Il l'avait dit ! "Je reviendrai". La phrase culte extraite du non moins culte Terminator, de James Cameron (1984) dans lequel "Schwarzy" est un androïde envoyé du futur. Une réplique prémonitoire car, la page "Gouverneur de Californie" à peine tournée, Arnold Schwarzenegger se remet au travail. Mais plus question de contrôle de budget ou de répondre à d'autres questions environnementales, il est de nouveau au cœur de toutes les attentions présenter The Governator, la série d’animation dont il est le super-héros. La série, dont le nom est un jeu de mot entre Terminator et son ancienne fonction politique, met en scène un ancien gouverneur qui prend les habits de super-héros pour venir en aide à la veuve et l'orphelin. De quoi s'amuser de son passé de stars de film d'action et d'homme politique.
La star, 63 ans, est arrivée à Cannes, pile au moment de l’inauguration du 48e MipTv (le marché international des contenus audiovisuels) et… de l’annonce par Barack Obama de sa candidature à un deuxième mandat présidentiel.
Produite avec Stan Lee, scénariste vedette de Marvel et papa de bande dessinées culte telles Les4 Fantastiques, Spiderman, Thor, Hulk, Spider-Man et Iron Man, le dessin animé devrait donner naissance à plusieurs déclinaisons, dont un jeu vidéo et un film... en 3D bien sûr !.L’histoire : un gouverneur à la retraite souhaite passer plus de temps avec sa famille. Doté de super-pouvoirs, il va finalement pourchasser les méchants qui rôdent dans Los Angeles... Destinée à la jeunesse, cette série de 52 épisodes présente un personnage qui ressemble à l'acteur autrichien non seulement physiquement, mais moralement aussi : l’ex-gouverneur devient justicier pour combattre le crime et les catastrophes naturelles. Dans l’air du temps… Pour mener à bien sa mission contre les vilains méchants, comme tout bon héros qui se respecte, il a une base secrète à bourrée de technologies, toute une panoplie de gadgets et de véhicules hallucinants, un "sidekick" (un loyal et dévoué partenaire), qui n'est autre qu'un un surdoué de l’informatique âgé de 13 ans. L’acteur a affirmé : "Ce n’est pas violent. Si vous regardez mes films, il y a beaucoup de têtes qui tombent. Là, ce n'est pas du tout le cas."
Le retour dans le cercle médiatique ne s'arrête pas là car, si l'on en croit les dernières rumeurs, Arnold Schwarzenegger pourrait apparaître dans les films Avatar 2 et 3, suites très attendues du film réalisé par… James Cameron. Un petit retour aux sources pour un éventuel nouveau départ ? "Schwarzy" est revenu, et on dirait bien qu'il est là pour rester !
En marge du MipTv, l'ancien gouverneur de Californie s'est donc arrêté sur le plateau délocalisé de La Médiasphère de la chaîne LCI pour répondre aux questions de Julien Arnaud : REGARDER
Il a toujours été considéré comme un sous-genre alors qu’il a engendré de grands films "tripaux" qui n’avaient pas peur de montrer la bestialité enfouie de l’être humain. De manière plus générale, dans le "Survival", on assiste à une évolution avec un personnage qui se défend comme il peut ou subit les événements comme des intempéries passagères. Le parcours dramatique est propre à tous : partir du prétendu civisme des hommes pour basculer progressivement vers des monts de barbarie, c’est-à-dire une poursuite, un combat en pleine nature, où l’humanité cède la place à un retour vers l’instinct primal de l’homme. Pour les plus violents, cela consiste à donner la possibilité au personnage de combattre ses assaillants ou de se laisser mourir, en réaction au nihilisme du réalisateur ou au monde qui va mal - et fait mal.
Le genre est né en même temps que le Rape and Vengeance aux Etats-Unis. Certains films n’ont d’ailleurs pas hésité à concilier les deux registres. Ce n’est pas étonnant tant les codes sont quasiment les mêmes. Le genre s’est développé partout, en Italie, aux Etats-Unis, au Japon voire même en France, dans de trop rares exceptions. Genre dépourvu de morale, où le cinéaste jette un regard pessimiste envers ses contemporains. Les règles sont simples et immuables : le "survival" place des hommes dans un lieu hostile où la nature se venge de l’espèce humaine. A partir de là, sont nés des déclinaisons et des films qui surfent sur cette ambiance de manque de repère. Quelques exemples ? Sheitan, Wolf Creek, Délivrance, Calvaire, Massacre à la tronçonneuse, Predator, Blair Witch Project...
Le conte rendu mondialement célèbre par les frères Grimm va à nouveau retrouver les écrans avec une Blanche Neige, en chair et en os, après de nombreuses versions plus ou moins réussies depuis 1916. Mais les projets en cours sont à l'opposé l'un de l'autre. Il y en aura pour tous les goûts...
La première a sûrement cassé sa tirelire au vu du casting impressionnant. Snow White and the huntsman (produite par Universal), a été imaginée comme un "Survival" où la princesse, au lieu d’être massacrée par le chasseur sur ordre de sa belle-mère, va être entraînée à devenir une guerrière, capable d'affronter sa marâtre. Où sont donc passé les chants guillerets, les oiseaux qui pépient, les lapins qui dansent ? On n'est bien loin de l'univers bucolique de Disney ! Et c’est Kristen Stewart, plus connue sous le nom de Bella dans Twilight, qui jouera cette Blanche-Neige bagarreuse. Un choix de carrière étonnant pour l’actrice, qui semblait, en dehors de la saga vampirique à succès, affectionner les films indépendants et les rôles plus intenses et "sérieux" (prostituée dans Welcome to the Rileys, star du glam-rock dans The Runaways…).
A ses côtés, la belle sud africaine Charlize Theron, habituée aux transformations et aux grands écarts cinématographiques (La route, Monster, Hancock), sera la méchante reine. Alors que Viggo Mortensen (La route, A History of violence) devait incarner le chasseur face à Kristen Stewart, l'acteur s'est retiré. Certains parlent d'argent tandis que le site Deadline avance un problème d'agenda, l'acteur s'étant engagé pour le film en espagnol Todos tenemos un plan, ainsi qu'un désaccord au niveau du scénario. Selon le site spécialisé, des changements de dernière minute auraient fini de le dissuader de participer à Snow White and the Huntsman. Il se murmure qu'il pourrait être remplacé par Hugh Jackman, lâché par Darren Aronofsky sur le projet musclé de The Wolverine. On ne sait si l'acteur australien acceptera mais The Wolverine reste la priorité de Hugh Jackman, qui s'est énormément investi au niveau du scénario et qui avait lui-même convaincu Darren Aronofsky de participer au projet.
Chez les voisins d'en face, on reste plus classique. Le réalisateur Tarsem Singh (The Cell, The Fall) prépare une adaptation proche du conte initial : Brothers Grimm : Snow White (produite par Relativity). Il a engagé Lily Collins (qui n'est autre que la fille de Phil Collins), qui a fait sensation face à Sandra Bullock dans The blind side, pour incarner la princesse. Une actrice pétillante de vitalité, qui offrira forcément une approche très différente du rôle.
Le cinéaste indien a récemment révélé ainsi que ce sont "les sourcils" de Lily Collins qui lui ont permis de décrocher le rôle-titre. Voilà qui n'est... pas commun ! Singh a indiqué ensuite que les rôles de la Reine et du Prince, tenus respectivement par Julia Roberts et Armie Hammer (le beau gosse dédoublé de The Social Network), se devaient d’être attribués avant celui de Blanche Neige. "Je devais choisir à contresens – la reine, puis le prince, parce que le prince se trouve des deux côtés dans ce film. Il est associé à la reine, puis à Blanche-Neige. Si Blanche-Neige devait être très jeune, la reine se devait d’être plus jeune aussi, et que le prince serait forcément situé au milieu…", a t-il expliqué sur MTV. Le cinéaste se réjouit que Julia Roberts ait choisi de lui accorder une entière confiance : "Je ne sais pas pourquoi les acteurs me vouent une totale confiance, parce que les habits que je leur fais porter n’ont pas l’air ridicule, ils sont ridicules. Mais [Julia Roberts] a juste dit : ‘je veux faire un film avec toi et dans ton style." En terme d’esthétique, le réalisateur envisagerait de proposer un contraste frappant entre les décors et les costumes. Côté couleur, le blanc devrait – selon Singh – dominer et mettre en valeur les costumes très colorés des personnages. De quoi en mettre plein la vue !
Révolution à l'hôpital Princeton Plainsboro... Robert Sean Leonard, l'interprète de Wilson dans Dr House, envisage de quitter la série à la fin de la saison 7, actuellement diffusée aux Etats-Unis.
Mais à qui le plus détestable des médecins va-t-il se confier ? Difficile d'imaginer Dr House sans son ami de toujours (le seul en fait), Wilson. Pourtant l'acteur Robert Sean Leonard, présent aux côtés de Hugh Laurie depuis les débuts de la série en 2004, songe sérieusement à quitter le show à la fin de son contrat... Le 24 mai prochain pourrait être la dernière consultation de l'oncologue de Princeton Plainsboro, date de la diffusion du dernier épisode de la saison 7 outre-Atlantique. "C’est ma dernière saison de House, confie Robert Sean Leonard au site américain TV Line. Je tourne actuellement mon dernier épisode. Contractuellement, j’en suis là. Il n’y a pas non plus d’accord pour une nouvelle saison, car Comcast a racheté NBC Universal et que personne n’a d’accord".
Mais qu'est-ce qui pousserait l'interprète inoubliable de Neil Perry du culte Cercle des poètes disparus à ne pas revenir aux côtés de House ?Le comédien voudrait retrouver Broadway (où il a brillé avant d'entrer dans la peau du Dr Wilson) et revenir sur la côte Est des Etats-Unis (le tournage de la série se déroule à Los Angeles, obligeant les acteurs à vivre à proximité). Une envie si forte que Robert Sean Leonard a déjà accepté un rôle dans la pièce Born Yesterday, dont la première est fixée au 24 avril.
La série sera sans doute renouvelée pour une huitième saison, même si aucun accord n'a encore été signé. Et dans ce cas, que fera Robert Sean Leonard ? "J’adore l’argent. Vraiment énormément. Mais j’aime aussi ma femme et ma fille. Quand cette pièce est arrivée je savais que ça ne fonctionnerait que si la série s’arrêtait, car sinon la pièce et le tournage de House se chevaucheraient. Et comme mon contrat n’a pas été renouvelé cette saison… Bref, je ne sais pas". Le comédien semble vraiment embarrassé et ne savoir que choisir... Les plus pragmatiques diront qu'il a simplement trouvé une stratégie pour négocier à la hausse son nouveau contrat dans Dr House... Affaire à suivre.
Kurt Cobain, le leader du groupe Nirvana, disparaissait un 5 avril... Pour lui rendre hommage, l'acteur Jared Leto (Requiem for a dream, Mr Nobody) a fouillé dans ses cartons et retrouvé une vidéo qu'il comptait envoyer à une audition pour tenter d'incarner la star punk-rock au cinéma.
Il y a 17 ans l'enfant terrible du rock s'est donné la mort laissant des millions de fans orphelins, déboussolés. Jared Leto, également musicien, a toujours dit qu'il aimait Nirvana et que le groupe l'avait beaucoup inspiré pour son propre projet 30 seconds to Mars. Il a dévoilé ce jour-là une vidéo, le montrant en train de jouer un petit medley du groupe, après avoir pris (remarquablement) l'apparence de Kurt Cobain.
On aurait pu croire à un simple hommage, mais le message accompagnant cette vidéo explique que l'acteur s'était enregistré dans le but d'envoyer cette vidéo à un studio, qui préparait un biopic sur le chanteur : "J'ai appris aujourd'hui (le 5 avril) que Kurt avait disparu depuis déjà 17 ans. Je ne peux pas croire que cela fait si longtemps. Je lui suis tellement reconnaissant pour son travail et son inspiration. Je ne suis pas sûr que j'aurais pu faire cela pour quelqu'un d'autre. Il nous a donné à tous la possibilité de créer, peu importe votre talent, et il m'a rappelé que les rêves pouvaient devenir réalité. Je le remercie pour cela. Je me suis souvenu d'une vidéo que j'avais tournée en entendant qu'un film était en préparation sur sa vie. Je l'ai faite pour explorer le personnage, et ses possibilités créatives. Finalement, je ne l'ai jamais envoyée au studio, mais j'ai pensé que je devais la partager aujourd'hui."
Mais à quel projet de film fait référence Jared Leto ? Avait-il enregistré cela lors de la préparation de Last Days, de Gus Van Sant , finalement sorti en 2005 avec Michael Pitt dans le rôle principal ? Ou lors de l'annonce du projet Heavier than heaven , toujours en cours de production, mais qui peine à trouver un acteur pour jouer Kurt ? En tout cas nous, nous y croyons à fond !
Après plusieurs semaines de pause, la diffusion de la saison 7 de Dr House s’apprête à reprendre sur la chaîne Fox aux États-Unis avec l’épisode 18 "on air" le 11 avril.
Ce 150ème de la série marquera le retour du personnage de "Thirteen" (alias Olivia Wilde), aperçue pour la dernière fois dans le premier épisode de la saison. Ce 18e épisode devrait apporter des éléments de réponses quant aux véritables raisons de son départ et de son absence prolongée. House semble plus que jamais déterminé à découvrir ce qui lui est arrivé !
Les deux personnages formeront un duo au centre de l’épisode, tels des "buddies" dans un voyage road movie de quelques jours, durant lequel on peut imaginer qu’ils s'échangeront des confidences... En parallèle, malgré l’absence de House, la vie à l’hôpital poursuivra son cours puisque l’équipe devra prendre en charge le traitement d’un nouveau patient.
Il s'est fait attendre... longtemps désirer. Et il s'apprête à effectuer son retour avec la suite de ses aventures inédites. TF1 vient d'annoncer la diffusion de la 6ème saison de Dr House à compter du mardi 19 avril.
Nous étions inquiets pour le médecin le plus caustique et irrévérencieux du Paf. À la fin de la saison 5, nous étions même désemparés, hagards face un Dr House totalement dépendant à la vicodine et victime d'hallucinations. Sur les conseils de ses amis de toujours, Cuddy et Wilson, le trublion boiteux avait finalement accepté de se faire hospitaliser, bon an mal an. Le suspense insoutenable touche enfin à sa fin mardi en prime-time.
Cette nouvelle saison débute par un épisode spécial de deux heures tout à fait exceptionnel, puisqu'il ne se déroulera pas dans le traditionnel hôpital Princeton-Plainsboro, mais dans un hôpital psychiatrique où House a été interné. Un double épisode avec Franka Potente (vu dans La mémoire dans la peau) et Andre Braugher (vu dans Homicide) Le toubib devient patient, voilà de quoi pimenter un peu la série... Aura-t-il résolu ses problèmes psychologiques, évacuer sa colère et soigner sa dépendance médicamenteuse ? Cette descente aux enfers sera-t-elle le début d'une nouvelle vie pour le médecin le plus drôle et le plus détestable de la télé ? On espère que non !
Celle qu'on croyait "métalleuse" et gothique jusqu'au bout des pointes de son collier pour chien va chanter du... R'nB. Perrette Pauley, l'interprète d'Abby Sciuto, la plus déjantée des experts scientifiques de la série NCIS se lance dans la chanson. Celle qui a commencé sa carrière artistique en apparaissant notamment dans un clip de Madonna, vient d'enregistrer un titre R'nB en duo avec la star montante du Hip-Hop/R'nB, B. Taylor. Intitulé Fire in Your Eyes, le single sortira le 3 mai. L'actrice a récemment déclaré que "travailler avec B. Taylor a été une source d'inspiration car il est talentueux, et cela a été une réelle joie car il a une fantastique générosité d'âme". À noter qu'elle n'en est pas à sa première interprétation puisqu'elle avait déjà prêté sa voix à la bande originale de la série. On lui souhaite du succès, mais pas au point de la voir partir de la série pour une carrière de chanteuse...
À quelques semaines du lancement aux États-Unis de la saison 4 de la série vampirique True Blood, la chaîne américaine HBO continue de mettre ses téléspectateurs en appétit avec ses teasers "Waiting sucks". Après ceux de Sam (Sam Trammel), Eric (Alexander Skarsgård), Jason (Ryan Kwanten) et Bill (Stephen Moyer), c'est au tour de Pam ( Kristin Bauer ) de faire saliver...
De quoi faire patienter un peu plus longtemps les accro au "V" car la diffusion du premier épisode a été repoussée de 15 jours (au 26 juin) pour officiellement des raisons de calendrier. Gregg Fienberg, le producteur exécutif de la série, justifie ce retard en disant que "cela évitera une coupure de 15 jours après le début de la saison. Comme ça, on finit à la date prévue et les téléspectateurs ne perdront pas le rythme avec deux semaines sans épisodes?" On va dire ça...
Les producteurs nous offrent donc un petit aperçu "magique" de ce qui attend la belle et machiavélique Pam... Celle-ci tente d'aider Eric, qui a perdu la mémoire et erre depuis qu'on lui a jeté un sort. Arrivera-t-elle le sortir de ce trou noir qu'est son cerveau sans se fourvoyer ? Patience ! Eh oui, attendre, ça craint plus que jamais !
On n'arrête pas le progrès ! Même les invités des journaux télévisés sont dématérialisés... Mais qui dit période de promotion, dit moyens exceptionnels. Si vous n'étiez pas au courant de la sortie en salle de l'adaptation au cinéma des aventures du héros de bande dessinée Titeuf, peut être étiez-vous dans un monde parallèle ces dernières semaines... A grand renfort d'affiches collées dès qu'un espace se libère, de produits dérivés en tout genre et de reportages à toutes les sauces, Titeuf est partout !
Ainsi, pour la première fois, un présentateur de JT (Laurent Delahousse) s'est prêté au jeu de l'interview improbable, jouant le jeu des questions/réponses, se transformant (presque) en acteur afin de promouvoir le film. Cette interview amusante, décalée et plutôt bien faite a sans doute plu aux plus jeunes, qui trépignent déjà d'impatience en attendant le 6 avril. Mais au-delà du côté farfelu de la chose, n'y verrait-on pas un peu de promotion tiroir-caisse ? Car ce que ne nous dit pas la gentille bouille, star des cours de récré, c'est que France Télévision a mis ses billes dans la production du film. Une telle pub déguisée n'interpellerait-elle pas le CSA pour une fois ? Un mélange des genres certes divertissant qui cache un certain "ménage" (qui a coûté leur place à d'autres).
Mais ne soyons pas cynique, l'essentiel est d'avoir vu un exercice distrayant et réjouissant au milieu d'une actualité plutôt morose.
On prend les même et on recommence ! Les nouvelles images de Very Bad Trip 2 viennent d'être délivrées par la Paramount. On y voit Phil, Stu, Alan et Doug dans de nouvelles aventures tout aussi rocambolesques dans le premier opus. Écrit comme le premier volet, les quatre amis vont participer à une nuit alcoolisée, se réveiller avec une gueule de bois carabinée dans un endroit insolite et l'un d'entre eux aura disparu. Interrogé par MTV News, Todd Philipps assure que "Le film va être complètement fou, je pense que les gens vont être vraiment très surpris ! Very Bad Trip 2 sera un film plus drôle que le premier, il me satisfait plus. Plus de contraintes, un budget plus conséquent, on a pu faire tout ce qu'on veut c'est génial !"
La bande annonce s'ouvre sur son un moment de grand n'importe quoi. Cela risque de ne pas s'arranger ! Vous avez aimé la tête de Stu (Ed Helms) éberlué qui découvrait qu'il lui manquait une dent ? Attendez de voir celle qu'il fait en se réveillant avec un tatouage sur le visage ! Vous pensiez que Doug (Justin Bartha, récemment vu dans Jewish Connection), le pote porté disparu du premier volet, serait de la partie "gueule de bois" ? Pas de chance, il ne partage pas avec les autres le réveil difficile. Même le scénario semble avoir passé une nuit de beuverie : pourquoi Mr. Chow (Ken Jeong), le fou furieux du premier film, aurait-il été invité au mariage de Stu par Alan ?
Le résultat de toute cet imbroglio laisse un goût mi-figue, mi-raisin. Le premier volent était une telle (bonne) surprise qu'on a plaisir à partager les nouvelles aventures de nos trentenaires déjantés. Mais a-t-on vraiment envie de revoir le même film, dans d'autres décors, avec pour seuls changements des subtilités dans les gags revus et corrigés ? La production assure avoir laissé dans le secret les plus croustillants jusqu'à la sortie... À voir... même si le scepticisme me gagne. Rendez-vous le 8 juin pour savoir si j'avais raison...
L'histoire
Phil, Stu, Alan et Doug s’offrent un voyage exotique en Thaïlande, à l’occasion du mariage de Stu. Après l’inoubliable soirée d’enterrement de sa vie de garçon à Las Vegas, Stu ne veut rien laisser au hasard et opte pour un brunch léger, sans risque, avant la cérémonie. Mais les choses ne se passent pas toujours comme prévu. Ce qui s'est passé à Las Vegas est imaginable à Las Vegas, mais ce qui se passe à Bangkok dépasse l’imagination...
Bienvenue dans l'imaginaire débordant de Zack Snyder. Il signe son 5e long-métrage, Sucker Punch (sortie le 6 avril), dans la veine de ses précédents, sombres et sans frontière entre réalité et fantasme (Zombie, 300, Watchmen...). Il réalisera d'ici quelques mois le reboot de Superman, puis la suite de 300 et Army of the Dead. Tout un programme !
Une jeune fille à la vie cauchemardesque n'a d'autres moyens de s'échapper de son quotidien que de suivre son imagination. Enfermée dans une institution, elle décide de s'enfuir avec quatre autres jeunes filles. Elles rencontreront sur leur chemin des créatures fantastiques, des samouraïs, des serpents... Mais rien ne leur fait peur. Elles combattent sans faille dans ce monde virtuel à la recherche de leur liberté.
Rencontre avec le réalisateur de cette aventure tout en charme, jupettes courtes et armes lourdes.
Est-ce que l'expression "Sucker Punch" est une expression qui existait déjà ou vous l'avez inventée ?
C'est une expression toute faite. Cela veut dire "qui a été frappé par surprise". Ce titre est venu assez vite sur le tapis car le film est plein de métaphores. Et on voulait faire un film de genre, qui a se base sur le thème "amour/haine".
Vous avez été critiqué aux Etats-Unis pour le côté sensuel, voire sexuel, de votre film. Qu’avez-vous à répondre ?
Dans un bordel, les hommes viennent, s'assoient dans le noir et regardent les filles danser. Au cinéma, on s'asseoit dans le noir et on regarde les filles se battre. C'est le même façon de procéder. J'avais dans l'idée que les filles reprennent à leur compte ces "icônes féminines" à la fin du film, même si cela peut mener vers un côté très noir. J'ai essayé de ne pas filmer de façon sexuelle... en fait, je n'ai pas essayé de ne pas le rendre sexy (rires). Je l'ai filmé comme si cela ne pouvait pas être des filles. La façon dont je les ai photographiées en train de se battre, elles ne pouvaient pas être des filles pour moi. Je n'ai pas pensé "oh, regarde comme elles sont sexy"... J'étais plutôt du genre : "Ok, battez vous contre ces mecs, je veux filmer ces actions du mieux que je peux". Je ne voulais pas coller une étiquette « pour fille » ou « pour garçon » sur ce film d'action. Mais il est vrai qu'elles portent ces costumes... J'avais dans l'espoir qu'elles se ré-approprieraient l'imagerie "iconique" à leur propre compte, et que cette imagerie disparaîtrait au fur et à mesure du film, et qu'on ne ferait plus attention au fait que, si elles doivent se battre, elles doivent porter leur costume de combat.
Mon plus grand espoir est que les gens voient au-delà de l'imaginaire que j'ai recréé, qu'ils s'imaginent encore plus de choses que moi. Que l'on voit le premier niveau basique et qu'on puisse se laisser emporter sans fin. Aux Etats Unis, le fait que les filles soient lobotomisées, leur sexualité, les armes... les gens ont intellectualisé le film.
C'est génial qu'on puisse discuter d'un film dans des termes si opposés ! Certains vont argumenter sur la prise de pouvoir des femmes, et d’autres sur l'asservissement des femmes par les hommes. Je ne pouvais pas espérer mieux, car si ces questions n'avaient pas été posées après que les gens ont vu le film, d'un côté comme de l'autre, je crois qu'il aurait été raté. Si j'avais dû prendre parti pris pour un côté ou l'autre en tant que réalisateur, j'aurais été incapable de faire le film. S'il n'avait été que féministe, j'aurais été horrible! (rires) Et cela aurait un film très particulier. Je suis un homme, je ne suis pas sûr d'être capable de le faire, cela n'aurait pas été honnête. Il aurait fallu que je demande tout le temps à ma femme "et toi, tu verrais tel dialogue pour telle situation ? " (rires). C'est une question épouvantable ! Ou il aurait fallu embaucher une femme plutôt que moi !
C'est marrant parce que, lorsque j'ai écrit la scène où les filles préparent leur plan pour s'échapper, à la fin de la scène, les filles pleurent. Je n'avais pas du tout écrit ce passage, je n'avais pas écrit le fait qu'elles pleurent. C'est pendant une prise, elles se sont toutes mises à pleurer, et j'ai crié "couper". Je me suis dit, "ok, je comprends pourquoi je n'ai pas écrit cette scène". Je ne l'aurais jamais imaginée... Moi, je suis plutôt du genre à imaginer les gars en train de se prendre des coups de poings (rires). C'est pour ce genre de choses que tu travailles avec les acteurs, que tu as de longues conversations avec les filles parce qu'elles ont cette intelligence et qu'elles n'ont pas peur de faire ce genre de chose. Comment suis-je censé savoir ce genre de chose en tant qu‘homme ? Les filles sont si fortes, elles ont eu une grande influence sur moi, et elles ont cette force parce qu'elles arrivent en groupe. Et rajoutez ma femme (et ma productrice) donc je suis en infériorité numéraire. Et sur coup-là, je leur ai fais totalement confiance parce qu'elles avaient compris ce que je voulais faire. Elles ont compris que je voulais créer la discussion, que le film fasse parler de cette opposition.
Finalement, quelle a été la partie la plus difficile ?
J'ai créé ce film en pensant qu'il serait interdit aux moins de 13 ans aux Etats-Unis. Je sais comment faire un "R-rated movie" (interdit aux moins de 17 ans, ndlr)... Ma femme m'a demandé jusqu'où je voulais aller, parce qu'on savait que le sujet pouvait être très dur. C'est tout de même l'histoire d'une fille qui va être lobotomisée, c'est comme ça qu'elle gagne d'ailleurs (rires). Et on s'est dit que ce serait mieux d'en faire un film interdit au moins de 13 ans et en profiter pour le faire plus fantastique. Et de laisser la sexualité des filles faire son oeuvre plutôt que d'avoir des hommes faire les gros durs, à tuer et à décapiter des têtes tout le temps. Mais j'ai sous-estimé mon appréciation sur qui est pervers ou non, ce qui est considéré comme pervers. Je n’ai pas réalisé à quel point j'allais loin. Et parfois les autres me disaient de temps en temps de freiner mes idées pour revenir au classement interdit au moins de 13 ans car j'allais trop loin. Ca m'est arrivé 5 ou 6 fois.
Au départ, au montage, je me suis dit que c'était vraiment un film interdit au moins de 17 ans. Et puis je me suis aperçu que j'avais un clergé dans mon équipe. J'y croyais pas ! (rires) Je me suis dit "je suis foutu s'il y a un clergé parmi nous". Tout ça va finir en histoire de prêtres qui donne des vierges en pâture. Mais le fait d'avoir ces membres de l'équipe pour me cadrer à été bénéfique pour le film. Mais je n'aurais pas pensé qu'ils aillent aussi loin dans le côté psychologique.
Est-ce que cela vous gêne que ce soit un film pour le jeu vidéo qui ait amené les spectateurs dans les salles ?
Un ami fait des « cinematics », des mini-films à partir de scènes de jeu vidéo, qui deviennent les pubs pour les jeux video au cinéma. Grâce à cela, ceux qui ne jouent aux jeux video font la connaissance des jeux video à travers ces cinematics. Mon ami m'a dit que Sucker Punch, plein d'action, serait parfait pour faire un cinematics. Je l'ai invité à partager ses idées lors des brainstormings sur le film, pour qu’il nous donne des idées sur la construction des scènes d'action. Mais il m'a répondu que ce n'était pas comme ça que ça marchait. Normalement, le film se tourne d'abord, et après, on fait le film pour le jeu vidéo en reprenant les scènes du film. Mais dans le cas de Sucker Punch, ils ont repris des idées de mes précédents films pour faire le cinematic et les gens ont cru que le jeu video avait été fait avant le film.
2011 sera l’année Alex Pettyfer ou ne sera pas. Avec pas moins de trois films à l’affiche cette année (dont Beastly et Now), le jeune acteur britannique fait figure de nouvelle coqueluche à Hollywood. Avec sa gueule d’ange et son regard bleu ciel, il se voit comme la relève de Paul Newman ou Steve McQueen, qu’il vénère. Rien que ça ! Il est le nouveau héros tout en énergie de Numéro Quatre, le dernier film de D. J Caruso (et produit par les non moins énergiques Steven Spielberg et Michael Bay), qui sort le
6 avril. Il donne la réplique à deux actrices aux cheveux d’or. L’une incarne Sarah, l’amoureuse romantique, qui n’est autre que Dianna Agron (la pom-pom girl deGlee). Et l’autre est l’explosive et intimidante Numéro 6, interprétée par une étonnante Teresa Palmer.
Interviews croisés des numéros les plus en vue du moment.
Qu’est-ce qui vous a plu chez Numéro 4 et Numéro 6 ?
Alex Pettyfer : John n’est pas un garçon comme les autres. Il arrive à un tournant de sa vie, où il doit faire un choix. Son dilemme ? Choisir entre vivre comme un ado normal et être avec celle qu’il aime, ou embrasser sa destinée de guerrier. Et le choix semble impossible : soit il choisit la fille et il perd la planète sur laquelle elle vit, et il la perd par la même occasion. Soit il se bat et il devra s’en aller, en mettant de côté ses émotions. J’aime son tempérament de rebelle sans cause, à la James Dean. On sent qu’il a un tempérament de feu, prêt à exploser à tout moment. Les ado vont s’identifier à John car c’est ce qu’ils ressentent.
Teresa Palmer : Numéro 6 est une femme forte, intimidante, qui ne compte que sur elle-même. Elle est aussi charmeuse, culottée mais classe ! On ne voit pas beaucoup de femme comme elle à Hollywood. J’aime sa force et son côté « je n’ai pas besoin d’un homme ». Elle ne laisse rien tomber, elle se bat contre tout ce qui est négatif au lieu de hausser les épaules et de laisser filer. J’aimerais être un peu plus comme elle, je suis beaucoup plus vulnérable.
Au vu de votre filmographie, qu’est-ce qui vous plaît dans les histoires fantastiques ?
A. P : Je ne suis pas fan de science-fiction. Je ne met pas d’étiquette sur les films. Je recherche juste de bonnes histoires. Numéro Quatre en est une car c’est l’histoire d’un garçon qui essaie de trouver ce pour quoi il est fait, en essayant de se construire et de trouver qui il est.
T. P : Je suis fascinée par le monde de l’Inconnu. Toutes les histoires de science-fiction, d’extra-terrestres, de monstres, de vampires, de sorciers ou de fantômes sont intéressantes. Ce n’est pas un terrain qui m’est familier. Mais c’est ce qui est excitant dans Numéro Quatre : on doit faire confiance à une planète dont on ne connaît pas grand-chose. Et en même temps, celle-ci est plus qu’encrée dans le réel avec ces personnages remplis d’émotions, qui ressentent la solitude et qui essaient de se fondre dans le décor.
Vous avez fait presque toutes les cascades. Le tournage a-t-il été un défi physique ?
A. P : Je me suis préparé 3 mois avant le tournage afin d’être en forme. Je suis plutôt fin comme garçon donc j’ai changé mon alimentation pour prendre du muscle. Je suis allé bien évidemment souvent en salle de gym, ce qui m’a ennuyé au plus haut point. Faire de la gonflette, ce n’est pas mon truc. Mais c’était un passage obligé pour avoir l’air d’un vrai héros de cinéma. A choisir, je préfère rester chez moi sur le canapé à jouer aux jeux vidéo. Mais avec D. J Caruso on se sent porté lors des scènes d’action. Il est partout, nous dirige sur les moindres détails. Et il a créé un tel décor et de telles situations que tout vous semble très réel. On a parfois l’impression de ne plus être dans un film. Et vous vous dites : « Euh, faudrait peut être que je file pour sauver ma peau ! »
T. P : Cela a vraiment était un défi pour moi. J’étais en piteux état physique en arrivant sur le plateau. Et j’ai travaillé avec des cascadeurs pour mes combats à l’épée, pour conduire une moto… Quand j’ai signé pour faire le film, je ne me suis pas rendu compte à quel point j’allais devoir me transformer pour incarner Numéro 6. Et puis j’ai commencé l’entraînement. J’ai trouvé cela très difficile mais c’était gratifiant. Et j’ai même découvert que j’avais des plaquettes de chocolat ! (rires) J’ai dû me transformer complètement : ma façon de bouger, de marcher et même de parler car Numéro 6 est très confiante en elle, contrairement à moi, qui suis un chiot un peu pataud. Mon entraîneur a fait partie de l’équipe d’entraîneurs aux JO. Il était vraiment dur, il me surveillait tout le temps, me reprenait tout le temps, dès que mes épaules rentraient ou que je n’avais pas l’air assez guerrier (rires).
Quelle est votre cascade préférée ?
A. P : Il y en a tant ! Peut être celle de la cascade où je saute d’une falaise, en faisant un saut périlleux en arrière. Nous avons tourné cette scène dans un décor naturel et pas sur fond vert. J’étais évidemment attaché à un filin mais, lors d’une prise, j’ai me fracasser le crâne contre la falaise tellement je suis passé près ! C’était très impressionnant. Néanmoins le fan d’escalade que je suis a adoré ce moment vertigineux !
T. P : Celle où je cours sur le mur du lycée. J’étais attachée à un harnais et des filins, et je glissais le long du mur. Il fallait que je me mette dans la bonne position pour ne pas tomber. En plus, il fallait que le résultat soit comme si je le faisais sans effort. C’était difficile de m’amuser sur le plateau parce qu’il fallait que je reste concentrée sur mes mouvements. Mais je suis fière du résultat : on ne voit pas la différence entre moi et la doublure qui a fait d’autres cascades. A la fin du tournage, je n’avais qu’une idée en tête : dormir pendant des jours ! (rires)
Si vous pouviez prendre un pouvoir de vos personnages, ce serait lequel ?
A. P : La téléportation, sans hésiter !
T. P : Pareil ! Pour éviter de se taper les 15h d’avion pour rentrer chez moi, en Australie. (rires)
Alex, et dire que vous avez failli passer à côté de l’aventure… Racontez-nous !
Effectivement, ma première audition a été un désastre. Je suis rentré dans la pièce où se trouvait le directeur de casting et le réalisateur. D’un coup, j’ai été pris d’une espèce de crise de panique. Je ne me sentais plus à la hauteur du rôle. Alors je suis parti soudainement, sans avoir dit la moindre ligne de mon texte. Heureusement par la suite, je me suis ressaisi. Ca aurait été un énorme gâchis que de rester sur cet échec.
Bio express
Alex Pettyfer (21 ans) est Britannique et Teresa Palmer (25 ans) est Australienne. Le premier a joué petit dans une série télé au Royaume-Uni (Tom Brown‘s Schooldays), puis il a incarné un jeune agent double dans Alex Rider : Stormbreaker. La seconde, a été révélée dans le très sombre 2:37. Elle a été vue plus récemment dans L'apprenti sorcier et Histoires enchantées. Son prochain film est un thriller dramatique Say Nothing, une production indépendante australienne tournée au Cambodge.
Une nouvelle saga magique au ciné se profilerait-elle à l'horizon ?
Déjà trois tomes et 100 000 exemplaires vendus en France... Il n'en faut pas plus pour que le studio Warner Bros acquiert les droits cinématographiques de la série Oscar Pill d’Eli Anderson (publiée en France aux éditions Albin Michel/Versilio). Le film sera produit par Heyday Films, la société de David Heyman, également aux commandes de la production de la saga Harry Potter. On ne sait pas encore qui vont interpréter Oscar, Célia, Vitali ,Violette, Valentine ou encore Ronan Moss, mais TvCinephages vous tiendra au courant !
Oscar Pill, est un adolescent de 13 ans tout à fait ordinaire jusqu'au jour ou il découvre qu'il a le pouvoir de pénétrer dans les corps humains. Il appartient à l'ordre des "médicus". Sa mission est de lutter contre leurs ennemis, les Pathologus. Il voyagera à travers les cinq fabuleux univers du corps humain afin de trouver chaque trophée pour passer au monde suivant. Il essayera aussi de trouver les mystérieuses conséquences de la mort de son père, un grand Médicus. Les aventures d'Oscar Pill ont été sur la liste des meilleures ventes dès sa parution.
Le comte le plus effrayant que l'Enfer n'est jamais porté sera plus que jamais à la mode dans les mois à venir. Mais il semble que le mythe du vampire ait perdu de sa superbe et de sa brutalité depuis quelques temps. La saga Twilight l'a rendu fleur bleue (voire sirupeux) et romantique (mais pas dans le sens littéraire du terme). La prochaine comédie musicale de Kamel Ouali le montre comme un danseur muet, un joli minois tout droit sorti des jupons de sa mère (si vous n'étiez pas au showcase la semaine dernière, voici les premières images de Dracula, L'amour plus fort que la mort. Je dois l'avouer, je me suis laissée emporter par les costumes, les décors, les personnages atypiques. A confirmer au mois de septembre !). Pourra-t-on donc compter les nouveaux projets ciné pour le revoir à nouveau faire trembler de peur les jeunes filles en fleur ?
Car Hollywood semble avoir une nouvelle obsession : produire un nouveau Dracula (les oeuvres de Bram Stoker sont désormais du domaine public aux Etats-Unis, ceci explique cela...) Quoi de plus "facile" que de reprendre un personnage aussi mythique que fascinant, qui a fait couler tant d'encre (et de sang). Mais n'est-ce pas aussi un pari risqué que de passer derrière le non-moins mythique film de Francis Ford Coppola ? Il semble que les deux (charmants) poids lourds du cinéma américain que sont Brad Pitt et Léonardo DiCaprio n'en ont que faire et semblent bien décidés...
Brad Pitt, connu pour avoir incarné Louis de Pointe du Lac dans Entretien avec un vampire, se lance dans à nouveau dans une aventure vampirique avec Vlad, par l'intermédiaire de sa boite de production Plan B. Devrions-nous avoir peur du résultat en sachant que le film va être produit par Summit Entertainment, qui a financer l'édulcoré Twilight ? Ou parce que l'instigateur de l'idée et scénariste n'est autre que Charlie Hunnam, le beau et "gentil" biker de la série Sons of Anarchy ? Ou encore parce que le film va être le fruit d'une première réalisation, celle d'un réalisateur de clip, Anthony Mandler ?
Car tout de même, Vlad l'Empaleur est considéré comme l'ancêtre et l'inspirateur du célèbre Comte Dracula. En espérant que ce légendaire vampire, figure emblématique qui a influencé toutes les oeuvres s'intéressant à ces créatures ne perde pas de sa force et de son horreur sur les collines de Hollywood.
Dans une interview donnée à Cable360, Charlie Hunnam a révélé que James Gray (qui a écrit Little Odessa) s’était chargé des réécritures du script, condition sine qua non pour que le film rentre en production."Le film devient de plus en plus concret. Malheureusement, j’ai dû donner mon scénario à un autre auteur, car ils ont trouvé un réalisateur et ils voulaient des réécritures afin de pouvoir le produire. (…) Pour ce faire, ils ont engagé James Gray, qui vient de finir l’écriture du prochain Brad Pitt ; Plan B a donc une relation privilégiée avec Gray. D’habitude, il ne fait pas de script-doctoring. Mais ils lui ont envoyé le scénario et lui ont proposé de faire des modifications. Ils pensaient qu’il dirait non, mais il a accepté. C’est bon pour le film. Il est un bien meilleur auteur que je ne suis. Je vais être crédité pour son talent, c’est ça, Hollywood".
D'après Entertainment Weekly, Charlie Hunnam a construit le film "à la Braveheart plutôt qu'à la 300", à la fois dans le style et dans l'émotion. "J'étais vraiment intéressé par la façon dont Vlad devient un mythe, et grâce à son comportement, il est assez facile de construire cette mythologie, à partir du réel. Et pourtant, nous ne verrons dans Vlad aucun vampire !"Vous le verrez en tant qu'enfant, vous verrez la guerre, vous ferez connaissance avec l'Empire Ottoman, et vous verrez comment les enfants sont vendus et la manière dont ils réagissent à la vie de la Cour de l'Empire. La première partie décrit leur passage de l'enfance à l'âge adulte. Le script, dans son état actuel, ne touche absolument pas au vampirisme. C'était une condition non-négociable lorsque nous l'avons écrit, et, heureusement, personne ne nous a demandé de finir le film là-dessus. Mais vous pouvez tout de même remarquer les influences que Bram Stoker a développées. Vlad était vraiment un homme brutal, mais le but était aussi de lui trouver un côté "sympathique". Et nous avons réussi... je crois qu'il a vraiment un côté séduisant. Il fait ce qu'il croit être juste. Il a été celui dont le pays a été envahi et dont les croyances religieuses lui ont été retirées. Il y a un million de façons de montrer comment cet homme est à l'origine du vampirisme, sans pour autant lui faire boire du sang." On attend de voir...
Léonardo DiCaprio n'est pas en reste ! Lui a décidé de financer (ce qu'il espère devenir une franchise) Harker, du nom du jeune ennemi du Comte Dracula dans le classique de la littérature gothique du même nom. Attention, il ne s'agirait pas là d'une énième adaptation du roman de Bram Stoker, mais bien d'une réinvention complète du personnage de Harker, qui de jeune roturier dans le roman deviendrait dans ces films un agent de Scotland Yard spécialisé dans le paranormal. Un Fox Mulder victorien donc, qui chasserait bel et bien Dracula dans le premier épisode. Mais il étendrait son savoir-faire dans les suivants afin de traquer d'autres personnages du bestiaire fantastique classique. Un mélange du comic La Ligue des Gentlemen Extraordinaires et de Van Helsing (le navet avec Hugh Jackman lui aussi basé sur un personnage de Stoker sorti en 2004).
Voilà de quoi nous faire attendre avant de voir les crocs (élimées par les temps modernes) de Dracula.