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vendredi 10 juillet 2015

[Bande annonce] Les nouvelles aventures d'Aladin

LES NOUVELLES AVENTURES D'ALADIN

De Arthur Benzaquen

Avec Kev Adams, Jean-Paul Rouve, Eric Judor, Michel Blanc, Vanessa Guide, Audrey Lamy, William Lebghil et Nader Boussandel

Sortie le : 14 octobre 2015 

Quand on a plus de 2,5 millions de followers sur Twitter, on a tendance à penser qu'une petite requête sera forcément honorée. Chose faite pour Kev Adams qui avait demandé à ses twittos de faire suivre au moins 1000 fois la nouvelle bande annonce des Nouvelles aventures d'Aladin. En une demi heure, les compteurs étaient dépassés. 
Dans ce teaser, pas le temps pour un synopsis de l'histoire. Droit au but avec la "présentation" rapide des personnages : Jean-Paul Rouve en méchant vizir, Eric Judor en génie de la lampe, Vanessa Guide en Jasmine... et un petit trip en tapis volant ! 

À la veille de Noël, Sam et son meilleur pote Khalid se déguisent en Père-Noël afin de dérober tout ce qu’ils peuvent aux Galeries Lafayette. Mais Sam est rapidement coincé par des enfants et doit leur raconter une histoire : celle d’Aladin. Enfin... SA version. 
Dans la peau d’Aladin, Sam commence alors un voyage au coeur de Bagdad, ville aux mille et une richesses... Hélas derrière le folklore, le peuple subit la tyrannie du terrible Vizir connu pour sa férocité et son haleine douteuse. Aladin le jeune voleur, aidé de son Génie, pourra-t-il déjouer les plans diaboliques du Vizir, sauver Khalid et conquérir le coeur de la Princesse Shallia ? En fait oui, mais on ne va pas vous mentir, ça ne va pas être facile !




mardi 30 avril 2013

Sorties 01/05/13 : Qu'y a-t-il en salles aujourd'hui ?

Mud - Sur les rives du Mississippi de Jeff Nichols (USA, 2H10) avec Matthew McConaughey, Tye Sheridan, Jacob Lofland (CRITIQUE ICI)
Attendu sur les écrans depuis le dernier festival de Cannes, Mud filme l'amour déraisonnable dans les bras du Mississippi, capté au ras des mangroves dans le sillage de Mark Twain. Né en Arkansas, ancien étudiant de Caroline du Nord aujourd'hui installé à Austin, Texas, Jeff Nichols est un vrai gars du Sud, attaché à cette région des Etats-Unis qui engendra tant d'écrivains et de musiciens. Deux garçons de 14 ans, Ellis et Neckbone, copains de pêche, de virée et d'apprentissage du monde, en vadrouille dans les bras du Mississippi, découvrent un vagabond sur un îlot, au pied d'un bateau accroché aux branches. L'homme, un fugitif superstitieux appelé Mud (boue en anglais), porte un serpent tatoué sur un bras et une chemise porte-bonheur pour tout viatique en attendant sa blonde.

Stoker de Park Chan-wook (USA/Grande-Bretagne, 1H40) avec Nicole Kidman, Mia Wasikowska, Matthew Goode, David Alford (CRITIQUE ICI)
Avec Stoker, thriller implacable au puissant lyrisme visuel, le cinéaste coréen Park Chan-Wook réalise son premier long métrage américain, avec Nicole Kidman, mêlant une esthétique et une violence éclatantes à une très forte tension émotionnelle. Le film est porté par ses acteurs qui forment un trio familial mystérieux, érotique, aussi désarmant que diabolique, les Stoker. Leurs liens, troubles, vont être révélés et éprouvés tout au long d'un espace-temps compressé dans lequel le réalisateur trompe sans cesse le spectateur, l'amenant dans la part la plus sombre de ses protagonistes, imprévisibles.

Le Coeur a ses raisons de Rama Burshtein (Israël, 1H30) avec Hadas Yaron, Yiftach Klein, Irit Sheleg 
Une chronique familiale dans le quotidien méconnu pour de nombreux Israéliens et occidentaux, des hommes et des femmes de la communauté harédi, ultra orthodoxe, de Tel Aviv. L'histoire est celle de Shira, 18 ans, qui rêve de mariage mais tout bascule quand Esther, sa soeur aînée meurt en couches. Yochay, son mari, ne peut rester seul avec le bébé.
La Fleur de l'âge de Nick Quinn (France, 1H23) avec Pierre Arditi, Jean-Pierre Marielle, Julie Ferrier 
Gaspard Dassonville a 63 ans. Producteur de télévision réputé, il accumule les compagnes trentenaires et s'obstine à ignorer tout signe de vieillissement. Mais le grand âge lui tombe dessus avec fracas : Gaspard est contraint d'accueillir chez lui son père Hubert, devenu dépendant.

I want your love de Travis Mathews (USA, 1H11, interdit aux -16 ans, avertissement publics sensibles) avec Jesse Metzger, Keith McDonald, Jorge Rodolfo
Après plusieurs années passées à profiter de la vie à San Francisco, Jesse, un jeune gay, s'apprête à retourner dans son Midwest natal. Lors de son dernier week-end en ville, ses amis, colocataires et ex-amants organisent une soirée de départ, qui l'entraine dans des sentiments doux-amers. Tiraillé entre ses ambitions artistiques et le besoin de gagner sa vie, il est forcé de concevoir différemment le fait d'être un artiste, un homosexuel et un adulte.

Denis de Lionel Bailliu (France, 1H25) avec Fabrice Eboué, Jean-Paul Rouve, Audrey Dana
Par deux fois, Vincent a cru rencontrer la femme de sa vie. Par deux fois, elles l'ont quitté pour le même homme...
Jurassic Park 3D de Steven Spielberg (USA, 2H02, nouvelle sortie en 3D) avec Sam Neill, Jeff Goldblum, Laura Dern
Le milliardaire John Hammond décide de se lancer dans le "clonage" de dinosaures dans le but de créer un parc zoologique. Mais c'était sans compter la cupidité et la malveillance de l'informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l'île.

Upside down de Juan Solanas (Canada/France, 1H45) avec Jim Sturgess, Kirsten Dunst, Timothy Spall
Dans un univers extraordinaire vit un jeune homme ordinaire, Adam, qui tente de joindre les deux bouts dans un monde détruit par la guerre. Tout en luttant, il est hanté par le souvenir d'une jeune fille venant d'un monde d'abondance : Eden.
Evil Dead de Fede Alvarez (USA, 1H20, épouvante/horreur, film interdit aux - 16 ans) avec Jane Levy, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci
Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions. Pour réussir à se sevrer, elle demande à son frère et des amis d'enfance de l'accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois.

Mohamed Dubois de Ernesto Ona (France, 1H32) avec Eric Judor, Sabrina Ouazani, Youssef Hajdi
Héritier de la banque Berthier, Arnaud Dubois a plutôt une tête à se prénommer ... Mohamed. Suite à une dispute avec son père, il décide de quitter le nid douillet du Vésinet.
Les Yeux Fermés de Jessica Palud (France, 1H27) avec Simon Buret, Linh-Dan Pham, Olivier Chenille
Après neuf ans d'absence, à la suite d'un grave accident, Pierre retourne dans la maison familiale, à l'âge de 26 ans. Avec l'aide de Claire, jeune infirmière avec qui il s'est lié d'amitié durant ces dernières années et grâce à des rencontres qui ont chacune leurs blessures et leurs joies, Pierre va réapprendre à vivre à travers ses yeux d'enfant.

Entrée du personnel de Manuela Fresil (France, 59 min, docu) avec Florence Muller, Emilie de Preissac 
"Le premier jour, c'est un choc. C'est la cadence de tuerie qui fait que c'est violent. C'est pan, pan pan, ça s'arrête pas, c'est une bête qui meurt toutes les minutes", raconte Serge dans Entrée du personnel, tourné dans des grands abattoirs industriels de  la côte ouest de la France. Le film a été réalisé à partir des récits de vie des salariés. En voix off, ils racontent l'intensification des tâches : trancher la viande, découper, désosser, ficeler, mettre en barquette ou étiqueter. Ils racontent la mort des bêtes et aussi la déshumanisation des usines.

The Lebanese Rocket Society de Joana Hadjithomas, Khalil Joreige (France/Liban/Qatar, 1H35, docu)
Au début des années 60, durant la guerre froide et au temps du panarabisme, un groupe d'étudiants et de chercheurs libanais se lance dans la course vers l'espace et crée la Lebanese Rocket Society pour la conquête de l'espace.

Orléans de Virgil Vernier (France, 58 minutes) avec Andréa Brusque, Julia Auchynnikava, Hélène Chevallier
Orléans, année 2011. Joane et Sylvia ont vingt ans, elles travaillent comme danseuses dans un club de strip-tease à la sortie de la ville. Dans le centre, c'est la période des célébrations de Jeanne d'Arc. Les deux filles vont se retrouver plongées au milieu de ces étranges festivités.
L'Intervallo de Leonardo Di Costanzo (Italie/Suisse, 1H30) avec Carmine Paternoster, Salvatore Ruocco, Antonio Buíl
Dans un immense bâtiment désaffecté d'un quartier populaire de Naples, Salvatore, un adolescent timide et mal dans sa peau, est contraint par des boss de la Camorra de surveiller Veronica, une jeune fille effrontée. Il ignore totalement les raisons de cette détention. Au cours de la journée, la relation entre les deux adolescents évolue.

Pari(s) d'exil de Zirek (France, 1H10) avec Zirek, Simon Cohen, Gurgun Argan
Zîrek est un kurde de Turquie. Apatride à Paris depuis plus d'un quart de siècle, il a fait la promesse à son père de lui envoyer son petit-fils sur sa terre natale où il ne peut plus aller. Ce voyage de cinq jours au Kurdistan va raviver ses souvenirs et ses angoisses. Par téléphone, il suivra mentalement les pas de son fils, partagé entre le bonheur de redécouvrir à travers lui son pays et ses coutumes, et l'inquiétude que constitue ce périple dans une région encore soumise au couvre feu.

Micmac Masters de Nalan Kumarasamy (Inde, 2H05) avec Vijay Sethupathi, Sanchita Shetty
L'argent, c'est tout ce qui compte, qu'on soit pauvre ou riche. D'ailleurs, Das, sa femme Shalu et ses amies veulent monter un coup et s'en sortir pour de bon.

(avec AFP)

lundi 3 septembre 2012

Critique : Wrong : Comédie absurde et tellement humaine (05/09/12)

Wrong (en compétition à Deauville)
De Quentin Dupieux
Avec Jack Plotnick, William Fichtner, Eric Judor

Dolph est un américain moyen, qui habite une jolie banlieue anonyme aux couleurs pastels, aux habitudes bien ancrées. Mais un matin, quelque chose ne va pas : son chien a disparu. Par un mystérieux message, il apprend que son animal adoré a été kidnappé par un certain Mr Chang, gourou étrange qui œuvre pour le bien être affectif des animaux. S'en suit alors une enquête pour le retrouver, à l'aide du détective Ronnie... Et au milieu de tout ça se trouve Emma, une opératrice dans une pizzeria qui a le béguin pour Dolph, un jardinier qui a un problème de palmier, un voisin en quête de sens... 

© UFO Distribution
Voir un film de Quentin Dupieux est une expérience particulière; il faut lâcher prise et se laisser embarquer par l'absurdité et le non-sens des scènes qu'il propose. Si vous ne comprenez pas tout, pas de panique. L'univers de celui qu'on appelait autrefois Monsieur Oizo (souvenez-vous, la peluche jaune dans le clip du tube Flat Beat) ne se résume pas, il se vit. Déjà auteur du farfelu Steak (déjà avec Eric Judor et son acolyte Ramzy) et Rubber, l'aventure d'un pneu psychopathe, Dupieux revient avec ses goûts décalés et ses raisonnements étranges dans Wrong. Et fait un film français aux Etats-Unis, avec des américains, dans la langue de Shakespeare, s'il-vous-plaît !

© UFO Distribution
Si Dupieux cherchait sans cesse à justifier ses idées loufoques et illogiques dans ses précédents films (avec des commentateurs extérieurs), il se libère et assume tout dans Wrong, sans complexe ni retenue. Peu importe si un mort n'est pas vraiment mort, si un palmier devient un sapin, s'il pleut des trombes d'eau dans son bureau, si on appelle la pizzeria pour connaître le sens du logo de l'établissement sans rendre dingue son interlocuteur... Même si finalement au bout du compte, il ne se passe pas grand chose et qu'on pourrait craindre l'ennui (qui pointe parfois le bout de son nez...), on prend les saynètes les unes après les autres comme des apartés de la réalité. Il ne faut pas chercher plus loin...

© UFO Distribution
Dans ce monde grotesque, même si Dolph paraît le plus proche de la "normalité", il évolue en acceptant tous ces non-sens sans sourciller, acceptant les lois et la morale des autres sans se poser de question. Même communiquer par télépathie avec son chien devient une évidence. A ce sujet, le très sérieux agent du FBI dans Prison Break, William Fichtner, est ici irrésistiblement hilarant dans le rôle du gourou pour animaux (et son accent terrrrrrriiible).

© UFO Distribution
Même si Dupieux avoue "ne pas vouloir faire passer de message ni vouloir rendre hommage à tel ou tel réalisateur, et encore moins donner un sens caché à son oeuvre" (voir l'entretien vidéo ici), il y a de la poésie et des émotions dans Wrong. L'ensemble met le doigt sur l'ennui et l'angoisse qu'on peut éprouver à vivre dans une banlieue lambda, un quotidien étriqué qui déraille rapidement quand un seul détail est perturbé. Wrong pousse le délire loin (peut être trop pour certains), avec pour références des idées folles (comme le réveille qui ne passe pas à 7h00 mais à 7h60)... et ça fait du bien !

© UFO Distribution
En résumé : du fun, du fun et rien que du fun. Un autre cinéma libre et décomplexé pour une histoire absurde et finalement émouvante.

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