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mardi 18 février 2014

Une équipe de choc et de charme pour Monuments Men

Le casting 5 étoiles du film historique Monuments Men était à Paris la semaine dernière pour présenter le film à la presse française. Une belle brochettes d'acteurs talentueux et qui ne manquent pas d'humour… et de charme. George Clooney, Matt Damon, Bill Murray, John Goodman, Bob Balaban, Dimitri Leonidas, Jean Dujardin. Ils étaient accompagnés de Grant Heslov, producteur et co-scénariste et de Harry Ettlinger, l’un des derniers véritables « Monuments Men ». Ils ont répondu tout en détente et en complicité aux journalistes lors d’une conférence de presse plutôt épique.

Les acteurs ont notamment rendu hommage à Harry Ettlinger et aux actions des Monuments Men et ont su rappeler l’importance de cette histoire hors du commun.
L’équipe du film est également revenue sur les conditions de tournage avec beaucoup de dérision : Bill Murray explique que « D’habitude, George Clooney est considéré comme étant poli, joyeux mais avec Bob Balaban il était cruel, sauvage et monstrueux ! » Et nombre d'entre eux se sont essayé à la langue de Molière. Grande classes messieurs !
Attention, si vous ne connaissez pas l'histoire, et si vous ne voulez pas vous faire spoiler, zappez la question à 2'40 et reprenez à 2'03. Pour la critique, il va falloir attendre la fin du mois… En attendant, profitez !


Les monuments men, c'est aussi ça, en vrai :
(cliquez dessus pour agrandir)


mardi 21 février 2012

Quand Scratch se prend pour Jean Dujardin

C'est la vidéo à croquer du moment... Pour la promo de son dernier opus sur la banquise, L'Âge de glace 4, la dérive des continents, la 20th Century Fox a rendu hommage au film à succès du moment, The Artist. Il s'agit d'un best-off des meilleurs moments de Scratch, l'écureuil qui fait tout pour attraper un gland. Ces scènes sont tirées des trois premiers épisodes de la saga, "décolorisés" et rendus muets sur la musique du film de Michel Hazanavicius.

C'est le 27 juin prochain que Sid le paresseux, Manny le mammouth et Diego le tigre à dents de sabre feront leur grand retour dans les salles obscures françaises... et en 3D. Rassurez-vous, point de noir et blanc et de musique sans dialogue pour ce nouveau volet, comme l'expliquent les personnages à la fin du teaser. En revanche, Vincent Cassel, Ellie Semoun et Gérard Lanvin prêteront à nouveau leur voix aux personnages de l'ère glaciaire.



vendredi 16 décembre 2011

The Artist : en pole position dans la course aux Oscars


C'est avec pas moins de 6 nominations que The Artist trace sa route vers la prestigieuse cérémonie des Golden Globes, une étape essentielle dans la course aux Oscars (elle est organisée par l'association de la presse étrangère à Hollywood). Des nominations qui placent le film en tête des nominations devant ses concurrents ! Derrière lui, The Descendants avec George Clooney (sortie en France prévue en janvier), et La Couleur des sentiments récoltent cinq nominations. Hugo Cabret, Les marches du pouvoir et Le Stratège font ensuite jeu égal avec quatre nominations.

Le film hommage au cinéma muet hollywoodien de Michel Hazanavicius, est nommé dans la catégorie Meilleure Comédie. L'acteur principal Jean Dujardin est sélectionné pour le Golden Globe du Meilleur acteur dans une comédie face à Ryan Gosling... aïe !), sa partenaire à l'écran Bérénice Bejo pour le Meilleur second rôle féminin et Michel Hazanavicius pour le prix du Meilleur réalisateur (aux côtés de monstres tels que 
Woody Allen (Minuit à Paris), George Clooney (Les marches du pouvoir), Alexander Payne (The Descendants) et Martin Scorsese (Hugo Cabret).


Pour remporter le trophée de la meilleure comédie, The Artist devra triompher le 15 janvier prochain de 50/50, le succès surprise de l'été, Mes meilleures amies, My week with Marylin (biographie sur Marilyn Monroe, bientôt ici), Minuit à Paris de Woody Allen et Carnage de Roman Polanski. Enfin, le film est également en lice pour le prix du meilleur scénario et celui de la meilleure musique originale.  

La popularité de The Artist aux Golden Globes n'est pas une surprise. Le film de Michel Hazanavicius fait figure de favori de la saison 2012 des prix à Hollywood. Depuis un mois, la comédie française en noir et blanc amasse un nombre impressionnant de récompenses et nominations outre-Atlantique : trophée du meilleur film et réalisateur au New York Film Critics Circle, titre du meilleur film de l'année pour le prestigieux hebdomadaire Time, cinq nominations aux Spirit awards, qui récompensent les films indépendants, onze (sic) nominations aux Critics choice awards, et dernièrement trois citations aux SAG awards, prix du syndicat des acteurs américains. Il faut dire que The Artist a sa barre un distributeur de  choc : Harvey Weinstein. L'ancien patron de Miramax, a l'habitude des campagnes de promotion agressives et souvent victorieuses (Shakespeare in Love, Le discours d'un Roi). 

Alors on souhaite bonne chance à l'un de nos chouchous ! Et rendez-vous le 15 janvier !



dimanche 11 septembre 2011

Festival de Deauville : Une clôture toute en audace, chanson et poésie

10 jours de festival, de grandes stars sur le tapis rouges, 14 films en sélection, et 2 jurys qui ont sûrement dû s'arracher les cheveux pour désigner les favoris de cette 37e édition du Festival du film américain de Deauville. Lors de la cérémonie, Olivier Assayas, président d'un jury, a salué la "richesse" des 14 films en compétition - dont 9 premiers films et 3 seconds - qui, avec "souvent des budgets minuscules (...) maintiennent une liberté de ton".


© TvCinephages

Le gagnant du Grand Prix est le très psychologique thriller Take Shelter. Porté par un Michael Shannon magistral, il a visiblement renversé le jury du festival présidé par Olivier Assayas. Take Shelter (sort le 7 décembre en France) nous embarque dans la tête de ses personnages, et particulièrement celle de ce père de famille obsédé par les tornades. Celui-ci fabrique un abri souterrain persuadé que ce phénomène météo touchera bientôt sa famille. Anxiogène à souhait, et incroyablement mis en scène, le film vaut surtout pour la performance de son acteur principal, aux nerfs à vif, à la limite du psychopathe, et qui gagne ici ses galons de stars. Cette œuvre avant déjà fait ses premières armes sur la Croisette et y avait reçu le grand prix de la semaine de la critique. Fort... très fort !

Le "Prix du jury" a été remis à un premier film (qui n'a pas encore de distributeur en France), The Dynamiter, de Matthew Gordon, qui s'est exprimé en français s'il vous plait, entre émotion et excitation.
De quoi ça parle ?
© TvCinephage
Robbie, un adolescent de quatorze ans, n'est pas d'humeur à se réjouir des vacances qui viennent de commencer à Glen Allan, dans le Mississippi. En proie à une crise d'angoisse, sa mère a une nouvelle fois quitté le domicile familial et il doit dorénavant s'occuper, avec sa vieille grand-mère, de son jeune demi-frère. Le réalisateur dépeint ici une Amérique des laisser pour compte. On constate vite que l’argent est quasi absent, les repas frugales et l‘hygiène minimale. Robbie n’a jamais connu son père et sa mère est présente par intermittence, il s’est donc développé tout seul, d'où sont côte brute de décoffrage. Il vole, il fournit le minimum d’effort à l’école. Alors que ce film débute sur les vacances d’été, on découvre que  Robbie est capable de s’exprimer avec profondeur, comme on le découvre au travers de la dissertation qu’il doit rédiger pour son proviseur. Il s’exprime bien, il est capable d’une grande attention envers son demi-frère et il est également doté de courage, celui de travailler dur dans une station service et de prendre en charge ce qui lui reste de famille.
Comme le signifie le réalisateur, il s’agit d’un film sur la possibilité de créer de l’espoir dans le pire des contextes. Malgré les nombreux obstacles qui se dressent devant Robbie, il parvient au quotidien à entretenir le rêve d’avoir une famille. 
© TvCinephages

Detachment de Tony Kaye a reçu le prix de la critique internationale et le prix de la Révélation Cartier. Ce film, qui retrace le quotidien d'un professeur remplaçant à New York, a été le plus applaudi lors de la cérémonie de remise des prix. Le public a été visiblement conquis par son réalisateur Tony Kaye, longue barbe blanche et lunettes rondes noires, qui est venu interpréter une chanson avec sa guitare... Un classique à chacune de ses remises de prix. Et un vibrant hommage à New York victime du 11 septembre 2001.

C'est ensuite la poésie et le comique de situation en noir et blanc qui a fait sensation avec la projection de The Artist (en salles le 19 octobre), récompensé à Cannes avec le prix d'interprétation pour Jean Dujardin. Entre rires et larmes, ce petit bijou esthétique offre à Jean Dujardin un rôle sur mesure. Il y joue tel un orfèvre particulièrement inspiré (et quelle classe !) face à une Bérénice Béjo, toute en espièglerie et pétillant.
Est-il besoin de rappeler le synopsis ? Aller, pour les retardataires...  L'intrigue se déroule dans les années 1930, en pleine époque du cinéma muet. George Valentin est une vedette incontestée en la matière et adulée par les femmes. Il rencontre une jeune comédienne qui le frappe en plein coeur sur un plateau : la rayonnante Peppy Miller. Ils ne s'avouent pas leurs sentiments et continuent leur carrière chacun de leur côté. Et cette étoile montante du cinéma va bientôt faire tomber George dans l'oubli, devenant une héroïne des premiers films parlant. Une longue descente aux enfers commence alors pour l'acteur désormais désuet. Mais c'est sans côté la flamme de l'amour qu'a Peppy pour George. Un film où l'expression des émotions est prépondérante, l'interprétation des acteurs est capitale. Même leur compagnon à quatre pattes est incroyable ! Voilà un film comme on aimerait en voir plus souvent : des émotions pures et simples, qui touchent directemeent le coeur. Chapeau M. Hazanavicius !


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