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mercredi 23 avril 2014

[Trailer] The Rover

Dix ans après l’effondrement de l’économie occidentale, les mines australiennes sont encore en activité, et cette industrie attire les hommes les plus désespérés et les plus dangereux. Là-bas, dans une société moribonde où survivre est un combat de chaque jour, plus aucune loi n’existe. Eric a tout laissé derrière lui. Ce n’est plus qu’un vagabond, un homme froid rempli de colère. Lorsqu’il se fait voler la seule chose qu’il possédait encore, sa voiture, par un gang, il se lance à leur poursuite. Son unique chance de les retrouver est Rey, un des membres de la bande, abandonné par les siens après avoir été blessé. Contraints et forcés, les deux hommes vont faire équipe pour un périple dont ils n’imaginent pas l’issue…

On prend les mêmes et on recommence... Le nouveau film de David Michôd a réuni une partie de l'équipe de son très remarqué et hyper brutal Animal Kingdom. Au script, on retrouve Joel Edgerton, ainsi que Guy Pearce. Seul Robert Pattinson, qui définitivement tourné la page vampirique, fait figure de petit nouveau.

Sélectionné pour le Festival de Cannes, The Rover est décrit comme un "western post-apocalyptique". La première bande-annonce est sobre, très efficace, et forcément intrigante. Le film de Michôd ressemble à première vue à un western post-apocalyptique mais très "allégé". Côté références, on ne peut pas ne pas penser à Mad Max (les duels de voitures, sous le soleil de la fin du monde, la bande de voleurs bien cracra...). Mais Michôd semble avoir fait le choix de la plus grande sobriété. Probablement une bon parti pris... A suivre.


dimanche 16 février 2014

[Critique] : Only lovers left alive : du sublime mélancolique (19/02/14)

ONLY LOVERS LEFT ALIVE

De Jim Jarmusch
Avec Tilda Swinton, Tom Hiddleston, Mia Wasikowska, John Hurt…
Sortie le 19 février 2014

Adam, musicien underground déprimé et Eve, vampire érudit et ultra stylé, vivent depuis plusieurs siècles une véritable histoire d'amour, pur et éternel, même s'ils sont parfois à des milliers de kilomètres l'un de l'autre. Mais qu'importe, celle-ci traverse les âges et les paysages sans s'affadir. Mais leur idylle est bientôt perturbée par l'arrivée de la petite soeur d'Eve, Ava, extravagante et écervelée, qui avec son "jeune" âge vient bousculer les habitudes de ses aînés…


© Pandora Film - Exoskeleton Inc.© Pandora Film - Exoskeleton Inc.Les vampires façon Twilight n'ont définitivement plus la côte, et ça n'est pas plus mal. Et lorsque le cinéaste américain Jim Jarmush qui s'empare du mythe des Carpates, on remet les compteurs à zéro et on revient aux fondamentaux. Comme ses personnages, le cinéaste sexagénaire traverse le temps sans être altérer, menant une carrière à la marge avec un cinéma rock et existentiel, où la vie n'est qu'un road movie en noir et blanc. A son image, ses héros, des immortels multi-centenaires grandioses et décadents, vivant dans une temporalité qui leur est propre, et se lovant dans une langueur poétique et un mystère épais. Ils traînent leur être dans une atmosphère contemplative, éprise de beauté et d'élégance, loin de la frénésie des humains, ces êtres faibles qu'ils appellent "les zombies". 
Cette comparaison laisse aux héros la place d'observateurs désabusés d'une humanité irresponsable et répétant ses erreurs, qui survivent dans une société déliquescente et une planète en perdition (eh oui, même les vampires ont le droit d'être écolos !). Et Jarmusch de trouver son double parfait en Adam, musicien de génie capable de jouer de n'importe quel instrument et collectionneur de vinyles, fuyant les lumières de la célébrité comme des gousses d'ail accrochés aux fenêtres.


© Pandora Film - Exoskeleton Inc.Comme souvent dans son œuvre, Jarmusch détourne les codes. D'abord ceux du western dans Dead Man, puis ceux des samouraïs dans Ghost Dog et aujourd'hui ceux des suceurs de sang. Mais il le fait avec humour et sophistication. L'esthétique soignée et romantique (au sens littéraire du terme), inquiétante et familière à la fois, et la bande-son léchée, accompagnent des réflexions mordantes et mélancoliques sur la société. Comment vivre quand on a déjà vécu plusieurs vies, surtout au sein d'une humanité qui semble sur le déclin ? Nous, simples hommes, serions-nous terrorisés par notre propre mortalité comparé à ces vampires éternels ? Le cinéaste s'interroge aussi sur l'amour et pose la question : comment peut-on "vivre" et rester amoureux comme au premier jour depuis quatre ou cinq siècles ?

© Pandora Film - Exoskeleton Inc.Malgré toute cette mélancolie, Jarmusch n'en oublie pas pour autant l'humour lié au grand âge de ses héros (on n'a jamais vu des glaces comme ça !). Il n'hésite pas à citer les artistes qu'il aime en clin d'œil (certes, parfois un de façon un peu trop appuyée), sous forme de pensées moralisatrices sur le monde qui nous entoure. Ainsi Byron, Marlowe, Shakespeare, Mark Twain ou encore les musiciens Charlie Feathers, ou Eddie Cochrane font partie des "amis" de nos deux tourtereaux aux canines acérées. 
Finalement, la lenteur du rythme (parfois pesante), et tous ces artifices ne seraient pas grand chose sans les deux sublimes acteurs que sont Tilda Swinton et Tom Hiddleston. Fusionnels, envoûtants, magnétiques, irrésistibles tels des papillons attirés par la lumière d'une ampoule allumée. Ils nous embarquent dans leur monde jusqu'au bout… et quelle fin/faim !

En résumé : Présenté à Cannes cette année, Only lovera left alive est un film atypique, une parabole drôle et désabusée sur notre monde en déclin. Fascinant.

mercredi 3 octobre 2012

Critique : Paperboy : Réalité moite qui colle aux yeux (17/10/12)

PAPERBOY
De Lee Daniels
Avec Nicole Kidman, Matthew McConaughey, Zac Efron, John Cusack, Macy Gray, David Oyelowo...


1969 en Floride. À la demande de Charlotte (Nicole Kidman), une blonde écervelée aux poses et tenues les plus affriolantes, Ward Jansen (Matthew McConaughey), reporter au Miami Times, va enquêter sur le cas d’Hillary Van Hetter (John Cusack), un prisonnier risquant d’être exécuté sans preuves. Pensant tenir l'article qui va relancer sa carrière au ralenti, il va essayer de démêler le vrai du faux, avec l'aide de Jac (Zac Efron), son jeune frère (livreur de journaux à ses heures perdues), et de son partenaire d'écriture (David Oyelowo). Il va tout faire pour faire libérer ce tueur de flic présumé pour les beaux yeux de la belle qui s'est amourachée de ce tueur d'alligators. Mais leur enquête va les mener dans la moiteur des marécages, où les secrets sont de plus en plus lourds et source de bien des horreurs...


À la fois décrié et encensé à Cannes, Paperboy a fait couler beaucoup d'encre et parler avec passion les journalistes présents sur la Croisette, les uns criant au génie pour son esthétisme terriblement cinématographique, et les autres détestant son côté racoleur. Adapté du livre Deadwood (trash mais substantiel) de Pete Dexter, Lee Daniels revient avec des images prônant la lourdeur et la surenchère, déjà expérimenté dans Precious (qui racontait l'histoire d'une ado illettrée, noire, obèse, pauvre, enceinte de son père, qui se bat contre son destin grâce à la confiance d'un de ses professeurs). Mais si ce dernier était violent dans tous les sens du terme, il était au moins stimulant. On ne peut pas en dire autant de Paperboy.

De l'intrigue du livre, le réalisateur retient essentiellement le contexte raciale et ségrégationniste de la Floride des années 60, un enjeu dramatique plutôt clair qu'est celui de sauver la vie d'un condamné à mort, avec des personnages hypersexualisés à la complexité discutable. Il se rêve en digne successeur des cinéastes underground des années 70 au vu des nombreuses références affichées comme Tennessee Williams ou Jim Thompson. Mais le résultat n'est pas à la hauteur. Prévisible, il plonge ses acteurs dans une ambiance noire, malsaine, poisseuse, voire vulgaire, dont on ne s'extirpe qu'en suffocant, à l'image de Jack témoin malgré lui de la tournure dramatique des événements.
Malheureusement, Lee Daniels a passé volontairement sous silence les éléments essentiels de l'histoire, qui aurait pu étoffer un scénario bancal et elliptique. Il s'est concentré sur des choix esthétiques agressifs  - mais assumés - avec des effets stylistiques (comme la photographie aux couleurs outrancières) qui n'évitent ni la gratuité, ni le mauvais goût. Tout est fait pour appuyer cette instantané social et sociologique poussé à l'extrême. Dans Precious, il intercalait déjà des plans de lard en train de frire pour rendre "supportables" les images de viol, dans Paperboy, il entrecoupe les scènes de sexe sauvage entre John Cusack et Nicole Kidman avec des images de cochons dans une porcherie. Et vive la subtilité ! 
Il préfère l’effet pompier et la gratuité totale des effets chocs en sautant d’un sujet à l’autre sans la moindre application. Grossièrement, il les évacue plus qu’il les traite. (Attention SPOILER - surligner pour lire - On ne s'attardera donc pas sur les scènes où elle se masturbe face à Cusack dans la prison, où elle urine sur Zac Efron. Ou encore sur la sodomie dont est victime McConaughey - FIN DU SPOILER)



Reste la performance des acteurs, eux-mêmes dans l'excès. Si Nicole Kidman voulait s'éloigner de son image lisse (botoxée à mort) et propre sur elle, c'est réussi ! En nymphe bimbo légère et névrosée, elle prend tous les risques du scénario et donne beaucoup. Elle affiche une assurance transpirant le sexe à coup de tenues légères, de positions lascives, de gros plans appuyés où il faut et de cris d'extase assourdissants. Finalement, celle qui nous surprend agréablement est Macy Gray, parfaite dans ce rôle de narratrice, mi-servante, mi-copine de la famille, au ton lent et désabusé d'une mama bienveillante qui en a vu de belles.

Quant aux rôles masculins, il est évident que Lee Daniels les a sculptés à l'image de ses fantasmes. L'hypnotique McConaughey en homme intelligent au corps saillant qui, bien évidemment, cache un secret inavouable pour la période; Cusack en mode bourrin façon Nicholas Cage n'a qu'un sexe a la place du cerveau.


Et toute la tension charnelle et libidinale se retrouve dans le personnage de Zac Efron, bien loin de l'image Disney qu'il avait jusque-là. Abandonnée par sa mère, Jack est l'ado dans toute sa splendeur : émoustillé par le moindre jupon qui passe, prêt à sauter sur tout ce qui bouge... Filmé sous toutes les coutures dans des positions équivoques, le torse nu la plupart du temps et les fesses moulées dans un slip blanc, le jeune Efron à la stature épaissie finit de parfaire l'image du minet fiévreux en quête d'un dépucelage en règle.

En résuméMédiocre et bien trop vulgaire pour être pris au sérieux.

lundi 10 septembre 2012

Critique : Les bêtes du sud sauvage : une belle histoire envoûtante (12/12/12)

Les bêtes du sud sauvage 
De Benh Zeitlin
Avec Quvenzhané Wallis, Dwight Henry, Jonshel Alexander 

L'action se déroule dans un bidonville, vivant en totale autarcie dans le Bayou louisianais, détruit par les tempêtes et les inondations successives. Les maisons éventrées, les débris éparpillés... Ce climat post-apocalyptique n'est pas sans évoquer l'ouragan Katrina qui a ravagé le sud des Etats-Unis en 2005.
© Cinereach
Dans cet environnement devenu hostile, Hushpuppy, une petite fille de 6 ans vit avec son père, un homme alcoolique, violent et perturbé depuis que sa femme est partie. Ce dernier veut faire de ce petit bout de bonne femme au caractère bien trempé un caïd qui ne doit pas se laisser submerger par la peur ou tout autre émotion. A cette partie quasi documentaire s'ajoute une dimension fantastique à ce conte philosophique, représentant littéralement le monde imaginaire de l'enfant, confondant mythologie et réalité, persuadée que les catastrophes ont été provoquées par la fonte des glaces dans les pôles (libérant du même coup des monstres préhistoriques jusqu’alors prisonniers des icebergs).



© Cinereach
"Je suis un petit morceau d'un immense univers"

© Cinereach
Les bêtes du sud sauvage est le premier long métrage de Benh Zeitlin (seulement 29 ans) a remporté à l'unanimité le Grand Prix du 38e Festival du cinéma américain de Deauville. Le projet est né de l'amour de Zeitlin pour la Louisiane, État américain qu'il a découvert il y a six ans, après la catastrophe (son interview ici sous peu) 





© Cinereach
Il y a découvert un peuple incroyable, d'une générosité inépuisable et un sens du partage à toute épreuve. Grâce à cette énergie contagieuse, à cette croyance sincère en ce qu'il raconte, à ce torrent d'impressions subjectives (l'euphorie, l'ivresse, l'hallucination ou le rêve) et de métaphores, Les bêtes du sud sauvage est un petit film parti de nulle part, tourné avec les moyens du bord avec des acteurs non-professionnels dans des conditions épouvantables, et qui, à l'arrivée, a tout d'un grand. 



© Cinereach
Malgré un contexte très dur filmé avec un réalisme poussé, sa poésie nous envoûte, ses personnages sont attachants, et cette petite fille est incroyablement juste et charismatique (ses yeux noirs nous pénètrent et nous scotchent sur place) pour son très jeune âge (en plus d'être à croquer). Mis en musique de façon sublime et photographié par un virtuose, il a ce grain particulier qu'on retrouve dans les films faits avec de vraies pellicules en 16 mm.

Après avoir séduit Cannes et Deauville, il pourrait bien faire un carton à la prochaine cérémonie des Oscars, et c'est tout ce qu'on lui souhaite !

En résumé : Un petit bijou simple et envoûtant. Chapeau l'artiste !


jeudi 10 mai 2012

Un bout du Festival de Cannes... à Paris !

Amis Parisiens, devenez Cannois le temps d'un week-end printanier ! Non pas pour une virée au bord de la mer mais pour une plongée au cœur des marches du Palais des Festivals. A défaut de pouvoir fouler le célèbre tapis rouge, vous pourrez découvrir 15 films de la sélection officielle de Cannes.

Un dispositif exceptionnel a été mis en place du 25 au 27 mai au cinéma MK2 Bibliothèque. Ainsi, les cinéphiles pourront assister en direct à la cérémonie de clôture et à deux films du palmarès. Des pass pour la journée et pour toute l'opération seront mis en vente directement au cinéma.
Pour ceux qui ne souhaitent pas assister à cette soirée exceptionnelle, les distributeurs ont prévu de mettre à l'affiche leurs films juste après leur projection à Cannes. Nous aurons donc le plaisir d'accueillir dans les toutes les salles obscures de France et de Navarre le 16 mai, Moonrise Kingdom de Wes Anderson (Fantastic Mr Fox). Sortiront aussi exceptionnellement le lendemain De Rouille et d'os, de Jacques Audiard (Le Prophète), puis Cosmopolis, le dernier Cronenberg avec un Robert Pattinson délesté de son teint blafard vampirique.

mardi 24 avril 2012

La Quinzaine des réalisateurs : La France et l'Amérique du sud en force !

La Quinzaine des réalisateurs (sélection parallèle à celle de la Palme existant depuis 1968) présentera à Cannes 21 longs métrages dont six premiers films. Des œuvres marquants une forte présence française et latino-américaine. Des "surprises" ont aussi été annoncées mardi par le big boss, Edouard Waintrop.

Tous les formats seront présentés, des comédies, des drames, mais aussi deux dessins animés et deux documentaires ainsi que Gangs of Wasseypur, un étrange long (vraiment long) indien de 5h, "au croisement de Bollywood et de Mumbai", l'autre industrie cinématographique du sous-continent, selon M. Waintrop.

L'ouverture, c'est Michel Gondry qui s'y colle avec The We and the I , une production américaine tournée à New York. Suivront  Adieu Berthe - l'Enterrement de Mémé, de et avec Bruno Podalydès; Alyah d'Elie Wajeman;  Rengaine de Rachid Djaidani; Ernest et Célestine, dessin animé adapté des contes pour enfants par Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner; et enfin Camille redouble de Noémie Lvovsky, qui clôturera la Quinzaine.

La chaleur de l'Amérique latine envahira aussi les salles obscures de la Croisette avec six films dont La Sirga, premier film du Colombien William Vega, sur la violence dans son pays. L'Argentine, le Chili l'Uruguay et le Mexique ne sont pas en reste puisque seront projetés No de Pablo Larrain (sur le référendum de 1968 au Chili),  Fogo, un documentaire de Yulene Olaizola. La dernière oeuvre du maître franco-chilien Raul Ruiz, décédé en août 2011, La Nuit d'en face, "quintessence du cinéma ruizien", selon M. Waintrop, sera projetée en Séance spéciale.

Les six "premiers films présentés" sont tous candidats à la Caméra d'Or de la première oeuvre.

(avec AFP)

jeudi 19 avril 2012

Festival de Cannes : l'essentiel de la sélection (ou presque...) !


Thierry Frémaux, délégué-général du festival de Cannes, avait réussi à garder le secret jusque-là... Mais aujourd'hui a été dévoilée la précieuse liste des films en compétition (pour la Palme d'or et la section "Un certain regard") pour la 65e édition du festival. Au menu : de la diversité et de l'audace venues de 26 pays. Le tout sous l'égide d'un éminent représentant du cinéma européen comme président du jury : le réalisateur et acteur italien Nanni Moretti, "palmé" en 2001 pour La Chambre du fils.
52 films parmi la liste des 1 779 œuvres soumises au jury qui fait son choix "empreint de générosité et de doute, selon les dires de Thierry Frémaux. Tous les films de la sélection sont des avant-premières mondiales", a-t-il insisté, en prévenant que la sélection serait "fignolée" dans les jours prochains.
C'est sous le regard malicieux de la maîtresse de cérémonie Bérénice Béjo, alias la pétillante Peppy Miller de The Artist, que la soirée d'ouverture commencera le 16 mai (et qu'on retrouvera dans le nouveau film d'animation Rebelle, en la voix française de Miranda).
Côté tricolore, pas moins de 6 films sont en compétition. Trois d'entre eux espèrent décrocher la fameuse Palme dorée : Vous n'avez encore rien vu, d'Alain Resnais (90 ans en juin), De rouille et d'os, de Jacques Audiard, et Holly Motors, de Leos Carax.
Holly Motors, raconte 24 heures de la vie d'un homme dans lequel se retrouvent Denis Lavant, Eva Mendes et Kylie Minogue. Le film d'Alain Resnais est quant à lui une adaptation de l'Eurydice de Jean Anouilh, où Sabine Azema jouera aux côtés de Mathieu Amalric, Pierre Arditi et Lambert Wilson. De rouille et d'os est emmené par Marion Cotillard, devenue dresseuse d'orques, aux côtés de Bouli Lanners (aussi dans Le Grand Soir) et Matthias Schoenarts (la révélation de Bullhead).
Dans la section "Un certain regard": Trois mondes de Catherine Corsini, Le grand soir, de Benoît Delépine et Gustave Kervern, sur le mouvement punk, et Confessions d'un enfant du siècle, de Sylvie Verheyde, tourné en anglais avec Charlotte Gainsbourg et le rocker Pete Doherty, d'après Musset.
La clôture du festival se fera avec le regretté Claude Miller, récemment décédé, avec Thérèse Desqueyroux, d'après le roman éponyme de François Mauriac, avec Audrey Tautou et Gilles Lellouche, projeté hors compétition.
Le réalisateur franco-polonais Roman Polanski est le héros d'un film documentaire tourné lors de sa résidence forcée à Gstaad par Laurent Bouzereau, projeté en "Séance spéciale". 

Le retour des habitués de la Croisette
Du côté des sélections étrangères, souvent faites sous le drapeau de la bannière étoilée, on note le retour de nombreux réalisateurs, dont Jeff Nichols avec Mud. C'est la deuxième participation de l'Américain à Cannes après le très applaudi Take Shelter présenté à la Semaine de la Critique 2011 (et Grand Prix au Festival de Deauville).
L'Autrichien Michael Haneke, déjà Palme d'or en 2009 (avec Le ruban blanc), revient avec Amour, interprété par Jean-Louis Trintignant et Isabelle Huppert. Le Roumain Cristian Mungiu, Palme d'or 2007, est quant à lui de retour avec Beyond the hills. On note aussi le comme-back du Danois Thomas Vinterberg (primé en 1998 pour Festen) avec The Hunt.

The Paperboy de Lee Daniels avec Zac Efron et Nicole Kidman, qui campent deux reporters enquêtant sur un condamné à mort, est aussi en lice, tout comme Killing them softly d'Andrew Dominik avec Brad Pitt, une intrigue autour d'un hold-up. L'Américaine est aussi présente hors compétition dans Hemingway and Gellhornun film de Philip Kaufman sur un des mariages ratés de l'écrivain, incarné par Clive Owen.
Les amoureux de Twilight, Robert Pattinson et Kristen Stewart, croiseront les doigts ensemble pour la Palme d'or, avec On The Road de Walter Salles, et séparément puisque le Britannique fait partie de la distribution de Cosmopolis, de David Cronenberg. En plus du père, la Croisette accueillera le fils, Brandon Cronenberg, qui présentera Antiviral dans "Un certain regard".
En lice aussi : un film centré sur la grande dépression américaine, Lawless, de John Hillcoat avec Shia LaBeouf (qui a laissé ses jouets Transformers et son papa Indiana Jones) et Jessica Chastain, la jolie rousse qui a triomphé l'an dernier Tree of Life, palme d'or 2011, puis dans La couleur des sentiments.
Vivement le 16 mai !



En compèt' pour la Palme :
- De Rouille et d'Os, Jacques Audiard (France, 1h55)
- Holy Motors, Leos Carax (France, 1h50)
- Cosmopolis, David Cronenberg (Canada, 1h45)
- The Paperboy, Lee Daniels (USA, 1h41)
- Killing Them Softly, Andrew Dominik (Australie, 1h40)
- Reality, Matteo Garrone (Italie, 1h50)
- Amour, Michael Haneke (Autriche, 2h06)
- Lawless, John Hillcoat (USA, 1h55)
- In Another Country, HONG Sangsoo (Corée du Sud, 1h28)
- Le Goût de l'Argent, IM Sangsoo (Corée du Sud, 1h53)
- Like Someone in love, Abbas Kiarostami (Iran, 1h49))
- La Part de l'Ange, Ken Loach (GB, 1h46)
- Dans la Brume, Sergei Loznitsa (Ukraine, 2h07)
- Beyond the Hills, Cristian Mungiu (Roumanie, 2h35)
- Après la Bataille, Yousry Nasrallah (Egypte, 2h06)
- Mud, Jeff Nichols (USA, 2h15)
- Vous n'avez encore rien vu, Alain Resnais (France, 1h55)
- Post Tenebras Lux, Carlos Reygadas (Mexique, 1h40)
- Sur la Route, Walter Salles (Brésil, 2h20)
- Paradis : Amour, Ulrich Seidl (Allemagne, 2h00)
- The Hunt, Thomas Vinterberg (Danemark, 1h46)

(Avec AFP)

mercredi 29 février 2012

"Poupoupidou" sur la Croisette...

Marilyn Monroe sera l'effigie du Festival de Cannes 2012 qui a choisi une photo de l'actrice de Certains l'aiment chaud pour l'affiche de sa 65e édition organisée du 16 au 27 mai, ont annoncé mardi les organisateurs.
La photo en noir et blanc, signée Otto L. Bettmann, montre l'actrice, dans une voiture, la bouche en coeur, soufflant une bougie ornant un gâteau d'anniversaire.
"Surprise ici dans un moment d'intimité où la mythologie rejoint la réalité, Marilyn célèbre un anniversaire qui pourrait être celui de Cannes. Elle nous ensorcelle d'un geste qui se fait promesse, d'un souffle en forme de baiser", écrit le service de presse du Festival dans un communiqué.
"Cinquante ans après sa disparition, Marilyn demeure l'une des figures majeures du cinéma mondial, référence éternelle et résolument contemporaine de la grâce, du mystère et de la séduction", ajoute ce texte.
Le jury du 65e Festival de Cannes sera présidé par l'acteur et réalisateur italien Nanni Moretti, un ami de la Croisette où il a reçu la Palme d'or en 2001.

(Avec AFP)

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