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mardi 30 avril 2013

Sorties 01/05/13 : Qu'y a-t-il en salles aujourd'hui ?

Mud - Sur les rives du Mississippi de Jeff Nichols (USA, 2H10) avec Matthew McConaughey, Tye Sheridan, Jacob Lofland (CRITIQUE ICI)
Attendu sur les écrans depuis le dernier festival de Cannes, Mud filme l'amour déraisonnable dans les bras du Mississippi, capté au ras des mangroves dans le sillage de Mark Twain. Né en Arkansas, ancien étudiant de Caroline du Nord aujourd'hui installé à Austin, Texas, Jeff Nichols est un vrai gars du Sud, attaché à cette région des Etats-Unis qui engendra tant d'écrivains et de musiciens. Deux garçons de 14 ans, Ellis et Neckbone, copains de pêche, de virée et d'apprentissage du monde, en vadrouille dans les bras du Mississippi, découvrent un vagabond sur un îlot, au pied d'un bateau accroché aux branches. L'homme, un fugitif superstitieux appelé Mud (boue en anglais), porte un serpent tatoué sur un bras et une chemise porte-bonheur pour tout viatique en attendant sa blonde.

Stoker de Park Chan-wook (USA/Grande-Bretagne, 1H40) avec Nicole Kidman, Mia Wasikowska, Matthew Goode, David Alford (CRITIQUE ICI)
Avec Stoker, thriller implacable au puissant lyrisme visuel, le cinéaste coréen Park Chan-Wook réalise son premier long métrage américain, avec Nicole Kidman, mêlant une esthétique et une violence éclatantes à une très forte tension émotionnelle. Le film est porté par ses acteurs qui forment un trio familial mystérieux, érotique, aussi désarmant que diabolique, les Stoker. Leurs liens, troubles, vont être révélés et éprouvés tout au long d'un espace-temps compressé dans lequel le réalisateur trompe sans cesse le spectateur, l'amenant dans la part la plus sombre de ses protagonistes, imprévisibles.

Le Coeur a ses raisons de Rama Burshtein (Israël, 1H30) avec Hadas Yaron, Yiftach Klein, Irit Sheleg 
Une chronique familiale dans le quotidien méconnu pour de nombreux Israéliens et occidentaux, des hommes et des femmes de la communauté harédi, ultra orthodoxe, de Tel Aviv. L'histoire est celle de Shira, 18 ans, qui rêve de mariage mais tout bascule quand Esther, sa soeur aînée meurt en couches. Yochay, son mari, ne peut rester seul avec le bébé.
La Fleur de l'âge de Nick Quinn (France, 1H23) avec Pierre Arditi, Jean-Pierre Marielle, Julie Ferrier 
Gaspard Dassonville a 63 ans. Producteur de télévision réputé, il accumule les compagnes trentenaires et s'obstine à ignorer tout signe de vieillissement. Mais le grand âge lui tombe dessus avec fracas : Gaspard est contraint d'accueillir chez lui son père Hubert, devenu dépendant.

I want your love de Travis Mathews (USA, 1H11, interdit aux -16 ans, avertissement publics sensibles) avec Jesse Metzger, Keith McDonald, Jorge Rodolfo
Après plusieurs années passées à profiter de la vie à San Francisco, Jesse, un jeune gay, s'apprête à retourner dans son Midwest natal. Lors de son dernier week-end en ville, ses amis, colocataires et ex-amants organisent une soirée de départ, qui l'entraine dans des sentiments doux-amers. Tiraillé entre ses ambitions artistiques et le besoin de gagner sa vie, il est forcé de concevoir différemment le fait d'être un artiste, un homosexuel et un adulte.

Denis de Lionel Bailliu (France, 1H25) avec Fabrice Eboué, Jean-Paul Rouve, Audrey Dana
Par deux fois, Vincent a cru rencontrer la femme de sa vie. Par deux fois, elles l'ont quitté pour le même homme...
Jurassic Park 3D de Steven Spielberg (USA, 2H02, nouvelle sortie en 3D) avec Sam Neill, Jeff Goldblum, Laura Dern
Le milliardaire John Hammond décide de se lancer dans le "clonage" de dinosaures dans le but de créer un parc zoologique. Mais c'était sans compter la cupidité et la malveillance de l'informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l'île.

Upside down de Juan Solanas (Canada/France, 1H45) avec Jim Sturgess, Kirsten Dunst, Timothy Spall
Dans un univers extraordinaire vit un jeune homme ordinaire, Adam, qui tente de joindre les deux bouts dans un monde détruit par la guerre. Tout en luttant, il est hanté par le souvenir d'une jeune fille venant d'un monde d'abondance : Eden.
Evil Dead de Fede Alvarez (USA, 1H20, épouvante/horreur, film interdit aux - 16 ans) avec Jane Levy, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci
Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions. Pour réussir à se sevrer, elle demande à son frère et des amis d'enfance de l'accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois.

Mohamed Dubois de Ernesto Ona (France, 1H32) avec Eric Judor, Sabrina Ouazani, Youssef Hajdi
Héritier de la banque Berthier, Arnaud Dubois a plutôt une tête à se prénommer ... Mohamed. Suite à une dispute avec son père, il décide de quitter le nid douillet du Vésinet.
Les Yeux Fermés de Jessica Palud (France, 1H27) avec Simon Buret, Linh-Dan Pham, Olivier Chenille
Après neuf ans d'absence, à la suite d'un grave accident, Pierre retourne dans la maison familiale, à l'âge de 26 ans. Avec l'aide de Claire, jeune infirmière avec qui il s'est lié d'amitié durant ces dernières années et grâce à des rencontres qui ont chacune leurs blessures et leurs joies, Pierre va réapprendre à vivre à travers ses yeux d'enfant.

Entrée du personnel de Manuela Fresil (France, 59 min, docu) avec Florence Muller, Emilie de Preissac 
"Le premier jour, c'est un choc. C'est la cadence de tuerie qui fait que c'est violent. C'est pan, pan pan, ça s'arrête pas, c'est une bête qui meurt toutes les minutes", raconte Serge dans Entrée du personnel, tourné dans des grands abattoirs industriels de  la côte ouest de la France. Le film a été réalisé à partir des récits de vie des salariés. En voix off, ils racontent l'intensification des tâches : trancher la viande, découper, désosser, ficeler, mettre en barquette ou étiqueter. Ils racontent la mort des bêtes et aussi la déshumanisation des usines.

The Lebanese Rocket Society de Joana Hadjithomas, Khalil Joreige (France/Liban/Qatar, 1H35, docu)
Au début des années 60, durant la guerre froide et au temps du panarabisme, un groupe d'étudiants et de chercheurs libanais se lance dans la course vers l'espace et crée la Lebanese Rocket Society pour la conquête de l'espace.

Orléans de Virgil Vernier (France, 58 minutes) avec Andréa Brusque, Julia Auchynnikava, Hélène Chevallier
Orléans, année 2011. Joane et Sylvia ont vingt ans, elles travaillent comme danseuses dans un club de strip-tease à la sortie de la ville. Dans le centre, c'est la période des célébrations de Jeanne d'Arc. Les deux filles vont se retrouver plongées au milieu de ces étranges festivités.
L'Intervallo de Leonardo Di Costanzo (Italie/Suisse, 1H30) avec Carmine Paternoster, Salvatore Ruocco, Antonio Buíl
Dans un immense bâtiment désaffecté d'un quartier populaire de Naples, Salvatore, un adolescent timide et mal dans sa peau, est contraint par des boss de la Camorra de surveiller Veronica, une jeune fille effrontée. Il ignore totalement les raisons de cette détention. Au cours de la journée, la relation entre les deux adolescents évolue.

Pari(s) d'exil de Zirek (France, 1H10) avec Zirek, Simon Cohen, Gurgun Argan
Zîrek est un kurde de Turquie. Apatride à Paris depuis plus d'un quart de siècle, il a fait la promesse à son père de lui envoyer son petit-fils sur sa terre natale où il ne peut plus aller. Ce voyage de cinq jours au Kurdistan va raviver ses souvenirs et ses angoisses. Par téléphone, il suivra mentalement les pas de son fils, partagé entre le bonheur de redécouvrir à travers lui son pays et ses coutumes, et l'inquiétude que constitue ce périple dans une région encore soumise au couvre feu.

Micmac Masters de Nalan Kumarasamy (Inde, 2H05) avec Vijay Sethupathi, Sanchita Shetty
L'argent, c'est tout ce qui compte, qu'on soit pauvre ou riche. D'ailleurs, Das, sa femme Shalu et ses amies veulent monter un coup et s'en sortir pour de bon.

(avec AFP)

mercredi 7 novembre 2012

Lincoln : 152 ans après son élection, il revient sur le devant de la scène

Quelle nuit la plus appropriée que celle d'une élection présidentielle pour dévoiler la bande-annonce de Lincoln, le biopic le plus attendu de 2013 ! Risqué, vous dites ? Sûrement pas quand on s'appelle Steven Spielberg, et que le-dit film a pour acteur principal l'immense Daniel Day Lewis. Le réalisateur nous avait déjà fait coup lors du premier débat entre les deux candidats à la présidence en révélant les premières images. "Il n'y a pas meilleur moment qu'une élection pour (re)présenter le personnage historique de Lincoln" a-t-il précisé.

Si l'histoire -- revenant sur une période chargée, qui voit Lincoln se battre contre un Congrès divisé par l'adoption du XIIIe amendement abolissant l'esclavage -- a une part capitale de la construction des Etats-Unis, il est fort probable que le public, curieux, viendra l'écouter surtout pour voir comment l'interprète du plus aimé des politiciens américains se débrouille. Le film n'aura peut-être pas le même impact pour tous les Américains selon le résultat des élections... Les pro-Obama y verront une allégorie au combat que mène leur candidat-président pour le changement. Les pro-Romney se conforteront dans l'idée qu'Obama n'a pas le génie et le charisme politiques de son prédécesseur. Selon le réalisateur, "quelque soit le résultat de l'élection, le film j'espère que le film aura un effet apaisant et voire cicatrisant." Heureusement qu'il existe encore des idéalistes...



Lincoln - trailer - HD (2012) Steven Spielberg... par myfilm-gr

Un teaser supplémentaire, pour le plaisir...

vendredi 25 novembre 2011

Terra Nova : les dinosaures sont de retour !

Seriez-vous partants pour un "petit" retour dans le temps si vous en aviez l'opportunité ? 85000 ans, c'était juste hier ! Terra Nova. C'est le nouveau terrain de jeu qu'a choisi Steven Spielberg en tant que producteur exécutif. Et c'est la destination que choisiront (peut être) les abonnés à Canal+ le 1er décembre, à l'occasion de la soirée séries addicts (avant une diffusion en prime time sur M6).
On peut dire que Terra Nova s'est fait attendre car il fallait peaufiner les effets spéciaux pour rendre les bestioles féroces ou herbivores au long cou les plus crédibles possible. Et le budget astronomique de 16 millions de dollars rien que pour le pilote (ce qui en fait la série la plus chère de l'histoire) atteste de la volonté de faire de cette série une suite télévisuelle de qualité à Jurassic Park. Mais qu'en est-il vraiment ?




De quoi ça parle ?
 
En 2149, la Terre n'est plus qu'une poubelle géante, où l'air est si pollué que ses habitants portent des masques "recycleurs d'air", que la Lune et le Soleil sont invisibles, que le moindre fruit devient une denrée rare. Même faire un troisième enfant devient interdit au risque de provoquer l'extinction de la race humaine. La planète se consume inexorablement car "elle a souffert de nos plus vils instincts : l'avidité, la guerre et l'ignorance". Pour échapper à l'inévitable, des scientifiques ont trouvé une brèche spatio-temporelle qui a pour effet de renvoyer 85000 ans en arrière toute personne qui passera "le portail de transport". C'est le cas de la famille Shannon, qui a été désignée pour rejoindre cette Terre Promise, non sans difficultés (à vous de le découvrir comment...). Une fois sur place, elle fait la connaissance d'une planète où le ciel est bleu, remplie d'une forêt dense et verdoyante, foisonnante de... dinosaures ! Et pas que de gentils dino façon diplodocus ! Parents et enfants vont devoir s'adapter à ce nouvel environnement, faire leurs propres expériences afin de survivre dans ce milieu hostile, aussi peuplé de "Sixers", des colons qui se sont exilés du camp dont les intentions pas très accueillantes sont encore inconnues...


Que faut-il en penser ?


Au vu du pilote de 90 min, Terra Nova est un délicieux cocktail à base de Lost, d'Avatar, de The Walking Dead, de Stargate et de Jurassic Park (évidemment...). Rien de bien nouveau en somme. Mais il paraît que c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure confiture ! Du Spielberg à n'en pas douter car cette série à tout pour plaire au grand public, de 7 à 77 ans. De la science fiction avec ses dinosaures affamés, une aventure épique avec ses effets spéciaux et ses personnages héroïques avec leurs drames familiaux.
Mais aussi impressionnant soit ce premier épisode, sera-t-il possible d'avoir ce résultat chaque semaine ? Les scénaristes vont devoir user de leur imagination pour éviter de refaire un second Lost, déjà bien copié (des "Sixers", comme "les Autres", en lutte contre les premiers colons installés, un épais mystère autour d'inscriptions illisibles...). Beaucoup de temps et d'énergie ont été utilisés pour les effets-spéciaux (parfois décevants quant aux décors, l'équipe ayant pourtant des paysages magnifiques à dispo puisque le tournage s'est fait en Australie. Où sont passés les 16 millions ?!). Mais il semble qu'ils en ait eu moins pour définir les contours de personnages qui semblent tout droit sortis d'une usine à héros. 


L'histoire familiale est traitée de manière un peu trop légère compte tenu des circonstances du voyage et du bagage des personnages. Les dialogues, parfois trop nombreux (et littéralement criés par les héros sous prétexte qu'il faut nous raconter leur passé), méritent d'être mieux adaptés pour ralentir le rythme et prendre le temps d'explorer de nouvelles voies moins usées que celles proposées. Car à force de vouloir être grand public, avec pour objectif de divertir avant tout, on ne nous raconte qu'une simple histoire de colonie, d'étrangers sur une terre hostile. Une voie plus sûre certes, plutôt que d'aller vers quelque chose de plus sombre et plus axé sur la science-fiction. Mais maintenant que la situation et les personnages ont été établis, il serait agréable de distinguer plus de nuances de gris, et moins de noir et blanc.


Malgré une approche un peu ringarde (déjà vue dans des séries du même genre), un script peu novateur et une intrigue prévisible, on se laisse prendre au jeu. Le rendu est féroce. Quoi qu’il en soit, nous avons Jim (Jason O'Mara, vu dans Life on Mars et Resident Evil : Extinction) le père, ancien policier qui a ça dans le sang; Elizabeth (Shelley Conn), médecin super spécialisée ; Josh (Landon Liboiron) l'ado rebelle; Maddy (Naomi Scott), la gentille nerd véritable encyclopédie vivante et Zoe (Alana Mansour) la petite dernière. Les Shannon trouvent leur place sans trop de problèmes dans une colonie menée d’une main ferme, mais magnanime, par le Commandant Nathaniel Taylor (Stephen Lang, le méchant Colonel dans Avatar), également le tout premier colon. Ce dernier est le personnage qui mérite clairement d’être développé rapidement. Il connaît tous les secrets des lieux et offre à ce pilote les bases intéressantes d’une mythologie qui se présentait au premier abord comme étant tristement conventionnelle. Il nous cache des choses, et on aimerait bien savoir quoi !

La série ne réunit pas le public escompté aux Etats-Unis au regard des espoirs qu'elle avait suscités (seulement 9 millions d'âmes se passionnent pour ces aventures préhistoriques). Mais il est difficile de se faire une idée plus précise avec seulement cette longue scène d'exposition. Il faut laisser du temps à cette série pour que tout se mette en place. 


En résumé : Le divertissement familial promis est au rendez-vous et on sait globalement ce à quoi on peut s'attendre au minimum. Une série qui a tout de même de quoi surprendre si les scénaristes essaient de sortir des sentiers battus. On demande à voir sur le long terme...

En attendant de la voir arriver sur la chaîne cryptée (puis en prime time sur M6), voici quelques images du tournage avec les effets spéciaux.




lundi 19 septembre 2011

Tintin et le secret de la Licorne : de nouvelles images

Voilà de quoi mieux voir tous les protagonistes de Tintin et le secret de la Licorne en performance capture ! Et de découvrir plus en détails le visage du jeune reporter, qui jusque-là, jouait à cache-cache avec la lumière et en faisait que des apparitions furtives. L'accompagnent les inénarrables Dupont et Dupond, le Capitaine Haddock baignant dans ses vapeurs d'alcool et le fidèle Milou.

Aux yeux de lynx que vous avez... Si vous êtes amateur et/ou connaisseur des albums originels, vous trouverez un clin d'oeil laissé par Steven Spielberg au travail d'Hergé.
Aller... je vous laisse chercher ? Tit tac, tic tac... Vous donnez votre langue à... Milou ?
Le journal que tient Tintin dans les mains est Le petit vingtième, la gazette dans laquelle Hergé a fait naître le personnage du journaliste aventurier. On se doute qu'en étant un grand fan de l'oeuvre du dessinateurs, Spielberg a dû truffer son film de références !

















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