Affichage des articles dont le libellé est Guy Pearce. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Guy Pearce. Afficher tous les articles

lundi 27 mai 2013

[Critique] Iron Man 3 : un héros faillible, ça existe aussi ! (24/04/13)

IRON MAN 3

De Shane Black
Avec Robert Downey Jr, Gwyneth Paltrow, Ben Kingsley, Guy Pearce, Jon Favreau… 

Sortie le 24 avril 2013

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps: est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?


Si on a préféré oublier le second opus de la franchise (réalisé pour faire le lien avec Avengers), on retrouve dans Iron Man 3 de nombreux éléments qui ont fait le succès du premier. Et ce grâce à Shane Black habitué des gros actioners via ses scénarios au ton sarcastique, comme la saga L'Arme Fatale ou encore Le Dernier Samaritain. Voilà une franchise bien relancée, et pour preuve, au bout d'un mois d'exploitation, il est classé comme étant le 5e meilleure démarrage de tous les temps (avec 1,142 milliards de dollars récoltés, en majeure partie dus à l'international) !

Tout en mélangeant humour grinçant, faisant mouche souvent, de nombreux twists et scènes d'action à gogo -- avec une certaine surenchère qui propulse l'ensemble vers une apothéose visuelle, quitte parfois à tomber dans l'overdose (la scène finale donne parfois la nausée… la faute à la 3D ?) -- le cinéaste préfère se concentrer sur l'homme plutôt que sur le super héros. Ainsi Tony Stark vole la vedette à Iron Man.  
Un mécanisme qui semble être à la mode puisqu'on a regardé derrière le masque de Batman dans le dernier volet Dark Knight Rises, ou encore noté les fêlures humaines de l'agent secret 007 dans Skyfall. Une riche idée car ce procédé permet de donner au talent de Robert Downey Jr toute sa mesure et la richesse de son univers. Ainsi on découvre que sous l'armure se cache un homme tiraillé par ses peurs qui le

paralysent (lorsqu'il pense à "New York", référence au combat final d'Avengers), ses atermoiement sentimentaux, son passé pas toujours rose. Finalement plus abîmé encore puisque même son armure le lâche, telle une carcasse de voiture bonne pour la casse, interchangeable et signe de sa névrose (il est toujours en train d'en bricoler une pour l'améliorer, image pour souligner son envie de toujours se cacher et/ou se protéger de la réalité). Perdu dans un bled paumé, affaibli, il se remet en cause face à sa mission, mais il se voit faire équipe avec un gamin d'une douzaine d'années plutôt futé. Plutôt amère comme situation pour un super héros ! Ces scènes extrêmement bien amenées et réalisées toute en retenue montrent que les deux personnages existent pour eux-mêmes, sans débauche d'effets en tout genre.


Côté effets, il est vrai qu'à force de vouloir donner de la personnalité à ce nouvel opus, Shane Black a tendance à noyer son scénario pas toujours équilibré avec des phrases, qui n'ont pas l'effet d'uppercut espéré. Trop de punchlines tuent les punchlines ! Si certaines font bien rires, d'autres n'amènent absolument à rien et, sous prétexte de faire retomber la pression d'une scène un peu tendue, tombent à plat. Et ce parfois au désavantage du personnage du Mandarin, interprété par un Ben Kingsley fantasque -- excellent comme d'habitude, à la limite de voler la vedette à ce bon Robert dans leurs scènes partagées -- mais prenant les traits d'un bouffon à la limite du grotesque. 

Les fans de Pepper apprécieront que celle-ci prenne (enfin) un peu de galon dans le scénario. Et elle en a sous le capot ! Et que serait un film de super héros 'marveliens' sans sa scène finale qui dépote ! Effectivement, la dernière demi heure répond au cahier des charges rédigé à des fins purement commerciales, il faut le dire, au vu de la débauche d'explosions et aux effets démesurés en tout genre (aussi vite oubliés).

En résumé : un bon film de divertissement plutôt inégal mais qui fait son effet.


Trailer: Iron Man 3 VOstFR par DVDPost

mardi 23 octobre 2012

Iron Man 3 : sale temps pour le héros métallique !

Tout va mal pour l'homme à l'armure d'acier ! C'est ce qu'on découvre dans la nouvelle bande annonce d'Iron Man 3. Ce nouvel opus semble se dérouler après les aventures des Avengers (dans lesquelles les aliens ont tenté d'envahir la Terre, les super-héros sont considérés comme des pestiférés par les autorités en place...) et s'attaquer à la vie personnelle du playboy sarcastique, Tony Stark. Pepper Potts, sa fiancée, court un grave danger. Et pour couronner le tout, il n'a pas un mais trois ennemis à ses basques : le Dr Aldrich Killian (Guy Pearce), l'énigmatique Mandarin (Ben Kingsley) et une espèce d'Iron Patriot prêt à tout pour écraser le millionnaire.


"Les héros, ça n'existe pas..." 

A coup d'explosions gigantesques et d'images insoutenables pour les fans du héros, l'univers de Tony Stark semble s'écrouler. Ses premières armures volent en mille morceaux, sa superbe villa sur les hauteurs californiennes est réduite à néant et le héros au cœur nucléaire est blessé dans sa chair et balancé au fond de l'océan. Les méchants sont définitivement plus cruels que jamais. Mais qu'arrive-t-il aux super pouvoirs du héros national ? Existe-t-il toujours ?
A grand renfort de sons électro plutôt déprimants et une succession d'images solennelles, l'avenir d'Iron Man semble plus que compromis. Affaibli mais pas mort ! L'homme brisé pourra toujours compter sur son intarissable ingéniosité, son orgueil et son courage pour protéger les siens !



samedi 25 août 2012

Critique : Des hommes sans loi : un film de gangsters pure tradition (12/09/12)

DES HOMMES SANS LOI (Lawless)

de John Hillcoat
avec Shia LeBeouf, Tom Hardy, Jason Clarke, Jessic Chastain, Gary Oldman, Mia Wasikowska, Guy Pearce...

L’Amérique des années1930 est en pleine Prohibition. Les trafics sous le manteau se multiplient, et le comté de Franklin en Virginie, se rend célèbre pour sa production d’alcool de contrebande. Pour faire tourner les affaires florissantes, les frères Bondurant sont devenus des trafiquants hors-pair. Jack, le plus jeune, ambitieux et sanguin, voit grand : il veut que la petite affaire familiale se développe parmi les poids-lourds du trafic : les bootleggers de Chicago, gangsters de haut-vol tels que Floyd Banner et Al Capone. Howard, l’aîné, aime jouer de ses poings dès qu'il peut. Forrest, le cadet, fait figure de chef droit dans ses bottes, loyal et peu bavard, qui reste déterminé à protéger sa famille. Tous trois font face à une police corrompue, une justice arbitraire et des affrontements entre gangsters rivaux. Ils vont se battre et laisser leurs traces dans l'Histoire, à leur manière...

"On ne juge pas un homme à sa violence mais jusqu'où il est capable d'aller"



Labellisé "inspiré de faits réels", Des hommes de loi s'inspire du roman Pour quelques gouttes d'alcool de Matt Bondurant, descendant direct des frères contrebandiers d'alcool dont il est question dans le film. John Hillcoat (La Proposition, La Route) revisite avec brio le film de gangster noir, avec élégance et classicisme, mais aussi une réelle puissance toute en retenue, et une mise en scène toute en précision et en rigueur. 

On doit aussi ce résultat à l'excellent scénario et à la musique de Nick Cave, déjà sur La Proposition. Il a réussit à donner aux personnages une musicalité particulière avec leurs accents presque chantants (et parfois incompréhensible dans le cas de Tom Hardy... coutumier du fait depuis The Dark Knight rides dont la bande-son a été retravaillée sur ses dialogues), et faire évoluer le scénario et la BO dans une réelle symbiose. Grâce à lui, on replonge ainsi sans reculer dans une période déterminante mais peu reluisante de l'Histoire américaine, qui ici revient sur la contrebande d'alcool, son lien avec l'exploitation du charbon en Virginie, sa situation économique et sociale, tout en incluant les différends concernant la religion et la ségrégation raciale. 

Pour parfaire le tout, le casting est éblouissant de finesse et étale un éventail d'émotions qui nous transpercent. Des hommes sans loi s'avère être un savoureux mélange tout en contradictions. Peuplé d'hommes virils capables de douceur, des comportements audacieux, voire odieux, entrecoupés d'instants silencieux suaves, une douleur physique atroce adoucie par le mythe de l'invincibilité. Car chez les Bondurant, on ne meurt pas ! Et quel autre acteur que Tom Hardy pour incarner cette infaillibilité à toute épreuve. À la fois bestial et "nounours", l'acteur de Bronson et Warrior livre une performance d'une intensité unique et fascinante, oscillant entre férocité maîtrisée lorsqu'il affirme son rôle de protecteur de sa famille et fragilité qu'il a dû mal à exprimer lorsqu'il se rapproche de Maggie. Concentré et maître de lui, ses "mrhhh" ressemblant plus à des grognements à peine perceptibles parlent pour lui. Résultat : un Tom Hardy hypnotisant
Les autres acteurs ne sont pas en reste... Shia LeBeouf, que l'on voit grandir depuis Paranoïak et Transformers, s'avère beaucoup nuancé qu'il ne l'a montré jusqu'à présent. Comme Jack, son personnage, il semble trouver peu à peu sa place dans le monde du cinéma "d'auteur" et prend une épaisseur qu'on aimerait lui voir développer plus souvent. Passant par toutes les émotions, jusqu'à devenir adulte, Jack s'affirme auprès de ses frères, laissant peu à peu de côté son empathie, véritable frein à sa crédibilité de gangster. Ayant récemment déclaré qu'il ne voulait plus faire de blockbusters, on lui souhaite de retrouver des rôles comme celui de Jack pour s'épanouir.

Quant à Jason Clarke, figure burinée et physique burné, est davantage mis en retrait par rapport aux deux autres. Son personnage, Howard 3e frères Bondurant, est rongé par sa culpabilité et sa honte. Étant l'aîné, il devrait être le responsable de la famille. Mais paumé et tourmenté, il n'assume pas et souffre de ne pas être là pour ses frères. Et pourtant, il considère sa relation avec eux comme la seule chose qui ait de la valeur dans sa vie, son unique qualité rédemptrice. Ce qui est loin d'être le cas de l'horrible Charlie Rakes, interprété sans concession et tout en manières par Guy Pierce, loin de ses rôles d'action man développés dernièrement (Lock Out). Pour en finir avec le cast masculin, je souhaiterais aussi tiré mon chapeau à Dane DeHaan, qu'on a découvert au début de l'année dans Chronicle, qui interprète Cricket, un être peu gâté par la vie, d'une sensibilité, d'une gentillesse et d'une intelligence rare. DeHaan lui donne une âme magnifique.
Si Maggie, incarnée par Jessica Chastain (Tree of life, L'affaire Rachel Singer, Take Shelter), est imposée comme le personnage le plus fort du film (plus forte de par son incroyable passé et sa solidité auprès des frères). Toujours aussi belle et sensuelle, son interprétation est juste mais sans réel éclat. Quant à Mia Wasikowska (Restless, Jane Eyre) elle sert de faire-valoir, sans plus. Dommage ! 


En résumé : De la castagne (âmes sensibles, fermez les yeux), des acteurs fabuleux, un scénario classique mais percutant. À ne surtout pas manquer ! Il ne reste plus qu'à espérer qu'il rencontre le même enthousiasme que moi à Deauville !



samedi 14 avril 2012

Critique : Lock out : les neurones en sécurité maximum ! (25/04/2012)

LOCK OUT (Sécurité Maximum)
De Stephen St Leger et James Mather 
Avec Guy Pearce, Maggie Grace, Joe Gilgun, Vincent Regan, Peter Stormare

Après les sagas Taxi et Le Transporteur, et le carton mondial Taken (dont la suite est prévue en salle le 3 octobre  en France), Europacorp nous ressort l'arme fatale de l'actionner dans toute sa splendeur.
Lock Out est un blockbuster d'anticipation où fusillades à la pelle, méchants-pas-beaux tatoués jouant des biscotos, testostérone au quintal, jeune femme (blonde) en détresse (ou presque) et son chevalier servant aux répliques qui font mouche, sont la base éternelle d'un divertissement popcorn plaisant mais peu inventif.


En 2074, les plus violents criminels sont envoyés dans une prison spatiale de haute sécurité, croupir dans les bras de Morphée grâce à une injection chimique. En visite pour contrôler ce système novateur, la fille du président des États-Unis (Maggie Grace) se voit prise en otage lors d'une mutinerie des prisonniers. Pendant ce temps-là, l'agent Snow (Guy Pearce) est arrêté et accusé à tort d'espionnage et de meurtre d'un agent de la CIA. Pour éviter la prison, il accepter d'aller porter secours et délivrer l'otage, devenue monnaie d'échange pour les mutins.



Le spectateur nage en terrain connu puisque Stephen Saint Leger et James Mather (dont c'est le premier long métrage) reprennent une multitudes de références ciné partant du même postulat. Ainsi Lock Out emprunte l'idée de départ de New York 1997 (de John Carpenter) avec une pointe du Cinquième élément (Luc Besson himself), une pincée de Fortress (de Stuart Gordon) et un soupçon de Prison Break. Mais les jeunes réal n'ont pas atteint leurs modèles.


Et pourtant, tous les ingrédients avaient de quoi remplir le cahier des charges : un thriller d'action qui ne ménage pas l'énergie de ses acteurs (et de ses spécialistes pyrotechniques), un agent gouailleur (Guy Pearce) façon Bruce Willis, dont les répliques sont de véritables punch lines et dont les muscles n'ont pas le temps de souffler. Convaincant en nouveau Wesley Snipes, Guy Pearce se recase dans l'action movie comme il entre dans un magasin de jouets (même s'il était moins à son avantage dans Le Pacte). Mais poussé jusqu'à la caricature, son personnage je-m'en-foutiste débonnaire finit par se plomber tout seul. Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, Mr Snow !


Récit simpliste sur fond d'images sorties d'un jeu vidéo (qui parfois font pitié à voir...), Lock out se suit sans déplaisir mais sans réel entrain non plus. Les zygomatiques se soulèvent parfois mais finissent dans une léthargie attendue. Seuls quelques acteurs aux gueules improbables nous prennent en otage avec conviction lors de la mutinerie, comme l'excellent Joe Gilgun (Misfits), plus que jamais barge et déjanté à souhait.


En résumé : Lock out est certainement un bon exercice de style, copiant avec humilité sur les grands telle une série B qui se veut de grande envergure, faisant son petit effet. Il vaut mieux, comme l'agent Snow, prendre ce film à la rigolade.



Making-of :

Messages les plus consultés