaste préfère se concentrer sur l'homme plutôt que sur le super héros. Ainsi Tony Stark vole la vedette à Iron Man.  
Un mécanisme qui semble être à la mode puisqu'on a regardé derrière le masque de Batman dans le dernier volet Dark Knight Rises, ou encore noté les fêlures humaines de l'agent secret 007 dans Skyfall. Une riche idée car ce procédé permet de donner au talent de Robert Downey Jr toute sa mesure et la richesse de son univers. Ainsi on découvre que sous l'armure se cache un homme tiraillé par ses peurs qui le

paralysent (lorsqu'il pense à "New York", référence au combat final d'Avengers), ses atermoiement sentimentaux, son passé pas toujours rose. Finalement plus abîmé encore puisque même son armure le lâche, telle une carcasse de voiture bonne pour la casse, interchangeable et signe de sa névrose (il est toujours en train d'en bricoler une pour l'améliorer, image pour souligner son envie de toujours se cacher et/ou se protéger de la réalité). Perdu dans un bled paumé, affaibli, il se remet en cause face à sa mission, mais il se voit faire équipe avec un gamin d'une douzaine d'années plutôt futé. Plutôt amère comme situation pour un super héros ! Ces scènes extrêmement bien amenées et réalisées toute en retenue montrent que les deux personnages existent pour eux-mêmes, sans débauche d'effets en tout genre.


Côté effets, il est vrai qu'à force de vouloir donner de la personnalité à ce nouvel opus, Shane Black a tendance à noyer son scénario pas toujours équilibré avec des phrases, qui n'ont pas l'effet d'uppercut espéré. Trop de punchlines tuent les punchlines ! Si certaines font bien rires, d'autres n'amènent absolument à rien et, sous prétexte de faire retomber la pression d'une scène un peu tendue, tombent à plat. Et ce parfois au désavantage du personnage du Mandarin, interprété par un Ben Kingsley fantasque -- excellent comme d'habitude, à la limite de voler la vedette à ce bon Robert dans leurs scènes partagées -- mais prenant les traits d'un bouffon à la limite du grotesque. 

Les fans de Pepper apprécieront que celle-ci prenne (enfin) un peu de galon dans le scénario. Et elle en a sous le capot ! Et que serait un film de super héros 'marveliens' sans sa scène finale qui dépote ! Effectivement, la dernière demi heure répond au cahier des charges rédigé à des fins purement commerciales, il faut le dire, au vu de la débauche d'explosions et aux effets démesurés en tout genre (aussi vite oubliés).

En résumé : un bon film de divertissement plutôt inégal mais qui fait son effet.


Trailer: Iron Man 3 VOstFR par DVDPost

jeudi 11 août 2011

Critique : Captain America, First Avenger (17/8/11) : le soldat à la bannière étoilée renaît


CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER

De Joe Johnston
Avec Chris Evans, Sebastien Stan, Dominic Cooper, Ugo Weaving, Stanley Tucci, Tommy Lee Jones...

Vu le costume du super héros et le contexte de Seconde Guerre mondiale, on aurait pu craindre que ce Captain America devienne une glorification de l'Amérique, qui sauve la veuve et l'orphelin du joug des méchants allemands, brandissant la bannière étoilée à tout-va. On aurait aussi pu craindre que les deux scénaristes des aventures de Narnia fassent plonger l'intéret de ce nouveau Marvel. Que nenni ! Joe Johnston a su tirer garder un cap très "humain" basé sur la naissance d'un héros hors-norme. On se trouve face à un film à la narration classique mélangeant film d’espionnage et le film de guerre, qui se concentre sur un destin extraordinaire plus qu’à un symbole, qui cultive l’american dream (n’importe quel looser peut devenir un héros finalement !). Le tout emballé dans un ton très premier degré, tout en laissant la place à des personnages suffisamment complexes et bien écrits pour qu’on s’y attache. 
Le ton parfois désinvolte mais également frondeur du récit se moque brillamment du culte de la personnalité et de la propagande nationaliste. Finalement, un film bien plus qu'une simple présentation de The Avengers (en tournage) prévu l'année prochaine, qui rassemblera Thor, Iron Man, et consor. Joe Johnston a su distiller les principaux éléments de ce prochain film habilement dans le prologue et l'épilogue qui voient apparaître Howard Starck (Dominic Cooper), le père d'Iron Man et Nick Fury (Samuel L. Jackson). 

1942. Steve Rogers (Chris Evans), un gentil gringalet veut comme son ami Bucky Barnes (Sebastian Stan) s'engager dans l'armée, quoiqu'il en coûte. Son entêtement aura raison d'un scientifique (Stanley Tucci) qui prépare une expérience médicale expérimentale. Celle-ci a pour objectif de créer un super soldat capable de tenir tête à l'Hydra, une redoutable organisation secrète au service du IIIe Reich, et dirigée par l'abominable Crâne Rouge (Ugo Weaving). Il n'en faut pas moins à Steve pour devenir volontaire et ainsi devenir Captain America.

Avec ses 8000 personnages dans son catalogue, Marvel Entertainment avait du choix pour matéraliser ses héros de papier. Captain America, apparu pour la première fois en 1941 (8 mois avant l'entrée en guerre des USA), s'est naturellement imposé. La couverture de l'album original montrant ce jeune américain arborant le drapeau étoilé et donnant un coup de poing à Hitler était un signe fort d'une prise de position politique radicale forte pour l'époque. L'objectif du héros était clair : les USA ne peuvent rester sur la touche en cette période troublée. Et Joe Johnston, sans minimiser son rôle de dirigeant de blockbuster, est resté très terre-à-terre en choissisant l'angle idéal pour raconter les aventures de ce super héros : celui d'un serial comme Spielberg l'avait fait avant lui avec Indiana Jones. Ainsi la psychologie du personnage principal et les valeurs humaines sont ici plus importantes que les explosions ou autres cascades impressionnantes (parfois un peu too much...). L'enchaînement entre les deux coule parfaitement, certaines répliques font mouche, surtout quand on sait que ce super soldat est d'abord utilisé commme porte-drapeau et faire-valoir de l'armée américaine dans des spectacles dansant.

Placé dans une période maintes fois éculée, ce Capatin America aurait pu en faire fuir plus d'un. Mais les décors rétro et cette classe old-school s'éloigne de l'esbrouffe et impose un certain clacissisme bien venu dans un blockbuster  hors-norme. Joe Johnhston sait de quoi il parle. Directeur artisitique pour Indiana Jones, aux effets spéciaux dans la trilogie Star Wars. Sa vision des années 40 est riche et loin d'être désuette. Les engins utilisés tels que les motos, les hélico ou encore l'avion du Crâne Rouge ont un profliage étonnamment futuriste. Clin d'oeil à ses années précédentes ou réelles déformations, les soldats de l'armée de l'Hydra ressemblent étrangement aux soldats de l'Etoile noire !

La romance tragique et impossible fonctionne bien, le portrait symbolique également. Etrangement, c’est du côté de l’action et du rythme que le film pêche un peu. Les séquences censées être percutantes sont finalement assez peu nombreuses alors qu'elles sont clairement positionnées au sein du récit comme des moments forts. Malgré des effets visuels à la Matrix (qui laissent perplexe) et des actions de bouclier forts sympa, elles ne remplissent pas complètement le rôle qui leur ait confié. Malgré l'impressionant CV artistique du réalisateur, la 3D ne sert à rien si ce n'est à remplir les caisses des cinémas. Et quelques séquences d'effets spéciaux laissent à désirer : la scène où Steve Rogers, encore gringalet, se trouve avec Peggy Carter (Hayley Atwell) dans une voiture est réellement ni faite à faire. Steve, sous prétexte d'être fluet, se trouve disproportionné face à une Peggy, devenue immense de par le fait qu'elle ne s'appuie pas sur le dossier de la voiture, de peur de démasquer la supercherie visuelle. Un détail.

En résumé : on aurait tort de bouder ce film de super-héros divertissant, porté par un casting formidable jusqu’aux plus petits seconds rôles (les acolytes de combats de Captain American valent le détour. On y verra un mari de Desperate housewives transformé). Et véritable bad guy sans réedemption possible campé par Hugo Weaving (l'agent Smith de Matrix, chef des elfes dans Le Seigneur des anneaux). Une jolie réussite, à l’ancienne et massive.

mercredi 13 avril 2011

Késako un "Caméo" ?

Un caméo vient du terme anglophone "cameo appearance" utilisé dans le monde du théâtre dès le XIXe siècle. C'est l'apparition furtive dans un film d'un acteur, d'une actrice, du réalisateur ou d'une personnalité qu'on ne s'attendait pas à voir. Le caméo est avant tout un clin d'œil. Il est bref et souvent anecdotique, car il n'a pas de réelle influence sur le cours de l'histoire. Il peut être ouvertement montré, ou bien détectable par les seuls spectateurs avertis.

Le caméo au cinéma se démarque de la "participation exceptionnelle" vue dans les génériques, qui consiste à donner quelques répliques à un personnage, ce qui n'est pas nécessairement le cas pour un caméo. Celui-ci est aussi différent de la "guest star" qui est une célébrité qui apparaît exceptionnellement pour un rôle d'une certaine importance et/ou qui revient régulièrement dans plusieurs épisodes d'une série.
Un exemple parmi des millieurs d'autres : dans The Holiday, Dustin Hoffman fait une apparition dans le vidéo club où Jack Black et Kate Winslet choisissent un film. Dans cette scène, c'est après que Jack Black a chanté la musique du film Le Lauréat et montré la jaquette du DVD Marathon Man que Dustin Hoffman s'en va en grommelant qu'il ne peut pas être tranquille, puisque ce sont des films dans lesquels il a joué. D'ailleurs, cette apparition n'était pas écrite puisque l'acteur passait par hasard en voiture pendant le tournage et a décidé d'y jeter un œil. Connaissant la réalisatrice, il a accepté de faire un plan.

Le caméo n'est pas réservé qu'aux acteurs. Les réalisateurs aussi s'amusent. Le plus célèbres d'entre eux est Alfred Hitchcock (photo), qui a fait une apparition dans 37 de ses films. Plus récemment, Night Shyamalan, dans Sixième sens (le médecin), Incassable (un dealer), Signes (un chauffard), La fille de l'eau (un voisin), et le plus assidu : Stan Lee (photo) dans tous les films Marvel...
Et plus drôle encore sont les acteurs qui réapparaissent dans les remakes de leur propres films. Charlton Heston, interprétant le seul singe muni d'une arme, dans La Planète des singes, Paul Michael Glaser et David Soul en vendeurs de voiture dans Starsky et Hutch, le film.
La liste est encore longue... Soyez attentifs les prochaines fois !

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