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vendredi 29 janvier 2016

[Bande annonce] Les neuf vies de Mr. Fuzzypants

LES NEUF VIES DE Mr. FUZZYPANTS

De Barry Sonnenfeld
Avec Kevin Spacey, Jennifer Gardner, Malina Weissman, Christopher Walken...

On connaissait Kevin Spacey fantasque dans son rôle d'homme politique véreux prêt à tout dans House of Cards, serial killer dans Seven ou encore un génie du crime dans Usual Suspects. Mais il n'avait jamais franchi la ligne jaune de l'anthropomorphisme animalier. Que s'est-il passé dans la tête du double Oscarisé pour avoir eu envie de participer aux Neuf vie de Mr. Fuzzypants, comédie familiale où il incarne... un chat ? Le marketing l'a bien compris : l'argument "Kevin Spacey comme vous ne l'avez jamais vu" intrigue. 

Le premier teaser vient d'être dévoilé et expose pourquoi Tom, un homme d'affaires à succès (Kevin Spacey), qui consacre sa vie à son travail, se retrouve dans la peau d'un matou. Tellement pris par son job, il en néglige sa famille, sa femme Lara (Jennifer Gardner) et sa fille Rebecca (Malina Weissman). Pour se faire pardonner, il offre à cette dernière un boule de poils lors de son anniversaire, chose qu'il déteste le plus au monde. Mais Tom n'est pas au bout de ses contrariétés ! Suite à un accident, il se retrouve mystérieusement coincé dans la peau du nouveau compagnon poilu de sa fille. Répondant désormais au doux nom de Mr. Fuzzypants, il va tenter de découvrir pourquoi il se retrouve à ronronner et se lécher la fourrure, et va tout faire pour retrouver son apparence normale. Mais il va surtout découvrir sa famille sous un autre angle... à quatre pattes !

Cette comédie signée Barry Sonnenfeld, derrière la saga Men in Black, a comme un petit air familier : celui de Didier, film d'Alain Chabat (1997). On s'attend donc à voir toutes les difficultés que peut rencontrer un chat qui se prend pour un humain, et les ronchonneriez d'un homme devenu un mignon mammifère à 4 pattes, pas vraiment ravi de son sort. 

Le coup de griffe sera donné en août 2016 en France.

jeudi 6 février 2014

[Critique] Dallas Buyers Club : littéralement dévoré... par les performances (29/01/14)

DALLAS BUYERS CLUB

De Jean-Marc Vallée
Avec Matthew McConaughey, Jared Leto, Jennifer Gardner…

Sortie 29 janvier 2014


1985. Dallas, Texas. Ron Woodroof (Matthew McConaughey) est un électricien et champion de rodéo. Homophobe,  ce cowboy redneck balade sa testostérone à la ceinture, menant une vie de débauche sans limite, alignant autant la gente féminine que les rails de cocaïne. Puis, sa vie prend un nouveau tournant lorsqu'il apprend par hasard qu’il est malade : une forme agressive de VIH, peu connu à l'époque. Le médecin lui donne 30 jours à vivre. Il survivra 7 ans de plus... Refusant de se laisser mourir sans se battre, il se documente sur ce virus, qu'on croyait réservé aux drogués et aux homosexuels. Il découvre ainsi qu'il existe un remède au Mexique, mais que ce traitement n'est pas autorisé par l’administration américaine. Contre l’avis de l’agence fédérale des médicaments, mais sous l’œil bienveillant d’un médecin compréhensif (Jennifer Gardner), il organise l’importation de ce traitement alternatif aux États-Unis. Avec l’aide de Rayon (Jared Leto), un transexuel également séropositif, il met en place un « club d’acheteurs ». Son but ? Faire bénéficier aux malades comme lui cette thérapie parallèle en échange d’un abonnement de 400$. Philanthrope, mais pas trop...


© Ascot Elite FilmverleihTiré d'une histoire vraie, Dallas Buyers Club a tout d'un film à Oscars (il est d'ailleurs nominé dans 6 catégories pour la prochaine cérémonie). Contrairement à C.R.A.Z.Y (le précédent film de Jean-Marc Vallée, plutôt bon enfant), ce nouveau long-métrage se déroule sous une forme est classique, sans chichi. Pour raconter le parcours de galérien et la guerre que va mener le malade, l'arc dramatique joue sur des ressorts tracés d'avance. D'abord, incapable de croire à ce qui lui arrive, il s'installe dans la dépression, qui vire finalement à la colère, indispensable pour mener son combat de front face aux industries pharmaceutiques et aux agences gouvernementales. 
© Ascot Elite Filmverleih
Si dès le départ, le personnage de Matthew McConaughey et sa situation nous mettent mal à l'aise, nous déstabilisent et portent un regard tranché, on finit par compatir pour cet homme aussi odieux que déterminé. Ce qui s'annonçait être un film gênant et grinçant est finalement davantage un portrait édifiant d'une société intolérante car mal informée, n'utilisant pas un ton moralisateur ou la larme facile). La mise en scène conventionnelle est efficace, d'autant qu'elle est accompagnée d'un humour acide-amer sur la maladie. 


Des personnages "larger than life"


© Anne Marie FoxLa forme (plutôt passe-partout) et le réalisateur se seraient-ils fait manger tout-cru par les deux acteurs principaux, qui dévorent littéralement tout l'espace avec des prestations de très haut vol ? Fait exprès ou non, on en redemande ! Matthew McConaughey, le joli cœur blond de ces dames, nous attrape dès les premières minutes et ne nous lâche plus jusqu'à la fin. Au-delà de son apparence transformée à l'extrême (parfois visuellement insoutenable), il livre une performance d'une intensité rare. Opérant une transformation assez radicale depuis quelques années, il étoffe son jeu de film en film depuis La Défense Lincoln (renforcé par Killer Joe et Mud) avec des rôles d'une puissance et d'une profondeur qui lui sied à merveille. Et on aime ça ! Face à lui, Jared Leto ne démérite pas. Tout en finesse, les traits d'une beauté féminine troublante, il incarne un transexuel beau et rayonnant, dont la lumière s'affadit avec la maladie, mais reste profondément vrai.
© Ascot Elite Filmverleih

On est fascinés, dérangés, mais surtout bouleversés par ces comédiens qui offrent toutes les nuances de leurs personnages, finalement pas aussi détestables ou marginaux qu'ils étaient présentés au début. Malgré l'inévitable décrépitude des corps, meurtris par la maladie, les acteurs les habitent de façon remarquable, laissant comme un goût étrange de schizophrénie confondant le rôle et l'acteur. 

En résumé : Une grosse claque, où les acteurs prennent toute la place, sans pour autant faire oublier le propos, peu traité au cinéma. Et la preuve d'une grande modestie ou déférence du réalisateur face à ses acteurs...


jeudi 11 août 2011

The Odd life of Timothy Green : de quoi ça a l'air, un miracle ?

Voilà une histoire qui fleure les bons sentiments (mielleux ?) ! Une histoire estampillée Disney, sur des wannabe parents qui ne peuvent avoir d’enfant et qui attendent un miracle.


De quoi ça parle ?
Le réalisateur de Coup de Foudre à Rhode Island (Peter Hedges) nous propose aujourd'hui une histoire magique, celle d'un couple, Cindy et Jim Green, qui rêve d'un enfant mais ne peut pas en avoir, et qui choisit de mettre sur papier toutes les qualités que leur enfant pourrait / devrait avoir. Après avoir enterré la boite dans le jardin, ils reçoivent la visite du jeune Timothy, un soir d'orage, qui se présente comme leur fils. Cindy et Jim - et la petite ville de Stanleyville - comprennent alors que l'inattendu peut parfois apporter les plus beaux cadeaux de la vie.
Ouh la ! Ce synopsis de The Odd life of Timothy Green ne serait-il pas écrit par un groupe lobbyistes pro-life ou des bigots en mal de miracle sur terre ? En fait, on ne sait pas grand chose de ce film et ce n'est pas le trailer (étrange) qui va nous donner les bons tuyaux.


Si Jennifer Garner semblait être le premier choix de la production, la production a joué aux chaises musicales ave les noms de celui qui sera son mari. Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix, ont tous deux laissé place à Joel Edgerton, excellent acteur australien que nous verrons à la rentrée dans Warrior de Gavin O’Connor, face à Tom Hardy.

Pour l'instant, The Odd life of Timothy Green n’a pas de date de sortie française pour l’instant.


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