jeudi 15 janvier 2015

[Critique] Pioneer : plongée en apnée (21/01/15)

PIONEER 
De Erik Skoldbjærg
Avec Aksel Hennie, Wes Bentley, Stephanie Sigman...


Au début des années 80, la Norvège fait appel aux Etats-Unis pour trouver un moyen d'extraire le pétrole de ses sous-sols marins. Des plongées expérimentales sont menées avec des mineurs norvégiens et un américain volontaires. Les techniques sont encore rudimentaires et les phases de décompression interminables. Jusqu'au jour où l'accident se produit...


Après avoir créé une certaine sensation avec Hold Up retraçant le casse du siècle norvégien, et réalisé le non moins perturbant Insomnia, Erik Skoldbjærg re-visite à nouveau des faits réels. Cette fois, il s'attaque à la ruée vers l'or noir. Il débute son voyage dans les abysses de façon quasi documentaire, tout en insufflant un côté humain grâce à ce plongeur à la recherche de la vérité sur la mort de son frère. Cette première partie est plutôt fascinante et excitante avec les préparations aux différentes plongées à bord d'un caisson hyperbare, et l'exploration sous-marine elle-même. Le style épuré du réalisateur n'oublie pas d'insuffler une tension croissante, et de créer un film à l'atmosphère quasi asphyxiante. On a l'impression de participer aux premiers pas dans un monde inconnu, comme le premier pas sur la Lune. On se sent tout petit face à cette immensité. 

Les mentalités, qui évoluent, sont aussi un terrain d'exploration : la  Norvège devient d'un coup un pays attractif, surtout pour la première puissance mondiale, et s'enrichit elle-même profitant de la manne pétrolière. Mais sa dépendance à l'or noir entraîne une décrépitude morale. Tout est permis pour s'enrichir, quitte passer par la case "criminel". Captivant et malin.

La seconde partie vire trop brutalement au thriller; nerveux certes, mais cousu de fil banc un peu épais, avec des retournements multiples finissant par lasser un peu. Mais on suit avec intérêt Aksel Hennie qui est impeccable. Côté américain, Wes Bentley est à un chouilla à côté de la plaque, comme un peu perdu dans cette immensité océanique... ou mal dirigé peut être. Son rôle dans Things people do (critique à venir) lui rend un plus plus justice.

samedi 10 janvier 2015

[Critique] Wild : une aventure humaine intérieure et extérieure (14/01/15)


WILD


De Jean-Marc Vallée 
Avec Reese Witherspoon, Gaby Hoffmann, Laura Dern...

Sortie le 14 janvier 2015

Après plusieurs années d’errance, d’addiction et l’échec de son couple, Cheryl Strayed se cherche et finalement prend une décision radicale : elle tourne le dos à son passé et, sans aucune expérience, se lance dans un par fou : un voyage de 1 700 km, en solo et à pied, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue… Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force. Une femme qui essaie de se reconstruire décide de faire une longue randonnée sur la côte ouest des Etats-Unis.






Après le très acclamé et Oscarisé Dallas Buyers Club, C.R.A.Z.Y et le plus discret Café de Flore, Jean-Marc Vallée explore les tréfonds des limites humaines. Si le film de survie extrême n'a rien de nouveau (127 heures, Buried, Into the Wild….), la force de Wild réside dans sa construction et le récit musical de l'histoire (vraie) de Cheryl, ravagée par la vie et ses excès, mais qui se donne les moyens de rebondir et de reprendre sa vie et son estime de soi en main. Une histoire de rédemption comme les aime les Américains… Mais cette fois-ci la recherche du sens de la vie ne se fait pas qu'à travers l'endurance et la souffrance physique. Wild doit se voir comme un véritable trajet mental et émotionnel dans lequel l'héroïne fouille dans sa mémoire afin de retrouver des morceaux d'humanité et sa personnalité avant qu'elle ne bascule… après la mort de sa mère, le centre de son univers.

Le réalisateur dévoile peu à peu la vie de cette jeune femme sous forme de patchwork  déconstruit puis reconstruit, entre flash-backs sans son subrepticement intercalés comme des pensées de Cheryl, et voix-off en forme de journal intime. Des artifices maintes fois utilisés pour ce genre de long-métrage, mais qui sont ici choisis pour des raisons pratiques alors que Cheryl interroge son passé, ses erreurs et ses regrets pour entrevoir son avenir. Et il est vrai que le scénariste a un poil chargé le passé de Cheryl en mélo ! Un père alcoolo et violent, un frère qui s'est éloigné d'elle, un divorce mal vécu, une mère morte rapidement après une longue maladie… Mais se serait-elle laissé glisser vers une petite mort, et une réel questionnement, si la coupe n'avait pas été pleine ?

Dès le début, il est évident que la marche qu'elle entreprend a valeur de voyage introspectif et existentiel. Mais l'intelligence du film est d'avoir pris en toile de fond les musiques de sa vie pour articuler son introspection. On a tous des titres dans la tête qui ont marqué notre existence et qui sont liés à des êtres plus ou moins chers. L'écriture musicale fonctionne parfaitement et ne fait pas du trajet de Cheryl un pensum. Elle réunit différentes époques, tonalités, passant de Portishead et Simon & Garfunkel à Bruce Springsteen, Paul McCartney en passant par Schubert, First Aid Kit, Free, Leonard Cohen et The Shangri-Las. Un mélange qui n'aurait pas pu être autre au vu de l'obsession qu'ont Nick Hornby (auteur de romans à la base) et Jean-marc Vallée pour la pop. Au final, les réflexions et les enjeux s'emboitent parfaitement, et forme un ensemble cohérent.

Tel son personnage, Reese Witherspoon a pris un tournant dans sa carrière il y a quelques années, et cela lui va bien. On la retrouve sans fard, mise à nu littéralement et de façon figurée, mettant tout son talent en avant.

Résumé : Une fluidité esthétique et narrative qui sort Wild du lot de films introspectifs habituels, et qui le rend humain et touchant, sans tomber dans le pathos excessif et forcé.



Bande-annonce : Wild - VOST par PremiereFR

mardi 6 janvier 2015

[Critique] Queen and Country : Farce sous les drapeaux (07/01/15)

QUEEN AND COUNTRY

De John Boorman
Avec Callum Turner, Caleb Landry Jones, Pat Shortt, David Thewlis, Richard E. Grant
Sortie 7 janvier 2015


1952. Bill Rohan a 18 ans et l’avenir devant lui. Pourquoi pas avec cette jolie fille qu’il aperçoit sur son vélo depuis la rivière où il nage chaque matin ? Cette idylle naissante est bientôt contrariée lorsqu’il est appelé pour effectuer deux années de service militaire en tant qu’instructeur dans un camp d’entraînement pour jeunes soldats anglais en partance pour la Corée. Bill se lie d’amitié à Percy, un farceur dépourvu de principes avec lequel il complote pour tenter de faire tomber de son piédestal leur bourreau : le psychorigide Sergent Major Bradley. Tous deux parviennent néanmoins à oublier un peu l’enfermement et la discipline à l’occasion de rares sorties. Mais leur est-il encore possible d’y rencontrer l’âme soeur ?


Le réalisateur de 81 ans est encore vert et plus en forme que jamais ! Il écrit à nouveau ses Mémoires après Hope & Glory (1987), et se penche cette fois-ci sur ses années de service militaire avec légèreté, humour et tendresse, sans oublier d'être profond et de nous donner à réfléchir. Il (re)découvre les joies de l'armée, de sa hiérarchie abusive, de la bureaucratie pesante et de la morosité qui pointe à chaque coin de baraquement. Mais il s'en éloigne grâce au ton comique, incarné par Caleb Landry Jones (un peu en roue libre parfois) et aux fantaisies potaches de caserne. A travers Bill et Percy, il revient sur son anticonformisme et son attitude rebelle et irrévérencieuse face au conflit en Corée qu'il désapprouve, sans donner de leçons de moral. Entre blagues et gags, le cinéaste réalise une autobiographie très ressemblante, réaliste s'il en est.

Cette comédie dramatique a la bonne idée de ne pas être qu'une comédie enchaînant vannes sur vannes. Avec un charme suranné mais authentique, Boorman raconte une histoire d'amour presque adolescente, où sa naïveté est des plus charmantes. Il n'en oublie pas la passion et les détours que prend ce sentiment, parfois joueur et trompeur. 

Boorman se souvient et nous fait partager ses souvenirs, tels qu'ils sont dans sa mémoire. Légèrement polis ou enjolivés, on ne saurait le dire. Mais ces clins d'oeil temporels nous embarquent dans un monde réel, où la jeunesse est joviale, avide de liberté, de parcourir le monde et d'égalité sociale. Rien de mieux alors que de le faire à travers le cinéma ! Les personnages principaux se lancent des répliques de longs-métrages dès de début : "Ca ne peut être que le début d'une putain de belle amitié", dit Percy. Il avait raison… Celle du jeune bidasse dont la passion pour le cinéma est saisie dans le dernier plan (une caméra se met à tourner). Une vie entière résumée dans ce plan, définitif et plutôt bouleversant.

En résumé : Un film surprenant, quasi scindé en 2 parties équilibrées, drôle sans être exubérant. Le tout dans des couleurs vieillies mais qui ne sentent jamais le sapin.



dimanche 4 janvier 2015

Et… Bonne Année !


Que 2015 soit pleine de bons films, d'émotions cinématographiques en tout genre !








mercredi 10 décembre 2014

Babysitting, le retour...

La comédie française Babysitting a été un succès surprise du début 2014, avec quelque 2,3 millions d'entrées vendues. Bonne (ou mauvaise) nouvelle : elle aura une suite. Le tournage va démarrer en janvier, a indiqué le distributeur Universal Pictures France. 
Réalisé comme le premier volet par Nicolas Benamou et Philippe Lacheau, Babysitting 2 réunira le même groupe de copains, une partie de la Bande à Fifi, qui s'est fait connaître avec Le Grand Journal. Franck, Sonia, Sam, Ernest, Alex et Estelle, en voyage au Brésil, chez le père de Sonia qui tient là-bas un petit hôtel. Sur place, ils font la connaissance de Yolande, grand-mère revêche de Sonia, et partent en randonnée dans la jungle, accompagnés d'un guide. Le lendemain matin, la caméra GoPro avec laquelle ils étaient partis est retrouvée. 
Comme dans Babysitting premier du nom, on retrouvera la forme du "found footage" (images vidéo soi-disant tournées par l'un des protagonistes). Cela rappelle le mélange Very Bad Trip / Le Projet Blair Witch, non ?

jeudi 4 décembre 2014

[Bande annonce] Pan

PAN
De Joe Wright
Avec Levi Miller, Hugh Jackman, Garrett Hedlund, Rooney Mara...

"I don't believe in bed time stories" ("je ne crois pas aux histoires racontées pour s'endormir"). Voilà comment un jeune garçon ose s'adresser au méchant Barbe Noire. Son nom ? Peter. Abandonné par sa mère alors qu'il n'était qu'un bébé, ce courageux garçon grandit dans un orphelinat, où visiblement, cela ne rigole pas vraiment. Un soir, un mystérieux bateau volant enlève les orphelins. Peter se retrouve à Neverland…

Le célèbre personnage de l'enfant qui ne veut pas grandir, inventé par J.M. Barrie au tout début du XXe siècle, ressort des livres pour conquérir à nouveau les écrans. Il ne s'agit pas de refaire une nième version de l'histoire ultra connue ou celle du retour au Pays Imaginaire d'un Peter devenu grand et père de famille. Mais l'arrivée de Peter dans le monde, où les personnages qui ont façonné son histoire, vivent : Barbe Noire (Hugh Jackman, presque méconnaissable), Hook (le futur Capitaine Crochet, incarné Garrett Hedlund), Mouche (Adeel Akthar), ou encore Lili la Tigresse (Rooney Mara). 

Entre couleurs et noirceur, Joe Wright et son immense talent théâtral et son esthétique flamboyante nous embarquent dans un monde magique. Après le sublime Anna Karenine, dans lequel il a fait des merveilles de mise en scène, il s'attaque à un blockbuster, sans pour autant renier ses penchants artistiques. J'ai hâte de voir le résultat final, d'autant que Hugh Jackman a l'air d'être retombé en enfance, en prenant un malin plaisir à jouer le célèbre pirate.

Sortie le 15 juillet 2015

[Bande annonce] Star Wars VII : le réveil de la force

STAR WARS : LE REVEIL DE LA FORCE
De J. J. Abrams
Avec Daisy Ridley, Josh Boyega, Oscar Isaac, Adam Driver, Harrison Ford, Carrie Fisher...


Ca y est, il est là… Après des semaines de rumeurs, de faux teasers et montages en tout genre, le premier trailer de l'épisode VII de Star Wars, Le Réveil de la force est arrivé. 
Ou comment faire du neuf avec du vieux… Des stormtroopers, dont David Boyega (Attack the block), des vaisseaux hyper rapides dont le Faucon Millenium, un pilote de X-Wing incarné par Oscar Isaac (Inside Llewyn Davis), un méchant Sith avec un sabre laser trop cool dernière génération, et bien spur une grosse voix-off flippante et le thème musical culte de John Williams pour finir. Trop rapide et pourtant, il laisse un petit goût de reviens-y… Et pourtant, il va falloir être patient jusqu'au 18 décembre 2015.

[Bande annonce] Pourquoi j'ai (pas) mangé mon père ! (08/04/15)

L’histoire incroyable et trépidante d’Edouard, fils aîné, malingre et répudié du roi des simiens préhistoriques. Après avoir échappé à la mort et grandi loin du trône, Edouard redouble d’ingéniosité et invente le feu, la chasse, l’habitat moderne, l’amour et… l’espoir. Il va révolutionner l’ordre établi et mener son peuple vers l’évolution de l’humanité.

Après La Marche et Né quelque part, Pourquoi j'ai (pas) mangé mon père ! est un projet qui tient à cœur à Jamel Debbouze depuis 2008. L'acteur et comique, scénariste et interprète du long métrage, y fait ses débuts en tant que réalisateur. De plus, il s'agit du premier film  utilisant intégralement la performance-capture tourné en Europe. De quoi avoir la pression le jour de la sortie en salle !
Autre idée surprenante : Jamel Debbouze a souhaité que Louis De Funès apparaisse dans Pourquoi j'ai (pas) mangé mon père ! Bien que le célèbre acteur comique français soit décédé depuis près de 30 ans, il a été en effet possible de le ressusciter à l'écran, en réutilisant la pellicule des films dans lesquels il a joué. Ainsi, le réalisateur a picoré des images dans La Folie des grandeurs pour le montage de son film, et fera appel à un autre acteur pour imiter de Funès. Olivier De Funès, le fils du célèbre comédien, collabore pour sa part à la création et à l’écriture du personnage de Vladimir, inspiré par son père.

Sortie le 8 avril 2015





[Bande annonce] Nature (24/12/14)


On n'aura jamais assez d'une vie pour connaître et voir tout du monde dans lequel nous vivons. Avec Nature, (re)découvrons notre planète si incroyable, mystérieuse et insondable à la fois. 
Après Un Jour sur Terre et La Planète bleue, le documentaire réalisé par Neil Nightingale et Patrick Morris nous embarque dans des lieux à couper le souffle.
Des entrailles de la terre aux déserts brûlants, des profondeurs de l’océan aux cimes glaciales, nous voyageons pour découvrir que la nature, peuplée de créatures extraordinaires, est encore plus fascinante que tout ce que nous pensions savoir. Alliant images somptueuses et découvertes exceptionnelles, Nature est une véritable révélation visuelle.
Plongez dans cette expérience en 3D, la plus ambitieuse jamais réalisée sur ce sujet. Créé grâce à une technologie révolutionnaire, c’est une aventure immersive, qui nous transporte comme jamais au cœur de la splendeur vibrante du monde.
Nature est une palpitante odyssée pour toute la famille qui vous permettra de découvrir les merveilles de notre planète comme vous ne les avez jamais vues. Le tout raconté par Lambert Wilson. Bon voyage !

Sortie le 24 décembre 2014

mercredi 19 novembre 2014

[Critique] THE HUNGER GAMES : La révolte - Partie 1 (19/11/14)

Hunger Games_révolte © Lionsgate
THE HUNGER GAMES : 
La révolte - Partie 1 
De Francis Lawrence
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Julianne Moore, Stanley Tucci, Philipp Seymour Hoffman...

On retrouve Katniss Everdeen après qu'elle a brisé le dôme des Jeux et remis en cause le pouvoir du Capitole. Elle a été sauvée par le District 13, quartier fantôme soit-disant détruit par les bombes du pouvoir en place. Entre deux cauchemars, elle tente de se reconstruire dans ses murs souterrains, auprès de sa mère, de sa sœur et de Gale. Mais la Présidente Coin ne lui laisse que peu de temps pour le faire. Elle veut profiter du vent de rébellion qui est en train de gagner les 12 autres districts pour mener la guerre contre la dictature du Président Snow. Sous l'influence de Plutarch Heavensbee, elle convainc Katniss de devenir le visage de ce mouvement de révolte naissant à travers des clips de propagande. La jeune femme accepte du bout des lèvres. Mais son engagement sera total lorsqu'elle verra que son ami Peeta est toujours en vie et aux mains de pouvoir adverse. La lutte par la communication et les images commencent... Qui va la remporter ?

La révolte - partie 1, comme son nom l'indique, se présente comme un épisode de transition avant l'apothéose finale, comme a pu l'être le penultiem de la saga Harry Potter. Son rythme est bien plus lent que les précédents, et prend le temps de mettre en place la stratégie de propagande des deux adversaires. Résultat : on a environ 45 minutes de véritables enjeux dramatiques sur les 2 heures de superproduction industrielle. On a perdu l'insolence, l'insubordination et l'insurrection pure qui ont fait le succès des deux premiers volets. Il tombe dans la lourdeur de l'habituel et inévitable confrontation entre les oppresseurs contre les oppressés. Il est évident que c'est l'un des thèmes centraux ne pouvant être évité. Mais le film aurait gagné en intensité dramatique si cette opposition s'était contentée d'apparaître dans le premier tiers du film, pour ensuite s'accélérer et finir par des scènes d'action cathartiques (non moins habituelles dans ce genre de long-métrage).
Hunger Games_révolte © LionsgatePas de Jeux donc avec son lot de flèches décochées, de stratégie d'équipes ou de sang versé. On ne participe même pas (et Katniss non plus d'ailleurs...) au seul épisode de raid pour libérer des prisonniers façon SWAT, car les caméras censées suivre Gale et les autres soldats sont coupées au moment critique. Le film se concentre sur le duel politique que se livre Snow et Coin. Comme dan notre réalité, ils manipulent les foules avec leurs armes : les images jouant sur la corde sensible.

Les deux Oscarisés que sont le regretté Philipp Seymour Hoffman et Jennifer Lawrence délivrent leur dialogue de façon un peu monotone, sans éclat comme s'ils n'était pas vraiment concernés (comme dans ces mini-clips que fait répéter Plutarch à Katniss). Etaient-ils déjà lassés d'avoir fait les précédents opus ? En même temps, le script ne donne pas à son héroïne l'opportunité de faire quelque chose d'extra-ordinaire cette fois-ci. La jeune femme, dont les robes et la verve épataient le public du show télévisé présenté par Stanley Tucci, est bien moins fine et drôle. Malgré tout, on se laisse avoir par ses moues endeuillées, ses mimiques remplies de sanglots et de hocquets, le tout en gros-plans, tantôt rayonnants, tantôt tristes. Reste que pour une fois, la part belle est donnée aux seconds rôles, en particulier celui d'Elizabeth Banks, toujours aussi gentiment déjantée.

En résumé : une histoire qui vivote en attendant le prochain. On s'accroche aux personnages qui nous ont tant fait vibrer dans les deux premiers volets, en espérant que le dernier volet sera le feu d'artifice qu'on attend.

mardi 18 novembre 2014

[Bande annonce] Foxcatcher : de l'art de manipuler à l'extrême (21/01/15)

FOXCATCHER

De Bennett Miller
Avec Steve Carell, Channing Tatum, Mark Ruffalo, Vanessa Redgrave, Sienna Miller

Sortie le 21 janvier 2015

Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte l’histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte. Lorsque le médaillé d’or olympique Mark Schultz est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d’entraînement haut de gamme, dans l’optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l’occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d’être constamment éclipsé par son frère, Dave. Obnubilé par d’obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir – enfin – le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement.
Flatté d’être l’objet de tant d’attentions de la part de du Pont, et ébloui par l’opulence de son monde, Mark voit chez son bienfaiteur un père de substitution, dont il recherche  constamment l’approbation. S’il se montre d’abord encourageant, du Pont, profondément cyclothymique, change d’attitude et pousse Mark à adopter des habitudes malsaines qui risquent de nuire à son entraînement. Le comportement excentrique du milliardaire et son goût pour la manipulation ne tardent pas à entamer la confiance en soi du sportif, déjà fragile. Entre temps, du Pont s’intéresse de plus en plus à Dave, qui dégage une assurance dont manquent lui et Mark, et il est bien conscient qu’il s’agit d’une qualité que même sa fortune ne saurait acheter. Entre la paranoïa croissante de du Pont et son éloignement des deux frères, les trois hommes semblent se précipiter vers une fin tragique que personne n’aurait pu prévoir…

lundi 17 novembre 2014

[Bande Annonce] Charlie Mortdecai : de la comédie sauce Johnny Depp

CHARLIE MORTDECAI - Le raffinement a un nom
De David Koepp
Avec Johnny Depp, Gwyneth Paltrow, Ewan McGregor, Olivia Munn, Paul Bettany, Jeff Goldblum...

Charlie Mortdecai est un collectionneur d'art en plus d'être un aristocrate brouillon et maladroit. Il est embauché pour mettre la main sur un tableau volé de Goya, qui contiendrait un code correspondant à un compte bancaire nazi rempli d'or. Il va traverser la planète, promenant son indélicatesse déguisée sous de bonnes manières, son charme (tout relatif) accompagné de son dévoué valet/garde du corps. 


De quoi laisser courir l'imagination et les mimiques de l'acteur habitué au cabotinage depuis la saga Pirate des Caraïbes. En espérant que ces dernières soient mesurées, et pas trop caricaturales...

Les moustaches de Charlie débarqueront en France le 21 janvier 2015


jeudi 6 novembre 2014

[Bande annonce] Secret d'Etat

SECRET D'ETAT
Sortie le 26 novembre
Avec Jeremy Renner, Rosemarie DeWitt, Ray Liotta ...

Le troisième long métrage de Michael Cuesta, qui s'inspire de deux romans intitulés Kill The Messenger : How the CIA's Crack-Cocaine Controversy Destroyed Journalist Gary Webb et Dark Alliance : The CIA, the Contras, and the Crack Cocaine Explosion, relate l'histoire vraie de Gary Webb. Ce journaliste a fait l'objet d'une campagne de diffamation pour avoir dénoncé l'implication de la CIA dans le trafic de drogue entre les Etats-Unis et le Nicaragua. 

A la suite de cette série d'articles connus sous le nom de "Dark Alliance" et publiés en 1996 dans le San Jose Mercury News, le reporter sera victime d'une violente manipulation médiatique qui discréditera son enquête. Sa propre rédaction prendra ses distances avec lui. Le journaliste poursuivra donc seul l'enquête jusqu'à sa mort en 2004 à Sacramento où il est retrouvé avec deux balles dans la tête. L'enquête conclura à un suicide.   

"Le film dit la complexité du travail de journaliste d'investigation et les conséquences que peuvent avoir la quête indépendante de vérité qui dérange, souligne Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. Secret d'Etat ne présente pas un journaliste infaillible, porteur d'une vérité, mais un homme qui doute et fait face à des attaques. Je crois que ce film invitera les spectateurs à s'interroger sur la fonction sociale du journaliste et sur les difficultés de ce métier, essentiel à toute démocratie".   

En reprenant l'enquête de Webb, les auteurs de Secret d'Etat, parmi lesquels le journaliste du New York Times Peter Landesman, ont voulu montrer que si le travail de Webb n'était probablement pas exempt d'imprécisions, nul ne peut douter de sa volonté de servir la vérité. "Froisser des susceptibilités est la preuve d'un bon journalisme d'investigation", disait Gary Webb. Pour avoir exercé son métier, Webb a payé le prix fort. Au-delà des faits, c'est donc l'esprit d'un journalisme indépendant que reconnaît et salue Reporters sans frontières dans Secret d'Etat.

 

mardi 4 novembre 2014

[Bande annonce] Les minions : toujours aussi drôles...

LES MINIONS 
Réalisé par Pierre Coffin et Kyle Balda 


Les Minions... ces petits être doués pour faire lever nos zygomatiques à chacune de leur bêtise sont bientôt de retour ! Les petits "serviteurs" de Gru, l'affreux/gentil papa dans la saga Moi, moche et méchant, ont eu un tel succès auprès du public que les studios Universal leur ont offert un spin-off. On imagine déjà le carton planétaire arriver. 
En France, la vague jaune débarquera le 8 juillet 2015. 


Que sont-ils devenus ? Depuis la nuit des temps, ils ont toujours été au service des plus abjects personnages qui soient, apprend-t-on dans le nouveau teaser. On les voit traverser les âges, tantôt au côté d'un tyrannosaure, des soldats napoléoniens, des romains et autres personnages historiques. Ceux-ci disparaissant au fur et à mesure, ils tombent dans un ennui des plus profonds. Et s'il trouvait LE maître ultra-puissant qui leur (re)donnerait le goût de la méchante-attitude ? L'un d'eux décide d'aller à la recherche d'un patron malfaisant. Accompagné de Stuart et Bob, il part à l'aventure. Les trois "pilules" jaunes arrivent à Londres et vont rencontrer Scarlett Overkillla, la première super-vilaine de l’histoire (égalité des sexes oblige... ). Là, les attend la plus grande menace de tous les temps : la destruction totale de leur espèce... Tout mais pas çaaaaa !!!

 


[Bande annonce] Loin des hommes

LOIN DES HOMMES

Un film de David Oelhoffer,

Avec Viggo Mortensen et Reda Kateb
Librement inspiré de la nouvelle L'hôte d'Albert Camus
Sortie le 14 décembre 2014




1954. Alors que la rébellion gronde dans la vallée, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l’Atlas algérien. Au cœur d’un hiver glacial, Daru, instituteur reclus, doit escorter Mohamed, un villageois accusé de meurtre. Poursuivis par des cavaliers réclamant la loi du sang et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent. Ensemble, ils vont lutter pour retrouver leur liberté.


Loin des hommes © Michael Crotto Loin des hommes © Michael Crotto

Loin des hommes © Michael Crotto
Loin des hommes © Michael Crotto








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