dimanche 14 avril 2013

Critique : Les Âmes Vagabondes : Schizophrénie et amours contrariées au menu (17/04/13)



LES ÂMES VAGABONDES

De Andrew Niccol
Avec Saoirse Ronan, Max Irons, Jake Abel, Diane Kruger, William Hurt...


Une fois n'est pas coutume, la planète va devoir faire face à une invasion extra-terrestre (sic). Mais cette fois-ci, en plus de conquérir du terrain en envahissant les planètes les unes après les autres, les "méchants aliens" envahissent le corps des humains. Confortablement installés en tant que "nouvelle âme" chez leurs hôtes, ils prennent petit à petit le contrôle de toute l'humanité pour en faire un monde parfait et pacifique. Bien évidemment, une jeune fille refuse de se laisser faire. Répondant au doux nom de Melanie Stryder, elle fait partie du dernier bastion d'hommes 100% humains qui font tout pour ne pas se laisser "contaminer" et voir leur esprit "disparaître"au profit des âmes envahissantes. Sa méthode ? Elle se raccroche de toutes ses forces à l'image de l'homme qu'elle aime et de celle de son petit frère en poussant son âme parasite (plus tard appelée Gaby) à les rechercher. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu : les deux "jeunes femmes" vont être poursuivie par une "traqueuse" à la recherche d'informations sur le groupe d'hommes restants. Toutes deux fugitives, elles vont rejoindre le noyau dur de la résistance, se lier d'amitié mais... ne tomberont pas amoureuses du même homme. Un brin schizophrène, vous dites ? 


© Metropolitan FilmExportSi Stephenie Meyer (auteure du roman à l'origine de ce film) est connue pour avoir écrit la sirupeuse saga Twilight -- et ses fameux vampires qui brillent au Soleil -- elle récidive ici avec un roman plus adulte. Enfin, adulescent, dirons-nous. Il semble tout de même qu'elle n'est pas eu envie de se défaire d'une recette qui l'a rendue multi-millionnaire : un triangle amoureux inter-espèce (devenu "carré" dans cette nouvelle œuvre) dont les amours sont contrariées par un ennemi, qu'il va devoir affronter pour assurer sa survie. Rien de bien révolutionnaire en somme, si ce n'est l'invasion de l'esprit de l'héroïne, qui se transforme en bataille mentale permanente avec elle-même, façon Dr Jekyll et Mr Hyde. Bien trouvé, surtout quand il s'agit de décortiquer les émotions adolescentes souvent contradictoires. 
Là où Twilight pêchait dans les atermoiements sans fin de Bella, marqués par de longs regards langoureux échangés avec Edward, la voix "intérieure" de Mélanie (voix-off de l'actrice) permet d'entendre l'esprit rebelle se faire entendre alors qu'elle est coincé dans un corps qui n'est pas le sien. Belle image du mal-être adolescent... mais concrètement, Mélanie/Gaby est un être totalement schizo ! Et pour le retranscrire, on dit "merci" à la magie du son et de l'image. Car le cinéma permet de retranscrire avec fluidité, ce que sa version papier alourdit en devenant parfois incompréhensible, car on finit par ne plus savoir qui s'adresse à l'autre. 

"Est-ce que Mélanie est toujours à l'intérieur ?"

© Concorde Filmverleih GmbHLe réalisateur Andrew Niccol a pris le parti de rester fidèle au roman, tout en réadaptant certaines scènes (probablement pour des raisons techniques) et en en supprimant d'autres (pas facile de résumer 700 pages en 2h...). Sans vouloir faire une étude comparée minutieuse, il est évident que le cinéaste a allégé le contenu en terme de violence physique et morale pour être plus grand public. Car si page après page, l'héroïne est confrontée à un monde humain fait de violence crue (Gaby est insultée et se prend de méchantes baignes pendant les 400 premières pages, et est victime d'une tentative de meurtre terrible), où le mépris vire au dégoût (Gaby est détestée par les résistants, et même par l'homme qu'elle aime la majeure partie du livre), le film l'effleure et préfère se concentrer sur la romance vécue (physiquement) à quatre. Serait-ce une façon de partager des pulsions refoulées ou un fantasme à demi-inavoué de l'auteure, qui a confessé adorer la saga Fifty Shades of Grey ? Pardon pour la digression...

© Metropolitan FilmExport
On sent que Niccol a voulu se concentrer sur "l'humain" et ses émotions plutôt que sur l'aspect science fiction. Malheureusement, comme dans le livre, il ne se passe pas grand chose et les enjeux sont quasi-inexistants. Mis à part quelques scènes dites d'action pour meubler (le passage éclair à la pharmacie, le raid pour trouver de la nourriture transformé en course-poursuite avec la "traqueuse"...), on reste dans la grotte avec les résistants et on attend désespérément que ça passe. Et ce n'est pas les incursions répétées de la traqueuse (jouée par Diane Kruger) aux méthodes un tantinet bourrines (bravo le pacifisme défendu par les aliens ! Paie ta cohérence !) qui change vraiment la donne. N'apportant rien d'innovant par rapport au matériaux initial, Andrew Niccol aurait-il succomber aux sirènes des producteurs en jouant le yes-man de base ? Repose en paix cher réalisateur...

© Metropolitan FilmExportEsthétiquement, le film tient ses promesses. Les deux "mondes" sont bien délimités avec des paysages désertiques à couper le souffle, et des bureaux et autres constructions "alien"au style épuré (qui ne sont pas sans rappeler ceux de Bienvenue à Gattaca). Petit bémol pour les grottes, qui ne font pas plus illusion qu'un sapin de Noël en plastique. Mais on finit par l'accepter, comme les lentilles luminescentes des "âmes" et les grosses cylindrées chromées des traqueurs... un poil too much (à mon goût) !

© Metropolitan FilmExportMalgré une histoire incohérente au dénouement abracadabrantesque et une romance qui fait sourire (encore ces plans avec les amoureux au coucher du soleil, ou qui s'embrassent sous la pluie...), on finit par adhérer... mollement. Tout d'abord grâce au jeu de Saoirse Ronan (Hanna, Lovely Bones), irréprochable dans son rôle. Max Irons (découvert dans le navrant Chaperon Rouge) et Jake Abel (qu'on reverra sous peu dans Percy Jackson - la mer des monstres) en amoureux transis n'ont pas un charisme de folie et doivent compter sur leur (jolis ?) minois pour séduire.

En résumé : Qui contrôle l'esprit d'Andrew Niccol pour qu'il soit tombé bien bas ? Ces Âmes Vagabondes manquent de chaleur et d'enjeux, et finissent en histoire d'amour banale qui s'étire sur deux longues heures. J'avais espéré à l'annonce du réalisateur, me voilà déçue. Et dire qu'une suite est déjà en chantier !

Le Chinese Theatre va devenir la plus grande salle IMAX

Le Chinese Theatre, l'une des salles de cinéma historiques d'Hollywood, va devenir la plus grande salle IMAX au monde, a annoncé vendredi le groupe canadien d'écrans géants.
L'ancien Grauman's Chinese Theatre, récemment rebaptisé TCL Chinese Theatre en vertu d'un partenariat conclu en début d'année avec le groupe chinois d'électronique TCL, est surtout célèbre pour son parvis, où les stars du septième art viennent y poser leurs empreintes de mains depuis des décennies.

Si les autorités municipales le permettent -- la salle, située sur Hollywood Boulevard, est classée monument historique -- le Chinese Theatre sera fermé du 1er mai à la fin de l'été pour sa plus grande campagne de restauration depuis son inauguration en 1927.

Avec 986 places, ce sera la plus grande salle IMAX au monde. Son écran de 28,6 mètres de large (contre 22 mètres aujourd'hui) sera le troisième plus grand des Etats-Unis, selon le groupe canadien.
"Ce changement fait entrer la salle dans le XXIe siècle et donne à Hollywood sa première salle IMAX", explique le groupe dans un communiqué.
Le Chinese Theatre fut inauguré en 1927 par l'entrepreneur Sid Grauman, qui avait déjà ouvert avec succès l'Egyptian Theatre sur Hollywood Boulevard quelques années plus tôt. Il a hébergé trois cérémonies des Oscars (1944-1946).
(AFP)

samedi 13 avril 2013

Elysium : le premier teaser, un visuel sans grands enjeux...

Il est à la mode de voir au cinéma la Terre se faire exploser, exterminer, envahir ou encore laissée à l'agonie (cf. Les Âmes Vagabondes (critique à venir), Oblivion (critique à venir), World War Z et autres), le dernier film futuriste post-apocalyptique a le doux nom d'Elysium. Réalisé par Neill Blomkamp (District 9) et porté par Matt Damon, Jodie Foster et Sharlot Copley, ce nouveau film de science-fiction a tout de la grosse machine de guerre estivale.

En l'an 2159, l'humanité est divisée en deux classes : l'une très riche vivant sur une station spatiale immaculée appelée Elysium, et le reste du monde parqué sur une Terre surpeuplée et dévastée. Le ministre Rhodes (Foster), représentant la ligne dure du gouvernement, ne recule devant rien pour faire appliquer les lois anti-immigration et préserver le luxueux mode de vie des habitants d'Elyisum. Ce qui n'empêche pas les habitants de la Terre de tenter de rejoindre la station spatiale par tous les moyens. Quand le malchanceux Max (Damon) se retrouve acculé, il accepte une mission périlleuse qui pourrait, s'il la mène à bien, non seulement sauver sa vie mais aussi rétablir l'équilibre entre ces deux mondes polarisés.


Selon les premières indiscrétions concernant Max, le rôle (surprenant ?) de Matt Damon, est que son personnage a un job super dangereux. Il va devoir subir une transformation radicale (d'où les multiples branchements sur l'affiche). Mais contrairement aux super héros habituels, il ne va pas gagner de super pouvoirs mais une maladie incurable. Sympa ! Un coup de pression supplémentaire pour Max qui, s'il n'arrive pas à temps à Elysium, va mourir.

Il faut à présent patienter jusqu'au 14 août pour découvrir le résultat sur grand écran. 


 

Du cinéma tout en sculptures

© Weston Sand Sculpture
Chaque année depuis 2006, un festival de sculptures de sable est organisé à Weston-Super-Mare, dans le comté du Sommerset, en Grande-Bretagne. 20 artistes européens, mexicains et canadiens ont sorti les truelles, les sceaux et les pelles pour construire des sculptures avec les 4000 tonnes de sable mises à disposition. Cette année, le cinéma américain est à l'honneur. Ainsi les personnages de Harry Potter et son ami Dobby, l'alien de E.T., Jack Sparrow et Davy Jones du Pirate des Caraïbes, un dino de Jurassic Park, Sid de L'Âge de Glace et Yoda de Star Wars entre autres... 
Si vous voulez les voir en grains et en sable, vous avez jusqu'au mois de septembre !

© Weston Sand Sculpture




© Weston Sand Sculpture
© Weston Sand Sculpture

© Weston Sand Sculpture

© Weston Sand Sculpture

© Weston Sand Sculpture



[Critique] Stoker : Laissez-vous manipuler par l'impensable (01/05/13)

© Twentieth Century Fox France
STOKER

De Park-Chan Wook
Avec Mia Wasikowska, Matthew Goode, Nicole Kidman...

Sortie le 1 mai 2013

India, tout juste 18 ans, est une adolescente hors du commun et un temps soit peu perturbée. Après la mort de son père dans un mystérieux accident de voiture, elle voit débarquer son oncle Charlie, qu'elle n'a jamais vu et dont elle ignorait jusqu'à l'existence. L'homme, énigmatique au charme ambigü, vient s'installer avec elle et sa mère, veuve inconsolable. Rapidement, la jeune fille suspecte son oncle de ne pas être celui qu'il prétend être, ou du moins, que ses motivations sont autres que celle de vouloir l'aider. Entre méfiance et attirance, India a du mal à se faire une idée...




Méfie-toi de celui qui te séduit

© Fox DeutschlandStoker est un film étonnant à plus d'un titre. Tout d'abord, il a pour réalisateur l'un des plus grands maîtres du cinéma coréen Park Chan-Wook, déjà à la barre de Old Boy et de Thirst, ceci est mon sang (consacrés à Cannes Grand Prix du Jury en 2003 et 2009). Depuis plus de 20 ans, "le maître" fascine avec des œuvres originales, innovantes, au rythme très intense qui mélangent lyrisme visuel et éclats de violence percutante, sans oublier d'une puissance émotionnelle rare. Puis, Stoker a un scénariste des plus inattendus puisqu'il s'agit de Wentworth Miller, plus connu pour être le héros tatoué de Prison Break. Présenté au producteur sous le pseudo de Ted Foulke, Miller signe ici son premier scénario, élaboré en huit ans. Après avoir été placé sur la "Liste Noire"des meilleurs scénarios en quête de producteur, Stoker en sort grandit et magnifié.

© Fox Deutschland
Park Chan-Wook nous embarque dans l'univers inquiétant d'une famille pas comme les autres, où tous semblent purs, allant jusqu'au bout de leurs émotions, même s'ils n'en aperçoivent pas pleinement les conséquences. India (Mia Wasikowska) et Charlie (Matthew Goode) voient ce que le commun des mortels ne perçoit pas, obsédés par leur instinct de conservation : gare à ceux qui se mettent en travers de leur chemin. Ils feront tout pour satisfaire leurs besoins et se protéger. Matthew Goode (A Single Man, Watchmen - Les Gardiens) a un charisme ravageur. Avec son œil qui frise et son élégante délicatesse, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Mentor d'India, il rend beau, sympathique et attachant le manipulateur maléfique qu'il incarne en réalité. Déroutant ! Quant à Mia Wasikowska, beauté délicate, à la sérénité grave et mature (déjà remarquée dans Jane Eyre), elle incarne avec subtilité cette jeune fille passive et plongée dans l'introspection. 

© Twentieth Century Fox FranceThriller noir, percutant et dérangeant, le récit de Stoker aurait pu tomber à plat s'il avait été confié à d'autres mains que celles de Park Chan-Wook. Grand admirateur de la filmographie de Hitchcock (Sueurs Froides et L'ombre d'un doute en tête), le cinéaste n'hésite pas à en reprendre l'atmosphère oppressante, en y ajoutant sa patte : sa vision élégante de la cruauté humaine, de la destruction et de la vengeance dans un style éclatant, voire flamboyant. Les métaphores visuelles s'enchaînent (les chaussures d'enfant achetées chaque année par Charlie deviennent des escarpins à la fin du film, l'araignée grimpant sur la jambe d'India lorsqu'elle joue du piano et redescendant lors du dénouement, etc.) et l'histoire captive, choque et fascine jusqu'à sa conclusion fatale. Le titre du film est lui-même une métaphore du Mal puisqu'il se réfère au Dracula de Bram Stoker, un roman révolutionnaire dans lequel il était plutôt question d'un opportuniste exerçant son emprise sur des innocents que d'un conte fantastique à propos de vampires.

© Twentieth Century Fox France
Peu bavard, Stoker doit sa réussite a un rythme singulier et glaçant, où il règne une tension psychologique quasi suffocante. Repliée sur soi, cette famille fonctionne telle une cocotte-minute sous pression, où l'atmosphère est sur le point de tout faire exploser. Park Chan-Wook donne suffisamment d'ambiguïté à ses personnages et à cette histoire d'amour hors des conventions, sans trop insister sur les signes vampiriques insinués par le titre, pour nous scotcher. Et que dire de sa mise en scène fluide et raffinée, fétichiste et hyper sexualisée tout en sous-entendus ou carrément assumée ! Brillante (parfois un peu too much) et délicieusement manipulatrice. On en redemande !

En résumé : Tous les ingrédients sont là pour toucher, effrayer et provoquer le spectateur. Une histoire d'amour à la fois magnifique et tordue. Un véritable COUP DE CŒUR artistique, bien au-delà de mon penchant pour les vampires né avec mes études littéraires.


[Critique] Trance : Quand Danny Boyle se prend pour un trafiquant de mémoire (08/05/13)


TRANCE

De Danny Boyle
Avec James McAvoy, Rosario Dawson, Vincent Cassel…

Sortie le 8 mai 2013

Simon excelle dans son boulot : commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art. Mais un jour, il dérape. Il se fait le complice de Franck, le chef d'un gang désireux de voler un tableau de Goya, dont la valeur s'élève à plusieurs millions de dollars. Le jour du hold-up, Simon reçoit un violent coup sur la tête dans le feu de l'action et tombe dans un rapide coma. À son réveil, il est remercié par le plus grand nombre pou avoir essayé de sauver la toile, mais ses partenaires s'impatientent : Simon n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne semble ébranler sa mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de retrouver la peinture dans les tréfonds de l’esprit de Simon… 



"Aucune œuvre ne vaut la vie d'un homme."

© Pathé Distribution
Danny Boyle est de ces réalisateurs qui n'ont de cesse de nous étonner en prenant des directions aussi diverses que surprenantes. Il nous a fait chavirer le cœur avec Slumdog Millionnaire, et les tripes avec 127 heures, pour lesquels il a remporté deux Oscars. 
Avec Trance, il vire à nouveau de bord en réadaptant un téléfilm peu connu, mélangeant les genres et prenant des directions souvent surprenantes. Trance est assurément original, audacieux et inclassable. On se laisse porter par un début plutôt classique vers une narration beaucoup plus tordue, tant dans la forme que de le récit lui-même. La mise en scène est comme d'habitude très visuelle et excentrique. Mais ce n'est jamais en vain, elle sert l'histoire. Tout n'est pas qu'une question de style, il y a toujours un sens à ce qu'il fait.


© Fox Deutschland
© Pathé Distribution
Boyle se joue des nombreux retournements de situations pour perdre le spectateur, qui finit par ne plus pouvoir se fier à son jugement. Car on ne sait plus qui sont vraiment les bons et les méchants. On se fait avoir dès lors qu'on les juge et leur colle une étiquette. Car on réalise soudain que la situation évolue en permanence n'est pas exactement telle qu'on la croyait. Par exemple, Simon (excellent McAvoy, à qui Boyle a laissé son délicieux accent écossais) est le personnage le plus complexe. Il a une personnalité trouble : son passé de joueur compulsif cadre mal avec son métier de commissaire-priseur respectable. Son vice l'entraîne dans une pente infernale et destructrice. Franck, criminel plutôt  conventionnel, est finalement plus humain qu'il n'y paraît. On développe même une certaine sympathie pour lui.

© Pathé Distribution
Traiter de l'hypnose au le cinéma donne une capacité infinie à illustrer l'inconscient. Boyle explore le thème des comportements humains poussés à l'extrême. Ils font preuve d'une violence et d'un désir incroyables mus par une cupidité sans fond, mais aussi d'un instinct de survie sans faille.
Fond et formes se rejoignent dans des scènes de souvenirs/reconstitution, où la frontière entre la réalité et le subconscient n'est plus si évidente. En certains points, on pourrait penser que Trance a un certain lien de parenté avec Inception. Ce qui est plutôt réjouissant ! Le film ne cesse de surprendre. Dès que l'on pense avoir une longueur d'avance sur le déroulement des événements, le scénario se permet twist sur twist. Révélations et retournements de situation s'enchaînent, et interviennent même très tôt dans le scénario. Ces fausses pistes et incertitudes permettent de deviner que l'histoire que souhaite raconter le film est ailleurs. 

© Pathé Distribution
Malheureusement, Boyle tombe dans l'un de ses principaux défauts : cette tendance à partir dans tous les sens dans la 3e partie du film. Le déroulement de l'histoire n'est pas illogique pour autant, mais l'accumulation de twists et de changements de point de vue sur la fin -- avec l'inévitable séance d'explications indispensables mais lourdingues --  donne un final maladroit qui laisse perplexe, voire dans un flou qui demande une sérieuse réflexion.




En résumé : Dany Boyle tente de réinventer le thriller noir avec une dimension émotionnelle, cherchant à pousser les limiter aussi loin que possible. Mais ne les aurait-il pas pousser un peu trop loin au risque de se perdre, et de perdre ses spectateurs ?


mardi 9 avril 2013

Aujourd'hui 10/04, au cinéma... Y a quoi ?


2077. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de cette planète dévastée qu’il considère néanmoins comme son chez-lui. Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu’il reste de la Terre, la vie "céleste" de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d’un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu’il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia déclenche par sa présence une suite d’événements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu’il croyait savoir.


Lorsque la caverne où ils vivent depuis toujours est détruite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Les Croods raconte l’histoire d'une famille préhistorique qui évolue et devient la première famille moderne du monde. Elle se déroule à l’ère Croodéolithique (inconnue jusque-là) – lorsque Mère Nature en était aux premières étapes de ses expériences, dont le résultat était une flore et une faune bizarres et très colorées.



Ça tombe mal ! L’enterrement de la femme de Zef tombe pendant 
le mariage de la fille de Roni ! Cet événement inattendu aggrave 
les conflits entre les deux frères que tout sépare déjà : métiers, 
femmes, austérité religieuse de l’un, joie de vivre de l’autre...






Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Leur mariage est idyllique, même si personne ne croit qu’il pourra durer… Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, 
aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?



Une journée. Un train. Deux inconnus. Des échanges de regards, 
des sourires en coin, le cœur qui bat la chamade... 
Le regarder partir sans se retourner, le perdre à tout jamais 
et penser à lui sans cess ou s’offrir à lui le temps d’une aventure ? 
Et si la vie d’Alix basculait…





Abandonné à sa naissance, Kang-do est un homme seul qui n’a ni famille, ni ami. Recouvreur de dettes sans pitié et sans compassion, il menace ou mutile les personnes endettées dans un quartier destiné à être rasé. Un jour, Kang-do reçoit la visite d’une femme qu’il ne connaît pas et qui lui dit être sa mère. Pour la première fois de sa vie, le doute s’installe en lui…




Algérie. Région des hauts plateaux. Un jeune homme court dans la neige trainant son balluchon. Rachid est un islamiste maquisard qui regagne son village grâce à la loi de "Concorde civile".  Entrée en vigueur en 2000, elle est censée mettre fin à la "décennie noire", qui a coûté la vie à environ 200 000 personnes. La loi promet à tout islamiste repentant qui rendrait ses armes en promettant n’avoir pas de sang sur les mains, une quasi amnistie et la réinstallation dans la société. Mais la loi n’efface pas les crimes et Rachid s’engage dans un voyage sans issue où s’entremêlent la violence, le secret et la manipulation.





Au pied de collines rocheuses, Faik mène une vie de fermier solitaire avec son métayer et sa femme. Quand arrivent de la ville son deuxième fils et ses petits-enfants, il les met en garde contre les nomades qui traversent la région. Tandis que se déroulent les vacances, la menace rôde, silencieuse et invisible.



Le 23 novembre 2008, l'Italie se déchire autour du sort d'Eluana Englaro, une jeune femme plongée dans le coma depuis 17 ans. La justice italienne vient d'autoriser Beppino Englaro, son père, à interrompre l'alimentation artificielle maintenant sa fille en vie




Programme de 5 courts métrages d'animation.
Laissez-vous guider par le plus petit des hommes devenu roi ! Voici un petit tour d'horizon des contes et légendes de Hongrie remplis de mystère, d'ensorcellement, de ruse, de courage et de bien d'autres histoires magiques...





samedi 6 avril 2013

Dexter, saison 8 : des teasers inquiétants

Malgré des critiques élogieuses et un nombre incalculable de fans à travers le monde, la série Dexter va se terminer avec la saison 8. Les producteurs ont préféré arrêter avant que la qualité du show se dégrade  dans la longueur et que cette dernière saison se finirait en beauté... On a envie de les
croire !

Il va falloir attendre le 30 juin pour le découvrir. En attendant Showtime fait monter la pression en mettant en ligne des teasers plutôt inquiétants et toujours aussi sanglants... Le premier voit défiler dans une marre d'hémoglobine le nom de toutes les victimes de Dexter, aussi connu sous le nom du funestement célèbre "Boucher de Bay Harbor".  Le second fait place à Dexter lui-même. Enfin... juste sa voix, posée mais glaçante. Il sait que l'étau se resserre autour de lui et qu'il a peu de marge de manœuvre. Va-t-il réussir à continuer à contenter son "sombre passager" sans risquer de dévoiler son identité ? Va-t-il réussir à se contrôler ou péter les plombs pour de bon ? Sans aucun doute, d'autres vidéo vont nous mettre sur la voie d'ici fin juin.


True Blood, saison 6 : le premier teaser et de nouveaux arrivants

C’est officiellement officiel : la saison 6 de True Blood arrive finalement le 16 juin prochain sur HBO. Le teaser vient d’être mis en ligne.
Bien évidemment, il est trop tôt pour avoir encore des infos solides. Rien n’est vraiment dévoilé des nouvelles aventures de Sookie et de ses "amis" vampires. Et nous voilà un peu déçus par ce nouveau teaser, essentiellement composé d’épisodes des saisons précédentes. 
Il présente quand même l’acteur Rutger Hauer qui campe un des nouveaux méchants. Il jouera un personnage appelé Macklyn, étroitement lié à Sookie et Jason Stackhouse. Rutger Hauer n’en est pas à sa première expérience de vampires puisqu’il a joué Lothos dans Buffy contre les vampires, Barlow dans Les Vampires de Salem, Dracula dans Dracula III : Legacy et Van Helsing dans le Dracula à venir de Dario Argento.
Rutger Hauer

À la fin de la saison 5, on voyait Bill boire le sang de Lilith et l’épisode s’achevait sur la fuite d’Eric et Sookie. "Il n’y a plus personne pour nous protéger à présent. Si les humains veulent la guerre, nous allons leur donner. Le tyran est en train de se lever, c’est le début de la fin. Nous allons tous brûler" peut-on entendre dans la vidéo. Voilà qui promet !


De nouveaux personnages, toujours aussi sexy


Rob Kazinsky
Le britannique Rob Kazinsky (Brothers & Sistersa rejoint le casting et tient le rôle d’une fée prénommé Ben. Celui-ci aidera Sookie et son frère Jason à éclaircir le mystère de la mort de leurs parents. Et surtout, il pourrait devenir le nouvel amoureux de Sookie…


Amelia Rose Blaire
Deux jolies demoiselles viennent ainsi de signer pour emménager à Bon Temps. Jurnee Smollett (Saturday Night Live), va incarner une certaine Nicole et Amelia Rose Blaire (90210), sera une certaine Willia Burrell. Leur rôle ? La première deviendra une régulière du casting. Elle est décrite comme une jeune femme qui fait passer la justice et le bien de tous avant l'argent. La seconde sera la fille du Gouverneur tout jute d'arriver en ville.




Jurnee Smollett

Et que serait True Blood sans une nouvelle vampire sexy et dangereuse (Jessica et Pam n'en ayant pas le monopole) ? Un appel à casting a été lancé pour recruter cette vampirette du nom de Violet, qui devrait aussi revenir dans la future saison 7 de la série. Un rôle conséquent donc. Et pour cause, puisqu'elle devrait faire partie d'un triangle amoureux dans lequel sera bientôt impliqué Jason, aux côtés de Wes, autre petit nouveau de la série. 

jeudi 4 avril 2013

Percy Jackson - la mer des monstres : un trailer dans la tempête

Malgré le succès mitigé sur le sol américain du premier volet au cinéma, la Fox donne cet été une suite aux aventures de Percy Jackson (merci aux plus de $137 millions récoltés à l'international !). Après trois années d'attente, les fans du fils de Poséidon le retrouveront dans La Mer des monstres. Ce nouveau volet promet des aventures palpitantes pour la bande de demi-dieux adolescents. Percy et ses amis, Grover et Annabeth, vont partir à la recherche de la Toisin d'or afin de sauver leur colonie.

Après Chris Colombus (Harry Potter 1 et 2), la réalisation de ce nouveau film a été confiée à Thor Freudenthal (Journal d'un dégonflé, Palace pour chiens). Logan Lerman (Les Trois Mousquetaires, Le Monde de Charlie) reprend le rôle-titre du film, inspiré des romans de Rick Riodan. Au générique, se trouvent aussi Alexandra Daddario, Brandon T. Jackson mais aussi Melina Kanakaredes (Les Experts Manhattan), Stanley Tucci (Jack le chasseur de géants), Sean Bean (Game of Thrones) ou Nathan Fillion (Castle), qui campe Hermès.

La bande-annonce vient d'être diffusée sur MTV et elle promet. A première vue, La Mer des monstres reprend les ingrédients des derniers blockbusters à succès : subtile mélange de Hunger Games (avec un semblant de combat dans une arène), de Harry Potter (pour la voiture volante incontrôlable) et de Pirate des Caraïbes (pour le Kraken monstrueux). Résultat final le 14 août prochain !


Only god forgives : Première bande-annonce choc !


Dans la chaleur humide de Bangkok. Dix ans auparavant, Julian a tué un policier et entamé sa cavale. Il dirige à présent un club de boxe thaï, qui fait office de couverture pour le trafic de drogue. S'il est respecté dans le monde criminel, au fond de lui, il se sent vide. Lorsque son frère tue une prostituée, la police fait appel à Chang, un ancien flic, surnommé l’Ange de la vengeance. Chang autorise le père de la victime à tuer le meurtrier. La mère de Julian, Jenna, chef d’une puissante organisation criminelle, débarque alors dans la capitale thaïlandaise pour récupérer le corps de son fils. Elle charge alors Julian de retrouver les tueurs et de "déchaîner l’enfer". De plus en plus obsédé par l’Ange de la Vengeance, Julian le défie dans un match de boxe…


Complètement obsédé par l'Ange de la Vengeance, Julian le provoque dans un duel sur le ring. Il espère qu'en le battant il pourra enfin trouver la paix. Mais Chang triomphe... Jenna, furieuse, prépare sa revanche. A partir de ce moment là, le sang ne peut que couler. Trahison et vengeance sont le chemin à prendre en vue d'une confrontation finale... et d'une éventuelle rédemption.

Un trailer un peu court pour se faire une idée ? Evidemment. Mais il a le mérite de nous plonger dans l'esthétique du film du duo désormais mythique Refn/Gosling. Un film d'action qui n'y va pas avec le dos de la cuillère, version vintage. On en veut plus !

lundi 1 avril 2013

Lancements de spin-off en chaîne

La télévision américaine compte plus que jamais sur des séries dérivées de succès éprouvés depuis plusieurs saisons pour pour renouveler son offre à la rentrée 2013.

L'immense succès depuis près d'une décennie de NCIS a depuis fait des petits. Décliné dans la version West coast avec NCIS : Los Angeles, CBS va à nouveau la décliner pour la saison 2013-2014.

Le dérivé suivra une équipe mobile du NCIS habilitée à intervenir sur l'ensemble du territoire américain. Kim Raver (Grey's Anatomy), John Corbett (Sex and the City, United States of Tara), Scott Grimes (Urgences), Edwin Hodge (Cougar Town) et Gillian Alexy (Damages) ont été recrutés pour enrichir la franchise... qui enregistre déjà les meilleures audiences aux États-Unis.


CW, la petite chaîne aux séries plus ado, a préféré élargir l'univers de Vampire Diaries, sa série la plus regardée en créant The Originals, avec pour vedette Joseph Morgan, l'interprète de Klaus. Elle sera introduite le 25 avril prochain lors d'un épisode spécial de la série aux crocs acérées.


 

Wonderland : de retour aux pays des merveilles

 


Pour grossir les rangs, ABC planche sur un spin-off de sa série féérique Once Upon a Time. Selon les premières informations obtenues par la presse américaine, la série nommé Wonderland se centrerait sur Alice et son aventure au pays des merveilles. Le lien avec la saison d'origine serait assuré par le Chapelier Fou, présent dans quelques épisodes seulement de Once upon a time.





Wonderland a déjà son Alice. Et c'est l'Australienne Sophie Lowe qui a été choisie. La jeune héroïne sera entourée de Cyrus, dont elle tombera amoureuse, et du valet de coeur, un aventurier solitaire et briseur de coeur. A ses côtés Peter Gadiot (Night Wolf, The Forbidden Girl) et Michael Socha (Being Human, version british). Le tournage devrait débuter le 7 avril à Vancouver. Si le pilote venait à convaincre, ABC le mettrait à l'antenne à la rentrée.


 




Pretty Little Liars : quand la petite série devient franchise

 

Bonne nouvelle pour les très nombreux fans de la série Pretty Little Liars puisque après la création d'une websérie, la chaîne vient d’annoncer le renouvellement de la série pour une saison 5 (alors que la saison 4 n’a même pas encore été diffusée !). Et pour couronner le succès des "petites menteuses", la chaîne prépare une série dérivée nommée Ravenswood. Celle-ci devrait arriver en octobre sur ABC Family, juste après le désormais habituel épisode spécial Hallowen.

Cette nouvelle série dérivée sera une adaptation de la série littéraire de Sara Shepard. En dehors du titre, qui désigne le village où l’action aura lieu, le contenu de la fiction reste assez mystérieux pour le moment. On sait seulement que les habitants seront frappés de malédiction et que cinq étrangers devront enquêter sur les événements louches pour sauver leur peau. Rien n'est dit pour le moment quant à la participation des actrices de la série-mère.


Pour info, D17 lancera pour la première fois en clair la diffusion de la saison 1 de Pretty Little Liars, à partir du 12 avril.


Un premier teaser de Ravenswood a été dévoilé :



Le spin-off : succès garanti ?

 

Voir les chaînes préférer profiter du filon du succès (et de l'argent généré, quitte à l'épuiser) plutôt que de se creuser la tête pour trouver des idées novatrice, laisse à penser que la recette fonctionne. Mais jusqu'à quand ? Il est vrai que CBS a agrandi avec succès sa franchise Les experts. Mais sa petite sœur de Miami a été arrêtée la saison dernière.
La réussite n'est pas toujours au rendez-vous.
ABC a connu un bilan plus mitigé avec Private Practice, issue de Grey's Anatomy, qui s'est terminé l'été dernier avec une demi-saison seulement. Dernièrement, The Finder et Criminal Minds : Suspect Behaviour, séries dérivées respectives de Bones et Esprits criminels ont été annulées peu après leur lancement. Certaines n'ont pas même réussi à voir le jour.
Pendant longtemps, la Fox a pensé à décliner sa série Dr House, tout comme CW avec Gossip Girl. Mais les projets ne sont pas parvenus à dépasser la case pilote. Cette saison, NBC a renoncé à poursuivre The Office via The Farm. Showtime a également fait l'impasse sur une production provenant de Californication. A quand les idées nouvelles ?

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