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mardi 3 décembre 2013

[Critique] Zulu : un polar âpre (4/12/13)

ZULU


De Jerome Salle
Avec Forest Whitaker, Orlando Bloom, Conrad Kemp...


Dans une Afrique du Sud encore hantée par l'apartheid, deux policiers -- Ali le Noir traumatisé, et Brian l'afrikaner poursuivi par ses démons -- pourchassent le meurtrier d'une jeune adolescente, sauvagement assassinée dans un parc. Leur enquête va les emmener à la fois dans les Townships de Capetown et dans les luxueuses villas du bord de mer. Cette enquête va bouleverser la vie des deux hommes et les contraindre à affronter leurs démons intérieurs. 






Adaptation du roman éponyme du Français Caryl Ferey, Zulu offre une vision glaçante, sombre et pessimiste de l'Afrique du sud. Si le roman ne fait aucune concession, le film n'en fait pas moins. Pauvreté, quartiers gangrénés par la drogue, la violence et la prostitution, le tout sur fond d'inégalités raciales... Tout est là pour peser une atmosphère lourde, quasi irrespirable et anxiogène. Le réalisateur Jérome Salle, connu pour ses grosses productions américaines sans vague Largo Winch 1 et 2, et Anthony Zimmer, s'exécute avec talent et en immersion totale. Son film oscille entre le polar, le film noir, le manifeste politique, tout en laissant la place à l'Histoire et à ses réflexions personnelles et philosophiques. Un gros morceau donc ! Tellement gros, qu'à vouloir parler de tout, le cinéaste (et son acolyte Julien Rappeneau à l'écriture) effleure l'essentiel et n'exploite jamais toutes les pistes, là où Ferey avaient 460 pages pour les délayer. Ainsi le manque de temps ne permet pas de développer les personnages et leur caractère, ni de se faire tout petit pour explorer les environs (malgré  une course poursuite dans un township qui en rappellera d'autres), ou encore d'approfondir les enjeux d'un pays qui n'a pas réglé ses comptes avec son Histoire La frustration entre l'écrit et l'écran est souvent présente... 

Jérome Salle a tout de même du talent et l'envie de bien faire (peut être un peu trop diront certains, car la forme prend le pas sur le fond, qui manque d'un discours percutant ou d'une vision inédite). On plonge dans un thriller conventionnel façon années 1970, sous forme d'un jeu de piste macabre, qui va réveiller chez les deux policiers de vieilles blessures. 


La réalisation est sèche, nerveuse, ultra réaliste. Très efficace, d'une noirceur et d'une violence absolues (certaines scènes très fortes feront sans doute fermer les yeux aux plus sensibles), Zulu soulève aussi les contradictions d'un pays coincé entre la volonté de pardonner et de se réconcilier, et celle de se venger des horreurs passées. Comme ses personnages principaux, tous deux plus ou moins engagés sur le chemin du pardon, jusqu'à ce qu'ils prennent des chemins opposés... On n'en dira pas plus.

On peut regretter des personnages un peu archétypaux mais des acteurs authentiques. Mais Forest Whitaker reste toujours aussi solide et magistral dans ses interprétation (Oscarisé en 2007 pour Le Dernier roi d'Ecosse, et époustouflant dans Le Majordome). La vraie révélation est plutôt apportée par Orlando Bloom. Ici, point d'ados sculptés, de chemise saillante, de joues rasées de près ou de cheveux blondis coiffés en demi-queue de cheval... L'elfe et le pirate sont bien loin ! Grossi, cradingue en mode fêtard depuis 15 jours non-stop, il impose une présence quasi charnelle avec un personnage bourru et sans filtre, qui lui donne une animalité qu'on ne lui connaissait pas.

En résumé : un bon polar qui embarque, et dont la violence finalement sert le propos, et sa fin. Vaut d'être vu pour la performance de ses acteurs.

mercredi 21 décembre 2011

Bilbo the Hobbit : le premier trailer est arrivé !


Ca y est... Tout beau tout chaud... Le trailer de Bilbo the Hobbit, un voyage inattendu est sur la Toile depuis quelques heures... Bon présage pour la sortie, mettant fin aux déboires rencontrés ces dernières années. On y retrouve quelques têtes connues vues dans la trilogie du Seigneur des anneaux, tel le Bilbo vieillissant, rôle repris par Ian Holm pour assurer la transition avec Martin Freeman, jouant Bilbo le fringuant. Et on fait surtout connaissance avec la tribu des nains guerriers. Un seul regret :  Viggo Mortensen (actuellement à l'affiche de A Dangerous Method), interprète d'Aragorn, nous manquera. L'acteur a déclaré qu'il ne sera pas de retour sur la Terre du Milieu...

Comme la date de sortie est plus que lointaine (12 décembre 2012), voici quelques lignes qui vous rafraîchiront la mémoire ... Bilbo the Hobbit, un voyage inattendu suit les aventures de Bilbo Sacquet (Martin Freeman), un Hobbit qui n’aspire qu’à une vie tranquille dans la Comté, jusqu’au jour où le magicien Gandalf le Gris (Ian McKellen) l'aborde à l'improviste et lui demande d'œuvrer en sa faveur. Sa (re)quête ? Reprendre le Royaume perdu des nains d’Erebor, conquis longtemps auparavant par le dragon Smaug. Bilbo intègre alors une compagnie de 13 nains menée par Thorin Ecu-de-Chêne, un guerrier légendaire. Ce voyage les emmènera au Pays sauvage, à travers des territoires dangereux peuplés de gobelins  comme ceux des Monts brumeux et d’affreux orques, de wargs assassins et des énormes araignées de la forêt de Mirkwood, de changeurs de peau et de sorciers. Bilbo rencontrera aussi un certain Gollum (Andy Serkis) au cours d’un concours d’énigmes, juste après avoir découvert un certain anneau d’or détenteur d’un grand pouvoir...

Peter Jackson semble avoir conservé la formule magique qu'il avait concoctée pour le Seigneur des Anneaux. Pourvu qu'il la conserve jusqu'au bout ! Car le réalisateur a fait le choix de diviser le roman en deux films, qui seront projetés en 3D. Après Bilbo le Hobbit, Un voyage inattendu, suivra Histoire d’un aller et retour, qui sortira le 11 décembre 2013.

Voilà qui met l'eau à la bouche... ou plutôt le sabre hors du fourreau !

samedi 1 octobre 2011

Critique : Les trois mousquetaires : Tous pour un et un... pour un navet (12 octobre)

Il est difficile d'imaginer que le réalisateur des Resident Evil et de Mortal Kombat ait "toujours voulu adapter" le roman d'Alexandre Dumas. Non, ce n'était pas une blague... Voilà un pari risqué au vu du nombre d'adaptations déjà effectuées (plus d'une vingtaine). Le Masque de fer, très librement inspiré de l'oeuvre de Dumas, n'avait pas attiré que des compliments malgré la présence d'un casting 4 étoiles.
N'ayez crainte, ici point de zombies ou de courses de voitures effrénées dans le Paris du XVIIe siècle. Mais la patte de W. S Anderson est bien présente. Damoiseaux, damoiselles, Les trois mousquetaires version 2011 est une version un tantinet grand-guignolesque, voire un film de série B, mais à l'évidence tout à fait assumé. Passer un bon moment vous pourrez, si vous le prenez au 3e degré...

Cette co-production franco-germano-britannique est plutôt fidèle quant à l'histoire imaginée par Dumas, tout du moins en ce qui concerne la première partie. Un jeune venu de la campagne gasconne nommé D'Artagnan (Logan Lerman) voyage jusqu'à Paris pour devenir un Mousquetaire (comme son père) c'est-à-dire l'élite de la garde royale ayant juré de protéger le trône de France. Ce dernier est occupé par le roi Louis, un adolescent (Freddy Fox) pourri gâté, peu sûr de lui et manipulable à merci par le Cardinal de Richelieu (Christoph Waltz). A peine arrivé dans la capitale, D'Artagnan se fait trois ennemis, et non des moindres puisqu'il s'agit d'Athos (Matthew McFadyen), de Porthos (Ray Stevenson) et d'Aramis (Luke Evans), les trois Mousquetaires les plus fidèles (et les plus ivrognes aussi) de la garde rapprochée du roi. Mais en combattant à leurs côtés face aux troupes de l'effroyable Cardinal, D'Artagnan devient l'un d'eux. Unis "tous pour un et un pour tous", ils déjouent un complot visant à faire tomber le roi, orchestré par le duc de Buckingham (Orlando Bloom), aidé de l'agent double Milady De Winter (Milla Jovovich).

Une esthétique très BD avec quelques pointes de gothique anachronique, des costumes très rock'n roll (mais somptueux), des décors fastes et pompeux (versant parfois dans le carton pâte, que la 3D ne pardonne pas...), un casting surprenant de diversité... Tout ce joyeux bazar organisé fonctionne plutôt bien. De nombreuses libertés prises par rapport au récit initial donne au film un vent de modernité (les armes, le langage...), devenant une œuvre d'aventure et d'action, certes un poil enfantin mais assez plaisant.

Ce n'est en rien le film du siècle mais il a une identité visuelle bien à lui. On ne pourra s'empêcher de lui trouver quelques ressemblances avec Pirate des Caraïbes. Ainsi, les Britanniques ont aussi une supériorité de taille : une machine de guerre impitoyable (inspirée des plans de De Vinci), à savoir un bateau-volant, armé de la poupe à la proue. Ce qui évidemment conduit à une bataille sans pitié déjà vue chez Gore Verbinski. Ou clin d'oeil trentenaire du Time Bandits de Terry Gilliam ? Sans oublier l'image finale d'un Orlando Bloom, figure conquérante sur un navire, annonciateur d'un second opus. Déjà ? Voilà un optimisme non dissimulé...

W. S. Anderson n'a pas oublié d'intégrer ce qui a fait de lui un réal de science-fiction futuriste à succès avec la saga Resident Evil : Mila Jovovich et ses cascades d'espionne de charme au ralenti et... en jupons ! Les autres ne sont pas en reste entre les combats à l'épée (où les ralentis façon Matrix sont trop récurrents) et les explosions spectaculaires dans les scènes de bateaux. Parfois too much mais on finit par se faire une raison... Et si seulement la 3D était inventive et créative ! Pas pour un sou m'sieur, dame...

D'Artagnan ici retrouve son âge véritable, à savoir celui de l'arrogance et la spontanéité de la jeunesse. Celui d'un adolescent qui croit être invincible et capable de gouverner le monde. Logan Lerman est pétillant et fougueux, mais fait davantage figure d'un ado du XXIe siècle à la langue bien pendu qu'un épéiste du vieux continent du XVIIe siècle. Voilà qui manque au charme suranné d'un grand héros national et nous fait décrocher de son objectif premier : nous faire croire à la légende d'un grand défenseur de la France. Mais nous ne sommes plus à un anachronisme près ! On peut tout même rendre hommage au travail des trois autres mousquetaires, plutôt crédibles dans leur rôle de mystérieux (Aramis), d'homme droit et solide (Porthos) et de mélancolique, meurtri par l'amour (Athos). Malheureusement, il n'en va pas de même pour Orlando Bloom qui, ici, mérite la guillotine (voilà qui ferait l'affaire de son brushing épouvantable) ! Peu crédible dans le rôle de méchant, il en fait des caisses, et desservant totalement la "badass-attitude" subtile requise pour jouer le duc de Buckingham. Il fait de lui une véritable caricature.

En résumé : Explosions, kung-fu (eh oui, ils savaient se battre au XVIIe siècle !), combats de sabres, de canons, de fusils, de la poudre partout, rien ne manque... Si vous avez moins de 15 ans, vous allez sûrement adorer. Quant aux autres, voyez-le comme un film pop-corn qui ne fera aucun mal à vos neurones et qui soulèvera vos zygomatiques involontairement. Pauvre Alexandre Dumas, qui doit se retourner dans sa tombe !


dimanche 29 mai 2011

Le retour d'Orlando Bloom dans The Hobbit

Après un début de tournage plus que chaotique, on peut dire que la MGM met le paquet pour que les spectateurs impriment la date de sortie de la première partie de Bilbo The Hobbit ! Un communiqué officiel fait état d'une sortie nationale en 3D le 12/12/2012. Une date difficile à oublier !

Un petit rappel, c'est Peter Jackson qui est aux commandes de ce diptyque, adaptation du roman de J. R. R. Tolkien, censé se dérouler avant Le Seigneur des anneaux. L'heureux interprète de Bilbo, le petit homme à la cabane de Schtroumpf, est Martin Freeman, alias Dr Waston dans la série britannique Sherlock. Ce dernier, un peu trop bavard, a laissé filtré cette semaine ce qui devait être une surprise : la venue dans The Hobbit de Benedict Cumberbath, son partenaire de la série Sherlock (alias Sherlock Holmes en personne). "Je savais que j'ai la langue pendue, mais pas à ce point-là !", s'est -il exclamé ensuite. "J'ai ruiné la surprise ! Maintenant, j'ai peut-être perdu mon poste !", a-t-il révélé à Digital Spy. 

Le grand Ian McKellen reviendra évidemment dans la peau de Gandalf, et seront aussi de retour Cate Blanchett, Andy Serkis, Hugo Weaving, Ian Holm, Elijah Wood. Tout comme Orlando Bloom, qui rechaussera son carquois et les oreilles en pointe de l'elfe Legolas. C'est le réalisateur lui-même qui l'a annoncé aujourd'hui sur sa page Facebook. "Il y a 10 ans, Orlando Bloom a créé un personnage iconique avec Legolas. Je suis heureux d'annoncer que nous revisiterons la Terre du Milieu avec lui une fois de plus. Je suis ravi de travailler avec Orlando à nouveau. Le truc marrant est que j'ai l'air plus vieux, mais lui pas. Je suppose que c'est pour cela qu'il fait un elfe merveilleux", a-t-il écrit. Bien qu'il soit l'un des personnages principaux dans les oeuvres littéraires et cinématographiques Le Seigneur des anneaux, il n'apparaît pas dans le roman Le Hobbit.

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