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jeudi 4 août 2016

[Avis] Suicide Squad : beaucoup de bruit... pour rien (Actualisé)


SUICIDE SQUAD


De David Ayer
Avec Will Smith, Margot Robbie, Cara Delevingne, Joel Kinnaman, Jai Courtney, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Adam Beach, Jay Hernandez, Scott Eastwood, Karen Fukuhara, Viola Davis, Ike Barinholtz, Jared Leto...


Une menace énigmatique et invincible s'abat sur le monde. L'agent secret Amanda Waller réunit une bande de criminels barjo des plus dangereux pour y faire face. Ces humains et méta-humains sont libérés et armés jusqu'aux dents par le gouvernement, jusqu'à ce qu'ils comprennent qu'ils sont envoyés sur une mission-suicide. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller?


Cinq mois après le semi-échec de Batman VS Superman aux critiques acerbes malgré une ambition affichée, Suicide Squad arrive sur les écrans tel un boulot de canon commercial, avec ses erreurs, ses choix discutables et ses quelques fulgurances après un démarrage très long. L'idée de départ avait pourtant de quoi allécher avec sa bande de bad guys à toute épreuve. Vendu comme un blockbuster version anarchiste/punk à la Deadpool, devient un film sans saveur à force de compromission. Le film n'exploite pas ses délires à fond et finit par être petit, et ses anti-héros par se sentir à l'étroit. L'éternelle quête de rédemption chère aux Américains dans leur cinéma, et censée donner un supplément d'âme à ces méchants, finit par agacer. En fait de super vilains, ils ne savent pas être vraiment méchants (sic).

Le scénario est léger et mal ficelé, les répliques paraissent sortir de série B. Des millions de dollars ont été dépensés pour le tourner, et l'impression finale est que tout a été mis dans la surenchères de CGI et que rien a été laissé au reste. 

Le pire : un joker survendu dans les teasers (dont toutes les images ne se retrouvent pas le film), et finalement quasi inexistant et d'une nature insipide (même son rire est une copie conforme de celui créé par son prédécesseur Heath Ledger). Vraiment pas digne du Jared Leto‬ de Dallas Buyers Club‬. L'acteur a confirmé que de nombreuses scènes du Joker ont été supprimées, mais cela n'excuse pas tout. 
Seul personnage à sauver de cet escadron de la mort : Harley Quinn, interprétée par Margot Robbie (Le Loup de Wall Street, Diversion). Elle attire toute l'attention grâce à son rôle de déjantée dangereuse. Une facette qu'on lui connaît pas, et qui semble lui aller comme ses talons aiguilles. Sa fougue et son enthousiasme fait plaisir à voir.

L'ensemble, un naufrage. La faute à... ? Un studio ayant donné une date de sortie précipitamment après la création d'un scénario torché en six semaines. Puis des divergences de réalisations et d'intentions. Résultat : deux montages faits en parallèle puis réunis, car le premier du réal était trop sombre, et le second du studio soit disant plus fun. De quoi donner des sueurs froides aux fans de DC Comics pour le prochain Justice League.

En résumé : Démarrage long pour un résultat frustrant. Grosse déception‬ et grosse arnaque vendue par une com' omnisciente (et apparemment efficace) depuis des semaines.

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Au dernier ComicCon de San Diego, les premières images de Suicide Squad avaient enflammé les fans de 
DC Comics (et les autres), avec son ambiance sombre et sa tension palpable.
Cette équipe de fous furieux revient cette fois avec un montage punchy où les vannes s'enchaînent sur un Bohemian Rhapsody au poil. On y découvre leur faculté à tout détruire partout où ils passent, sans demi mesure avec style. Des méchants ? Pas de problème, ils sont cool. Leur rôle ? Sauver le monde, même si ça n'est pas si évident au premier abord. Ils sont recrutés par le gouvernement pour des opérations d'infiltration en échange de peine de prison allégée.

Leur libération est prévue le 3 août 2016.

mercredi 20 janvier 2016

[Featurette] Les premières images de Wonder Woman en action

Lâché d'images des futures adaptation DC Comics ! Après le second trailer du très attendu Suicide Squad, c'est au tour de Wonder Woman de faire son apparition dans une featurette retraçant les origines de la princesse des Amazones, incarnée par l'actrice israélienne Gal Gadot. Dans cette vidéo d'environ 1 minute, on voit la super héroïne créée en 1941 par Moulton Marston enfin en action.
Comme nous avions eu les origines de Superman et de Batman, les premières images (signées Patty Jenkins, réalisatrice du film Monster) remontent l'histoire de la jeune femme au costume de cuir (ggrr), ses racines dans la mythologie grecque, son parcours, sa mission : celle de protéger les hommes. On découvre aussi un peu plus l'univers, les décors et les costumes, et la nature guerrière et combattive de la jeune héroïne. On aperçoit aussi Chris Pine, en major Steve Trevor. Il mentionne notamment la puissance de ce personnage féminin emblématique avant qu'elle ne rencontre le Chevalier noir, alias Batman, et l'Homme d'acier, alias Superman (dans Batman vs Superman : l'Aube de la justice - sortie prévue le 23 mars 2016).
Au côté de la guerrière, on retrouvera Robin Wright, Danny Huston, David Thewlis, Ewen Bremner et Connie Nielsen. Le tournage se déroule actuellement au Royaume-Uni et en Italie. Le film, qui marquera la première apparition de Super Woman au cinéma, est attendu dans les salles en juin 2017 aux Etats-Unis.

jeudi 28 juillet 2011

[Critique] : Green Lantern : passage au feu (pas vraiment) vert (14/06/11)

GREEN LANTERN
De Martin Campbell
Avec Ryan Reynolds, Peter Saarsgard, Blake Lively, Mark Strong…

Sortie le 14 juin 2011

Après les premières images dévoilées au Comic-Con 2010 (qui ont déçu), on pouvait s'attendre au pire. N'en déplaise aux détracteurs les plus farouches (et il y en a !) et les puristes du genre comics, cette adaptation de Green Lantern est un challenge honorablement relevé. À l'inverse de son rival Marvel, DC Comics n'a pas encore trusté les salles de cinéma avec tous ses super héros. Seuls Batman et Superman ont eu le droit à leur multiples opus. Face à ces deux géants, Green Lantern fait figure de petit poucet : mal connu du grand public, un héros sans richesses ni pouvoirs donnés à la naissance... L'exercice s'avérait périlleux.

Et pourtant, ce qui différencie Hal Jordan, tête brûlée façon Maverick dans Top Gun, de ses grands frères Bruce Wayne ou Clark Kent réside dans sa simplicité et son humanité. Il est maladroit, irresponsable, il ne réussit pas tout ce qu'il entreprend, et fait figure d'homme-à-femmes bourreau des cœurs car incapable de s'engager. Comme beaucoup d'entre nous, il doit apprendre de ses erreurs. En intégrant le Green Lanter Corps (l'élite des gardiens de la galaxie), il apprend à confronter peur et volonté, pour mieux grandir.

Qui dit super-héros méconnu, dit obligation d'installer un univers et de l'expliquer aux profanes. De ce point de vue là, le réalisateur Martin Campbell s'en tire à merveille, tout en restant fidèle au matériau d'origine. Il ne nous assomme pas avec des millions de références pour nerds férus de comics, et parvient à donner du rythme à l'intrigue (un peu convenue, tout de même). L'évolution en parallèle du héros et du méchant - l'excellent Peter Sarsgaard, qui aurait mérité une plus grande place à l'écran - se fait naturellement. Mais le scénario pour y parvenir est un peu léger, voire brouillon. L'histoire semble vouloir incorporer beaucoup trop d'éléments.


Ce n'est jamais évident de commencer une nouvelle saga. Mais là, les dialogues sont parfois à la limite du risible. Les rares moments intéressants (la séance d'entraînement qui est extrêmement spectaculaire et imprévisible) sont plombés de longues et pénibles conversations moralisatrices sur la nécessité de prendre son courage à deux mains et de vaincre sa peur. Elles seraient moins lourdes si le film ne se prenait pas autant au sérieux. Et à quoi bon présenter des personnages qui ont tous des problèmes avec leur père si ce n'est pour ne pas explorer cette prometteuse prémisse ? Pourquoi avoir au générique des acteurs de haut vol telle que Angela Bassett, Tim Robbins ou encore Mark Strong si c'est pour leur coller un rôle insignifiant et monolithique ? Et que dire de l'éternelle ancienne petite amie faussement fâchée qui finira par tomber dans les bras du héros à la fin ? Une guimauve et des plans faussement romantiques qui n'ont d'intérêt que de justifier la présence de la belle Blake Lively (décidément cantonnée au rôle de bimbo comme dans Gossip Girl). Même si les sourires sont parfois arrachés, ils s'avèrent souvent primaires. Un peu de dérision façon Iron Man ou Watchmen n'aurait pas été vaine.

Il faut tout de même souligner la frénésie et l'efficacité de la mise en scène, un tant soit peu timide en séquences d'action. Martin Campbell prouve qu'il a de bonnes idées et le matériau de base avait de quoi lui en donner. Quoi de de plus cool qu'une bague qui a le pouvoir de matérialiser à l'infini tout ce à quoi on pense ? LA scène abracabrantesque dans laquelle Hal Jordan apparaît pour la première fois en public sous son masque vert est assez bluffante. De même que la scène d'entraînement avec Kilowog, où tout est sans limite pour ses défendre... (la vie sur la planète Oa vaut aussi le détour). C'est dans ces moments que la 3D est la bienvenue. Malgré quelques images un peu hasardeuse (certaines incrustations numériques se révèlent trop voyantes) ou avec un effet de déjà-vu (le méchant Parallax avance dans l'espace comme l'entité "nuageuse" et menaçante du Cinquième élément de Besson ou encore celle qui se déplace avec le Surfeur d'argent dans le 2e opus des 4 Fantastiques), la 3D fait enfin son office, contrairement à d'autres superproductions récentes. En même temps, Green Lantern n'a pas le budget d'Avatar ! Mais les 150 millions de dollars sont assez confortables pour éviter ses errements artistiques.

En résumé : un bon divertissement d'été qui ne tourne pas (trop) au marshmallows (vert), et qui laisse son imagination faire le reste à la sortie. Les filles auront au moins de quoi baver sur le corps d'Apollon de Ryan Reynolds à défaut d'apprécier les combats à coup de bague super-puissante. Pour les puristes, gardez les comics sous forme papier, vous ne pourrez être déçus ! D'ailleurs, ne bougez pas de votre siège avant la fin du premier générique. Vous manqueriez un teaser...


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