Affichage des articles dont le libellé est Naomi Watts. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Naomi Watts. Afficher tous les articles

samedi 28 septembre 2013

[Critique] Diana : Une romance contestée et contestable (2/10/13)

DIANA

De Oliver Hirshbiegel
Avec Naomi Watts, Naveen Andrews, Douglas Hodge, Charles Edwards…

Sortie le 2 octobre 2013

31 août 1997. L'Angleterre perd une princesse et sa Reine de cœur, Lady Di. Diana s'ouvre sur cette funeste nuit avant de revenir sur son histoire, deux ans plus tôt, lorsque la princesse de Galles fait la connaissance du Dr Hasnat Khan, chirurgien cardiologue anglo-pakistanais. De leur rencontre naît une histoire d'amour passionnelle, mais qui doit rester dans l'ombre pour être vécu pleinement. Mais le secret est difficile à maintenir lorsqu'on est exposé en permanence aux médias… 

"The legend is never the whole story"


© Le PacteS'inspirer de personnages et d'événements réels représente toujours un challenge. Prendre le parti de retracer les deux dernières années d'une icône telle que Diana exposait Stephen Jeffreys, le scénariste, à des critiques quel que soit le résultat du film. Car bien évidemment, Diana est contesté de par la véracité des faits, même si la production a mis un point d'honneur à mener d'importantes recherches et investigations. Basé sur le livre Le Dernier amour de Dianade Kate Snell (consultante sur le tournage), Diana s'appuie sur une histoire d'amour que l'intéressé, Hasnat Khan, n'a jamais confirmé publiquement. Il a même été jusqu'à dire dernièrement dans les journaux anglais que le film était basé sur des "rumeurs" et qu'il sonnait "complètement faux.  Une passion qui pourtant, selon les dires de Kate Snell, était bien plus forte que celle qu'on a connu avec Dodi Al Fayed, celle-ci n'étant qu'un prétexte pour rendre jaloux le chirurgien. 

Sujet sensible par définition puisqu'il touche à la famille royale, la personnalité à la fois lumineuse et sulfureuse de Diana, princesse qui a osé divorcer du prince Charles, offre une autre dimension et un caractère d'autant plus explosif que la sortie s'accompagne d'une nouvelle théorie du complot quant à sa mort (impliquant soit disant les forces armées britanniques). 


Une version bien fade et rose bonbon


© Le Pacte
© Concorde Filmverleih GmbHSi Stephen Frears et son The Queen avait bien été accueilli par les sujets de Sa Majesté, Diana n'aura sans doute pas les mêmes honneurs, et fera grincer quelques dents comme  en son temps La Dame de fer, de Phyllida Lloyd. Si l'intention de départ était louable, le résultat sent plutôt la guimauve et la bluette naïve rose bonbon. Exclusivement concentré sur cette romance clandestine (mais ayant fait le miel de nombreux tabloïds), Diana dresse un portrait entre intimité et personnage officiel presque trop parfait. Si dans la réalité, Lady Di était adulée pour son engagement auprès des autres, le film essaie de faire d'elle une femme presque sainte, tout en étant une rebelle n'ayant qu'une envie : vivre une vie "normale" n'écoutant que ses émotions. Et d'appuyer encore et encore sur son dévouement auprès des plus nécessiteux comme si on n'avait besoin d'être convaincu de son grand cœur pour pardonner ses escapades.
Cette histoire aux allures de contes de fées tourne vite au vinaigre ou plutôt à la mièvrerie niaise et dégoulinante, filmée avec une platitude exaspérante et une lourdeur appuyée. Laissant une impression d'ennui sans fin. Et pourtant, Naomi Watts ne démérite pas ! Les attitudes, le regard par en-dessous, le phrasé ont été étudiés avec une précision militaire. Mais il ne suffit pas d'un brushing impeccable pour incarné Lady Diana. Malgré un jeu impeccable, on n'arrive pas à se détacher complètement de l'image iconique de la princesse et adhérer à cette histoire. Un manque d'implication sans doute aussi dû à l'interprétation de Naveen Andrews, qui semble ne pas savoir ce qu'il fait là, tant il paraît parfois mal à l'aise face à sa partenaire. Peut-on mettre cela sur le compte de la déférence que son personnage a pour la princesse ? Sûrement pas, puisque le médecin la considérait comme une femme comme une autre. On l'a préféré en tant que passager perdu sur une île déserte dans la série Lost...


En résumé : Pari perdu pour Oliver Hirshbiegel. S'attaquer à un tel personnage aurait demandé finesse et légèreté, termes que le réalisateur a apparemment ignoré. Dommage !

samedi 10 septembre 2011

Festival de Deauville J+7 : Rencontres "amicale", maternelle et énigmatique


 Tony Kaye ©TvCinephages
9H… Deauville compte un nouvel acteur parmi les stars du tapis rouge : le brouillard. Telle une robe de mousseline, il s’est a revêtu les collines du mont Casigny, donnant à la ville balnéaire un air de mois de novembre. Mais la chaleur et la douceur de David Schwimmer (alias Dr Ross Geller dans Friends) a fait oublier cette ambiance hitchcockienne. Venu présenté son film Trust (critique ici) il a accordé à TvCinephages une interview "être un bon parent veut dire s’impliquer", tout récent papa qu’il est.



13H... Le talentueux mais incontrôlable Tony Kaye se présente sous les objectifs des photographes guitare à la main (qu'il ne semble pas quitter ces derniers temps), et entâme quelques notes durant plusieurs minutes. "La musique est un moyen puissant de communiquer. C'est un langage universel" déclare-t-il en préambule de la conférence de presse de Detachment. Entre moments inspirés et discussion en roue libre, le "trouble maker" de Hollywood (comme il s'appelle lui-même), explique que "l'éducation est un bien grand mot. Et pour autant, c'est grâce à elle que nous sommes ce que nous sommes, que nous sommes nés pour apprendre et aider les autres du mieux que nous pouvons afin de ne faire qu'un seul et unique goupe : celui de l'humanité". Puissance du concept sur fond de sentiments exacerbés, pour un film fort et sans tricherie, qui a rendu de nombreux amateurs et professionnels unanimes.

 

15H... C'est le ventre (encore) vide que votre serviteur est allé voir le dernier film en compétition, Another Earth. Propos existentiel sur fond de science fiction. De quoi appâter les friands de rédempion du premier genre et frustrer les fans du second.

Naomi Watts ©TvCinephages

18H... Après une pause chocolat (il fallait bien recharger les neurones envolés vers le fin fond de la galaxie), j'ai couru vers la Terrasse du CID pour voir en chair et en os la jolie quadra, Naomi Watts. Entre maternité et projets ciné, la belle semble vouloir mettre un coup de pédale de frein à sa carrière pour laisser la priorité à ses chères têtes blondes. Même si celle-ci a révélé avoir de probables projets avec deux réalisateurs français, ainsi qu'avec Vincent Cassel et Charlotte Gainsbourg. Et qu'elle aimait le métier de productrice "pour s'impliquer dans le processus de création artistique" et "prendre du temps pour chercher de bonnes histoires à raconter". Mais elle avoue qu'elle "s'endort en général après avoir lu les 10 premières pages d'un scénario" tant sa double vie de mère d'enfants de moins de cinq et sa carrière d'actrice l'épuisent.

Tony Kaye ©TvCinephages
19H... Après avoir repoussé deux fois l'interview dans l'après-midi pour cause de réalisateur "en roue libre" (de l'avoeu de son attaché de presse lui-même), me voilà face à Tony Kaye, le réalisateur du non-conforme Detachment. Entre pauses pour réfléchir (yeux fermés pour plus de concentration) et phrases interminables, voire non-terminées, le trublion du cinéma américain livre une vision utopique d'un monde où "tout le monde ne formerait qu'une entité face à ce chaos organisé, où la passion serait au rendez-vous". Pour réaliser son film, il dit avoir "laissé sa vulnérabilité parler car il ne sait pas toujours ce qu'il fait et lui-même apprend encore de ses erreurs". Même son ambition était de "presenter quelque chose de brutal, dur, mais pas dépressif". Tout est affaire de dosage et de ressenti, me direz-vous. (l'intégralité de l'interview est à venir).

Une fin de journée tout en contraste qui commence à marquer la fin du Festival avant la remise de prix.

© Tous droits réservés à TvCinephages pour les photos du festival.

Messages les plus consultés