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vendredi 17 mai 2013

Nymphomaniac : Photo de famille coquine... mais soft


Ambiance orgiaque sur le plateau de Nymphomaniac, le dernier bébé de Lars Von Trier ! Point encore de trailer disponible, mais une photo présentant tous les acteurs dans des positions... plus que suggestives. Le tout en la présence du cinéaste devenu indésirable à Cannes, bâillonné et téléphone portable légèrement voyeur à la main. Un hommage à David LaChapelle ? 

Ainsi Charlotte Gainsbourg, toutes cuisses ouvertes, voit s'agenouiller devant elle un Christian Slater au regard lubrique tordant un chiffon plein de... lait, Shia LeBeouf torse nu (prenant son pied ?) en charmante compagnie, Stellan Skarsgard en pleine extase (ou récupération après l'effort ?) sur un fauteuil, tandis que Willem Defoe se fait sécher la braguette par une jeune femme à l'air vicelard... Si le film a déjà fait couler beaucoup d'encre, cette affiche au goût incertain pour les uns, et jouissif (voire comique) pour les autres, donne une idée de ce qui nous attend. On patientera donc avec fébrilité pour voir le premier teaser. Peut-être le 31 mai, comme nous le promet le site dédié au film.


La folle et poétique histoire du parcours érotique d'une femme, de sa naissance jusqu'à l'âge de 50 ans, racontée par le personnage principal, Joe, qui s'est auto-diagnostiquée nymphomane. Par une froide soirée d’hiver, le vieux et charmant célibataire Seligman découvre Joe dans une ruelle, rouée de coups. Après l'avoir ramenée chez lui, il soigne ses blessures et l’interroge sur sa vie. Seligman écoute intensément Joe lui raconter en huit chapitres successifs le récit de sa vie aux multiples ramifications et facettes, riche en associations et en incidents de parcours.


mercredi 20 février 2013

[Critique] Sublimes Créatures : la magie opère… sans (trop de) guimauve (27/02/13)

© SND
SUBLIMES CREATURES

De Richard LaGravenese
Avec Alden Ehrenreich, Alice Englert, Viola Davis, Emma Thompson, Jeremy Irons...

Gatlin est une petite ville tranquille du sud des Etats-Unis, où tout le monde se connaît et où il ne se passe pas grand chose. Les habitants y sont étroits d'esprit et de fervents croyants obsédés par l'éventuel retour du Malin. Toujours prêts à faire circuler des rumeurs, ils entretiennent les clichés d'une Amérique profondément contre toute idée de changement. C'est là que vit Ethan, un lycéen rêveur, qui "entre dans le moule par obligation" mais qui s'évade comme il peut grâce à ses bouquins de science-fiction. Son ambition : partir le plus vite et le plus loin possible de cette ville qui l'étouffe. Il a envie de liberté, de nouveauté et d'ailleurs… Et c'est à travers Lena, une nouvelle élève, aussi belle que mystérieuse, qu'il va pouvoir entrevoir le bout de son rêve. A force de persévérance, Ethan convainc la jeune fille de devenir amis - et plus si affinités - montrant son côté rebelle-pas-comme-les-autres et sa soif d'aventures. Mais Lena non plus n'est pas une ado comme les autres. C'est une ensorceleuse, emplie d'une magie dont elle ne contrôle pas tous les effets. A l'aube de ses 16 ans, elle ne sait pas si son destin prévu par la Lune basculera du côté maléfique ou du côté des gentils. 

Sweet sixteen


© SND
Lorsqu'on mélange ados, forces surnaturelles et amour interdit (voire impossible), inévitablement, on pense à la saga Twilight. Et de façon incontournable, on est forcé de comparer. Bella et Edward ayant définitivement rangé leurs crocs, le nouveau couple à la mode s'appelle Ethan et Lena. Mon entrain était plutôt timide à l'entrée en salle. Contre toute attente, j’avoue avoir été très agréablement surprise par Sublimes créatures. 



© SND
© SND
Premier opus adapté de la série littéraire La saga des Lunes (écrite par Kami Garcia et Maragaret Stohl), le scénario de Sublimes Créatures ne tombe pas dans les travers de son prédécesseur vampirique. Ici, point de personnages devenus icônes tellement glamourisées qu'elles en deviennent irréelles. Les ado - acteurs comme personnages - sont ici de jeunes inconnus / lambda vivant des soucis bien de leur époque. Le réalisateur n'est pas tombé dans le piège de la lourdeur mielleuse et dégoulinante de Twilight, ni dans les clichés qui fusent généralement dans les films pour ado. Si l’amour et les grandes envolées émotionnelles restent l'un des thèmes centraux et une force indéniable, ils sont vite contre balancés par un humour second degré, aussi inattendu que bienvenu. Reste que cette valeur ajoutée absente chez Twilight peut parfois devenir un point noir dans le film de LaGravenese. Il est la plupart du temps, mal dosé. Si certaines répliques sont cinglantes et efficaces, nombreuses sont celles qui tombent à plat rapidement. 




On se délecte malgré tout de voir les deux héros se chercher, se tourner autour, s'envoyer des piques, des vannes… un jeu de la séduction mordant dont le rendu est plein d'énergie. Certains le verront comme trop rapidement "conclu", contrairement à Twilight où le premier baiser fait l'objet d'une attente à rallonge, signe de pureté et d'amour unique et véritable. Mais dès le départ, on comprend à coup de voyage dans le temps qu'ils sont de vraies âmes sœurs de longue date. Les sentiments sont présents tout le long mais on n’en surestime pas les effets. Un peu comme dans Hunger Games : on ne trouve ni victime, ni méchant pur et dur à chasser, ni schématisation du Bien et du Mal (même si les intentions du réalisateur sont parfois à la limite de le faire). La ville, reflet d'une société actuelle en repli sur soi, incapable d'accepter la différence et ne comptant que sur la religion (ou autre croyance) pour la sauver, est une image forte de notre individualisme croissant.


Quant aux acteurs interprétant les deux amoureux, ils sont à la hauteur des rôles qu'on leur a proposés. On apprécie leur réelle complicité communicative et leur naturel désarmant. Ils développent une dynamique parfaite et nous prennent par la main sans qu'on s'en aperçoivent. Et on a plaisir à retrouver Viola Davis (que j'avais adoré dans La Couleur des sentiments) et Emma Thompson, à qui le fantastique va décidément bien (Nanny McPhee et Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban). Ainsi que l'accent du Sud !


© SND
Si le scénario est attendu et quelques clichés un peu grossièrement évoqués (la religion maintes fois invoquée comme protection et solution contre l'inconnu qui effraie), on peut apprécier que les effets spéciaux sont utilisés avec parcimonie. Etonnant pour un film fantastique adressés à un jeune public et le contexte magique. Même s'ils dépassent largement en qualité ceux de Twilight (en même temps, il n'y a pas de mal), ils ont un petit air poussiéreux des années 90. En revanche, les décors et les costumes (principalement, les robes des ensorceleuses) sont sublimes et cohérents avec l'esthétique globale du long-métrage.


En résumé :
Sublimes Créatures développe une histoire adolescente qui fait son effet mais moins guimauve que Twilight. La magie opère et on la laisse faire.

lundi 6 février 2012

John Carter : Mars n'est plus si loin...

Le nouveau blockbuster de chez Disney est sur le point d'arriver sur nos écrans (7 mars). Et au vu des premières images, il promet d'en mettre plein la vue, et en 3 D (pour faire comme les autres...). Au menu : bagarres et gros biscotos, yeux de biche et love story, et un tas de bestioles bizarres plus ou moins sympa qui déambulent sur la planète Mars (ou Barsoom pour les puristes littéraires)... un monde totalement étranger au héros. John Carter est annoncé comme une machine de guerre marketing (et une supposée planche à billets ?). C'est l'adaptation de la saga Under the Moons of Mars (Le Cycle de Mars, en VF), dont le premier roman La Princesse de Mars est écrit en 1912 par Norman Bean, Edgar Rice Burroughs de son vrai nom... autrement dit, le futur papa de Tarzan. Rien que ça !

Nombreuses ont été les tentatives de production sur grand écran depuis 80 ans. Nombreux sont les réalisateurs qui ont été un temps associés au projet : de l'animateur des années 30 Bob Clampett au désormais célèbre pour son Iron Man, Jon Favreau. Même Tom Cruise avait été pressenti dans les années 80 pour jouer le rôle principal sous la direction de John McTiernan (Piège de Cristal). Malgré de nombreuses références au sujet dans des films comme Avatar (dont certains noms de bestiole ont été repris), la série Urgences (souvenez vous, le Dr Carter alias Noah Wyle...) ou encore Star Wars (Tatooine/Barsoom, même combat), les projets se sont étiolés les uns après les autres, jusqu'à disparaître dans les cartons des studios. Mais c'était sans compter la renaissance orchestrée par Disney (et ses 250 millions de dollars de budget, soit l'équivalent de la sage de Pirate des Caraïbes) et le réalisateur Andrew Stanton (papa du Monde de Nemo et Wall-E), dont c'est la première réalisation avec des acteurs en chair et en os (ou presque) !


De quoi ça parle ?

John Carter (Taylor Kitsch), gentleman originaire du sud des États-Unis et ancien capitaine des Confédérés lors de la guerre de Sécession, est déclaré comme mort auprès des siens. Mais il est en réalité envoyé mystérieusement sur la planète Barsoom, où il se voit embarquer malgré lui dans un conflit qui oppose les habitants de la planète. C'est au côté du tout vert Tars Tarkas (Willem Defoe) et de l'envoûtante princesse Dejah Thoris (Lynn Collins) qu'il va se battre. Dans un monde qui se délite, John Carter se rend compte que la survie de cette planète ne dépend que de lui. Tadaaaa !



"Fate has brought you here, John Carter"

On ne sait pas si ce sera le destin de Taylor Kitsch que de pulvériser le box-office comme il combat les grosses bébêtes mais, le jeune acteur d'origine canadienne n'en est pas à sa première grosse production. Avec sa bouille entre Ashton Kutcher et Emile Hirsch, il débute sa carrière sur le grand écran en 2006 avec John (encore!) Tucker doit mourir, puis enchaîne avec les très oubliables Des Serpents dans l'avion, Le Pacte du sang et Gospel Hill.
Plus récemment, il a tourné The Bag Bang Club, puis il a été Gambit dans Wolverine, au côté de... Lynn Collins. Mais c'est dans son rôle de Tim Riggins dans la série Friday Night Lights que le grand public le connaît le plus. On le retrouvera dans Battleship et Savages (le nouveau Oliver Stone), dans lequel il aura pour partenaires de jeu de John Travolta, Salma Hayek et Uma Thurman. Voilà qui devrait le changer des gros monstres poilus !




 Et la dernière en date, la version longue montrée pendant la soirée du Super-Bowl :
 

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