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mardi 25 mars 2014

[Trailer] X-Men, Days of Future Past

Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants. 

X-Men, Days of Future Past est la plus grosse production X-Men, par Bryan Singer, déroulant un casting vertigineux.
 Le film réunira pour la première fois les acteurs des premiers X-Men et ceux de la nouvelle génération. 
Avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Halle Berry, Anna Paquin, Ellen Page, Peter Dinklage, Ian McKellen, Patrick Stewart et Omar Sy.

Le 21 mai dans les salles  

 

samedi 21 juillet 2012

Critique : Jane Eyre : un classique sauce gothique (25/07/12)

JANE EYRE

De Cary Fukunaga
Avec Mia Wasikowska, Michael Fassbender, Judi Dench, Jamie Bell…
Sortie 25 juillet 2012

Durant nos années collège, on est tous passé par la lecture quasi inévitable du roman de Charlotte Brontë, Jane Eyre. En tant que classiques, cette oeuvre a eu droit à de nombreuses adaptations cinématographiques et miniséries, plus ou moins réussies puisque le livre est libre de droits. La plupart d'entre eux étaient d'ailleurs retraçaient une romance désuète alourdie de convenances victoriennes, corsetée d'un charme suranné et d'un académisme sans imagination. Mais c'était sans compter le dépoussiérage efficace de Cary Fukunaga qui, avec Jane Eyre version 2012 voit les amours d'une préceptrice avec son employeur prendre un coup de jeune tout en respectant les écrits.



Pour ceux qui auraient sécher les cours de Français ou d'Anglais...

Jane Eyre raconte l'histoire d'une jeune femme orpheline (Mia Wasikowska) qui se fait embaucher comme gouvernante auprès d'une enfant recueillie par Lord Edward Rochester (Michael Fassbender). Et pourtant, tout n'avait pas bien commencé pour elle. Rejetée par sa tante et maltraitée par son cousin, elle fait son éducation dans un pensionnat où elle ne connaît que coups de bâton et humiliations. C'est auprès du ténébreux Rochester qu'elle va découvrir de nouveaux sentiments, contradictoires et interdits jusqu'alors...


Cary Fukunaga n'a pas souhaité trop s'éloigner du texte initial et prend la liberté de le moderniser en déstructurant la chronologie des évènements. A coups de flash-backs et de coupes franches, elle casse l'ennui de la linéarité du récit archi connu de tous. Le réalisateur du fabuleux et déconcertant Sin Nombre ajoute une patte stylistique accrocheuse. Tous les sentiments des personnages, plus songeurs qu'à l'accoutumée, se voient mis en images, le paysage se conjuguant avec leurs pensées. 
Le réalisateur a fait le choix d'une ambiance gothique, faisant planer parfois des allures de films d'horreur (à grand renfort de manoir sombre et de forêts lugubres, d'éclairs tonitruants, de bruits d'escaliers grinçants, de portes qui claquent...) donnant une certaine poésie à l'image. Les images imposantes et leurs cadres cadrées au millimètre font écho aux grands maîtres anglais. Elles créent une certaine tension, une prose dramatique, loin des approches théâtrales jusque là éculées. Et pour autant, le réalisateur n'en oublie pas la réalité sociale de l'époque. La photographie assurée par Adriano Goldman est sublime, renforçant l'émotion d'un couple à l'écran inédit (et peu banal) formé par Mia Wasikowska et Michael Fassbender.



Ceux qui n'auraient pas envie d'aller voir ce film pourraient être attirés par ces deux acteurs en vogue, d'une classe folle (et sexy en diable), parfaits dans leur rôle respectif. Fassbender, dont le talent n'est plus à prouver, fait ici froid dans le dos dans un premier temps, sorte de croisement entre Maxim de Winter (inventé par l'écrivaine Daphne du Maurier) et un cousin éloigné du comte Dracula. Le rôle de Rochester semble avoir été écrit pour lui. Fascinant et envoûtant dans une intensité mesurée. Recherchant à la fois de l'affection et désirant conserver un certain contrôle, l'acteur britannique joue sur le même registre que sa partenaire féminine. Peut-être avec plus de passion humaine, innée. 
Certains diront que le tout manque de fougue mais c'est justement dans la retenue et l’ambiguïté de ce qu'il exprime face à Jane Eyre qu'il est le plus brillant. Quant à Wasikowska, elle offre un portrait habile de son personnage tourmenté, tout en subtilité. Un rôle extrêmement difficile, d'autant plus lorsqu'on a 21 ans, qu'elle interprète avec brio. On n'oubliera pas non plus de citer les excellentes performances de Judi Dench en maîtresse du château et de Jamie Bell en pasteur accueillant et éconduit par la belle orpheline.


En résumé : S'il était difficile d'imaginer une nième adaptation de Jane Eyre sans penser crinoline et naphtaline, Cary Fukunaga nous a fait mentir. Cette nouvelle version est l'une des plus touchantes et enivrantes depuis la naissance du roman.


jeudi 5 juillet 2012

Critique : Piégée : Messieurs, surveillez vos arrières ! (11/07/12)



Après le palpitant, viscéral et littéralement toxique Contagion, Steven Soderbergh revient à ses premières amours : le thriller. Au vu de sa renommée internationale et de ses succès publics, il se permet à nouveau d'aligner un casting de premier choix façon Ocean's Eleven dans Piégée... autour d'une inconnue. Gonflé ? Une expérience. La sculpturale et non moins féminine Gina Carano, championne d'arts martiaux, est sa Mallory. Rien qu'en sachant cela, on ne peut qu'imaginer des scènes de castagne sévère. Mais Piégée ne se résume heureusement pas qu'à cela...


On ne nous cache rien... le titre est à prendre au sens littéral. Mallory est un agent d'une compagnie privée qui obtient des contrats pour effectuer des missions officieuses pour le gouvernement, pas toujours jolies-jolies, mais toujours dangereuses. La demoiselle, bagarreuse redoutable à la gâchette facile, est en fuite. Après avoir rempli un contrat, elle se retrouve coincée dans un guet-apens fomenté par l'un de ses proches collaborateurs (je vous laisse découvrir qui...). On cherche à la tuer et elle est bien décidée à ne pas se laisser faire. Son plan ? Remonter la piste de ceux qui l'ont trahie pour leur refaire le portrait. 

À qui faire confiance ?

Si les premières images nous laissent un peu perplexes (le montage en flash-backs, et même en flash-backs de flash-backs, fait froncer les sourcils à maintes reprises...), on finit par apprécier la qualité d'écriture du scénario (même si celui-ci nous rappelle vaguement un certain Jason Bourne version Tomb Rider). Sans oublier les superbes plans typiques de Soderbergh. On sent clairement que Piégée est davantage une nouvelle expérience de la part du réalisateur, plus qu’un réel divertissement pur jus de biscotos (même si le sujet fait penser le contraire). Certains partis-pris de montage sont relativement originaux : contrairement aux derniers action movies à la mode, ici point de montage saccadé et d'images filmées façon montagnes russes caméra au point (même dans la scène de poursuite sur les toits, loin du grand huit de La Vengeance dans la peau). 

Comme dans Contagion, l'esthétique oscille entre le jaune et le bleu, avec quelques plans séquences exécutés avec la précision d'un chirurgien. Car chez Soderbergh, rien ne doit dépasser et rien est inutile. Une manière de faire qui a le défaut de ses qualités : il empêche parfois le spectateur de s'immerger dans la scène (comme celle musclée avec Fassbender, entièrement filmé au ralenti, en noir et blanc, sur une musique jazzy). Une quasi contradiction entre le fond et la forme, marquant à elle seule toute la singularité et la dissonance du film. Mallgré son ambiance de thriller efficace et ses imbroglios bien ficelés, la réalisation s'enlise un peu dans la lenteur. On ne regarde pas tout à fait sa montre mais tout cela manque de punch. Un choix certes délibéré qui permet à Soderbergh de placer quelques surprises et retournements de situation bien venus ici et là, et qui redonnent de la force à l'ensemble.

Gina Carano : la nouvelle Angelina "Tom Rider" Jolie ?

En engageant une championne de MMA pour tenir le rôle principal, le réalisateur annonçait la couleur. Il la sublime en lui laissant carte blanche pour exécuter des scènes de bagarres avec un réalisme impressionnant (filmées en plans larges ininterrompus pour bien montrer qu'on ne fait pas semblant). Je tiens d'ailleurs à tirer mon chapeau à Michael Fassbender (loin d'être habitué aux rôles physiques) car il tient la dragée haute avec brio à la championne d'arts martiaux dans leur duel musclé (contrairement à Ewan McGregor). 

Mais faire reposer tout un film sur les seules épaules (aussi carrées soient-elles) d'une débutante était un pari risqué, et parfois au bord de la perdition. Le résultat patine parfois, en particulier sur les scènes dites d'émotion pure, malgré un casting 4 étoiles engagé pour la soutenir au mieux. À ce propos, avec de telles têtes d'affiche (Ewan McGregor, Michael Fassbender, Channing Tatum, Michael Douglas, Antonio Banderas, Bill Paxton et Mathieu Kassovitz), on s'attend à ce que l'un d'entre eux soit plus impliqué d'une façon ou d'une autre dans l'affaire ou nous révèle quelque chose d'énorme. Mais finalement, on attend pour rien. Il ne sont là que pour se faire dézinguer par la belle. Même si l'exécution est impeccable. 


En résumé : Le résultat final fonctionne plutôt bien faisant de Piégée un thriller qui tient ses promesses et qui ne laisse pas indifférent... comme le charme particulier de son actrice, mi-ange, mi-démon.


mercredi 27 juin 2012

Hunger Games 2 tente de trouver sa Johanna

Si on ne sait toujours pas qui jouera Finnick Odaire dans le 2e opus de la saga Hunger Games (pour le moment titré Catching Fire) on n'en sait pas tellement plus sur l'actrice qui interprétera le rôle de Johanna Mason. Mia Wasikowska (Alice aux Pays des Merveilles, Restless) et le mannequin gréco-suédois Zoe Aggeliki ont été récemment associées au projet. Mais selon Entertainment Weekly, une autre actrice viendrait s'ajouter à la table des négociations : Jena Malone (Donnie Darko, Sucker Punch). D'après le site américain, Mia Wasikowska ne serait d'ores et déjà plus en lice faute d'emploi du temps surchargé (on va la retrouver sur nos écrans aux côtés de Michael Fassbender le 25 juillet prochain dans Jane Eyre - critique ici sous peu).


Jena Malone
L'hésitation des studios est compréhensible car le rôle de Johanna est particulièrement important dans ce second volet. Faisons les présentations. Venant du District 7, Johanna Mason est un personnage au caractère bien trempé, voire dur, froid et insaisissable. Rusée, elle a réussi à survivre et à remporter son édition des Hunger Games en prétendant être plus faible que ses ennemis pour mieux les surprendre et les tuer. Elle deviendra un soutien de poids pour Katniss (Jennifer Lawrence) pour renverser le pouvoir despotique du dirigeant de Panem, en autre, grâce à son habileté à manier la hache.


Zoe Aggeliki
Mia Wasikowska
Une fois de plus, la lutte sera difficile dans Catching Fire : Katniss est obligée de participer à une nouvelle édition des Hunger Games, et confronter son expérience à celles des vainqueurs des saisons précédentes.
C'est Francis Lawrence qui tiendra la barre de ce vaisseau de la mort (suite au départ de Gary Ross) inspirée des écrits de Suzanne Collins. Catching Fire entrera en tournage à l'automne, pour une sortie en salle prévue en novembre 2013, si tout va bien.


mardi 20 décembre 2011

Critique : A Dangerous Method : du corps ou de l'esprit, qui peut gagner ? (21/11/11)

A DANGEROUS METHOD 
De David Cronenberg
Avec Michael Fassbender, Viggo Mortensen, Keira Knightley...

Le Canadien David Cronenberg (A History of Violence, Existenz, La Mouche) n'est pas le genre de cinéaste à faire dans le léger et le fleur bleue. Il aime les écorchés vifs, sonder les phobies, les pulsions refoulées et les névroses de l’âme humaine et de la société contemporaine.... Alors le voir s'attaquer à la naissance de la psychanalyse, c'était comme une évidence. Il adapte ainsi la pièce de Cristopher Hampton, The Talking Cure. Ainsi il retrace le conflit d’idées et d’intelligence qui a opposé les éminents praticiens de l'âme de l'époque : l’autrichien d’origine juive Sigmund Freud et le suisse alémanique Carl Gustav Jung. Et au milieu une patiente russe d’origine juive, qui devint par la suite une praticienne éminente. Un ménage à trois intellectuel et (violemment) sensuel.


Zurich, 1904. Carl Jung (Michael Fassbender) est un jeune psychiatre au début de sa carrière. Il partage sa vie avec sa femme, Emma, enceinte de leur premier enfant. S’inspirant des travaux de l'un de ses confrères dénommé Sigmund Freud (Viggo Mortensen), Jung s'essaie à un nouveau traitement expérimental connu sous le nom de psychanalyse. Il pense avoir trouvé la patiente idéale en Sabina Spielrein (Keira Knightley), 18 ans, qui pique des crises d'hystérie la faisant atrocement grimacer rien qu'à l'évocation de son père. Lors de ses séances avec Jung, elle expose une jeunesse gâchée par les humiliations et une un réel penchant pour les pratiques sexuelles masochistes. Grâce à leur correspondance et un patient commun (joué par Vincent Cassel), Jung parvient à établir  une grande complicité intellectuelle avec Freud, et finit par entrer dans une certaine compétition intellectuelle avec lui. "Le maître" ouvre les yeux de Jung et son esprit : et pourquoi ne pas céder à la tentation de la chair plutôt que trouver tous les prétextes pour ne pas y succomber, lui dit-il. Toute cette "masturbation intellectuelle" pour une histoire de fesses ?

Un trio classique et volubile

Cronenberg est celui qui a toujours déconstruit les narrations en explorant les tréfonds de l’esprit. Mais sa Dangerous Method reste ici étrangement sage, voire même conventionnelle et classique dans sa mise en scène. Si les décors sont élégants, les costumes délicats et la photographie soignée et imprégnée de cette période créatrice d’avant-garde, les dialogues ne sont qu'une joute verbale sans réel fond. Une bataille d'égos mâtinés de pulsions et déviances sexuelles (un peu mécaniques, il faut bien l'avouer) pourtant bien menée, mais trop didactique, où la psyché des intéressés n'est pas assez creusée. Plutôt paradoxal pour un film sur la psychanalyse ! On perd au fil des minutes l'empathie un tant soit peu développée pour les personnages, malgré le jeu impeccable du duo Fassbender / Mortensen. Sans oublier Keira Knightley, qui livre une sacrée performance à la fois physique (ses contractions maxillaires répétées pourront en énerver plus d'un...) et mentale, avec une force de caractère et d’intelligence de ce rôle à plusieurs facettes. Quant à notre Frenchie international, Vincent Cassel, son jeu est efficace dans sa perdition et perversion assumée (malgré un temps de présence à l'écran limité).

En résumé :  Une petite prise de tête perverse qui ne fait pas de nœud au cerveau. Conventionnel et élégant. Mais... une conclusion s'impose : "tout ça pour ça ?!"

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