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mardi 3 septembre 2013

50 Nuances de Grey : le choix des héros est osé...


Voilà... le suspense n'est plus. "Je suis ravie de vous dire que la ravissante Dakota Johnson a accepté d'être notre Anastasia dans l'adaptation cinématographique de Cinquante nuances de Grey". C'est l'un des tweets que E. L. James, l'auteur britannique du best-seller international Cinquante nuances de Grey, a envoyé lundi. Au côté de l'actrice américaine, "le magnifique et talentueux Charlie Hunnam sera Christian Grey dans l'adaptation du film" a ajouté l'auteur via le réseau social. Un choix qui laisse plutôt perplexe...


Retenir la jeune actrice et mannequin de 23 ans (accessoirement fille des acteurs américains Mélanie Griffith et Don Johnson) dans le rôle de l'ingénue que happés par l'homme d'affaires pervers est une jolie surprise. Plutôt jolie mais pas inaccessible, parfaite en girl next door au caractère bien trempé mais sensible, qui craque à la première œillade d'un demi-dieu vivant. Mais choisir Charlie Hunnam me laisse perplexe...

Connu pour son rôle de badass dans la série au pot d'échappement rutilant Sons of Anarchy, Charlie Hunnam n'a pas le profil du pervers sulfureux et retors que le rôle demande. Si ça gueule d'ange, ses yeux lagons et ses abdos peuvent faire l'affaire, à première vue, il lui manque le regard profond de perversité rempli de domination féroce. Christian Grey est animal, avec un sex-appeal débordant tout en gardant une classe folle  Au lieu d'avoir un requin racé, on se retrouve avec un bisounours sans charisme (avec une plastique certes appétissante...). Peut-être suis-je mauvaise langue et regretterais-je mes propos à la sortie du film... Mais il serait dommage que l'une des adaptations les plus attendus par des millions de lectrices (en surchauffe) se termine en soupe commerciale en PG13+ ! (on en a déjà constaté l'effet rouleau compresseur des studios et de leurs producteurs-executifs...)

Aux commandes de ce long-métrage caliente (attendu dans les salles américaines le 1er août 2014), une autre Britannique : Samantha Taylor-Johnson (réalisatrice de Nowhere Boy sur la jeunesse de John Lennon). Et au scénario : Kelly Marcel, connue pour être la plume de la série Terra Nova (sic).

Petit rappel... Dakota Johnson a notamment joué dans le film The Social Network de David Fincher, 5 ans de réflexion, For Ellen et 21 Jump Street aux côtés de Channing Tatum et Jonah Hill.
L'acteur a quant à lui joué dans le blockbuster de cet été Pacific Rim de Guillermo del Toro, après Les Fils de l'Homme d'Alfonso Cuaron, Cold Blood (D-to-DVD) et Retour à Cold Mountain d'Anthony Minghella. Et dire qu'un temps, Ryan Gosling et Henry Cavill étaient attachés au projet (même une rumeur...). On se serait même contenté de Ian Somerhalder ! 

A suivre...

dimanche 14 avril 2013

Critique : Les Âmes Vagabondes : Schizophrénie et amours contrariées au menu (17/04/13)



LES ÂMES VAGABONDES

De Andrew Niccol
Avec Saoirse Ronan, Max Irons, Jake Abel, Diane Kruger, William Hurt...


Une fois n'est pas coutume, la planète va devoir faire face à une invasion extra-terrestre (sic). Mais cette fois-ci, en plus de conquérir du terrain en envahissant les planètes les unes après les autres, les "méchants aliens" envahissent le corps des humains. Confortablement installés en tant que "nouvelle âme" chez leurs hôtes, ils prennent petit à petit le contrôle de toute l'humanité pour en faire un monde parfait et pacifique. Bien évidemment, une jeune fille refuse de se laisser faire. Répondant au doux nom de Melanie Stryder, elle fait partie du dernier bastion d'hommes 100% humains qui font tout pour ne pas se laisser "contaminer" et voir leur esprit "disparaître"au profit des âmes envahissantes. Sa méthode ? Elle se raccroche de toutes ses forces à l'image de l'homme qu'elle aime et de celle de son petit frère en poussant son âme parasite (plus tard appelée Gaby) à les rechercher. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu : les deux "jeunes femmes" vont être poursuivie par une "traqueuse" à la recherche d'informations sur le groupe d'hommes restants. Toutes deux fugitives, elles vont rejoindre le noyau dur de la résistance, se lier d'amitié mais... ne tomberont pas amoureuses du même homme. Un brin schizophrène, vous dites ? 


© Metropolitan FilmExportSi Stephenie Meyer (auteure du roman à l'origine de ce film) est connue pour avoir écrit la sirupeuse saga Twilight -- et ses fameux vampires qui brillent au Soleil -- elle récidive ici avec un roman plus adulte. Enfin, adulescent, dirons-nous. Il semble tout de même qu'elle n'est pas eu envie de se défaire d'une recette qui l'a rendue multi-millionnaire : un triangle amoureux inter-espèce (devenu "carré" dans cette nouvelle œuvre) dont les amours sont contrariées par un ennemi, qu'il va devoir affronter pour assurer sa survie. Rien de bien révolutionnaire en somme, si ce n'est l'invasion de l'esprit de l'héroïne, qui se transforme en bataille mentale permanente avec elle-même, façon Dr Jekyll et Mr Hyde. Bien trouvé, surtout quand il s'agit de décortiquer les émotions adolescentes souvent contradictoires. 
Là où Twilight pêchait dans les atermoiements sans fin de Bella, marqués par de longs regards langoureux échangés avec Edward, la voix "intérieure" de Mélanie (voix-off de l'actrice) permet d'entendre l'esprit rebelle se faire entendre alors qu'elle est coincé dans un corps qui n'est pas le sien. Belle image du mal-être adolescent... mais concrètement, Mélanie/Gaby est un être totalement schizo ! Et pour le retranscrire, on dit "merci" à la magie du son et de l'image. Car le cinéma permet de retranscrire avec fluidité, ce que sa version papier alourdit en devenant parfois incompréhensible, car on finit par ne plus savoir qui s'adresse à l'autre. 

"Est-ce que Mélanie est toujours à l'intérieur ?"

© Concorde Filmverleih GmbHLe réalisateur Andrew Niccol a pris le parti de rester fidèle au roman, tout en réadaptant certaines scènes (probablement pour des raisons techniques) et en en supprimant d'autres (pas facile de résumer 700 pages en 2h...). Sans vouloir faire une étude comparée minutieuse, il est évident que le cinéaste a allégé le contenu en terme de violence physique et morale pour être plus grand public. Car si page après page, l'héroïne est confrontée à un monde humain fait de violence crue (Gaby est insultée et se prend de méchantes baignes pendant les 400 premières pages, et est victime d'une tentative de meurtre terrible), où le mépris vire au dégoût (Gaby est détestée par les résistants, et même par l'homme qu'elle aime la majeure partie du livre), le film l'effleure et préfère se concentrer sur la romance vécue (physiquement) à quatre. Serait-ce une façon de partager des pulsions refoulées ou un fantasme à demi-inavoué de l'auteure, qui a confessé adorer la saga Fifty Shades of Grey ? Pardon pour la digression...

© Metropolitan FilmExport
On sent que Niccol a voulu se concentrer sur "l'humain" et ses émotions plutôt que sur l'aspect science fiction. Malheureusement, comme dans le livre, il ne se passe pas grand chose et les enjeux sont quasi-inexistants. Mis à part quelques scènes dites d'action pour meubler (le passage éclair à la pharmacie, le raid pour trouver de la nourriture transformé en course-poursuite avec la "traqueuse"...), on reste dans la grotte avec les résistants et on attend désespérément que ça passe. Et ce n'est pas les incursions répétées de la traqueuse (jouée par Diane Kruger) aux méthodes un tantinet bourrines (bravo le pacifisme défendu par les aliens ! Paie ta cohérence !) qui change vraiment la donne. N'apportant rien d'innovant par rapport au matériaux initial, Andrew Niccol aurait-il succomber aux sirènes des producteurs en jouant le yes-man de base ? Repose en paix cher réalisateur...

© Metropolitan FilmExportEsthétiquement, le film tient ses promesses. Les deux "mondes" sont bien délimités avec des paysages désertiques à couper le souffle, et des bureaux et autres constructions "alien"au style épuré (qui ne sont pas sans rappeler ceux de Bienvenue à Gattaca). Petit bémol pour les grottes, qui ne font pas plus illusion qu'un sapin de Noël en plastique. Mais on finit par l'accepter, comme les lentilles luminescentes des "âmes" et les grosses cylindrées chromées des traqueurs... un poil too much (à mon goût) !

© Metropolitan FilmExportMalgré une histoire incohérente au dénouement abracadabrantesque et une romance qui fait sourire (encore ces plans avec les amoureux au coucher du soleil, ou qui s'embrassent sous la pluie...), on finit par adhérer... mollement. Tout d'abord grâce au jeu de Saoirse Ronan (Hanna, Lovely Bones), irréprochable dans son rôle. Max Irons (découvert dans le navrant Chaperon Rouge) et Jake Abel (qu'on reverra sous peu dans Percy Jackson - la mer des monstres) en amoureux transis n'ont pas un charisme de folie et doivent compter sur leur (jolis ?) minois pour séduire.

En résumé : Qui contrôle l'esprit d'Andrew Niccol pour qu'il soit tombé bien bas ? Ces Âmes Vagabondes manquent de chaleur et d'enjeux, et finissent en histoire d'amour banale qui s'étire sur deux longues heures. J'avais espéré à l'annonce du réalisateur, me voilà déçue. Et dire qu'une suite est déjà en chantier !

lundi 8 octobre 2012

La saga Fifty Shades of Grey a déjà sa scénariste !

Fifty Shades of Grey, le nouveau phénomène littéraire de l'auteure britannique E. L. James, débarquera en France le 17 octobre prochain après avoir fait un carton aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Un retentissement tel qu'il aura le droit à une adaptation au cinéma. L'auteure elle-même vient de confirmer sur Twitter que Kelly Marcel (Terra Nova) a été choisie pour être la scénariste de l'adaptation au ciné. De nombreuses rumeurs courent sur le casting : selon les dernières, Selena Gomez a été approchée pour le rôle d’Anastasia, et Christian Grey pourrait être joué par Ian Somerhalder, aujourd'hui connu pour son rôle trouble de Damon dans Vampire Diaries.

La curiosité des uns et l'envie de replonger dans une histoire d'amour à rebonds des autres à fait exploser les compteurs. Avec 31 millions d'exemplaires vendus, les romans ont dépassé les ventes de la saga Harry Potter sur Amazon. Le premier tome a fait mieux que le Da Vinci Code : il a réalisé le plus rapide démarrage de l'histoire avec 1 million d'exemplaires en 11 semaines. Devenus des best-sellers, les trois volumes ont surtout réconcilier les femmes avec la littérature coquine.  

E. L. James
Selon E. L. James, c'est la saga Twilight qui lui a donné envie d'écrire. Tout a commencé quand l'auteure, alors productrice télé, vient écrire quelques lignes parodiques sur un site dédiés aux fans de des vampires brillant au soleil. Ses écrits ont un succès immédiat. Elle décide alors de les prendre plus aux sérieux et d'en faire un roman. Les premières ébauches mises en ligne sont téléchargées des milliers de fois. Le livre est alors publié "à la demande" un an après chez un petit éditeur australien. Le bouche-à-oreille fonctionne, les blogs et les forums s'enflamment, les célébrités en parlent dans les médias... Le buzz est fait, les livres s'arrachent... Les droits sont dûment rachetés, le livré revu et corrigé par un éditeur britannique.

Pourquoi un tel engouement autour de la saga ? 
C’est l’histoire d’Anastasia Steele et de Christian Grey. Elle, étudiante en lettre de 22 ans, douce et naïve. Lui, sombre milliardaire un brin pervers, qui lui propose dès leurs premiers rendez-vous de se lancer dans un jeu érotique sado-maso. Le titre évoque les "50 nuances de gris" de la personnalité de Mr Grey, mais la trilogie s’avère tout aussi dense en descriptions détaillées de ses ébats et orgasmes avec "Ana", ou en scènes déjà cultes comme « ce jour où j’ai essayé les boules de geisha », qui ont fait bondir les ventes de sex toys de 400% sur Amazon. Sisi !

Un livre et des controverses...
L'Amérique et ses pudibonderies se voient complètement retournées par le succès de ce livre, qui a suscité beaucoup d'interrogations et de débats. Son contenu érotique fait de lui un "mommy porn" aux États-Unis, c'est-à-dire de la pornographie pour mamans (mais pas que...) comme si ce livre avait fait sauter un verrou dans la conscience bien pensante de l'Américaine moyenne. Surtout chez les adolescente qui, après avoir lu et relu le prône de l'abstinence avant le mariage dans les livres de Stephenie Meyer, ont sauté sur l'occasion pour en finir les tabous. 
La controverse porte surtout sur la fascination que provoque l'héroïne qui accepte sans broncher de jouer le rôle vicieux et libidineux de dominateur/dominée avec un homme, spécifié dans un contrat dans lequel il est spécifié qu'il n'y aura pas de relations amoureuses entre eux mais seulement des rapports sexuels... Voilà qui réveille les trentenaires accro à Sex and the City (Kim Cattral elle-même a adoré ce livre "pour les femmes mûres qui s'éclatent", a t-elle déclaré au journal The Sun). Reste à savoir si ces deux amants finiront par s'aimer malgré tout... Un début de réponse le 17 octobre !

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