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mercredi 13 avril 2016

Dr Strange : le Sorcier suprême se dévoile

DR STRANGE


De Scott Derickson 
Avec Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton, Rachel McAdams, Chiwetel Ejiofor, Mads Mikkelsen...

Sortie prévue le 26 octobre 2016

Inspiré du personnage apparu dans le numéro 110 de la revue Strange Tales en juillet 1963, Dr Strange raconte l’histoire d’un neurochirurgien au sommet de son art, le Dr Stephen Strange. Après avoir été victime d’un horrible accident de la route qui lui brise les mains, ce dernier découvre des dimensions parallèles et un univers fantastique. L'homme de science cartésien qu'il est va devoir apprendre à ouvrir son esprit à de nouvelles réalités et possibilités. Sceptique au départ, il finira par être le Sorcier suprême, l'un des plus puissants héros de l'univers Marvel.

Toujours produit par Kevin Feige, ce film fait partie de la troisième phase de l’univers cinématographique Marvel, dont l’objectif est de faire découvrir de nouveaux héros tout en perpétuant les aventures des personnages de héros préférés du public (Iron Man, Hulk, Captain America et consort).

Cette première bande-annonce fait un peu penser à l'univers d'Inception où des mondes quasi identiques se superposent dans une sorte de kaléidoscope, où les réalités se multiplient... "Vous êtes un homme qui regarde le monde à travers une serrure, explique une voix mystérieuse. Vous avez passé votre vie à tenter d'élargir cet horizon. Votre travail a sauvé des milliers de vies, mais si je vous disais que cette réalité n'est pas la seule ?", continue-t-elle. "Je ne crois pas aux contes de fées, aux énergies et au pouvoir des croyances", tranche la voix éraillée et caverneuse de Benedict Cumberbatch. Magie et grands effets spéciaux sont donc au programme pour un grand spectacle qui s'avère sombre et puissant. 


samedi 5 mars 2016

[Avis] Triple 9 : Triple dose de polar noir (16/03/16)

TRIPLE 9


De John Hillcoat
Avec Chiwetel Ejiofor, Casey Affleck, Kate Winslet, Anthony Mackie, Aaron Paul, Clifton Collins Jr, Woody Harrelson, Norman Reedus, Teresa Palmer, Michael K. Williams...

Sortie le 16 mars 2016


Trois fois 9 n'est pas le signe du diable caché à l'envers (quoique...) mais le code utilisé par la police lorsqu'un policier est à terre ou abattu en service. À ce moment-là, toutes les unités sont mobilisées pour retrouver le coupable. Une bande de criminels, barbouzes et policiers corrompus l'utilisent pour faire diversion et commettre un casse pour la mafia russe. Mais Ils n'avaient pas prévu de se heurter au flair et à l'opiniâtreté d'un flic un peu trop perspicace et intègre...

Triple 9 pourrait être un nième film de casse au vu de sa scène d'exposition (cependant très réussie). Mais John Hillcoat en fait un polar noir à l'intensité permanente sans temps ou presque. On sent le réalisateur de clip derrière (celui de Dépêche Mode, entre autre). Après avoir fait ses armes sur des types de films très codés (le survival avec La Route, le western avec The Proposition, le film de gangsters d'époque avec Les Hommes sans loi),  il revient avec un film de casse pas si classique qu'il en a l'air. Évidemment, il joue sur le taux de testostérone de ses acteurs, galerie de personnages hauts en couleurs. Au menu : courses poursuites, règlements de compte et confrontations dans les bas-fonds avec les membres des gangs. De quoi faire fleurir le langage !

Hillocoat fonce dans le tas avec une mise en scène intense (montage cut pour plus de dynamisme, focales prononcées pour plus d'immersion dans l'action...). Une approche frontale et viscérale hyper efficace, qui contourne les moments les plus délicats par des ellipses, parfois déroutantes. Le film n'en oublie pas de compliquer l'affaire lorsque les flics sont en proie à des prises de conscience contrariant leur code moral. Pas si facile d'être des deux côtés de la barrière. Mais pas de quoi en faire des sacs de nœuds pour psychanalystes non plus. Ce parti pris est survolé et rapidement balayé. Peut-être à tort car les événements s'enchaînent pour ne pas laisser le spectateur respirer, mais au détriment des personnages auxquels finalement, on n'a pas le temps de s'attacher alors qu'au final, il s'agit d'un drame humain avant tout (non, je ne spoile rien en disant cela...).

On retrouve un casting impeccable avec un Casey Affleck qui, depuis Gone Baby Gone (The Killer inside me, Les Amants du Texas, Les brasiers de la colère, The Finest Hours) s'est fait un prénom de choix à Hollywood. pour notre plus grand plaisir car s'il est souvent attiré par des rôles sombres et torturés, il montre qu'il peut tout jouer avec tout autant de conviction, d'aplomb et de savoir-faire. Dommage que Woody Harrelson fasse du Woody Harrelson, toujours alcoolisé et un peu borderline. La faute à son rôle aux contours bien plus flous que ceux qu'il défendait par exemple dans la série True Détective  ou bien encore moins déglingué que dans Rampart. Un coup de chapeau à Aron Paul en camé plein de remous, et à Kate Winslet, à qui les rôles de chef machiavélique vont vraiment bien (Divergente). Elle est ici méconnaissable (maquillée comme un camion volé) en chef mafieuse.

En résumé : Un polar noir un peu inégal mais à l'atmosphère poisseuse, au rythme nerveux et percutant, à la mise en scène efficace et à l'intensité continue.



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