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vendredi 21 février 2014

[Trailer] Les gardiens de la galaxie arrivent…


La bande-annonce du blockbuster-événement interplanétaire (au moins !) Les Gardiens de la galaxie, vient de nous être dévoilée. Le studio Marvel a mis les petits plats dans les grands. Enfin… les grands moyens. 



Réalisé par James Gunn, sur une histoire de Nicole Perlman et James Gunn, nous partons dans l’espace avec Chris Pratt dans le rôle de Peter Quill alias Star-Lord, Zoe Saldana dans le rôle de Gamora, Dave Bautista (Riddick) dans le rôle de Drax le Destructeur, Lee Pace, Michael Rooker, Karen Gillan, Djimon Hounsou, John C. Reilly (sic), Glenn Close (re-sic) dans le rôle de Nova Prime Rael et Benicio del Toro dans celui du Collector (vu dans l'épilogue de Thor 2 : le monde des ténèbres). Mais aussi Vin Diesel pour la voix originale de Groot et Bradley Cooper pour celle de Rocket. 

Petit rappel de l'histoire… Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. 
Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être …

À première vue, rien de nouveau dans l'univers Marvel. On prend la même recette et on recommence : les effets spéciaux ont l'air tout à fait corrects, le scénario semble jouer sur la carte "humour-à-point-nommé" comme celui qui a fait le succès des Iron Man (et même un temps soit peu Thor 2). En effet, les vannes sont bien présentes tout du long ce premier trailer. En espérant qu'il n'y ait pas que ça…


lundi 10 septembre 2012

Critique : Savages : Une lutte contre la drogue qui prend aux tripes (26/09/12)

Savages (en avant-première à Deauville)
De Olivier Stone
Avec Taylor Kitsch, Aaron Johnson, Blake Lively, Salma Hayek, Benicio del Toro, John Travolta...

Chon, ancien soldat d'élité de la Navy, et Ben, botaniste hippie dans l'âme, sont les meilleurs amis du monde. Ils s'aiment comme des frères, et partage tout. Même une femme, prénommée O (pour Ophélia). Avec la complicité de Dennis, un agent des stup' véreux, ils dirigent un business fructueux de marijuana de grande qualité, tellement appréciée par les consommateurs de plus en plus nombreux, qu'ils commencent à gêner le plus gros cartel mexicain dirigé par la terrible "Reina", Elena. Celle-ci leur propose de s'associer pour augmenter les profits de chacun. Chon veut résister en imposant la force, tandis que Ben serait prêt à tout abandonner et se retirer du marché. Pour les obliger à accepter, Elena fait kidnapper O, point faible du trio... Les deux hommes organisent alors leur réplique. Ils déclencheront une guerre sans merci avec le cartel, dont le bras droit armé Lado, usera toutes les bassesses pour arriver à ses fins.


© Universal Pictures

"L'adrénaline, c'est la façon qu'a la nature de te dire de ne pas déconner" (Chon)

© Universal Pictures
Si Laguna Beach, Californie, est un petit paradis sur Terre où le trio Kitsch, Johnson et Lively se prélasse et se fait des mamours, il devient vite un enfer dont il est possible de ne pas sortir. D'ailleurs, dès le départ la voix d'O nous déclare qu'elle a beau nous "raconter cette histoire qu'elle sera vivante à la fin". Nous voilà prévenus ! Une confession qui n'annonce rien de bon et en même temps qui évidemment sème le doute dans nos esprits. Car le nouveau film d'Oliver Stone a bien l'intention de nous surprendre.
© Universal Pictures
Adaptation du livre éponyme de Don Winslow, Savages marque le retour en force d'un Oliver Stone qui s'était un peu perdu depuis U-Turn ou encore L'Enfer du dimanche. Mais ce nouveau long-métrage a le défaut de ses qualités : à force de vouloir multiplier les personnages et les rebondissements (reconnaissons tout de même les bonnes intentions...), il en devient bordélique et se perd parfois en bavardages inutiles. Ce qui rend ces passages chaotiques parfois un peu longs et sans réels intérêts narratifs.

© Universal Pictures
Pourtant, on ne s'ennuie jamais ! Si le réalisateur s'essaie à des effets visuels vomissant les couleurs (des images jaunies rappelant Traffic, film de Sodherberg sur le même thème, et déjà avec Benicio del Toro, ou encore une succession d'images flashs façon clip), il les place intelligemment pour ne pas ralentir le rythme de l'histoire. Car si celle-ci se permet des détours, c'est pour mieux appuyer sur les différents caractères des personnages principaux, écrits comme de vrais clichés, et sur la multitude de seconds couteaux, encore plus exagérés, voire caricaturaux.


© Universal Pictures
Ainsi Taylor Kitsch (qui a oublié John Carter)  et Aaron Johnson (qui se révèle de plus en plus depuis Kick-Ass et Albert Nobbs) sont le Yin et le Yang de la vie d'Ophélia, les deux "frères" que tout oppose.
© Universal Pictures
Le premier est animal, instinctif, insensible car détruit par des années de guerre en tant que soldat, et le second est plus calme et réfléchi, vivant selon les principes bouddhistes et le partage des richesses. Et au milieu d'eux, Ophélia, jeune et jolie femme paumée, délaissée très tôt par sa mère névrotique et croqueuse d'hommes, qui trouve dans l'herbe une échappatoire facile (un rôle plus crash mais pas si éloigné de celui qu'elle tenait dans la série Gossip Girl, qui l'a révélée).

© Universal Pictures
Finalement, on s'aperçoit que cette galerie de personnages n'est  pas toute blanche ou toute noire... Elena, femme-maîtresse, baronne de la drogue sans pitié, s'avère être une mère soucieuse de sa fille chérie. Dennis, malgré tous ses coups tordus, s'avère être loyal envers sa famille. Le doute est permis en ce qui concerne Lado, l'homme de main d'Elena... Il faut souligner la performance de Benicio del Toro, qui incarne-là un homme d'une violence dégoulinante et poisseuse et d'une abjection sans nom, tout en maniant un humour malsain... qui fonctionne à merveille.
© Universal Pictures
Car c'est aussi cela la force de Savages : des personnages tournés en ridicule marquant tout le sarcasme d'Oliver Stone à l'égard de ses marionnettes, qu'il manipule avec brio.

© Universal Pictures
Le résultat s'avère être divertissant, parfois drôle, où l'érotisme débordant et fantasmatique des jeunes acteurs collent aux rétines, et où la violence (souvent insoutenable) permet de démontrer à quel point la volonté des hommes politiques américains à lutter contre le trafic de drogue est totalement hypocrite et vain. On regrettera tout de même la présence de quelques scènes de "charcutage"et de violence psychologique sans d'autre intérêt que le simple plaisir (pervers ?) du réal. Mais cela n'engage que moi...


En résumé : On retrouve l'Oliver Stone de ses débuts, mû par ses premiers instincts, à l'instar de Tueurs Nés. Âmes sensibles, s'abstenir.






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