Affichage des articles dont le libellé est Bill Nighy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bill Nighy. Afficher tous les articles

lundi 16 mars 2015

[Critique] Indian Palace - Suite Royale : virée joviale et colorée (1/04/15)

INDIAN PALACE - SUITE ROYALE

De John Madden
Avec Judi Dench, Maggie Smith, Bill Nighy, Dev Patel, Celia Imrie, Ronald Pickup, Penelope Wilton, Diana Hardcastle, Richard Gere, David Strathairn et Tamsin Greig, Tena Desae, Lillete Dubey

Sortie le 1 avril 2015

Sonny cherche à agrandir l’hôtel, ce qui l’occupe beaucoup plus que ce qu’il souhaiterait, étant donné qu’il va épouser d’ici peu Sunaina, l’amour de sa vie. Il s’intéresse à une nouvelle propriété, car son premier investissement, la résidence pour retraités Best Exotic Marigold Hotel, n’a plus qu’une seule chambre de libre, ce qui pose problème pour accueillir les nouveaux arrivants, Guy et Lavinia. Evelyn et Douglas travaillent désormais à Jaipur, et ils se demandent où vont les mener leurs rendez-vous réguliers autour des délices de la cuisine indienne. Norman et Carol essaient de maîtriser les méandres d’une relation exclusive, et Madge hésite entre deux prétendants aussi valeureux et riches l’un que l’autre. La seule qui pourrait peut-être avoir des réponses, c’est la nouvelle co-gérante de l’hôtel, Muriel : elle connaît les secrets de tout ce petit monde. Alors que les préparatifs prenants d’un mariage traditionnel indien menacent de déborder tout le monde, une issue inattendue se présente…


© 2015 Twentieth Century FoxIl flotte comme un parfum de voyage paisible… et d'eau de Cologne Mont Saint-Michel. Mais sans la naphtaline ! John Madden (Shakespeare in love) et sa clic de retraités pétillants reprennent du service (à quelques nouvelles têtes près…) après le succès international inattendu d'Indian Palace, le feel good movie senior (indépendant et britannique de surcroît).

On retrouve la joie de vivre communicative des héros rhumatismo-cardio-arthritiques, qui cette fois-ci se répandent un peu moins dans l'introspection de fin de vie que dans le premier opus (même si les réflexions entre vie et mort sont toujours présentes, mais écrites avec beaucoup de légèreté). Nos retraités dynamiques profitent de leurs dernières années sur terre et s'amusent comme s'ils avaient à nouveau 20 ans. 
© 2015 Twentieth Century Fox


Dès les premières scènes, le ton est donné : les zygomatiques s'agitent. L'humour so british, enlevé par la jovialité permanente de Dev Patel (et de ses mimiques langagières), est la ligne rouge de ce nouveau film bariolé aux saveurs de curry. Et Penelope Wilson et Maggie Smith ne manqueront pas de s'envoyer des piques, technique qu'elles ont perfectionnée dans la série Downton Abbey. Toujours un régal !
© 2015 Twentieth Century Fox
Au scénario original, on retrouve Ol Parker, qui livre ici une histoire plutôt classique. Mais peu importe ! Il nous embarque dans une comédie sentimentale, avec un soupçon de thriller,  et une grosse dose de philosophie positive. La recherche du bonheur et de l'amour (celui qu'on attend depuis toujours ou qui vient de naître, à celui qu'on a perdu ou qu'on veut garder) est dans toutes les têtes. Et il n'y a pas d'âge pour cela ! L'ensemble est mis en valeur par des des scènes de vie quotidienne immersives, avec une mise en scène élégante, une photographie colorée mais jamais saturée, et le charme fou de ses acteurs… et un final Bolywoodien ! 

© 2015 Twentieth Century Fox


En résumé : Encore une jolie carte postale émotionnelle et visuelle, où l'humour est bien plus marqué que dans le premier opus. 

vendredi 1 novembre 2013

Critique : Il était temps : Une RomCom loin des clichés (6/11/13)

IL ETAIT TEMPS

De Richard Curtis
Avec Domhnall Gleeson, Rachel McAdams, Bill Nighy, Tom Hollander…

Sortie le 6 novembre 2013


Lors d'une nième soirée ratée du réveillon du Nouvel An, Tim se voit révéler un lourd secret héréditaire : depuis des générations, les hommes de la famille ont la capacité de voyager dans le temps. Non pas pour changer l'Histoire, mais pour modifier leur propre existence et (normalement) rendre leur vie meilleure. Au départ bien embêté par ce "pouvoir" qu'il considère comme un fardeau incontrôlable, Tim va tenter de se construire une vie amoureuse. Mais bien évidemment, rien ne se passe comme prévu ! Alors qu'il trouve la femme de ses rêves, un voyage dans le temps mal géré efface cette merveilleuse rencontre. C'est en voyageant dans l'espace-temps que Tim apprend petit à petit à ruser avec le destin pour que sa vie devienne celle qu'il désire, sans oublier d'améliorer celle de son entourage. Mais il va vite s'apercevoir que ce don ne lui épargnera pas les déceptions, les chagrins et les tourments de la vie que chacun doit affronter pour se construire.

Si vous connaissez la filmographie de Richard Curtis, à première vue, vous serez surpris (et circonspect ?) de le voir passer du côté (obscur ?) de la science-fiction. Mais le maître de la comédie romantique (Love Actually, Coup de foudre à Notting Hill, Quatre mariages et un enterrement, Le Journal de Bridget Jones...) n'est pas tombé dans la marmite des super pouvoirs pour en faire une grosse comédie qui tache. Ce n'est pas le genre de la maison ! Avec Il était temps, il signe une romcom atypique, mais dans laquelle on reconnaît la Curtis touch cette savoureuse recette entre rire et larmes, et qui ne tombe jamais dans le pathétique larmoyant. 

Le film retrace avec bonheur tous les types de relations, amicales, filiales et amoureuses, qu'on noue au cours d'une vie : celles qui passent le temps d'un béguin, celles qui durent toute la vie, celles qu'on n'a pas envie de voir se terminer, et tout l'engagement personnel que chacune demande.  
La première partie du long-métrage est un peu classique (une fois la partie surnaturelle dépassée) avec pour point de départ une rencontre entre un homme et une femme. Quitte à jouer avec les voyages dans le temps, on aurait pu penser que le scénario jouerait la carte de l'absurde jusqu'au bout, avec un grain de folie supplémentaire Le résultat est plutôt sympa mais manque d'une étincelle de fantaisie supplémentaire.

On s'attardera donc davantage sur la seconde partie, qui va plus loin que la simple relation amoureuse finissant en happy end. Le film pose de véritables questions quant à la possibilité ou non de toucher du doigt la vie rêvée parfaite. Souvent, on se demande "Et si je pouvais tout effacer et recommencer, que ferais-je ?". Et finalement, pragmatique et/ou résigné, on se rend compte que peut-être cette situation n'est pas forcément plus enviable. Tim l'apprend à ses dépens : un grand pouvoir vient avec une grande responsabilité. Ici point de sauvetage de l'humanité, mais des choix concernant la vie de ceux qu'on aime, essayant de leur éviter le moins de malheur possible. Et la comédie de l'irréelle se transforme en comédie du réalisme, avec tout les drames et les petits bonheurs que la vie distille. Malgré un esthétisme de catalogue et des personnages pas assez cabossés (mais pas lisses non plus), Richard Curtis livre un film plein de sentiments authentiques, sans chercher à tirer les larmes de son public. La petite réplique qui fait mouche ou une situation improbable font toujours irruption pour l'en empêcher !

© Universal PicturesCôté casting, on retrouve avec bonheur Bill Nighy (Good Morning England, The Constant Gardener, Indian Palace, La Dame en noir...) qui illumine le film de son charisme flamboyant et de son inimitable humour pince-sans-rire anglais chaque film auquel il participe -- même si ceux-ci sont moyens, voire catastrophiques (Jack le chasseur de géants). Mais surtout celui qu'on avait découvert dans le rôle de Bill Wesley dans Harry Potter, et apprécié dans le sublime Anna Karenine de Joe Wright : Domhnall Gleeson (fils de Brendan, alias Maugrey "Fol Oeil" dans Harry Potter), déjà en amoureux transi dans la campagne russe. Grand dadais gauche au visage d'éternel adolescent, il campe ici à la perfection Tim, ce jeune homme perdu et si déterminé à la fois. A ses côtés, la jolie Rachel McAdams reprend son rôle de jeune femme romantique habituelle, gentille et pétillante mais manquant une peu de relief. (mais faudra lui dire, cette coupe de cheveux... ça n'est pas possible !) Pourtant, ce couple fonctionne à merveille, au milieu d'une pléiade de seconds rôles aussi loufoques que caricaturaux (et trop peu approfondis, à mon sens).

En résumé : Il était temps nous rappelle avec légèreté et délicatesse que malgré tous nos efforts on ne peut éviter le malheur, mais qu'il faut profiter de chaque instant, et faire de chaque moment un vrai petit bonheur.

samedi 5 mai 2012

[Critique] Indian Palace : qu'il est bon de vieillir ! (09/05/12)

INDIAN PALACE

De John Madden
Avec Judi Dench, Bill Nighy, Maggie Smith, Tom Wilkinson…
Sortie le 9 mai 2012

Un groupe de retraités (Judi Dench, Bill Nighy, Tom Wilkinson, Maggie Smith en tête), qui ne se connaissent pas, se retrouvent en partance pour un palace en Inde, chacun pour une raison différente et personnelle. L'une va se faire opérer de la hanche car les soins médicaux y sont moins coûteux qu'en Grande-Bretagne, l'autre va changer de vie pour des raisons financières et trouver du travail pour éponger les dettes de son défunt mari, d'autres espèrent trouver une nouvelle jeunesse ou encore un amour perdu... Mais leurs espoirs vont quelques peu vaciller à leur arrivée : le Marigold Hotel, le palace promis présenté comme un palais de Maharadjah n'est pas tout à fait celui de la brochure ! Tous ces sex/septuagénaires vont alors devoir s'adapter à ce nouvel environnement exotique, à la culture et ses traditions et mettre de côté leurs préjugés et leurs a priori sur l'Inde afin de vivre pleinement cette aventure.

La crème de la crème du cinéma britannique s'est donnée rendez-vous dans Indian Palace, le dernier long-métrage de John Madden (Shakespeare in loveL'affaire Rachel Singer). Continuité sur grand écran du roman Ces petites choses de Deborah Moggach, ce film est un voyage d'une tendresse toute particulière et touchant de par ses personnages incroyables que par la beauté d'une province indienne : le Rajasthan.

Et si l'on devait mourir demain ?

© 20th Century FoxPartir à la retraite, devenir veuf ou tout simplement apprendre à vivre pleinement ce qu'il reste à vivre s'avère être un tournant dans l'existence d'un être humain. L'idée aurait pu conduire à un film aux effluves de naphtaline et de colle dentaire. Loin de là ! Le point de départ a donné naissance à une comédie sur le déracinement et la mélancolie liée au deuil, mais le scénario est drôle, riche; et les tribulations et les joies qui accompagnent le désir de vieillir avec grâce et énergie confèrent aux personnages un charme fou.

© 20th Century FoxTout au long du film, chacun se dévoile, racontant ses secrets, sa vie passée, ses envies d'avenir. Plutôt détestables au départ, ils deviennent terriblement attachants. Sous leur carapace de British pure souche, ils s'avèrent capables de tolérance, d'ouverture d'esprit et de respect des autres (à une exception près). On notera tout de même que la performance de Maggie Smith (l'inoxydable Professeur McConagall dans Harry Potter) est de loin celle qui nous fait sourire le plus, avec son air pincé, ses remarques xénophobes et son étroitesse d'esprit... Et qui évidemment sera celle qui évoluera le plus. Un autre ne démérite pas non plus : Dev Patel (Slumdog Millionnaire), interprète de Sonny, le gérant du palais en ruine. C'est grâce à son attitude enjouée et enthousiaste que les résidents ne s'enfuient pas dès leur arrivée. Parfois too much mais plutôt sympa.

© 20th Century Fox
Certes, l'ensemble forme un film assez fleur bleu, avec de bons sentiments et édulcoré de toutes visions dures du pays vivant dans la pauvreté. Et pourtant, John Madden ne tombe pas dans le sentimentalisme tire-larmes. Le pays est évidemment le grand personnage de l'histoire, un pays de contrastes, coloré, avec des paysages à couper le souffle, et des habitants d'une richesse intérieure indescriptible.

© 20th Century Fox
La carte postale n'est pas loin, et finalement, le réalisateur nous fait découvrir cet univers sans pathos surligné, au détour de rencontres et des visites faites par les personnages : le chaos sonore permanent d'une ville grouillante, les musiciens d'une ruelle, une famille de gens de castes inférieures... Aucun des personnages n'en sortira indemnes, tout comme pour les acteurs ayant déclaré que "l'Inde est une agression constante des sens et de tout ce que l'on tient pour acquis" et "un endroit enchanteur à tout point de vue. C'est un pays riche et pauvre à la fois, il y a une telle énergie, un tel enthousiasme partout... Une expérience unique au monde, tour à tour exaltante, ravissante, choquante et riche de tous les aspects de la vie". On peut regretter tout de même quelques stéréotypes un peu trop marqué, comme l'incompréhension des nouvelles technologies par les seniors... Mais qu'importe ! L'énergie, le ton et les bonnes réparties sont là et c'est tout ce qu'on demande !

En résumé : On pourra se dire "je veux vieillir comme cela" en sortant de la salle. Indian Palace prouve qu'il y a une autre vie après la vie si on s'en donne les moyens. À l'image de ses résidents, le Marigold Hotel décati et sans âme reprend des couleurs et revit grâce à la joie et la paix intérieure retrouvée de ses habitants. Une jolie bouffée d'air frais !


samedi 25 février 2012

Critique : La Dame en noir : Il ne fait pas bon être un enfant (14/03/2012)

LA DAME EN NOIR
De James Watkins
Avec Daniel Radcliffe, Ciaran Hinds, Janet McTeer...

No Country for young kids serait un titre plus approprié pour La Dame en noir, film d'épouvante digne des longs-métrages britanniques des années 50, dans lesquels avoir moins de 10 ans n'est pas bon signe. La Dame en noir signe le retour du vénérable studio Hammer qui n'avait pas officié depuis 1979 et fait revivre la vieille maison délabrée et peu accueillante, dans laquelle les ombres dansent, les bruits sifflent et craquent à tout moment, les villageois sont méfiants et vindicatifs, sans oublier les apparitions furtives "un coup, j'te vois, puis j'te vois plus" qui font sursauter, la musique angoissante et les cris perçants... Tout dans la tradition. Du moins, pour ceux qui n'ont pas l'habitude du genre (c'est-à-dire la meute de jeunes fans de Daniel Radcliffe), ces artifices les mettront au parfum en mois de deux.
En toute franchise, la curiosité résidait surtout dans ce nouveau rôle choisi par l'acteur britannique loin de la saga Harry Potter (enfin terminée). Et la "bonne" nouvelle : il se défend en avocat et père d'un enfant de 4 ans l'ancien magicien à lunettes ! Et pourtant, ça n'était pas gagné d'avance.




Adapté du roman éponyme écrit par Susan Hill en 1982, La Dame en noir a déjà connu une longue carrière sur les planches londoniennes. Portée par deux acteurs seuls en scènes, elle triomphe sans discontinuer jusqu’en 1989, et devient la deuxième pièce la plus jouée dans le West End après The Mousetrap.

Pour nous mettre dans l’ambiance les premières images de James Watkins sont saisissantes : trois petites filles jouent dans leur chambre quand, tout à coup, elles se lèvent, ouvrent la fenêtre et sautent… sans raison apparente. A ce moment-là, Arthur Kipps (Daniel Radcliffe), jeune avocat veuf dit au revoir à Joseph (Misha Handley), son fils de 4 ans, avant de s’en aller en voyage d’affaires. Il est difficile alors de ne pas avoir de pensées funestes quand au sort à venir du jeune garçon…

Tellement accaparé par son chagrin causé par la mort de sa femme qu’Arthur Kipps est sur le point de perdre son travail. Pour lui donner une dernière chance, son patron l’envoie sur une affaire de succession : celle d’une veuve décédée récemment dans une maison isolée, accessible seulement quelques heures par jour selon la marée qui recouvre la seule route praticable. Une fois arrivé au village, il est accueilli plus que froidement par les habitants, aussi charmants que dans Straw Dogs (Chien de paille, 1971), sans qu’Arthur n’ait une raison à leur comportement agressif. Il décide alors de passer la nuit dans la maison qu’il doit vendre. Même si celle-ci est a l’air d’un château hanté, elle est toujours plus accueillante que le grenier de l’auberge, là même où les petites filles ont fait le grand saut…Seul Mr Daily (Ciaran Hinds, déjà face à Radcliffe dans le dernier Harry Potter), homme fortuné marié à une femme (Janet McTeer, en ce moment à l’affiche d’Albert Nobbs) un temps soit peu dérangée depuis la mort accidentelle (s’il en est) de son fils, semble être prêt à l’aider dans son devoir.
C’est dans cette maison lugubre qu’Arthur va découvrir à travers la correspondance de sa propriétaire que les enfants ne font pas de vieux os dans les environs…


Ne jamais sous-estimer le désir de vengeance d'une femme !

James Watkins, le réalisateur connu pour le thriller Eden Lake (qui prévenait déjà de faire attention aux enfants) montre une fois encore qu’il sait ce qu’il fait : le genre horreur (sans hémoglobine) requiert de nombreux ingrédients et Watkins les met à l’honneur, avec sincérité et style. L’image de la femme spectrale mentionnée dans le titre ne cesse d’apparaître partout : dans un coin sombre d'une pièce, ou une illusion furtive sur une vitre. Et Watkins n’a aucune honte à envoyer Kipps dans les endroits sombres et terrifiants où quiconque avec un peu de bon sens n’oserait jamais s’aventurer.
Même si le scénario est parfois attendu et ne révolutionne pas le genre, le classicisme de l’image rend hommage aux films produits par la Hammer. Tous les clichés un peu « kitsch » sont totalement assumés : les chandeliers habillés de toiles d’araignées, les escaliers qui craquent, les jouets qui prennent vie, les couloirs plongés dans l’ombre pour mieux faire surgir l’objet d’effroi… Watkins préfère faire monter la tension dans le suggestif plutôt que de tomber dans la facilité (et la vulgarité) du slasher movie, où chaque plan est repeint en rouge sang. Ici, point de gore pour le plaisir de voir de l’hémoglobine couler. Ce qui devrait ravir les fans de Radcliffe qui vont pouvoir continuer à le suivre sans avoir à fermer les yeux… Il faut quand même avouer que si le rythme est parfois un peu lent sous prétexte d’installer une atmosphère, on se surprend à sursauter dans son siège et à se cramponner parfois aux accoudoirs.

Pour son premier film d’adulte après l’aventure à Poudlard, Daniel Radcliffe est plutôt surprenant. A peine sorti de ses bouquins de magie, la transition avec son rôle de veuf et père se fait sans douleur. Débarrassé de (presque) tous ses tics faciaux, l’acteur britannique se pose et s’impose dans ce film, qu’il porte quasiment seul une bonne partie du temps. A grand renfort de gros plans (parfois un peu pesant car répétitifs), il s’est forgé une crédibilité qui reste cependant à confirmer. Il a confié à TvCinephages (dans une interview à venir) qu’il lui faudra « 4 à 5 films pour confirmer qu’il est un véritable acteur ». La présence des excellents Ciaran Hinds (bientôt à l'affiche de John Carter, dont la critique est à suivre) et Janet McTeer rattrapent quelques maladresses du script, impatient de vous faire bondir. Les crises subites de démence jouées par McTeer produisent leur effet.

En résumé : Un hommage aux films de la Hammer pas toujours convaincant mais qui se laisse regarder avec le cœur prêt à bondir.


Messages les plus consultés